La Chaîne
Note moyenne
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
Entre récit d'évasion et buddy movie, la narration met en scène deux prisonniers liés au-delà de la chaine physique par des entraves sociales ou mentales qu'ils partagent, miroirs symétriques qui s'ignorent. Bien que le propos sur le racisme évite avec habileté manichéisme, lyrisme ou victimisation, sa mise en oeuvre manque de subtilité à cause de diverses péripéties de dimension didactique, visant à illustrer un panel de réactions face à l'homme de couleur. En outre, on ressent la volonté de proposer des pérégrinations exploitant le décor naturel, quitte à ce que leur enchaînement manque de crédibilité. En revanche la complicité naissante entre Sydney Poiter et Tony Curtis avive notre intérêt voire notre sympathie, d'autant que la réalisation souligne aussi bien les émotions des protagonistes (dont un shérif humain sans idéalisme) qu'elle confère du dynamisme à l'ensemble. Un plaidoyer pour la curiosité bienveillante.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2026
Ce film, à la fois attachant et captivant, nous plonge dans l’épopée de deux évadés que tout oppose, à l’exception d’une même chaîne. Porté par une réalisation soignée, il séduit encore aujourd’hui, même si son approche classique pourrait sembler un peu datée aux yeux du public contemporain.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2026
Deux évadés enchaînés l’un à l’autre doivent coopérer pour fuir la police. Le fait que l’un soit blanc et l’autre noir, dans l’Amérique des années 1950, rend leur entente compliquée… Les deux acteurs jouent remarquablement bien. Au cours de leur périple, chacun expose à l’autre son parcours difficile, ce qui atténue leur aversion réciproque initiale. Les épreuves qu’ils traversent participent également à l’instauration d’un puissant lien entre eux. Leurs poursuivants sont en revanche traités sur un plan humoristique. Si cela atténue l’intensité de la traque, cela vient toutefois contrebalancer les moments plus durs que traversent les fugitifs. Un film pas parfait mais prenant et bien interprété.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2025
Les films de Stanley Kramer ont toujours été assez mal reçus par les différentes presses. Si cela s'entend parfaitement en ce qui concerne "Un monde fou, fou, fou, fou", ça s'entend nettement moins en ce qui concerne "La chaîne". Que lui reproche-t-on exactement ? Un trait trop forcé dans sa dénonciation du racisme. Désolé pour ceux qui sont d'accord avec ça, mais moi, je ne le suis pas du tout. Je trouve les rapports entre les deux personnages nettement plus nuancés que ce que l'on veut bien en dire et qu'ils en ont l'air. Le seul défaut que j'y repère intervient en deuxième partie de film, lorsque les deux fuyards trouvent refuge dans la ferme. C'est trop long. Il y avait matière à raccourcir le passage. Mais à côté de ce tendon d'Achille, une histoire ultra solide, une mise en scène classique mais d'une efficacité redoutable. Et une interprétation de haut niveau. La complémentarité entre Tony Curtis et le classieux et charismatique Sidney Poitier est plus que flagrante. Pour moi, c'est un grand film et j'espère qu'un jour on le considèrera vraiment comme tel. Mais faut se magner, le temps file vite.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2025
Joker Jackson et Noah Cullen sont deux prisonniers qui se vouent une haine mutuelle. Manque de chance pour eux, ils sont enchaînés l’un à l’autre. Lorsque le véhicule qui les transporte fait une embardée et se renverse, ils en profitent pour s’enfuir. Ils vont alors devoir s’allier, pour le meilleur comme pour le pire, s’ils veulent pouvoir s’en sortir et échapper au shérif du coin…

Bien avant qu’il ne réalise sa brillante satire sociale & sociétale qu’est Devine qui vient dîner... (1967), Stanley Kramer réalisait ici un passionnant buddy-movie sur fond de traque où deux prisonniers diamétralement opposés se retrouvent confrontés à une horde de policiers et de civils, fin prêt à se lancer à leur trousse, transformant la chasse à l’homme en une chasse aux gibiers, motivés par la présence “d’un nègre” parmi les fuyards.

Le réalisateur parvient brillamment à retranscrire l’ambiance malsaine qui régnait alors dans le sud de l’Amérique des 50’s, avec ce racisme assumé et systémique. Superbement incarnés par Tony Curtis & Sidney Poitier, qui nous offrent un magnifique duo sur fond de plaidoyer antiraciste.

Fort de son succès (critique et public, il sera récompensé par 2 Oscars), le film connaîtra plusieurs remakes, alors même que le film de Stanley Kramer est fortement inspiré par My Brother's Keeper (1948) d’Alfred Roome.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2023
Je ne connaissais pas du tout ce film de 1959 et sa découverte fût une très bonne surprise. Mais les risques d'une déception étaient limités vu la présence de Tony Curtis et Sydney Poitier au sommet de l'affiche, et de son pitch très accrocheur. Evidemment le film va nous parler du racisme endémique dans les Etats-Unis de cette époque, et il le fait brillamment autour des péripéties des deux fugitifs. On ne s'ennuie pas, et même si quelques scènes font un peu sourire et montrent l'âge du film, le tout a très bien veilli.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2023
La cavale haletante et humaniste de deux fugitifs sur fond de racisme ordinaire dans l’Amérique des 50´s, portée par deux grands acteurs. 3,75
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2023
Un film qui en aura inspiré bien d autres. La chaîne c est l histoire de deux prisonniers l un noir l autre blanc qui vont devoir s entraider pour retrouver la liberté. Le film a aujourd hui moins de puissance dans son sujet qu il ne pouvait en avoir l année de sa sortie. Mais il reste tout de même un film d action prenant et réussi qui laisse la part belle à ses personnages et surtout son duo principal qui s avère épatant. Un film à voir pour ses qualités propres mais aussi pour l influence qu il a pu avoir sur le cinéma d action ou le Buddy Movie.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2023
Si Stanley Kramer a ete encense par la critique en tant que producteur, ce ne fut pas le cas pour son travail de metteur en scene.

Le temps a passe et l'oeuvre du cineaste semble passer par une periode de rehabilitation. Certes " la chaine" n'est pas emblematique de ce nouveau regard porte sur Kramer cineaste, car c'est un des titres qui ne furent pas attaque par les commentateurs.

Connu pour etre un requiistoire contre le racisme , il faut reconnaitre la reussite globale de cet opus de Kramer.

Deux detenus ( un noir et un blanc) attaches l'un a l'autre par une chaine parviennent a s'evader lors d'un transfert.

Il faut reconnaitre la reussite de cet opus qui se suit avec interet. La partie la plus faible est selon moi, la rencontre amoureuse, pas credible du tout et qui aurait sans doute pu etre amelioree.

Bien plus reussi que " deux hommes en fuite" opus plus tardif de Joseph Losey auquel " la chaine" servit de modele, c'est un film que l'amateur du cinema du patrimoine ne laissera pas passer sans le voir.

