Note moyenne
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La première partie du film est haletante et on arrive même à y trouver de l’humour. Sauf qu’à un moment on ne comprend pas et on reste un peu choqué par la mort du père qui est vraiment attachant et on essaie de se raccrocher au wagon pour se remettre dedans mais on l’a en travers de la gorge surtout que on n’a rien compris à la fin, soit disant qu’avec un simple coup de fil elle sauve tout le monde, une fin complètement ratée !
spoiler:
Synopsis :
C'est l'histoire de Denise et Greg qui vivent tranquillement avec leurs deux enfants dans un quartier agréable et sans problème... jusqu'au jour où ledit quartier se voit envoyé à l'ère des dinosaures ! Là, ça va être une autre histoire : ils vont devoir comprendre le pourquoi du comment et, si possible, s'en sortir vivants.
Histoire / Scénario :
Il est vrai que beaucoup de films parlent de voyage dans le temps, mais là, c'est un peu plus original car on déplace un quartier tout entier. Après ça, on se retrouve tout simplement dans un style à la Jurassic Park.
Casting : On retrouve :
Anne Hathaway : que j'ai vue dans Le diable s'habille en Prada (et sa suite). C'est à peu près le seul souvenir que j'ai d'elle dans un film où elle joue la mère de famille.
Ewan McGregor : qui joue le père et qui a lui aussi pris un coup de vieux ! On est loin des films où il jouait les Jedi.
. Byrne : qui joue le voisin chiant et que j'ai vu dans The Boys. C'est à peu près tout.
Effets spéciaux / Décors :
Alors je ne sais pas ce qui s'est passé avec les dinosaures, mais ils ont un gros problème : en fait, ils sont vraiment dégueulasses, avec des machins qui ne ressemblent pas à grand-chose. Je ne sais pas s'ils n'avaient pas le droit de reproduire les dinos de Jurassic Park, mais en tout cas, ils ont pris cher ! Quant aux décors, on passe son temps dans un quartier américain lambda.
Mon avis :
Le film est un mélange entre comédie et film de survie, on ne sait pas trop, mais il n'est pas trop mal. L'action est omniprésente avec très peu de temps morts. La fin n'est pas très logique quand on y réfléchit, mais le voyage dans le temps, c'est toujours compliqué ! De toute façon, on ne regarde pas ce genre de film pour chercher une quelconque logique.
Histoire / Scénario :
Il est vrai que beaucoup de films parlent de voyage dans le temps, mais là, c'est un peu plus original car on déplace un quartier tout entier. Après ça, on se retrouve tout simplement dans un style à la Jurassic Park.
Casting : On retrouve :
Anne Hathaway : que j'ai vue dans Le diable s'habille en Prada (et sa suite). C'est à peu près le seul souvenir que j'ai d'elle dans un film où elle joue la mère de famille.
Ewan McGregor : qui joue le père et qui a lui aussi pris un coup de vieux ! On est loin des films où il jouait les Jedi.
. Byrne : qui joue le voisin chiant et que j'ai vu dans The Boys. C'est à peu près tout.
Effets spéciaux / Décors :
Alors je ne sais pas ce qui s'est passé avec les dinosaures, mais ils ont un gros problème : en fait, ils sont vraiment dégueulasses, avec des machins qui ne ressemblent pas à grand-chose. Je ne sais pas s'ils n'avaient pas le droit de reproduire les dinos de Jurassic Park, mais en tout cas, ils ont pris cher ! Quant aux décors, on passe son temps dans un quartier américain lambda.
Mon avis :
Le film est un mélange entre comédie et film de survie, on ne sait pas trop, mais il n'est pas trop mal. L'action est omniprésente avec très peu de temps morts. La fin n'est pas très logique quand on y réfléchit, mais le voyage dans le temps, c'est toujours compliqué ! De toute façon, on ne regarde pas ce genre de film pour chercher une quelconque logique.
Honnêtement, je n'attendais pas grand chose de cette énième attaque de dinosaures américains, surtout après les deux derniers opus pitoyables de la saga "Jurassic World". Mais c'était sans compter avec le talent du réalisateur de l'anxiogène "It follows" qui n'a pas son pareil pour styliser une situation qu'on a pourtant vue des dizaines de fois. Un style cette fois régressif que David Robert Mitchell emprunte aux années 80 (grain du film, mises aux points profondes, musique, couleur de cheveux d'Ewan McGregor...), période durant laquelle se déroule l'action : l'invasion par des dinosaures sanguinaires d'un quartier de banlieue propulsé dans le jurassique par un phénomène qui demeure quelque peu obscur (y compris la solution pour s'en échapper) mais qui ne dénature en rien la qualité du film.
Malgré un ventre mou au troisième quart du film, le scénario vient nous rattraper d'une manière totalement innatendue pour relancer l'action, avec une Anne Hathaway irréprochable de justesse et de crédibilité tout le long du film. Un très bon divertissement qui sort des sentiers battus du genre, malgré une fin légèrement décevante car elle remet en cause LE moment clef du film. Peut-être sous la pression des studios... ou pas.
Malgré un ventre mou au troisième quart du film, le scénario vient nous rattraper d'une manière totalement innatendue pour relancer l'action, avec une Anne Hathaway irréprochable de justesse et de crédibilité tout le long du film. Un très bon divertissement qui sort des sentiers battus du genre, malgré une fin légèrement décevante car elle remet en cause LE moment clef du film. Peut-être sous la pression des studios... ou pas.
spoiler:
Chouette, film j’adore ce genre de fille un peu surnaturel, qui font un peu fin du monde. Le scénario est bien trouvé, ça change un peu de l’ambiance de d’habitude. Bon, par contre je trouve un peu dommage que ce soit Happy End encore, c’est bien les Américains ça…
On ne peut s'empêcher en regardant "La fin d'Oak Street" de penser à la référence utime du genre "Jurassic Park"(1993). Lorsque l'on voit cette horde de dinosaures perturber la quiétude des habitants d'une zone résidentielle, le raccourci est tout trouvé. Seulement, par rapport au film de Spielberg et malgré un casting réunissant Anne Hathaway et Ewan McGregor, on assiste à une série B vintage, plus qu'à un survival terrifiant. Ce n'est pas déplaisant pour autant, mais la deuxième partie souffre de rebondissements farfelus. Bref, une sorte de blockbuster typiquement américain où la famille et le courage sont mis en avant. Bof...
Petit divertissement sans ambition et qui atteint son but.
Les Jurassic park et world sont usés jusqu'à la trame, alors que pouvait proposer ce nouveau scénario ? Un quartier infesté de grosses bébettes mais dont il est impossible de sortir. Doublement malin : d'abord par l'idée du huis-clos urbain sans échappatoire, mais aussi par ces familles de banlieue pavillonnaire qui facilite l'identification.
Malheureusement, l'intrigue ne suit pas. Pas assez loin dans la peur, pas assez loin dans l'humour. C'est dommage car il y avait là de bonnes idées.
Divertissant sans être génial.
Les Jurassic park et world sont usés jusqu'à la trame, alors que pouvait proposer ce nouveau scénario ? Un quartier infesté de grosses bébettes mais dont il est impossible de sortir. Doublement malin : d'abord par l'idée du huis-clos urbain sans échappatoire, mais aussi par ces familles de banlieue pavillonnaire qui facilite l'identification.
Malheureusement, l'intrigue ne suit pas. Pas assez loin dans la peur, pas assez loin dans l'humour. C'est dommage car il y avait là de bonnes idées.
Divertissant sans être génial.
5 pour tout d'abord contrer tous ces rabats joie, le film est clairement un super film avec des dino, c'est bien sanglant avec clairement une touche Spielberg année 80 qui fait vraiment plaisir. Tout ce beau monde suit une mise en scène sans temps mort avec un climax pour moi inattendu et super fun. On découvre le quotidien de la vie des dinosaures dans ce quartier pris au piège du jurassic né d'une faille temporelle, sans censure sur des détails parfois cocasses. Le jeu des acteurs parfois surjoué volontairement pour mieux apprécier le second degrés dramatique. Ce type de spectacle bien foutu et correctement réalisé est suffisamment rare, et mérite encore d'être vu en salle, en cette fin de saison estival. BRAVO
Nanard de compétition internationale mais assumé !!
Le scénario est bidon et les protagonistes c** comme des pelles ! Les dinos sont accepatbles mais pas avec les moyens de 2026 , l'image est bidon et les explications finales ...lamentables ! On dirait un film pour ado SciFy tout droit sorti des années 90 !
On hésite entre le film pour ado , le film d'épouvante , la critique de la famille des années 80 et au final tout s'embourbe...
Car Mitchell nous prends en + pour des jambons : spoiler: Si le père n'a pas voyagé, alors il n'a pas pu sauver sa famille dans l'autre époque, donc cette dernière qui a sauté n'a pas pu revenir le prévenir ...Et oui !
Mais le pire c'est ...que ça se regarde jusqu'au bout (et sans déplaisir) tellement c'est ringard mais amusant au 12 ème degrés !!
Le scénario est bidon et les protagonistes c** comme des pelles ! Les dinos sont accepatbles mais pas avec les moyens de 2026 , l'image est bidon et les explications finales ...lamentables ! On dirait un film pour ado SciFy tout droit sorti des années 90 !
On hésite entre le film pour ado , le film d'épouvante , la critique de la famille des années 80 et au final tout s'embourbe...
Car Mitchell nous prends en + pour des jambons : spoiler: Si le père n'a pas voyagé, alors il n'a pas pu sauver sa famille dans l'autre époque, donc cette dernière qui a sauté n'a pas pu revenir le prévenir ...Et oui !
Mais le pire c'est ...que ça se regarde jusqu'au bout (et sans déplaisir) tellement c'est ringard mais amusant au 12 ème degrés !!
Le dernier des blockbusters estivaux 2026 est peut-être également le plus attachant ! David Robert Mitchell change radicalement de registre – après deux films indépendants très remarqués – pour satisfaire nos rêves d’adolescents. Film-concept par excellence, La fin d’Oak Street voit les dinosaures envahir un quartier résidentiel américain des années 80. En somme, il nous offre ce que la saga Jurassic Park – puis Jurassic World – ne nous avait jamais vraiment donné. Et la promesse est tenue du début à la fin. Certes, le résultat balance entre la série B de luxe hargneuse et le film plus consensuel à gros moyens, mais c’est rythmé, bien mis en scène et généreux. Et la dernière ligne droite ose quelques singularités plutôt étonnantes et jubilatoires voire tordues. On est dans la tonalité des divertissements estivaux d’antan, style Amblin. C’est assumé et parfaitement raccord avec une bonne soirée de détente en famille !
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné:
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La Fin d’Oak Street prolonge le goût de David Robert Mitchell pour les récits où l’inquiétude naît moins de ce qui est montré que de l’impossibilité de comprendre ce qui se déroule. Le réalisateur transforme cette fois un paisible quartier résidentiel en territoire inconnu, utilisant un phénomène cosmique comme point de départ d’un thriller fantastique où la cellule familiale devient le dernier repère face à l’inexplicable.
Tout commence par une rupture brutale avec la normalité. À la suite d’un mystérieux événement cosmique, Oak Street et ses habitants se retrouvent transportés dans un environnement dont ils ignorent tout. Les maisons sont toujours là, les objets familiers également, mais le monde qui les entourait semble avoir disparu. Pour la famille Platt, l’incompréhension laisse rapidement place à une nécessité beaucoup plus immédiate : comprendre les règles de ce nouvel espace et survivre.
Le scénario écrit par David Robert Mitchell exploite intelligemment cette perte de repères. Plutôt que de multiplier immédiatement les explications scientifiques, le film privilégie le point de vue de personnages incapables de déterminer où ils se trouvent, pourquoi ils ont été déplacés et surtout ce qui existe désormais au-delà de leur rue.
Cette incertitude constitue le principal moteur du suspense. Chaque exploration peut révéler une nouvelle menace tandis que l’environnement quotidien devient progressivement étranger. Mitchell retrouve ainsi ce qu’il maîtrise particulièrement bien : installer le malaise dans des espaces apparemment ordinaires et laisser l’imagination du spectateur travailler avant de dévoiler la véritable nature du danger.
Anne Hathaway apporte une intensité émotionnelle importante au récit. Face à elle, Ewan McGregor incarne efficacement cette volonté de préserver une forme de rationalité alors que les certitudes disparaissent les unes après les autres. Maisy Stella complète cette dynamique familiale et permet au film de ne jamais perdre de vue les conséquences humaines de son dispositif fantastique.
La réussite du film tient également à son atmosphère. L'espace résidentiel, symbole habituel de sécurité, devient une frontière. Une rue, quelques maisons et des jardins suffisent à provoquer une véritable sensation d'enfermement. La mise en scène joue sur les perspectives, les silences et la présence inquiétante de cet ailleurs pour créer une étrangeté presque permanente.
Derrière son concept de science-fiction se dessine progressivement une réflexion plus intime. Lorsque tous les repères extérieurs disparaissent, que reste-t-il d'une famille ? Les rancœurs et les non-dits ne s'effacent pas simplement parce qu'une catastrophe survient. Au contraire, l'isolement les exacerbe, faisant de la nécessité de « rester unis » bien davantage qu'une formule de film de survie.
Le récit se montre parfois volontairement opaque et cette manière de retarder les réponses pourra dérouter. Mais La Fin d’Oak Street gagne précisément à ne pas tout expliquer immédiatement.
Étrange, inquiétant et visuellement maîtrisé, La Fin d’Oak Street transforme une catastrophe cosmique en expérience profondément intime. David Robert Mitchell signe un thriller de science-fiction où l'inconnu compte autant que les fractures familiales, porté par une atmosphère fascinante et un solide trio formé par Anne Hathaway, Ewan McGregor et Maisy Stella.
Tout commence par une rupture brutale avec la normalité. À la suite d’un mystérieux événement cosmique, Oak Street et ses habitants se retrouvent transportés dans un environnement dont ils ignorent tout. Les maisons sont toujours là, les objets familiers également, mais le monde qui les entourait semble avoir disparu. Pour la famille Platt, l’incompréhension laisse rapidement place à une nécessité beaucoup plus immédiate : comprendre les règles de ce nouvel espace et survivre.
Le scénario écrit par David Robert Mitchell exploite intelligemment cette perte de repères. Plutôt que de multiplier immédiatement les explications scientifiques, le film privilégie le point de vue de personnages incapables de déterminer où ils se trouvent, pourquoi ils ont été déplacés et surtout ce qui existe désormais au-delà de leur rue.
Cette incertitude constitue le principal moteur du suspense. Chaque exploration peut révéler une nouvelle menace tandis que l’environnement quotidien devient progressivement étranger. Mitchell retrouve ainsi ce qu’il maîtrise particulièrement bien : installer le malaise dans des espaces apparemment ordinaires et laisser l’imagination du spectateur travailler avant de dévoiler la véritable nature du danger.
Anne Hathaway apporte une intensité émotionnelle importante au récit. Face à elle, Ewan McGregor incarne efficacement cette volonté de préserver une forme de rationalité alors que les certitudes disparaissent les unes après les autres. Maisy Stella complète cette dynamique familiale et permet au film de ne jamais perdre de vue les conséquences humaines de son dispositif fantastique.
La réussite du film tient également à son atmosphère. L'espace résidentiel, symbole habituel de sécurité, devient une frontière. Une rue, quelques maisons et des jardins suffisent à provoquer une véritable sensation d'enfermement. La mise en scène joue sur les perspectives, les silences et la présence inquiétante de cet ailleurs pour créer une étrangeté presque permanente.
Derrière son concept de science-fiction se dessine progressivement une réflexion plus intime. Lorsque tous les repères extérieurs disparaissent, que reste-t-il d'une famille ? Les rancœurs et les non-dits ne s'effacent pas simplement parce qu'une catastrophe survient. Au contraire, l'isolement les exacerbe, faisant de la nécessité de « rester unis » bien davantage qu'une formule de film de survie.
Le récit se montre parfois volontairement opaque et cette manière de retarder les réponses pourra dérouter. Mais La Fin d’Oak Street gagne précisément à ne pas tout expliquer immédiatement.
Étrange, inquiétant et visuellement maîtrisé, La Fin d’Oak Street transforme une catastrophe cosmique en expérience profondément intime. David Robert Mitchell signe un thriller de science-fiction où l'inconnu compte autant que les fractures familiales, porté par une atmosphère fascinante et un solide trio formé par Anne Hathaway, Ewan McGregor et Maisy Stella.
Voilà un bon petite film de science fiction qui ne paye pas de mine mais qui arrive à vous tenir en haleine sur la durée. Bon on doit se faire les 45 mn sur la situation de la famille que l'on suit mais une fois devant les dinos, là c'est un stress quasi constant. Le film est très bien rythmé et même si parfois il abuse sur certaines situations mais bon cela fait le taf. Le casting Hataway (comment elle fait pour rester ainsi depuis le temps!!!!)/Mc Gregor (content de le revoir sur grand écran il faut reconnaître) est simple mais efficace. Bref un film divertissant avec une fin qui laisse réfléchir sur la situation des familles concernées...
NOTE : 7/10 ( idem pour le grand et pour le petit)
NOTE : 7/10 ( idem pour le grand et pour le petit)
Un film qui rend un hommage très appuyé à l'âge d'or du cinéma de Steven Spielberg. Néanmoins, malgré la performance d'Anne Hathaway, le film n'est pas extraordinaire. Le scénario n'est guère inventif et la bande originale s'avère démodée et trop envahissante. Aussi divertissant qu'oubliable.
Voici de retour David Robert Mitchell (It Follows, Under the Silver Lake) avec un budget qui pèse huit fois la somme de ses trois premiers films, une production Bad Robot (créé par J. J. Abrams), un logo Warner, 99 minutes, une classification PG-13 et le créneau de la mi-août, celui qu'on réserve aux titres dont personne n'attend qu'ils tiennent l'affiche jusqu'à la rentrée. La fin d'Oak Street nous largue en 1982 dans une famille du Michigan, les Platt : Greg (Ewan McGregor) livre des pizzas depuis qu'il a perdu son emploi, Denise (Anne Hathaway) tape au sous-sol un roman où une mère abandonne les siens, les deux adolescents (Maisy Stella, Christian Convery) devinent le divorce et s'occupent d'autre chose. Une nuit, des éclairs blancs jaillissent et le lotissement entier se retrouve à l'ère du jurassique, réduit à un disque de banlieue de deux kilomètres préservé intact, entouré de rien. Mitchell part du fantasme pavillonnaire — ce monde réduit à « ma » rue — et y ajoute des théropodes emplumés, le score de Giacchino et les influences évidentes de ses aînés.
