Menus-plaisirs Les Troisgros
Note moyenne
4,1
162 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
16 critiques
3
5 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Bertrand V.
Bertrand V.

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2023
Très belles et longues séquences, on sent l'authenticité totale de la maison, mais le montage totalement linéaire, et sans coupe, manque vraiment de dynamisme.
Eric WEIL
Eric WEIL

10 abonnés 11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 décembre 2023
Mon dieu....
Pourquoi ce film a-t-il obtenu autant d'étoiles....!!!!????
J'ai tenu 1/2 heure en me forçant....
D'une affligeante lenteur ....alors 4 h non merci très peu pour moi....!!!
De plus les 3 messieurs dans la brasserie racontent des bêtises sur les écrevisses et ombles.... (entre autres)pour un restaurant triplement étoilé.... c'est un comble.....!!!!
Celia Griot
Celia Griot

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2023
Un film qui réconcilie avec l'hôtellerie/restauration, métiers auxquels je me destine. Ce film met en avant une cuisine qui respecte la nature, qui prend en compte les défis environnementaux actuels, une cuisine audacieuse qui a su évoluer avec son temps, et toujours dans la recherche de l'excellence.
Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2023
Le « pape du documentaire » a posé sa caméra dans la maison Troisgros à Roanne, le plus vieux restaurant trois étoiles Michelin en France. Quatre générations de chefs s’y sont succédées. Ce temple de la gastronomie française a été fondé en 1930 par Jean-Baptiste et Marie Troisgros en face de la gare de Roanne. Leurs deux fils, Jean et Pierre en ont pris la tête dans les 50ies et y ont conquis leurs étoiles. C’est leur petit-fils, Michel qui le dirige aujourd’hui après en avoir déménagé le fonds en 2017 pour s’installer à Ouches, à quelques kilomètres de Roanne, dans un splendide domaine ouvert sur les champs du Forez. Son fils aîné, César, le seconde ; son fils cadet, Léo, tient les rênes du domaine du Colombier, un autre établissement de la maison Troisgros, dans le Brionnais.

Toujours vert, à quatre-vingt-dix ans passés, Frederick Wiseman ne change rien à la méthode qu’il utilise depuis plus de cinquante ans. Il choisit une institution : un asile psychiatrique dans le Massachussetts ("Titicut Follies", 1967), un centre d’aide sociale à Manhattan ("Welfare", 1975), le ballet de l’Opéra de Paris ("La Danse", 2009), la bibliothèque publique de New York ("Ex Libris", 2017), la mairie de Boston ("City Hall", 2020)… Avec une équipe très légère, il y accumule des dizaines d’heures de tournage dont il conserve une infime partie au montage qui dure de longs mois. Aucune interview, aucune voix off, aucun sous-titre ni carton explicatif, aucune musique n’est ajouté.

La méthode a un atout : elle est profondément immersive. Elle nous fait pénétrer au cœur des institutions, réalisant le vœu qu’on a souvent fait en sachant sa réalisation impossible : « j’aurais aimé être une mouche pour…. ». Comme une mouche invisible, le spectateur accompagne les Troisgros au marché pour y acheter leurs produits, chez leurs fournisseurs, des éleveurs, des affineurs, des viticulteurs et même un apiculteur, dans leur cuisine pour l’amoureuse préparation de leurs menus à la tête de leur brigade affairée, dans la salle à la rencontre de leurs clients (que j’ai trouvé bien débraillés, me faisant de la clientèle d’un trois étoiles une image plus élégante, ce qui est sans le doute le signe de mon snobisme et/ou de mon complexe de classe).

Un conseil : ne pas aller voir ces "Menus-Plaisirs", un titre délicieusement ambivalent, le ventre vide au risque de transformer les quatre heures qu’il dure en longue torture affamante. Car, c’est une marque de fabrique de Wiseman, ce documentaire est obèse. Cette durée se justifie-t-elle ? Wiseman en aurait-il moins dit, aurait-il été moins efficace, si son documentaire avait été réduit de moitié ?

