Yellow Letters
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2026
Ours d’Or à Berlin
Lui, prof à l’Université d’Ankara ; elle, comédienne au théâtre national ; tous deux reçoivent un jour une lettre jaune ; la lettre de révocation immédiate émise de manière arbitraire par le Régime autoritaire turc en place. Erdogan avait usé de ce même process pour faire taire tous les opposants potentiels ; Ilker Catak, le réalisateur allemand d’origine turc remarqué avec « La salle des profs », livre donc ici un pamphlet politique doublé d’un récit intime. Il met à jour les mécanismes insidieux de la dictature, qui viennent empoisonner la société, et les individus, jusque dans les sphères les plus intimes. Dans le couple, on voie de dessiner le dilemme entre eux provoquant des choix opposés ; entre courber l’échine et se révolter, chacun son chemin. L’autoritarisme fait qu’il devient un luxe d’user de sa pleine liberté d’expression, que la vie est faite de renoncement et de compromission ; çà fait froid dans le dos. Une des idées phare du film est de l’avoir délocalisé en Allemagne avec Berlin dans le rôle d’Ankara et Hambourg dans le rôle d’Istanbul. Pour nous occidentaux, c’est aussi l’occasion de prendre conscience que la poussée autoritaire est bien présente aussi chez nous et que ce qui est une critique du régime turc est aussi une dystopie politique à portée de fusil pour nos démocraties.
Après, mon regret dans ce film est qu’il ne sonde pas assez en profondeur les questionnements politiques et qu’il ramène trop souvent le propos à des considérations essentiellement individuelles et conjugales. Les dialogues et les situations sont aussi parfois bien trop explicatives et démonstratives.
Film militant fort utile mais pas indispensable
Ines Lev 00
Ines Lev 00

29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2026
un coup de coeur
un côté historique que j'aime tant et dont on en parle pas assez clairement
ce métier d'art ces pièces, ces sons, ces danses un vrai et pur plaisir pour les yeux et les oreilles pour une touche de dramatique, d'art et de beauté en plus
(allez le voir en vo c un petit conseil mes puces)
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2026
Film qui met en évidence les dérives de tout régime totalitaire et les compromissions qu’il engendre.
Fathy D
Fathy D

15 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2026
un film courageux, brillamment interprété par des acteurs talentueux, pour dénoncer les drames et les conséquences familiales d’un autoritarisme d’État.
c'est parallèlement une analyse intéressante sur l'engagement artistique.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2026
Malgré un sujet déjà souvent traité et un sentiment de déjà vu, j’ai apprécié ce film. Les acteurs sont tous très bons, le thème reste bien mené. La délocalisation n’est pas vraiment gênante dans la mesure où elle est annoncée. Même si
« Yellow letters » marquera probablement moins les esprits que « la vie des autres », il permet de se rappeler que encore aujourd’hui la liberté s’expression et de vivre n’est pas acquise.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2026
Un film politique fort. En Turquie, un professeur d’université et sa femme, célèbre comédienne au théâtre sont révoqués pour leurs engagements politiques. Comment résister politiquement, et aussi personnellement à une telle épreuve, c’est la question que soulève ce film. Au delà de la censure, le film dénonce la dictature, et le militantisme comme moyen de lutte, l’aspect de l’impact sur la vie privé est ici central. C’est brillant, intelligent et ce malgré quelques longueurs dans le récit.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2026
Ours d'Ors à Berlin, "Yellow Letters" m'a profondément ennuyé et laissé de marbre. On peut y suivre un couple d'intellectuels qui, à cause d'une prise de position du mari face à ses élèves durant une manifestation, va devoir quitter Istanbul avec femme et fille pour habiter chez sa mère. Même si les enjeux politiques sont énormes dans la Turquie d'aujourd'hui et que la liberté d'expression est remise en cause, ce film est pompeux, s'adressant à un public précis. Les répercussions sur la vie de couple et les tensions que cela peut créer s'avèrent les seuls intérêts de ces conversations interminables. Même si le message passe la plupart du temps, les dialogues relèvent souvent de "la branlette intellectuelle" (pardonnez le terme) de bobos prétentieux. Grosse déception.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2026
Compromis ou compromission

