Yellow Letters
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frederic T.
frederic T.

31 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2026
Ilker Çatak signe un mélodrame puissant, disséquant les mécanismes insidieux de la dictature, qu’il dénonce par l’épuisement, les compromissions, les renoncements, comme un poison qui peu à peu se diffuse jusque dans les sphères les plus intimes. On pense forcément à "Les graines du figuier sauvage" de Mohamad Rasoulof. Cependant par son propos Yellow Letters a une portée plus universelle, qui ne se limite pas au simple contexte actuel de la Turquie. Ilker Çatak réinterroge autant l’engagement artistique que la solidité d’un couple face à l’oppression politique.
Pour ce propos très militant, il ne renonce pas pour autant à une élégante mise en scène, portée par deux magnifiques interprètes. Et puis ce malin artifice de cinéma qui consiste à faire de Berlin et Hambourg les villes "clones" d’Ankara et Istanbul, nous rappelle que si les systèmes despotiques sont aujourd’hui une réalité dans de nombreux pays, la menace est réelle pour nombre de démocraties qui en étaient jusqu’à présent préservées.
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

4 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
J au bien aimé même si j attendais mieux
Finalement l intrigué politique sert de prétexte et de décor à l évolution compliquée d une relation facile dans une atmosphère de boboisme.
Confronté à la vie plus difficile les convictions sont mises à l épreuve
Les 2 acteurs sont formidables
Les péripéties autour de l éducation de leur fille n amènent rien si ce n est qques minutes de trop et un élan de masculinisme mis à l epreuve par la personnalité de sa femme
irgendwer92
irgendwer92

14 abonnés 53 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2026
Quelle daube! mais quelle daube! c'est prétentieux, verbeux... ronron... superficiel... et même pas beau...
Le néant!
jmjbest2
jmjbest2

41 abonnés 105 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Tout est dit ici en considérant les autres commentaires en 4**** () ce réalisateur a beaucoup de talent mais si je me donne la peine d’écrire ici c’est pour déclarer ma flamme, virtuelle bien sûr, à cette actrice belle et talentueuse : « Derya »
…….
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Le film traite deux sujets à la fois, certes interdépendants mais dont l’association en augmente la durée (2h08 mn) et en affaiblit la force. La description concernant un régime autoritaire (celui de la République turque, présidée depuis 2014 par Recep Tayyip Erdoğan) qui licencie (par courriers jaunes, d’où le titre) les intellectuels opposants (professeurs d’universités et artistes engagés) pour de faux prétextes, ainsi que le traitement des plaintes des personnes licenciées, par la justice, qui obéit au pouvoir, est la plus intéressante et aurait dû être plus dominante. Le fait que l’histoire, dialoguée en turc, soit tournée en Allemagne (Berlin pour Ankara et Hambourg pour Istanbul) montre bien l’universalité de la situation, se déroulant, aussi, aux Etats-Unis sous la 2e présidence de Donald Trump. Cette situation politique a bien sûr des conséquences pratiques sur les personnes licenciées : spoiler: arrêt temporaire du crédit pour le logement, hébergement d’Aziz (51 ans), professeur de lettres et écrivain de pièces de théâtre, de sa femme, Derya, comédienne, et de leur fille, Ezgi, chez la mère d’Aziz à Istanbul, changement de métier (Aziz devient chauffeur de taxi dans la ville de son enfance), risque de 4 ans de prison pour Aziz
. La partie où le couple se déchire au sujet de l’adéquation entre son idéal et sa mise en pratique, ainsi que la gestion de la fille, adolescente classique, rebelle, butée et amoureuse, manque d’originalité [cf. les adaptations du livre « Le dîner » (2009) d’Herman Koch : « Nos enfants » d’Ivano de Matteo (2014) et « A normal family » » (2023) de Hur Jin-ho, beaucoup plus fortes]. On peut y voir aussi une critique de certains intellectuels, égocentriques et croyant changer le monde par leur œuvre. Étonnant que le film ait obtenu l’Ours d’or à la 76e Berlinale, présidée par Wim Wenders. Le film n’est pas vraiment un brûlot anti-Erdoğan et il évoque un autre film, mollasson vis-à-vis de l’Iran, mais récompensé par une palme d’Or au festival de Cannes, « Un simple accident » (2025) de Jafar Panahi. Y avait-il un film meilleur en compétition à Berlin ?
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 608 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2026
Ai vu « Yellow letters » du réalisateur allemand Ilker Catak qui a été primé de l’Ours d’Or lors du dernier festival de Berlin. J’avais beaucoup aimé son film précédent « La salle des profs » et ce cinéaste a un vrai talent pour mettre en scène les tensions psychologiques. Un sens du timing dans les dialogues, dans le montage fait qu’il sait doser avec une grande efficacité l’électricité ambiante, les pressions intellectuelles, les malaises pernicieux, les tensions impalpables… Aziz (Tansu Biçer) est prof à la faculté et dramaturge et sa femme Derya (Özgü Namal) est actrice au théâtre National d’Ankara. Suite à leurs positions critiques contre le gouvernement d’Erdogan sur les réseaux sociaux, ils reçoivent du jour au lendemain la redoutée « lettre jaune » signifiant leur révocation. Pour subvenir à leurs besoins et à l’éducation de leur fille adolescente Ezgi (Leyla Smyrna Cabas) ils déménagent pour s’installer chez la mère d’Aziz, à Istanbul. Le déclassement social est une épreuve pour les deux d’artistes qui sont exposés à la compromission pour éventuellement retrouver du travail ce qui va mettre en péril l’équilibre du couple. Originalité du film, dans le générique est annoncé que Berlin joue le rôle d’Ankara et qu’Istanbul sera interprétée par Hambourg. Si l'on reconnait les deux villes allemandes, cela ne nuit pas à l’atmosphère et à la compréhension. L’on perçoit bien le message politique puissant de prévention et d’alerte qui nous est proposé en tournant dans une capitale européenne. Un film de mise en scène et de mise en abime puisque les extraits des pièces de théâtre qui sont répétées font références à la condition des opposants au régime. Courber l’échine est impensable pour ces deux artistes reconnus et c’est tout ce dilemme qui est très bien décrit par Ilker Catak dans une mécanique implacable. Un film politique qui bien évidemment n’a pas pu être tourné en Turquie mais qui prévient aussi les autres pays d’Europe de ce qui peut arriver très vite au monde de la culture sous un régime autoritaire. Car le vrai sujet est le bâillonnement, la censure et l’auto-censure, le retrait du droit d’expression qui se dilue tout d’abord dans le monde de la culture avant d’infuser dans toute la société. Un film fort mais qui se perd parfois dans le conflit de génération, les scène entre Ezgi et ses parents sont trop longues, redondantes et pas toujours très justes. Un film urgent et une mise en garde glaçante.
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2026
Film édifiant (une fois de plus) sur la puissance du pouvoir autoritaire d'un pays impliquant la vie d'une famille. L'interprétation est dynamique et on n'a pas le temps de souffler. Un excellent moment
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Très intéressant
Film original , très bien joué, très bien écrit
Cette approche de la vie d’un couple d’intellectuels et sa fille ado sous un régime autoritaire est très pertinente . Le réalisateur aborde à nouveau l’enseignement, universitaire, dans ce film .
Transposer la censure dans notre monde moderne m’a paru très passionnant, avec la BO en turc, des tournages en Allemagne au lieu de la Turquie et mentionnés tels quels, quelle bonne idée nouvelle, l’utilisation des téléphones portables incontournables dans notre société moderne
À découvrir
deny67
deny67