C’est bien sûr le principal reproche que l’on peut adresser à cette expérience exigeante. Ce n’est pas le seul. L’autre, plus essentielle encore, vise la méthode même de Wiseman. Son refus obstiné de toute explication laisse en suspens de trop nombreuses questions. Quelle est l’histoire de la maison Troisgros (pour la présenter au début de cette critique, j’ai dû aller fureter sur Internet) ? Comment les étoiles Michelin ont-elles été acquises et surtout conservées ? Quelle place la famille Troisgros occupe-t-elle dans la gastronomie française, par rapport notamment au « Pape » Bocuse, à Lyon si proche, ou aux grands noms de la Nouvelle Cuisine ? Que leur inspirent les trajectoires des Robuchon, des Ducasse, des Alléno qui s’internationalisent et accumulent les étoiles à la pelle dans toutes leurs succursales ? Que pensent-ils de la vogue récente de la gastronomie et de l’engouement médiatique suscité par Top Chef et par ses multiples succédanés ? Comment ont-ils traversé la crise du Covid ? Autant de questions qui, par la faute d’une méthode trop austère, restent sans réponses.
Audreybp
Audreybp

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2023
3h58 de film ça peut paraître long mais ça ne l'a pas été du tout! Au-delà d'une histoire de famille, ce film raconte une véritable passion qui est celle de la cuisine, du champ à l'assiette, à travers un regard bienveillant, une cuisine authentique.
Marie Paule Bourgeois Pin
Marie Paule Bourgeois Pin

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2023
3h58!on pourrait hésiter à visionner un documentaire aussi long.En fait on oublie complètement la durée quand on découvre cette oeuvre de Frédérick Wiseman.
Il nous emmène dans les cuisines de cette institution de la culture gastronomique française "la maison Troisgros". Chaque plan séquence est un tableau.
Le voyage dans la région roannaise avec les différents fournisseurs est une rencontre simple et authentique.La création en cuisine est infinie,les relations en équipe chaleureuses et rigoureuses .Le décor de la salle fabuleux.....
A la fin du film on a juste envie de se mettre à table.
Séverine
Séverine

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2023
Nous venons de passer 4h dans une salle, ah bon ?? Et bien tant mieux ! C'est le temps qu'il fallait pour s'immerger dans ce magnifique spectacle.
Quelles images ! Quelles odeurs ! Une plongée dans le monde de la grande cuisine, ses défis, ses passions, son immense travail... Une mention particulière pour chaque vue de la salle du restaurant, est-on en intérieur ? En extérieur ? Tout simplement magique !
Le temps est donné aux tableaux, à la lumière, on est parmi les cuisiniers, les convives, on apprend, on déguste. Et quand la dernière image est là, même pas pressé de sortir de la salle... On reste à infuser, on est tout simplement bien. (Conseil, ne pas visionner ce film le ventre vide, ce serait insoutenable !)
Pitch
Pitch

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2023
MENUS-PLAISIRS n'est pas un film. C'est beaucoup plus: une douce immersion abyssale dans la vie des autres. Le spectateur se prend à faire partie de la famille, redécouvrant la beauté des choses, des gestes précis et des regards.
Tout en retenue, Frédérick Wiseman crée une symbiose entre le sujet -LES TROISGROS- et le spectateur, happé malgré lui dans cette aventure jusqu'à ne plus vouloir la quitter, se régalant des heures qui passent dans les étoiles. Un plaisir absolu.
Odile
Odile

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2023
C'est un documentaire exceptionnel sur la vie d'un restaurant 3 macarons Michelin depuis des décennies. On y évoque sans fioriture le travail du chef Michel Troisgros, de sa femme, de ses enfants, de ses employés, des producteurs, maraîchers, vignerons, fromagers, affineurs, agriculteurs, les clients, tous les maillons d'une chaîne, une affaire de famille, on évoque la transmission et le passage de relais. On est témoin, on écoute ces paroles pleines de bon sens et on savoure. Frederick Wiseman realise à 98 ans une véritable œuvre cinématographique passionnante.
Ascii
Ascii

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2023
Troisgros, 2 salles, 2 ambiances ?

