Un film qui en aura inspiré bien d autres. La chaîne c est l histoire de deux prisonniers l un noir l autre blanc qui vont devoir s entraider pour retrouver la liberté. Le film a aujourd hui moins de puissance dans son sujet qu il ne pouvait en avoir l année de sa sortie. Mais il reste tout de même un film d action prenant et réussi qui laisse la part belle à ses personnages et surtout son duo principal qui s avère épatant. Un film à voir pour ses qualités propres mais aussi pour l influence qu il a pu avoir sur le cinéma d action ou le Buddy Movie.
C’est un film que l’on ne ferait plus en 2019, du moins de cette façon mais à sa sortie il avait été très apprécié. Les outrances qui nous choquent ont été très bien acceptées par le public. Tout est démesuré, Kramer ne se retient pas et il utilise le chaud et le froid sans aucune finesse…Ce n’est pas toujours supportable d’autant que tous les acteurs ne sont pas du même niveau. La femme par exemple joue extrêmement mal et on à du mal à discerner ce qui est le plus fort chez elle, son racisme ou son égoïsme. La chanson de Poitier passe mal dans un tel scénario malgré le talent du chanteur. La mise en scène est belle et spectaculaire et les extérieurs bien choisis, le noir est blanc est indispensable, d’ailleurs ce film est un des plus édifiant sur le sujet.
Les films de Stanley Kramer ont toujours été assez mal reçus par les différentes presses. Si cela s'entend parfaitement en ce qui concerne "Un monde fou, fou, fou, fou", ça s'entend nettement moins en ce qui concerne "La chaîne". Que lui reproche-t-on exactement ? Un trait trop forcé dans sa dénonciation du racisme. Désolé pour ceux qui sont d'accord avec ça, mais moi, je ne le suis pas du tout. Je trouve les rapports entre les deux personnages nettement plus nuancés que ce que l'on veut bien en dire et qu'ils en ont l'air. Le seul défaut que j'y repère intervient en deuxième partie de film, lorsque les deux fuyards trouvent refuge dans la ferme. C'est trop long. Il y avait matière à raccourcir le passage. Mais à côté de ce tendon d'Achille, une histoire ultra solide, une mise en scène classique mais d'une efficacité redoutable. Et une interprétation de haut niveau. La complémentarité entre Tony Curtis et le classieux et charismatique Sidney Poitier est plus que flagrante. Pour moi, c'est un grand film et j'espère qu'un jour on le considèrera vraiment comme tel. Mais faut se magner, le temps file vite.
Je ne connaissais pas du tout ce film de 1959 et sa découverte fût une très bonne surprise. Mais les risques d'une déception étaient limités vu la présence de Tony Curtis et Sydney Poitier au sommet de l'affiche, et de son pitch très accrocheur. Evidemment le film va nous parler du racisme endémique dans les Etats-Unis de cette époque, et il le fait brillamment autour des péripéties des deux fugitifs. On ne s'ennuie pas, et même si quelques scènes font un peu sourire et montrent l'âge du film, le tout a très bien veilli.
Entre récit d'évasion et buddy movie, la narration met en scène deux prisonniers liés au-delà de la chaine physique par des entraves sociales ou mentales qu'ils partagent, miroirs symétriques qui s'ignorent. Bien que le propos sur le racisme évite avec habileté manichéisme, lyrisme ou victimisation, sa mise en oeuvre manque de subtilité à cause de diverses péripéties de dimension didactique, visant à illustrer un panel de réactions face à l'homme de couleur. En outre, on ressent la volonté de proposer des pérégrinations exploitant le décor naturel, quitte à ce que leur enchaînement manque de crédibilité. En revanche la complicité naissante entre Sydney Poiter et Tony Curtis avive notre intérêt voire notre sympathie, d'autant que la réalisation souligne aussi bien les émotions des protagonistes (dont un shérif humain sans idéalisme) qu'elle confère du dynamisme à l'ensemble. Un plaidoyer pour la curiosité bienveillante.
