205 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
39 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
13 critiques
3
7 critiques
2
8 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
capirex
197 abonnés
836 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 5 septembre 2026
Largement autobiographique c'est là un récit impactant de Julien Gaspar-Oliverie où les non-dits deviennent évidences et où les corps parlent plus que les mots ! Loin de tout manichéisme le film invite le spectateur à recomposer le Drame de l'inceste . Le film est porté par des comédiens d’une incroyable justesse en la personne de Diego Murgia et Romane Fringeli . Quant à Bastien Bouillon il est glaçant dans son rôle de "Prédateur" .
Une interprétation très sensible et un mise en scène implacable, on est sur un fil pendant tout le film, c’est bouleversant de puissance. Coup de cœur de la rentrée.
Enfin un film francais qui a du fond ! Impressionnant par le jeu des acteurs notamment Diego Murgia qui défend magnifiquement son rôle. Très audacieux et nécessaire de mettre en scène ce sujet. Merci et Bravo
Ce film aborde le thème des conséquences ravageuses que subissent des enfants victimes d'inceste et du devenir de l'adulte qu'ils essaient tant bien que mal de construire ; La colère, la haine, le pardon, l'amour, tous les sentiments y sont traités. La caméra du cinéaste approche chaque personnage au plus près au point que l'on ressent et devine ce qui se passe dans l'esprit de chacun. Mention spéciale au jeune Diego Murgia, phénoménal qui semblerait bien candidater au prix du meilleur espoir de l'année, en tout cas on peut lui présager un avenir très prometteur !
Un jeune homme de 19 ans voit dans la sortie de prison de son père l'espoir de reconstruire sa famille, même si sa soeur aînée n'est pas du même avis. Une vérité longtemps enfouie va alors peu à peu resurgir... Pour son premier long-métrage, Julien Gaspar-Oliveri s'attaque à un sujet lourd et sensible, il faut au moins lui reconnaître ce courage. Côté réalisation, j'ai trouvé l'ensemble maladroit et manquant de finesse, malgré une brochette de comédiens plutôt crédibles. Je n'ai donc fait qu'effleurer ce drame pourtant profond, nous renvoyant fatalement à une actualité malheureusement nauséeuse. Un film presque trop tiède pour un sujet brûlant ! Site CINEMADOURG . free . fr
L'affiche ne donne pas trop envie et en plus je n'ai pas adoré la façon de filmer et pourtant ... Plus le film avance plus on veut comprendre, et petit à petit on comprend. Sans voyeurisme. D'ailleurs le mot principal n'est pas prononcé, jamais. Pas besoin, on l'entend quand même, à l'intérieur de nous. Et on comprend les dégâts colossaux, visibles et invisibles, que laisse ce fléau toujours d'actualité.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce film. Il est assez dur, mais qui m’a surtout marqué par la manière dont il raconte son histoire sans tout expliquer directement.
Le film repose beaucoup sur les silences, les regards et les non-dits, ce qui rend certaines scènes encore plus fortes. J’ai particulièrement aimé la mise en scène de Julien Gaspar-Oliveri. La caméra est très souvent proche des personnages, notamment de leurs visages et de leurs corps. Les gros plans et les mouvements de caméra donnent une impression d’enfermement et permettent de ressentir ce que vit Enzo sans qu’il ait forcément besoin de le dire. Le réalisateur utilise aussi beaucoup le hors-champ, ce qui laisse certaines choses à notre imagination.
spoiler: La fin m’a particulièrement marqué parce qu’elle montre jusqu’où la violence et le traumatisme peuvent continuer à influencer Enzo. Le film ne cherche pas vraiment à donner une réponse simple, mais plutôt à nous laisser avec un malaise et des questions.
Pour moi, La Frappe est donc un film très réussi, surtout grâce à sa mise en scène, à ses acteurs et à sa façon de traiter un sujet aussi lourd.