Avec cette plongée de 4h, Wiseman nous offre une immersion dans l'univers Troisgros avec comme protagonistes, principalement le père, Michel, héritier patriarche de la maison et ses deux fils: César et Léo.
La gare de Roanne est posée comme point de départ du documentaire, là où jadis fut créée l'institution, mais nous allons très vite être amenés à traverser les coursives du nouveau temple Troisgros depuis six ans: Le bois sans feuille. Wiseman nous offre à voir l'entièreté des étapes, de la réception des marchandises à l'élaboration des plats en passant évidemment par la salle mais il nous offre aussi un voyage parmi les producteurs: éleveurs, maraîchers, vigneron et affineur. Wiseman a le temps et ce tempo est particulièrement adapté à une discipline qui en demande, justement, du temps. La précision des gestes, du vocabulaire, cette traversée dans les cuisines et leurs méandres où la créativité s'exerce rassasie toute nos curiosités de spectateur et ce qui saute aux yeux, c'est que simplicité apparente rime souvent avec l'exigence de l'exécution. Michel Troisgros nous présente sa cuisine, la salle, comme novatrice, elle est aussi digne de l'héritage d'Escoffier qu'il revendique d'ailleurs lors d'une discussion avec un chef de partie où il est question de la préparation de la cervelle de veau, il sera bien question d'équilibre constant entre tradition et modernité. On sent d'ailleurs que la pesanteur de l'héritage semble parfois imposante pour César à travers la figure tutélaire d'un père plutôt interventionniste. Wiseman nous permet d'observer, et c'est sûrement la partie la plus intéressante du documentaire, la difficile transmission d'un père à ses fils, transmission dont il a lui-même dû se soustraire. César l'aîné, reste encore sous la férule de Michel tandis que Léo lui, a ouvert son propre restaurant: La colline du Colombier. Il nous est donné de voir une autre cuisine Troisgros s'exprimer, avec une équipe plus réduite et des ambitions plus modestes. C'est peut-être une de mes principales réserves, c'est de ne pas découvrir davantage la cuisine de Léo. La caméra reste centrée sur Michel qui est sur le point de passer la main, il y a matière et l'homme est affable, mais cette figure patriarcale à tendance à parfois écraser l'ensemble et le traitement de la mère et épouse dans cette épopée reste également bien trop épisodique. Le film de Wiseman confirme qu'il s'agit bien d'une histoire d'hommes, on aurait voulu y voir justement davantage les figures féminines de la mère, Marie-Pierre, peu présente à l'écran et de la fille, Marion, carrément absente, dont l'existence est tout juste évoquée. Un autre aspect, juste suggéré, qui aurait peut-être aussi mérité qu'on s'y attarde, est la contradiction avec la simplicité et l'apparente humilité qui émanent de l'esprit Troisgros et certains clients très fortunés qui fréquentent l'établissement, ce n'est visiblement pas le sujet du film, seul un hélicoptère qui atterrit et l'évocation des prix faramineux de certains vins de la carte nous le rappellent. on passe cependant vite à autre chose.
2 restaurants, 2 ambiances ? Non car on est principalement invité dans le vaisseau amiral, le triple étoilé. Malgré ce déséquilibre, on y voit également, et il faut le dire aussi, une vraie complicité père, fils et frères même si on ressent une certaine concurrence et une envie d'émancipation. L'héritage est peut-être trop gros mais il est Troisgros: 2 salles, mais bien une seule ambiance.
Thierry Toulouse
Thierry Toulouse

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2023
Une découverte passionnante ! 4 heures et pourtant à la fin du film, ma première réaction a été : déjà terminé ? Car j'ai été pris par ce film, qui sait nous montrer la créativité des chefs, l'intensité des relations humaines, la simplicité et la beauté des lieux. Le réalisateur multiplie les éclairages différents par exemple en montrant les relations avec les fournisseurs ou avec les convives, c'est drôle ou instructif. A la fin, on a deux envies, courir dans ce restaurant si le budget le permet, et courir dans sa cuisine pour créer et ensuite se régaler.
Bref, je recommande fortement, en plus c'est 2 films pour le prix d'un ;)
Ynaf
Ynaf