Le scenario est tout de meme d'une grande originalite malgre sa simplicite et les deux acteurs principaux ( Curtis et Poitier) sont tous deux a leur meilleur niveau.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2023
La portée politique du film est donc loin d'être négligeable, l'ambition du projet est d'autant plus forte. Le film reprend donc plusieurs sous-genre, celui du fugitif, celui du pamphlet politico-social, et celui pour qui il est un précurseur, le buddy movie noir-blanc que les années 80 vont popularisés. Le plus intelligent est que le film évite tout manichéïsme avec deux fuyards qui restent coupables (pas le sempiternel "j'ai rien fait"), des policiers non caricaturaux qui font leur job, pas de racistes fous furieux mais plutôt le racisme de société, celui qui est en filigrane, sans "savoir pourquoi", "parce que c'est comme ça"... etc... comme la rencontre avec la femme est en cela marquante, un racisme sans haine mais insidieuse sans compter sur la solitude qui mène à l'égoïsme qui donne de l'épaisseur à son personnage, et surtout cette fin aussi émouvante que judicieuse qui amène à autant d'indulgence pour les uns que pour les autres, car chacun fait son job, chacun assume ses choix, chacun doit payer. C'est cet équilibre constant qui font que ce film est un grand film, qui n'aborde pas que le racisme et qui reste d'une cohérence impressionnante.
Site : Selenie.fr
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2022
Le titre est symbolique, à double sens pour cette chaîne qui retient deux prisonniers , l’un noir , l’autre blanc, et va peu à peu les réunir dans une communauté d’esprit pour laquelle Stanley Kramer se bat bec et ongle afin de dénoncer les préjugés raciaux de l’Amérique . Nous sommes en 1958, on est d’accord, mais le film tient aujourd’hui toujours un propos cohérent sur la discrimination raciale et ses applications quotidiennes. Kramer ne fait pas mystère de son engagement dans ce plaidoyer humanitaire qui par la force de ces caractères et l’intelligence de sa mise en scène , limpide et confondante de vérisme, demeure encore aujourd’hui brûlant. Avec deux comédiens de première Tony Curtis et Sydney Poitier, un véritable noir qui a dû donner des cauchemars à des milliers de spectateurs blancs. AVIS BONUS Le point de vue d’un cinéphile, très intéressant
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2022
Un film d'évasion haletant, filmé d'une main de maître et avec un casting brillant. Tony Curtis et Sidney Poitier sont un binôme instantanément mémorable et attachant, le second rôle de Lon Chaney Jr. (l'indémodable Loup-Garou des années 40) est un ravissement des yeux (on le reconnaît de suite malgré les années passées), et la folle aventure se suit avec un plaisir non dissimulé. La traversée de la rivière puissante, l'intrusion dans l'épicerie sans un bruit (ou presque...) et surtout le final avec spoiler: la course pour attraper le train vers la liberté
, on retient son souffle bien souvent dans ce si joli film, qui prend même le temps de prôner le droit à l'égalité entre les couleurs (assez progressiste, pour un film des années 50) et l'amitié malgré la différence. On fond comme neige au soleil lors du twist final qui pousse John (Curtis) spoiler: à courir après Noah (Poitier) lorsqu'il apprend que celui-ci va vers un péril certain, tandis que lui-même aurait pu s'enfuir et s'assurer la liberté (avec une femme que l'on aura injurié copieusement quand elle explique avoir envoyé à la mort le "Nègre" - comme elle le dit - sans aucun regret...)
. Une émotion certaine, de la franche tendresse, qui se mêle délicieusement au suspens tendu de la dernière ligne droite de l'aventure (où l'on touche du bout du doigt la liberté...) et à la rudesse de la dernière scène, fataliste et pleine de morale à la fois. On aura aussi adoré les belles ellipses temporelles, qui se traduisent par des plans changeant sous nos yeux (le feu s'éteint lentement, la lumière du soleil se lève sur le paysage...), et les plans qui parviennent à capter toute l'intensité des scènes : le traveling de Poitier à Curtis, séparés par un poteau, lorsque ce dernier chante ce qui ressemble à un chant du cygne, puis la mème scène en plan fixe alors que les deux acteurs ne font plus qu'un, comme une stabilité d'image qui traduit la stabilité émotive des héros, l'amitié enfin accomplie, la liberté malgré spoiler: l'imminente incarcération
qui n'est d'ailleurs pas filmée à la fin de La Chaîne, comme si seul ce dernier plan libérateur devait constituer son point d'orgue sans se soucier de la suite. Un très beau dernier plan qui est à la hauteur de ce film d'aventures sous tension, avec des acteurs sublimes, et une morale très en avance sur son époque. A ne surtout pas manquer !
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juin 2021
Si le sujet de ce film était sûrement controversé en 1958 ce n'est tout simplement pas un bon film. Tony Curtis n'a pas l'air crédible dans le second rôle d'un détenu soi-disant dur, Theodore Bikel un chanteur dans le rôle d'un shérif du Sud n'est pas crédible non plus et le concept entier du film La Chaîne de Stanley Kramer est faible. Il y a une femme si seule qu'elle prendrait chez elle non seulement deux détenus enchaînés mais aussi un prisonnier noir c'est une idée complètement risible. Il y a quelques bons moments dans ce film et je comprends son importance culturelle mais il n'a absolument rien de spécial. Si ce scénario original a gagné un Oscar l'année 1958 a dû être bien maigre...
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2020
Très bonne surprise. Film d'aventure qui a le charme des années 50 tout en étant étonnement assez moderne. La mise en scène est parfois un peu hasardeuse mais le duo d'acteurs fonctionne à merveille et le rythme (pour l'époque) est bien soutenue.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2019
Le message est pas mal mais le problème est que l'histoire est cousue de fil blanc. On devine la fin dès le début. Rien n'est très surprenant. Il y a des films sur le racisme plus attrayants
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