C’est un film que l’on ne ferait plus en 2019, du moins de cette façon mais à sa sortie il avait été très apprécié. Les outrances qui nous choquent ont été très bien acceptées par le public. Tout est démesuré, Kramer ne se retient pas et il utilise le chaud et le froid sans aucune finesse…Ce n’est pas toujours supportable d’autant que tous les acteurs ne sont pas du même niveau. La femme par exemple joue extrêmement mal et on à du mal à discerner ce qui est le plus fort chez elle, son racisme ou son égoïsme. La chanson de Poitier passe mal dans un tel scénario malgré le talent du chanteur. La mise en scène est belle et spectaculaire et les extérieurs bien choisis, le noir est blanc est indispensable, d’ailleurs ce film est un des plus édifiant sur le sujet.
Un film assez simple dans sa conception et son propos, mais bien construit, très solide.IL doit beaucoup à la parfaite interprétation des deux protagonistes : Tony Curtis,et Sydney Poitier , absolument impeccables. Nous sommes dans le contexte ségrégationniste américain des années 50 ,et le film est bien sûr antiraciste. Un bon suspens et des seconds rôles bien sentis. Le final est très émouvant..
C'est clair que c'est un très bon film. Pourtant c'est ne histoire classique d'évasion avec ici un Noir et un Blanc nommés Curtis et Poitiers. Un scénario classique avec quelques petits rebondissements mais cela fonctionne bien. A la fin les 2 fugitifs se font reprendre...malheureusement je dirais.
Quand le propos vole la vedette! Enchaîner les éléments d’une dualité alors que leurs survies dépendent l’un de l’autre est un point de départ des plus féconds pour un scénario. Le potentiel fulminatoire cohabite avec la nécessité du compromis. C’est ce à quoi sont soumis les deux protagonistes de l’histoire : Deux détenus de couleur de peau différente en cavale mais liés par une chaîne au poignet. Lorsque Cullen le noir remercie Jackson le blanc de l’avoir sauvé en l’extirpant de l’eau, ce dernier lui répond : « Je ne t’ai pas sauvé, je t’ai empêché de me noyer ». À partir d’une réplique aussi assassine, comment pourrait-on imaginer que les deux fugitifs deviendraient des inséparables? C’est là que repose la force du film et tout le reste devient secondaire, y compris certaines maladresses dans les raccords de jeu et de costumes. À travers les péripéties de la chasse à l’homme, les moments de confidences, d’écoute et de support mutuel viennent à bout des préjugés. En liant les deux évadés, le gars des vues les oblige à s’ouvrir l’un à l’autre et force le public à réfléchir sur un enjeu fondamental de la condition humaine. On nous incite également à prendre position entre l’approche coercitive du capitaine Gibbons et le sens des valeurs du shérif Muller. Lorsque ce dernier se retrouve seul devant les fuyards sans défense à la toute fin, il fait face au même dilemme que le spectateur : Faire respecter la loi et ramener les prisonniers à la maison ou les laisser filer en applaudissant la leçon d’humanisme qu’ils viennent de nous donner.
Un film prenant à la réalisation efficace avec des acteurs épatants au premier rang desquels Sidney Poitier, exceptionnel. Le message humain de cette oeuvre est boulversant, comment ne pas oublier ce plan magnifique spoiler: où une main noire se referme sur une main blanche comme pour symboliser une fraternité dépassant les préjugés de l'époque.
Un film qui traite l'évasion de deux prisonniers différents pris comme le titre l'indique par "La chaine" réalisé au début des années 60 par Stanley Kramer !! Deux personnages, l'un noir, l'autre blanc, qui ont une longue peine de prison a effectuer dans le contexte actuel du racisme en Amérique à cette période là, deux bonhommes enchainés qui devront s'entendre dans leurs projets communs qui ont la police à leurs trousses avec des chiens pisteurs. Une cavale pas facile qui les emmènent dans un village ou ils se feront prendre par les habitants qui veulent les prendre mais s'échapperont, il y a d'autres scènes marquantes. Ce long métrage possède une bonne mise en scène, très peu de musique (si l'on compte le policier qui écoute la radio) et c'est réaliste dans l'ensemble. Puis "La chaine" offre deux très bons roles à Tony Curtis et Sidney Poitier qui sont excellents. Une oeuvre méconnu a visionner.