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2023
En nous faisant partager le quotidien de la famille Troisgros et de ses équipes, M.Wiseman a réalisé une oeuvre passionnante à maints égards.
Notre curriosité est tout au long de ce film de 4 heures, maintenue en éveil par le travail intense, complexe et minutieux de la préparation des recettes, par le savoir faire des cuisiniers et du personnel de salle, le professionnalisme des fournisseurs éleveurs et maraîchers,la richesse des échanges avec la clientèle et les partenaires.
La très belle photographie et notamment de la campagne roannaise, apporte une touche supplémentaire à ce très beau témoignage.
Epicuriens, amateurs de beau et de bon, courez vite voir ce film!
Gaetan Arnaud
Gaetan Arnaud

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2023
Le film documentaire sur la famille Troisgros c’est de la nourriture, pour les yeux, pour l’inspiration, pour l’âme. Je ne m’attendais pas à rester 4 heures dans une attitude curieuse et contemplative, les images cinématographiques sont d’une beauté à la hauteur des différentes personnalités que nous découvrons tout du long. Un œil sur la ville de Roanne et un autre sur le paysage calme des alentours de ces maisons d’excellence. En tant que spectateur, il m’a été offert le privilège de rentrer intimement dans les coulisses de ce grand balai, prestige de la culture française. La sensation d’être reçu là parmi ces artisans du goût, invisible.

La posture de chacun des protagonistes est naturelle et sans surjeu, elle schématise la concentration indispensable dont ils font preuve au quotidien.

Il est appréciable de se laisser orienter dans la profondeur du métier, d’y retrouver une cohérence ancestrale. Le rythme des séquences est guidé comme un menu en plusieurs services élaboré pour le plaisir par Michel Troisgros. Les acteurs qui gravitent dévoilent la richesse de leur savoir, les plans sur la nature sont rafraîchissants et les questions trouvent partiellement leurs réponses... Laissant l'envie de se présenter à venir faire une réel expérience gustative.
Suzie
Suzie

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2023
En allant voir le film, je n'ai pas réalisé qu'il durerait 4h, mais surtout : je ne m'en suis pas aperçue. C'est un bon signe et montre que l'on est pris par la vie d'un grand restaurant, par le processus de création, l'organisation. C'est tout cela que le film montre. La netteté, la précision, la rigueur qu'il faut avoir pour faire vivre un lieu de ce niveau.
La bienveillance du père qui a transmis le sens de l'exigence à ses fils, mais qui avoue avoir du mal à les laisser gérer entièrement seuls, et à se retirer.
Le film montre aussi le contact de qualité avec les producteurs qui fournissent les produits indispensables, leur travail en amont. J'ai apprécié le fait que ces cuisiniers de grand talent, absorbés par leur travail, comme tous les gens vraiment doués et authentiques, sont d'une réelle modestie, et n'ont pas besoin de faire preuve d'un quelconque snobisme.
Je trouve que le film donne vraiment envie d'exercer un métier-passion.
Lionel Bourgoin
Lionel Bourgoin

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2023
4 heures... de "Grands-Plaisirs" pour relater l'heureuse transmission d'un héritage reçu en leg de ses parents depuis quatre générations, la difficulté de maintenir le haut niveau et la réputation de la famille Troisgros acquise depuis 55 ans, l'implication de tous : cuisiniers, chefs de partie, commis, serveurs, chefs de rang, sommeliers, membre d'une même équipe concourant à la réussite d'un spectacle permanent, la générosité des acteurs locaux : maraîcher, éleveur, fromager, viticulteur ayant à coeur la production du meilleur possible dans les beaux paysages de la campagne roannaise.
... 4 heures passées tellement vite qu'à l'apparition du générique, nous nous sommes dit, étonnés, : "Déjà fini !"
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse