Yellow Letters
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jmjbest2
jmjbest2

41 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Tout est dit ici en considérant les autres commentaires en 4**** () ce réalisateur a beaucoup de talent mais si je me donne la peine d’écrire ici c’est pour déclarer ma flamme, virtuelle bien sûr, à cette actrice belle et talentueuse : « Derya »
…….
Peter Franckson
Peter Franckson

80 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Le film traite deux sujets à la fois, certes interdépendants mais dont l’association en augmente la durée (2h08 mn) et en affaiblit la force. La description concernant un régime autoritaire (celui de la République turque, présidée depuis 2014 par Recep Tayyip Erdoğan) qui licencie (par courriers jaunes, d’où le titre) les intellectuels opposants (professeurs d’universités et artistes engagés) pour de faux prétextes, ainsi que le traitement des plaintes des personnes licenciées, par la justice, qui obéit au pouvoir, est la plus intéressante et aurait dû être plus dominante. Le fait que l’histoire, dialoguée en turc, soit tournée en Allemagne (Berlin pour Ankara et Hambourg pour Istanbul) montre bien l’universalité de la situation, se déroulant, aussi, aux Etats-Unis sous la 2e présidence de Donald Trump. Cette situation politique a bien sûr des conséquences pratiques sur les personnes licenciées : spoiler: arrêt temporaire du crédit pour le logement, hébergement d’Aziz (51 ans), professeur de lettres et écrivain de pièces de théâtre, de sa femme, Derya, comédienne, et de leur fille, Ezgi, chez la mère d’Aziz à Istanbul, changement de métier (Aziz devient chauffeur de taxi dans la ville de son enfance), risque de 4 ans de prison pour Aziz
. La partie où le couple se déchire au sujet de l’adéquation entre son idéal et sa mise en pratique, ainsi que la gestion de la fille, adolescente classique, rebelle, butée et amoureuse, manque d’originalité [cf. les adaptations du livre « Le dîner » (2009) d’Herman Koch : « Nos enfants » d’Ivano de Matteo (2014) et « A normal family » » (2023) de Hur Jin-ho, beaucoup plus fortes]. On peut y voir aussi une critique de certains intellectuels, égocentriques et croyant changer le monde par leur œuvre. Étonnant que le film ait obtenu l’Ours d’or à la 76e Berlinale, présidée par Wim Wenders. Le film n’est pas vraiment un brûlot anti-Erdoğan et il évoque un autre film, mollasson vis-à-vis de l’Iran, mais récompensé par une palme d’Or au festival de Cannes, « Un simple accident » (2025) de Jafar Panahi. Y avait-il un film meilleur en compétition à Berlin ?
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 590 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2026
Ai vu « Yellow letters » du réalisateur allemand Ilker Catak qui a été primé de l’Ours d’Or lors du dernier festival de Berlin. J’avais beaucoup aimé son film précédent « La salle des profs » et ce cinéaste a un vrai talent pour mettre en scène les tensions psychologiques. Un sens du timing dans les dialogues, dans le montage fait qu’il sait doser avec une grande efficacité l’électricité ambiante, les pressions intellectuelles, les malaises pernicieux, les tensions impalpables… Aziz (Tansu Biçer) est prof à la faculté et dramaturge et sa femme Derya (Özgü Namal) est actrice au théâtre National d’Ankara. Suite à leurs positions critiques contre le gouvernement d’Erdogan sur les réseaux sociaux, ils reçoivent du jour au lendemain la redoutée « lettre jaune » signifiant leur révocation. Pour subvenir à leurs besoins et à l’éducation de leur fille adolescente Ezgi (Leyla Smyrna Cabas) ils déménagent pour s’installer chez la mère d’Aziz, à Istanbul. Le déclassement social est une épreuve pour les deux d’artistes qui sont exposés à la compromission pour éventuellement retrouver du travail ce qui va mettre en péril l’équilibre du couple. Originalité du film, dans le générique est annoncé que Berlin joue le rôle d’Ankara et qu’Istanbul sera interprétée par Hambourg. Si l'on reconnait les deux villes allemandes, cela ne nuit pas à l’atmosphère et à la compréhension. L’on perçoit bien le message politique puissant de prévention et d’alerte qui nous est proposé en tournant dans une capitale européenne. Un film de mise en scène et de mise en abime puisque les extraits des pièces de théâtre qui sont répétées font références à la condition des opposants au régime. Courber l’échine est impensable pour ces deux artistes reconnus et c’est tout ce dilemme qui est très bien décrit par Ilker Catak dans une mécanique implacable. Un film politique qui bien évidemment n’a pas pu être tourné en Turquie mais qui prévient aussi les autres pays d’Europe de ce qui peut arriver très vite au monde de la culture sous un régime autoritaire. Car le vrai sujet est le bâillonnement, la censure et l’auto-censure, le retrait du droit d’expression qui se dilue tout d’abord dans le monde de la culture avant d’infuser dans toute la société. Un film fort mais qui se perd parfois dans le conflit de génération, les scène entre Ezgi et ses parents sont trop longues, redondantes et pas toujours très justes. Un film urgent et une mise en garde glaçante.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2026
Film édifiant (une fois de plus) sur la puissance du pouvoir autoritaire d'un pays impliquant la vie d'une famille. L'interprétation est dynamique et on n'a pas le temps de souffler. Un excellent moment
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Très intéressant
Film original , très bien joué, très bien écrit
Cette approche de la vie d’un couple d’intellectuels et sa fille ado sous un régime autoritaire est très pertinente . Le réalisateur aborde à nouveau l’enseignement, universitaire, dans ce film .
Transposer la censure dans notre monde moderne m’a paru très passionnant, avec la BO en turc, des tournages en Allemagne au lieu de la Turquie et mentionnés tels quels, quelle bonne idée nouvelle, l’utilisation des téléphones portables incontournables dans notre société moderne
À découvrir
deny67
deny67