Le film s'ouvre sur une fête de quartier où la satire des rapports sociaux se lit au premier coup d'œil. Dès la première bobine, le spectateur reçoit donc sa critique de la banlieue — dont le film passera l'heure et demie suivante à consommer l'iconographie sans plus jamais l'interroger. De plus, aucun carton ne date la scène, et le procédé fabrique un passé sans événement. C'est dommage : 1982 est l'année où le chômage américain franchit la barre des dix pour cent, où des hommes de l'âge de Greg perdent en série les emplois qui payaient ces pavillons. Privé de sa date, le licenciement n'est plus qu'une malchance domestique, la honte de Greg reste une affaire conjugale, et le lotissement peut être filmé comme un objet posé sur le sol du Michigan par une force aussi impersonnelle que celle qui y déposera plus tard les stégosaures. Ces scènes d'exposition n'attachent donc à personne : on y regarde un décor, pas des habitants.
Les deux secrets censés porter le drame — le manuscrit de Denise, les livraisons de Greg — n'arrangent rien. Ce qui rend le gâchis mesurable, c'est que l'écriture des positions conjugales, elle, est juste. Un homme qui refuse d'admettre l'effondrement, une femme condamnée à ouvrir chaque conflit parce que personne ne l'ouvrira pour elle : la dynamique est notée avec exactitude. La catastrophe tombe à la minute précise où le départ de Denise devient pensable.
Vient l'utilisation du split diopter, geste le plus ostensiblement signé du film. Deux plans nets à la fois, aucun arbitrage de la focale : la profondeur cesse d'être un espace pour devenir une machine à fabriquer la menace en silence. Un fragment de bête entre au fond du cadre — une patte, une crête, une masse qui traverse une haie — aussi net que les visages du premier plan et absolument muet, tandis que la famille continue de parler ou avancer sans rien voir. L'écart place le spectateur au-dessus de la table familiale, seul à disposer de l'information qui compte — et c'est là que le film fonctionne le mieux.
Le soin apporté à la menace, aux créatures relève de la même opération. Les théropodes sont emplumés, plus proches de la paléontologie contemporaine que ceux de la franchise à laquelle le film fait ouvertement du pied — et la fabrication est superbe : les bêtes ont un poids, un souffle, une manière de déplacer l'air. Pour l'anecdote, la faune assemblée est chronologiquement impossible mais on ne s'en offusque pas, et c'est le calcul. Les plumes sont un signe, visible en un plan, qui atteste du sérieux ; la cohérence des ères, elle, se vérifie hors de la salle et ne se paie donc pas.
La cartographie de ce disque est d'une lisibilité que peu de blockbusters contemporains savent encore produire, et elle est la condition du suspense : on sait (plus ou moins) à chaque instant quelle rue mène où, quel garage jouxte quelle haie, où se trouve chaque Platt. Mais le lotissement est parfait comme plateau de jeu et vide comme lieu habité. Si bien que la disparition de ceux qui y meurent s'enregistre sans douleur : on ne perd pas des voisins, on retire des pièces d'un damier.
Le premier mort est écrit en blague, et cette blague fixe pour tout le reste du métrage le tarif des affects : hors du cercle familial, mourir est une affaire de timing comique. La règle du slasher, appliquée à un blockbuster tout public, avec la classe sociale de victimes que cela suppose et le soin de ne jamais laisser un visage s'attarder assez pour compliquer le gag. Le placement du rire (l'inefficacité des armes, le coup de batte dans la gueule, la séquence de barricadage au rythme de cris hors champ) est irréprochable.
Les voisins, dès lors, n'existent qu'en cris. C'est le seul reproche que le film fabrique lui-même : un hors-champ réussi ouvre un espace que le spectateur peuple, celui-ci en ouvre un qu'il refuse ensuite de nourrir. On sort avec l'envie de connaître l'histoire de chacun des corps qui jonchent l'asphalte. Les rares personnages secondaires que le film prend la peine de caractériser — le voisin odieux, la bibliothécaire douce — sont des fonctions prélevées sur le stock des années quatre-vingt. On pourrait plaider que leur minceur sert le propos, puisqu'il s'agit de dire l'illusion de la communauté ; mais une thèse sans épaisseur ne vient rien (contre)dire. Le flirt entre Audrey et la voisine en fait les frais : esquissé puis abandonné, il reste une décoration là où une caractérisation aurait coûté trois plans. Le quota de tendresse est intégralement placé sur le chien (on veut son POV), seul être du lotissement qui n'adresse à la famille aucune demande sociale : l'aimer ne coûte rien, aimer les voisins obligerait à déclouer les planches pour les aider.