1 abonné 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2026
Yellow Letters est un film très intéressant, à la fois par sa description du système politique turc et par la façon dont il en montre les répercussions sur la vie de couple des deux personnages principaux. Entre enjeux géopolitiques et intimité, il parvient à relier les deux avec justesse et tension.
lucile75
lucile75

15 abonnés 112 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2026
Un film tellement ennuyeux ! La première heure est interminable. Le film aurait pu tenir en 1h15 tellement il est vide.
ben desiles
ben desiles

57 abonnés 127 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 avril 2026
Première déception lorsque j'ai découvert que le film censé se dérouler en Turquie était tourné à Berlin. Pour le dépaysement, c'était raté... Ensuite, tout m'a rappelé les films allemands soporifiques des années 70 : dénonciation de l'Etat policier, des interdictions d'exercer pour les intellectuels et artistes "engagés". Mêmes personnages, mêmes visages de "martyrs portant sur leurs épaules le poids du monde". Ennuyeux au possible. Le film "Lolita à Téhéran" était plus convaincant.
Sabine P
Sabine P

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 avril 2026
Un excellent film avec de très bons acteurs.
La tension dramatique monte au fur et à mesure du film et la réaction de chaque protagoniste face au danger et à la persécution est intéressante.
Les femmes sont fortes et très affirmées, elles n'ont rien à nous envier.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

35 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2026
"«Arbitraire turc»
Film turc tourné en Allemagne compte-tenu de la dénonciation du régime autoritaire d’Ankara qui met sous pression un couple metteur en scène-actrice qui ne veulent pas se plier au diktat des autorités. Ils en payent le prix, ainsi que leur fille ado qui doit s’adapter aux changements de lieu de résidences de ses parents et de la restriction de leurs moyens.
Bien que trop long de 30 mn sur 2h08 à mon sens, ce film est courageux et nous questionne sur l’engagement versus la soumission à la (ré)pression.
Ours d’Or à Berlin"
Pierrefeu
Pierrefeu

23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2026
Film lent dans lequel il ne se passe pas grand chose et qui tourne en rond de façon manichéenne.
On s'y ennuie
Heureusement sauvé par de superbes acteurs mais on regrette de ne pas avoir passé l'après midi au soleil
SYLVIE B.
SYLVIE B.

32 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
le couple face à la monstruosité et a l'arbitraire d'un régime autoritaire. magistralement interprété
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