1 abonné 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2026
Yellow Letters est un film très intéressant, à la fois par sa description du système politique turc et par la façon dont il en montre les répercussions sur la vie de couple des deux personnages principaux. Entre enjeux géopolitiques et intimité, il parvient à relier les deux avec justesse et tension.
lucile75
lucile75

15 abonnés 112 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2026
Un film tellement ennuyeux ! La première heure est interminable. Le film aurait pu tenir en 1h15 tellement il est vide.
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 120 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2026
Première déception lorsque j'ai découvert que le film censé se dérouler en Turquie était tourné à Berlin. Pour le dépaysement, c'était raté... Ensuite, tout m'a rappelé les films allemands soporifiques des années 70 : dénonciation de l'Etat policier, des interdictions d'exercer pour les intellectuels et artistes "engagés". Mêmes personnages, mêmes visages de "martyrs portant sur leurs épaules le poids du monde". Ennuyeux au possible. Le film "Lolita à Téhéran" était plus convaincant.
Sabine P
Sabine P

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2026
Un excellent film avec de très bons acteurs.
La tension dramatique monte au fur et à mesure du film et la réaction de chaque protagoniste face au danger et à la persécution est intéressante.
Les femmes sont fortes et très affirmées, elles n'ont rien à nous envier.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2026
"«Arbitraire turc»
Film turc tourné en Allemagne compte-tenu de la dénonciation du régime autoritaire d’Ankara qui met sous pression un couple metteur en scène-actrice qui ne veulent pas se plier au diktat des autorités. Ils en payent le prix, ainsi que leur fille ado qui doit s’adapter aux changements de lieu de résidences de ses parents et de la restriction de leurs moyens.
Bien que trop long de 30 mn sur 2h08 à mon sens, ce film est courageux et nous questionne sur l’engagement versus la soumission à la (ré)pression.
Ours d’Or à Berlin"
Pierrefeu
Pierrefeu

23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2026
Film lent dans lequel il ne se passe pas grand chose et qui tourne en rond de façon manichéenne.
On s'y ennuie
Heureusement sauvé par de superbes acteurs mais on regrette de ne pas avoir passé l'après midi au soleil
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
le couple face à la monstruosité et a l'arbitraire d'un régime autoritaire. magistralement interprété
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

13 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Un film politique! Quand la culture et le savoir sont attaqués de façon insidieuse par le pouvoir en place. Résister, contester? Pas le même degré de nuisance; les conséquences personnelles et pratiques. C'est simple, limpide et d'une grande puissance sans être dans un manichéisme béat ou une naïveté confondante
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Après La Salle des Profs, Ilker Çatak revient avec Yellow Letters, Ours d’Or à la Berlinale. À travers l’histoire d’une comédienne de renom et de son mari, universitaire et metteur en scène, soudainement censurés et mis au ban pour leurs positions politiques, le film évoque les purges menées en Turquie sous le régime d’Erdogan et dépeint la lente évolution d’une démocratie qui vire à l’autoritarisme.

L’un des intérêts du film est de prendre le point de vue de personnages privilégiés, installés, des artistes engagés mais pas militants, qui pensaient pouvoir continuer à vivre confortablement jusqu’au jour où le régime leur retire tout. Le moteur du récit est ce basculement dans la précarité et leurs réactions divergentes face à cette situation. Le couple se fissure, tiraillé entre engagement, peur, renoncements et compromissions. Leurs positions évoluent, se contredisent, révélant comment la précarité peut fragiliser l’engagement politique. Le propos est d’une densité remarquable et sublimé par les performances brillantes d’Özgü Namal et Tansu Biçer.

Enfin, le choix affiché de faire de l’Allemagne le décor de cette Turquie autoritaire est très malin. Permettant subtilement de souligner l’impossibilité de tourner un tel film dans la Turquie actuelle mais aussi d’universaliser le propos et d’établir un parallèle avec nos démocraties occidentales qui voient ces mêmes mécaniques se mettre en place. C’est donc aussi un avertissement pour un Occident confronté à la montée de l’extrême-droite qui charrie cette inversion des valeurs et des accusations, mais aussi de la guerre permanente qu’elle mène contre l’art et la culture, ennemis universels des dictatures, et plus largement de la menace qu’elle fait peser sur la liberté d’expression. Un film désespérément juste et flippant.
Nihal Altun
Nihal Altun

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2026
Sublime et saisissant d’emotions. Jeux des acteurs fabuleux. Tellement d'actualité ! Ûn sujet politique qui traverse la sphère conjugale, familiale, parentale et professionnelle.
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