L'incapacité à conclure vire à l'épidémie dans le cinéma américain contemporain, et le film y apporte sa contribution avec un aplomb qui force presque le respect. Ce globule lumineux qui clignote périodiquement dans le ciel, et par lequel on pourrait rentrer, achève la bêtise. Tout est expliqué. L'explication est absurde. Et le film, plutôt que d'assumer l'absurdité ou d'y apporter un regard, la sert en trait d'esprit. Mitchell a installé un régime où mourir est un gag de timing, et le dénouement n'en applique le tarif à aucun des siens. Disponible pour une suite, disponible pour tous les publics, disponible pour n'importe quel usage sauf celui-là : faire payer à cette famille les 99 minutes qu'elle vient de passer à clouer des planches sur les cris de ses voisins.
Le film s'ouvre sur une fête de quartier où la satire des rapports sociaux se lit au premier coup d'œil. Dès la première bobine, le spectateur reçoit donc sa critique de la banlieue — dont le film passera l'heure et demie suivante à consommer l'iconographie sans plus jamais l'interroger. De plus, aucun carton ne date la scène, et le procédé fabrique un passé sans événement. C'est dommage : 1982 est l'année où le chômage américain franchit la barre des dix pour cent, où des hommes de l'âge de Greg perdent en série les emplois qui payaient ces pavillons. Privé de sa date, le licenciement n'est plus qu'une malchance domestique, la honte de Greg reste une affaire conjugale, et le lotissement peut être filmé comme un objet posé sur le sol du Michigan par une force aussi impersonnelle que celle qui y déposera plus tard les stégosaures. Ces scènes d'exposition n'attachent donc à personne : on y regarde un décor, pas des habitants.
Les deux secrets censés porter le drame — le manuscrit de Denise, les livraisons de Greg — n'arrangent rien. Ce qui rend le gâchis mesurable, c'est que l'écriture des positions conjugales, elle, est juste. Un homme qui refuse d'admettre l'effondrement, une femme condamnée à ouvrir chaque conflit parce que personne ne l'ouvrira pour elle : la dynamique est notée avec exactitude. La catastrophe tombe à la minute précise où le départ de Denise devient pensable.
Vient l'utilisation du split diopter, geste le plus ostensiblement signé du film. Deux plans nets à la fois, aucun arbitrage de la focale : la profondeur cesse d'être un espace pour devenir une machine à fabriquer la menace en silence. Un fragment de bête entre au fond du cadre — une patte, une crête, une masse qui traverse une haie — aussi net que les visages du premier plan et absolument muet, tandis que la famille continue de parler ou avancer sans rien voir. L'écart place le spectateur au-dessus de la table familiale, seul à disposer de l'information qui compte — et c'est là que le film fonctionne le mieux.
Le soin apporté à la menace, aux créatures relève de la même opération. Les théropodes sont emplumés, plus proches de la paléontologie contemporaine que ceux de la franchise à laquelle le film fait ouvertement du pied — et la fabrication est superbe : les bêtes ont un poids, un souffle, une manière de déplacer l'air. Pour l'anecdote, la faune assemblée est chronologiquement impossible mais on ne s'en offusque pas, et c'est le calcul. Les plumes sont un signe, visible en un plan, qui atteste du sérieux ; la cohérence des ères, elle, se vérifie hors de la salle et ne se paie donc pas.