Deux évadés enchaînés l’un à l’autre doivent coopérer pour fuir la police. Le fait que l’un soit blanc et l’autre noir, dans l’Amérique des années 1950, rend leur entente compliquée… Les deux acteurs jouent remarquablement bien. Au cours de leur périple, chacun expose à l’autre son parcours difficile, ce qui atténue leur aversion réciproque initiale. Les épreuves qu’ils traversent participent également à l’instauration d’un puissant lien entre eux. Leurs poursuivants sont en revanche traités sur un plan humoristique. Si cela atténue l’intensité de la traque, cela vient toutefois contrebalancer les moments plus durs que traversent les fugitifs. Un film pas parfait mais prenant et bien interprété.
Un film d'évasion haletant, filmé d'une main de maître et avec un casting brillant. Tony Curtis et Sidney Poitier sont un binôme instantanément mémorable et attachant, le second rôle de Lon Chaney Jr. (l'indémodable Loup-Garou des années 40) est un ravissement des yeux (on le reconnaît de suite malgré les années passées), et la folle aventure se suit avec un plaisir non dissimulé. La traversée de la rivière puissante, l'intrusion dans l'épicerie sans un bruit (ou presque...) et surtout le final avec spoiler: la course pour attraper le train vers la liberté , on retient son souffle bien souvent dans ce si joli film, qui prend même le temps de prôner le droit à l'égalité entre les couleurs (assez progressiste, pour un film des années 50) et l'amitié malgré la différence. On fond comme neige au soleil lors du twist final qui pousse John (Curtis) spoiler: à courir après Noah (Poitier) lorsqu'il apprend que celui-ci va vers un péril certain, tandis que lui-même aurait pu s'enfuir et s'assurer la liberté (avec une femme que l'on aura injurié copieusement quand elle explique avoir envoyé à la mort le "Nègre" - comme elle le dit - sans aucun regret...) . Une émotion certaine, de la franche tendresse, qui se mêle délicieusement au suspens tendu de la dernière ligne droite de l'aventure (où l'on touche du bout du doigt la liberté...) et à la rudesse de la dernière scène, fataliste et pleine de morale à la fois. On aura aussi adoré les belles ellipses temporelles, qui se traduisent par des plans changeant sous nos yeux (le feu s'éteint lentement, la lumière du soleil se lève sur le paysage...), et les plans qui parviennent à capter toute l'intensité des scènes : le traveling de Poitier à Curtis, séparés par un poteau, lorsque ce dernier chante ce qui ressemble à un chant du cygne, puis la mème scène en plan fixe alors que les deux acteurs ne font plus qu'un, comme une stabilité d'image qui traduit la stabilité émotive des héros, l'amitié enfin accomplie, la liberté malgré spoiler: l'imminente incarcération qui n'est d'ailleurs pas filmée à la fin de La Chaîne, comme si seul ce dernier plan libérateur devait constituer son point d'orgue sans se soucier de la suite. Un très beau dernier plan qui est à la hauteur de ce film d'aventures sous tension, avec des acteurs sublimes, et une morale très en avance sur son époque. A ne surtout pas manquer !
Un film assez simple dans sa conception et son propos, mais bien construit, très solide.IL doit beaucoup à la parfaite interprétation des deux protagonistes : Tony Curtis,et Sydney Poitier , absolument impeccables. Nous sommes dans le contexte ségrégationniste américain des années 50 ,et le film est bien sûr antiraciste. Un bon suspens et des seconds rôles bien sentis. Le final est très émouvant..