L’Ours d’Or de Berlin est arrivé sur nos écrans. Il est turc et signé par İlker Çatak. Mais ce cinéaste germano-turc n’est pas un inconnu depuis 2024 et son excellent La Salle des Profs. Cette fois, ses 128 minutes sont évidemment plus frontalement et politiquement engagées. Professeur à la faculté d’Ankara, Aziz reçoit la « lettre jaune » qui lui signifie arbitrairement sa révocation. Quand sa femme Derya, célèbre comédienne au théâtre national, la reçoit à son tour, c’est le coup de grâce pour le couple. L’un et l’autre, condamnés pour leurs idées, sont obligés de se réfugier à Istanbul chez la mère d’Aziz. Le compromis entre cette précarité nouvelle et leur engagement politique va mettre leur mariage à l’épreuve. Un dilemme d’une force inouïe irrigue ce drame politique de bout en bout. D’une rare intelligence. Du grand cinéma.
D’emblée, on est averti de la force subversive de ce film turc qui n’a pu être tourné en Turquie. Erdogan et sa clique ne l’aurait jamais permis. Donc, au générique, on peut lire Hambourg dans le rôle d’Ankara et Berlin dans celui d’Istanboul. On l'aura compris, Yellow Letters est une œuvre politique engagée dont la force tient, entre autres, aux résonances intimes qu'elle implique pour deux intellectuels, sans oublier leur adolescente de fille qui subit non sans dégât le changement de situation de ses parents et leurs constantes interrogations. Que faire lorsqu'un pouvoir autoritaire fait pression, menace et discrimine ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas baisser la tête devant l'arbitraire et la censure ? Tout est ici insidieux, mais on sent presque physiquement l’étau d’un pouvoir inique se refermer sur les protagonistes, qui se débattent dans leurs convictions ébranlées par la nécessité d'assurer le matériel du quotidien. Le film qui fait évidemment référence aux 2 000 artistes qui ont été suspendus et traduits en justice pour avoir signé une pétition pour la paix, captive par la multiplicité des thèmes, la censure et la liberté de créer, les relations parents / adolescente en ébullition, la dépendance matérielle aux proches dans un brutal déclassement. Un film qui fait froid dans le dos.
Le casting, avec les remarquables Özgü Namal, Tansu Biçer, Leyla Smyrna Cabas, Ipek Bilgin… est très convaincant dans sa façon de nous faire partager l'évolution contraire du couple confronté à une réalité qui décape les conforts intellectuels et matériels. Subtilité émotionnelle, authenticité rare, description hors-champ de la véritable purge dans le milieu des « intellectuels de gauche » turc opéré par le gouvernement Erdogan, ivre de son pouvoir, tout cela au service de la dénonciation d’une répression qui s’infiltre dans la cellule familiale, et érode les rapports amoureux et familiaux, un angle finalement peu vu au cinéma. On imagine aisément que nombre de familles États-Uniennes passent en ce moment, par des épreuves similaires après les milliers de licenciements politiques opérés par le gouvernement Trump. A qui le tour ! Un Ours d’Or courageux et mérité.
Yveline P.
Yveline P.

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Malgré quelques petites longueurs, qui ne génèrent cependant pas d'ennui, ce film est très réussi. La transposition des villes turques en Allemagne est curieuse mais ne fait finalement que montrer que le risque d'élimination de toute opposition est partout. Film très bien interprété autant par les 1ers rôles que par les autres, toutes et tous tout à fait à leur place. Les caractères des personnages sont bien campés, avec toutes leurs ambiguïtés individuelles, morales et culturelles dès que l'ambiance politique instaure un facisme rampant, avec qqs incursions très orientalistes...
Côté cadrage et montage, l'alternance des vues d'ensemble et des gros plans est agréable pour cerner l'atmosphère et ne pas être soi-même étouffé.e par le rétrécissement subi par les protagonistes dans leur vie sociale.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2026
Le film dépasse largement le seul cas du "contrôle politique" que l'État turque entend imposer aux intellectuels. Les circonstances révèlent les failles des "victimes" Aziz et Derya au premier titre leur autosatisfaction égocentrique qui leur cache les problèmes de leur fille ado, qui nourrit leur "mépris de classe" vis-à-vis du frère de Derya, petit commerçant musulman pratiquant de surcroît et, même vis-à-vis d'autres théâtreux du... secteur privé.
La chute de leur couple ne peut être donc totalement imputé à Erdogan, mais quand même...
Kristin Mehler
Kristin Mehler