Un film surprenant sans beaucoup de dialogues des lenteurs des sous entendu certes mais on en sort déçu film intellectuel d'où la bonne note de la presse mais les spectateurs restent sur leur fin
Si rien n'est jamais dit, déclaré ou divulgué tout est pourtant clair et compréhensif confirmé surtout par ce conflit frère-soeur sur comment agir ou réagir au retour du père indigne. Le retour est fait de non-dits de silences, et d'un certain malaise souvent où le rire nerveux permet de passer à autre chose et de taire l'impensable, à refouler des souvenirs qu'on veut oublier. Dès les premiers plans, on constate l'insistance du réalisateur sur les corps endormis de la fratrie, à la fois montrant leur complicité et intimité et en se focalisant sur de très gros plans, sur la peau, puis ensuite sur les visages marquées par les émotions difficilement cachées et dont les silences ou les regards en racontent à la fois trop et pas assez. Mais finalement le plus intéressant reste le père qui doit aussi surtout à un choix de casting aussi audacieux et judicieux avec l'acteur Bastien Bouillon en contre-emploi, lui qu'on a surtout l'habitude de voir dans des rôles sympathiques et/ou à fort capital empathique. Le contraste est fort et évident, comment montrer que les agresseurs sont souvent des personnes "sympas" au-dessus de tout soupçon. C'est le gros points fort du film, l'acteur permet des nuances jamais insignifiantes face à des enfants pris au piège de leurs émotions et beaucoup moins maîtres de leurs actions-réactions. A conseiller. Site : Selenie
J’ai été immédiatement piégé par ce premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri, qui installe dès ses premières minutes une atmosphère de confusion extrême. Quelle force et quelle puissance dans cette réalisation (au titre particulièrement subtil) ! Elle sème le trouble par une mise en scène ambiguë où les frontières de l'intimité physique « habituelle » entre un frère et une sœur apparaissent totalement brouillées. L’ombre des agressions du père, Anthony — admirablement interprété par Bastien Bouillon —, se dessine petit à petit à travers des silences criants de malaise. Enzo (Diego Murgia) incarne à la perfection la fracture et la déconstruction liées à ce passé incestueux. Emprisonné dans son trauma, magnifiquement mis en relief par une caméra à l’épaule intimiste et immersive, le jeune homme sort du cadre par des comportements violents. Il se révèle incapable de saisir la main tendue par Roxane (Héloïse Volle) ; toute en légèreté, celle-ci reste complètement à l’écart du mal qui le ronge, n'en possédant pas les clés. À l'opposé, sa sœur Carla (Romane Fringeli), bien plus lucide, a réussi à se libérer et à se protéger en rejetant viscéralement ce père. Ce drame étouffant et perturbant rappelle d’autres œuvres majeures sur le sujet, comme « Un amour impossible » de Catherine Corsini ou « Les Chatouilles » d’Andréa Bescond et Éric Métayer. Le film repose sur un trio d'interprétations remarquables : Diego Murgia, totalement à nu, Bastien Bouillon dans un rôle si délicat, et Romane Fringeli, naturelle et sauvage. Une performance……!!**
Enzo et sa sœur Carla ont eu une enfance cabossée. Alors qu'ils entrent péniblement dans la vie adulte, qu'Enzo a une petite amie, que Carla entre à la fac, leur père (Bastien Bouillon) sort de prison. Enzo l'accueille à bras ouverts ; Carlo au contraire refuse de le revoir. Un passé longtemps tu ressurgit.
"La Frappe" traite d'un sujet douloureux, que la bande-annonce divulgâche malheureusement, alors que le film ne le révèle que progressivement : quel héritage un père abusif laisse-t-il à ses enfants ? Enzo, trop tôt sevré de l'amour de ses parents, est en demande. Sa sœur, plus lucide que lui, sait ce que ce manque cache. La violence se transmet et Enzo en fera la douloureuse expérience.
Le sujet est servi par une interprétation hors pair. Bastien Bouillon fait ici la démonstration de la richesse de son talent : il excelle non seulement dans les rôles de gentil gars (comme on le verra la semaine prochaine dans "Histoires de la nuit" par exemple) mais sait aussi déployer un jeu ambigu dans les rôles de sale type comme ici. Il est accompagné de deux révélations. Bravo à la directrice de casting pour avoir déniché Diego Murcia et Romane Fringelli, pépites de talent brut.
Hélas ces deux qualités là sont pénalisées par deux défauts rédhibitoires. Le premier est une caméra qui a décidé à tout prix de filmer les corps au plus près. Au risque de la myopie. Le premier plan, à fleur de peau, annonce la couleur. La suite est à l'avenant. Conséquence : le spectateur passe le film à reculer dans son siège et à régler ses lunettes de vieux presbyte.
Autre défaut : le tempo trop mou d'un film qui ne dure qu'une heure quarante cinq mais qui semble pourtant bien long faute de rebondissements.
Ce qu'on transmet, ce qu'on inculte, ce qu'on fait subir à ses enfants. l'Amour d'un enfant pour ses parents pour son foyer, les dépendances malgré les douleurs, malgré le passé. Cette force incroyable de la jeunesse qui souhaite avancer malgré les chaînes qui la tiennent. Beau film sur toute la complexité des relations familiales, des liens et des horreurs qui s'y créent parfois.