Le titre est symbolique, à double sens pour cette chaîne qui retient deux prisonniers , l’un noir , l’autre blanc, et va peu à peu les réunir dans une communauté d’esprit pour laquelle Stanley Kramer se bat bec et ongle afin de dénoncer les préjugés raciaux de l’Amérique . Nous sommes en 1958, on est d’accord, mais le film tient aujourd’hui toujours un propos cohérent sur la discrimination raciale et ses applications quotidiennes. Kramer ne fait pas mystère de son engagement dans ce plaidoyer humanitaire qui par la force de ces caractères et l’intelligence de sa mise en scène , limpide et confondante de vérisme, demeure encore aujourd’hui brûlant. Avec deux comédiens de première Tony Curtis et Sydney Poitier, un véritable noir qui a dû donner des cauchemars à des milliers de spectateurs blancs. AVIS BONUS Le point de vue d’un cinéphile, très intéressant Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Un film un peu oublié malgré de nombreuses qualités et récompenses reçues à l'époque (Oscar notamment) et un bon duo d'acteurs. Certes l'histoire peut paraître de nos jours assez convenue et sans surprise malgré un rythme toujours maîtrisé mais l'intérêt réside véritablement dans cette relation conflictuel des deux prisonniers qui doivent s’entraider malgré leur haine respective.
C'est clair que c'est un très bon film. Pourtant c'est ne histoire classique d'évasion avec ici un Noir et un Blanc nommés Curtis et Poitiers. Un scénario classique avec quelques petits rebondissements mais cela fonctionne bien. A la fin les 2 fugitifs se font reprendre...malheureusement je dirais.
Si Stanley Kramer a ete encense par la critique en tant que producteur, ce ne fut pas le cas pour son travail de metteur en scene.
Le temps a passe et l'oeuvre du cineaste semble passer par une periode de rehabilitation. Certes " la chaine" n'est pas emblematique de ce nouveau regard porte sur Kramer cineaste, car c'est un des titres qui ne furent pas attaque par les commentateurs.
Connu pour etre un requiistoire contre le racisme , il faut reconnaitre la reussite globale de cet opus de Kramer.
Deux detenus ( un noir et un blanc) attaches l'un a l'autre par une chaine parviennent a s'evader lors d'un transfert.
Il faut reconnaitre la reussite de cet opus qui se suit avec interet. La partie la plus faible est selon moi, la rencontre amoureuse, pas credible du tout et qui aurait sans doute pu etre amelioree.
Bien plus reussi que " deux hommes en fuite" opus plus tardif de Joseph Losey auquel " la chaine" servit de modele, c'est un film que l'amateur du cinema du patrimoine ne laissera pas passer sans le voir.
Le scenario est tout de meme d'une grande originalite malgre sa simplicite et les deux acteurs principaux ( Curtis et Poitier) sont tous deux a leur meilleur niveau.
Film remarquable, pas tant par le thème qu'il développe, mais surtout à cause de la date à laquelle il est sorti. Nous sommes alors à l'aube des années 60 qui verront la montée en puissance et la mort de Malcolm X et de Martin Luther King. Et pour cela, deux grandes stars, Tony Curtis et Sidney Poitier, ce dernier étant un peu Le personnage noir du cinéma hollywoodien de l'époque. Un film qui reste encore aujourd'hui une référence, pensons par exemple au "Fugitif", aux nombreux films ricains associant un noir et un blanc. La symbolique de la chaîne est bien évidemment très forte, et renvoie à l'histoire de l'esclavage. Pourtant, il serait exagéré de présenter "la chaîne" comme un chef d'oeuvre absolu. La course-poursuite n'est pas très palpitante, les dialogues sont le plus souvent passables, la mise en scène n'a rien de remarquable. La partie finale, émouvante, a tendance à amplifier la bonne impression que l'on peut avoir de ce film, qui selon moi n'est pas si exceptionnel que cela.
La chaine est un bon film qui dénonce le racisme et les préjugés inhérents. On découvre durant la cavale de deux prisonniers, évadés par opportunité, les préjugés que chacun porte sur l'autre et le regard que porte l’Amérique sur les noirs et également ces exclus tel-que les bagnards. Tony Curtis et Sidney Poitier sont excellents et porte le film par leurs prestances. Le réalisateur met en scène avec beaucoup d'intelligence cette histoire qui reste après toutes ces années encore très moderne et malheureusement encore trop d'actualité.