La cartographie de ce disque est d'une lisibilité que peu de blockbusters contemporains savent encore produire, et elle est la condition du suspense : on sait (plus ou moins) à chaque instant quelle rue mène où, quel garage jouxte quelle haie, où se trouve chaque Platt. Mais le lotissement est parfait comme plateau de jeu et vide comme lieu habité. Si bien que la disparition de ceux qui y meurent s'enregistre sans douleur : on ne perd pas des voisins, on retire des pièces d'un damier.
Le premier mort est écrit en blague, et cette blague fixe pour tout le reste du métrage le tarif des affects : hors du cercle familial, mourir est une affaire de timing comique. La règle du slasher, appliquée à un blockbuster tout public, avec la classe sociale de victimes que cela suppose et le soin de ne jamais laisser un visage s'attarder assez pour compliquer le gag. Le placement du rire (l'inefficacité des armes, le coup de batte dans la gueule, la séquence de barricadage au rythme de cris hors champ) est irréprochable.
Les voisins, dès lors, n'existent qu'en cris. C'est le seul reproche que le film fabrique lui-même : un hors-champ réussi ouvre un espace que le spectateur peuple, celui-ci en ouvre un qu'il refuse ensuite de nourrir. On sort avec l'envie de connaître l'histoire de chacun des corps qui jonchent l'asphalte. Les rares personnages secondaires que le film prend la peine de caractériser — le voisin odieux, la bibliothécaire douce — sont des fonctions prélevées sur le stock des années quatre-vingt. On pourrait plaider que leur minceur sert le propos, puisqu'il s'agit de dire l'illusion de la communauté ; mais une thèse sans épaisseur ne vient rien (contre)dire. Le flirt entre Audrey et la voisine en fait les frais : esquissé puis abandonné, il reste une décoration là où une caractérisation aurait coûté trois plans. Le quota de tendresse est intégralement placé sur le chien (on veut son POV), seul être du lotissement qui n'adresse à la famille aucune demande sociale : l'aimer ne coûte rien, aimer les voisins obligerait à déclouer les planches pour les aider.
L'incapacité à conclure vire à l'épidémie dans le cinéma américain contemporain, et le film y apporte sa contribution avec un aplomb qui force presque le respect. Ce globule lumineux qui clignote périodiquement dans le ciel, et par lequel on pourrait rentrer, achève la bêtise. Tout est expliqué. L'explication est absurde. Et le film, plutôt que d'assumer l'absurdité ou d'y apporter un regard, la sert en trait d'esprit. Mitchell a installé un régime où mourir est un gag de timing, et le dénouement n'en applique le tarif à aucun des siens. Disponible pour une suite, disponible pour tous les publics, disponible pour n'importe quel usage sauf celui-là : faire payer à cette famille les 99 minutes qu'elle vient de passer à clouer des planches sur les cris de ses voisins.
Quelle bonne surprise que cette histoire d'un quartier projeté au beau milieu de l'ère jurassique et de cette famille qui tente de survivre aux grosses bébétes qui après tout ne cherchent qu'à varier leur menu...
C'est rondement mené, très bien fait, certes complètement farfelu mais on adore, et cruel à souhait. Et j'y ai vu en filigrane une belle critique de la société individualiste américaine où si on vit en assez bonne relation avec son voisin par temps calme, on le laisse se faire dévorer sans défaillir dès que les choses se gâtent !
Franchement réussi !
C'est rondement mené, très bien fait, certes complètement farfelu mais on adore, et cruel à souhait. Et j'y ai vu en filigrane une belle critique de la société individualiste américaine où si on vit en assez bonne relation avec son voisin par temps calme, on le laisse se faire dévorer sans défaillir dès que les choses se gâtent !
Franchement réussi !
Malgré les moyens déployés, cela ressemble à un téléfilm d'une chaine tv de second ordre. Les acteurs ne sont pas très bons, le début se traîne, le scénario comporte de vraies lacunes. Pour résumer 2 étoiles c'est déjà bien. Sinon il y a une scène que la série des Jurassic Parc ne nous a jamais montré et c'est le meilleur moment...
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