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2026
Très bon film, avec des acteurs et actrices formidables et touchants, sur un sujet malheureusement d’actualité et bouleversant. À voir !
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2026
Ours d'Or à la Berlinale, Yellow Letters est évidemment un prix très politisé (un pamphlet virulent contre le régime autoritaire d'Erdogan) mais qui l'est à bon escient, et se permet même des parallèles assez audacieux avec cette même Allemagne qui lui décerne son prix. Ainsi, le film s'ouvre avec un immense carton en lettres rouges (pas jaunes) : "Berlin dans le rôle d'Istanbul", et la porte de Brandebourg de nous foncer dessus à l'écran, pour appuyer un peu plus le propos. Car oui, Ilker Catak n'a pas pu tourner en Turquie (ça n'étonnera personne), et profite de ses producteurs allemands pour demander un asile de tournage bienvenu pour revendiquer fièrement l'impossibilité d'expression dans son pays natal, mais aussi un lien direct avec l'Histoire du nazisme. L'immense placard en lettres rouges est un symbole fort du film, certainement son meilleur. Ensuite, on suit un couple assez installé (lui : metteur en scène de grandes pièces, prof à ses heures, elle, comédienne reconnue) qui subit de plein fouet l'autoritarisme d'un pays qui n'accepte pas les "trublions pensants". Monsieur a eu le malheur d'inciter ses élèves à aller manifester, voici qu'on lui tend la fameuse "lettre jaune", celle qui vous dépossède de vos droits d'exercer votre métier, qui vous stigmatise comme un paria, qui vous fait craindre pour la vie de votre famille... C'est la fuite, ou la mort. Tansu Bicer et Ozgu Namal sont formidables de vérité dans leur rôle, surtout celui du metteur en scène habitué au caviar et champagne, traité comme un cancrelat à écraser du talon de sa botte en cuir noir, du jour au lendemain, et qui pourtant ne peut se résoudre à abandonner son art. Si l'on ne s'enthousiasme pas plus sur l’œuvre, c'est à cause des trop longues parenthèses conjugales, qui ne sont là que pour souligner qu'une seule lettre "jaune" est suffisante pour détruire une famille, mais sont assez redondantes : ils s'engueulent parce que la fille fume, sort avec un garçon, fugue, puis parce que Madame veut jouer un autre rôle... C'est engueulo sur engueulo, et on finit très vite par en avoir marre, surtout qu'on perd de vue le fond politique, heureusement sauvé par une dernière scène métaphorique ( spoiler: la pièce qui dénonce la "mise à poil" des habitants d'un pays sous dictature
). Il n'en reste pas moins que le parti-pris de Catak de ne jamais maquiller Berlin en Istanbul (il nous filme les monuments, places, lieux connus pour nous rappeler où on est) est un symbole ultra osé, rappelant à chaque instant que la bascule dans une "Histoire de la haine" n'est jamais très loin... En fait, la lettre jaune, c'est un carton rouge : hop, on se fait sortir.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2026
Ilker Çatak signe un mélodrame puissant, disséquant les mécanismes insidieux de la dictature, qu’il dénonce par l’épuisement, les compromissions, les renoncements, comme un poison qui peu à peu se diffuse jusque dans les sphères les plus intimes. On pense forcément à "Les graines du figuier sauvage" de Mohamad Rasoulof. Cependant par son propos Yellow Letters a une portée plus universelle, qui ne se limite pas au simple contexte actuel de la Turquie. Ilker Çatak réinterroge autant l’engagement artistique que la solidité d’un couple face à l’oppression politique.
Pour ce propos très militant, il ne renonce pas pour autant à une élégante mise en scène, portée par deux magnifiques interprètes. Et puis ce malin artifice de cinéma qui consiste à faire de Berlin et Hambourg les villes "clones" d’Ankara et Istanbul, nous rappelle que si les systèmes despotiques sont aujourd’hui une réalité dans de nombreux pays, la menace est réelle pour nombre de démocraties qui en étaient jusqu’à présent préservées.
Daniel Gonzalez10
Daniel Gonzalez10

3 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
J au bien aimé même si j attendais mieux
Finalement l intrigué politique sert de prétexte et de décor à l évolution compliquée d une relation facile dans une atmosphère de boboisme.
Confronté à la vie plus difficile les convictions sont mises à l épreuve
Les 2 acteurs sont formidables
Les péripéties autour de l éducation de leur fille n amènent rien si ce n est qques minutes de trop et un élan de masculinisme mis à l epreuve par la personnalité de sa femme
irgendwer92
irgendwer92

14 abonnés 52 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2026
Quelle daube! mais quelle daube! c'est prétentieux, verbeux... ronron... superficiel... et même pas beau...
Le néant!
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