John Jackson est un voleur raciste, prisonnier enchaîné à Noah Cullen, homme Noir violent lui aussi prisonnier. Aussi lorsque les deux hommes ont l'occasion de s'évader, ils vont de voir mettre de côté leur haine pour s'en sortir. Réalisé en 1958, alors que l'Amérique était encore profondément marquée par la ségrégation, "La Chaîne" est un film intelligent qui surprend encore aujourd'hui par la force de son propos, jamais manichéen et toujours ouvert aux différents points de vue. Humaniste, marquée par la puissance de ses dialogues et par l'interprétation de ses acteurs (Tony Curtis est impeccable en homme antipathique et raciste, Sidney Poitier l'est tout autant), voilà une œuvre qu'il est bon de (re)découvrir et qui prouve l'intelligence de son scénariste et de son metteur en scène.
Un excellent film qui montre combien les préjugés et les haines raciale sont tenaces. Ici, le film est de 1958 mais pourrait tout à fait se passer de nos jours. Curtis et Pottier sont très bon, le rythme sans temps mort ou presque. Un très bon film, méconnu et à découvrir. A noter qu'il existe un remake télé de 1986, L'impossible évasion, bien moins bon ainsi qu'une seconde adaptation de 1996, Liens d'aciers, qui part un peu plus dans tous les sens. Patrice Leconte s'est aussi inspiré de cet enchaînement de deux prisonniers pour le début de son film Les Spécialistes avec Lanvin et Giraudeau en 1985.
Ecrit et réalisé en pleine période de lutte pour les droits civiques des afro-américains, ce troisième film de Stanley Kramer fait partie de ces films engagés dans la dénonciation du racisme et de ses œuvres multi-récompensées aux Oscars malgré que son auteur soit ostracisé par le maccarthysme. En réunissant deux personnages qui apparaissent comme antipathiques et se vouant une haine viscérale, un blanc et un noir recherchés par la police et tous deux profondément racistes, et en les plongeant dans un road trip, le scénario suit un schéma de réconciliation face à une épreuve commune qui est devenu un modèle indémodable. La qualité d’écriture des dialogues et les interprétations de Tony Curtis et Sidney Poitier font que cette histoire, malgré qu’elle soit aujourd'hui devenue prévisible, n’a rien perdu de son charme. L’intelligence du twist final et la conclusion loin du sempiternel happy-end hollywoodien donnent même à La chaine un caractère très avant-gardiste et confirment son statut de film culte.
La chaine est un bon film qui dénonce le racisme et les préjugés inhérents. On découvre durant la cavale de deux prisonniers, évadés par opportunité, les préjugés que chacun porte sur l'autre et le regard que porte l’Amérique sur les noirs et également ces exclus tel-que les bagnards. Tony Curtis et Sidney Poitier sont excellents et porte le film par leurs prestances. Le réalisateur met en scène avec beaucoup d'intelligence cette histoire qui reste après toutes ces années encore très moderne et malheureusement encore trop d'actualité.
Un vieux film un peu oublié découvert par hasard dans l'avion mais qui n'est pas si mal malgré une certaine naïveté moralisatrice qui peut paraître grossière de nos jours, mais qui ne l'était certainement pas à l'époque surtout aux USA ! Le duo fonctionne entre 2 gueules du cinéma au caractère bien trempé, et un scénario qui aujourd'hui n'a plus vraiment rien d'original... 2 personnages que tout oppose obligés de s'allier jusqu'à se lier d'amitié...
(VIDEO) Une vraie bonne surprise dans cette petite fable morale. Très jolie mise en scène. Le passage avec la fermière, c'est dommage, est un peu plus tiré par les cheveux.
Un film un peu oublié malgré de nombreuses qualités et récompenses reçues à l'époque (Oscar notamment) et un bon duo d'acteurs. Certes l'histoire peut paraître de nos jours assez convenue et sans surprise malgré un rythme toujours maîtrisé mais l'intérêt réside véritablement dans cette relation conflictuel des deux prisonniers qui doivent s’entraider malgré leur haine respective.
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4,0
Publiée le 12 décembre 2012
Tony Curtis et Sidney Poitier sont les inoubliables interprètes de cette grande rèussite des annèes 50 dont le scènariste Nedrick Young obtint l'Oscar à Hollywood pour ce très beau plaidoyer qui fut cependant signè par Nathan E. Douglas, en raison de sa mention sur les listes noires! Quand deux dètenus, l'un blanc, l'autre noir, s'èvadent et ne parviennent pas à rompre la chaîne qui les lie, cela donne un film très attachant et formidablement interprètè! Dans "The Defiant Ones" de Stanley Kramer, pas d'esbroufe mais une mise en scène captivante, de maestria technique, qui progresse imperceptiblement en même temps que le scènario, entre trou argileux et marais boueux! Se resserrant même, jusqu'à ce final particulièrement mouvementè, sur ce tandem mythique qui livre là tout leur potentiel èmotionnel! Ne vous en privez pas, c'est un classique qui n'a rien perdu ni de son angoisse, ni de son amitiè, ni de son efficacitè! [ Je dèdie cette critique à mon père ]...