1679 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
179 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
42 critiques
3
71 critiques
2
38 critiques
1
12 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Subevo
4 abonnés
85 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 8 mai 2025
Film dur et touchant sur un pan de l'histoire cachée des couvents en Angleterre. Mais je pense que notre pays a dû connaître les mêmes brimades (et c'est un faible mot). Cillian Murphy est très juste et porte le .
Splendide. Entrelacements de deux temporalités ( années 50 et années 80 ) et d'un drame extérieur à Bill et à sa famille tout en percutant son intimité. Rien n'est surjoué, tout est juste. Scènes aussi contrastées que leurs lumières.
Film très prenant servi par l’extraordinaire acteur qu’est Cillian Murphy! Émilie Watson en sœur Mary est délectable! On a bien de la peine pour cette Irlande rétrograde, et qui heureusement sait revisiter son passé Bémol : une fin abrupte d’un film (pour une fois) malheureusement trop court qui nous laisse un peu sur notre faim
Ambiance ligubre etctristecdeccette petite ville dlIrlande ou la vie semble dure pour ces habitant et surtout pour ces jeunes filles exploitees dans un couvent. remarquable prestation de l’acteur principal hantee par les souvenirs de sa jeunesse
Quel acteur!!! Cillian Muprhy n'est pas le seul à assurer, mais quand même :) Le sujet est lourd, la douleur de Bill est contagieuse (et si justement interprêtée). Film très réussi.
C est l histoire d un homme qui a tout le poid du monde avec son sac de charbon sur ses epaules ( il regarde toujours le sol, parle peu, est gentil avec ses employés, est crédule) ,qui veut sauver le monde ( le garçon dont le père est alcoolique, la fille qui dort dans la cave à charbon). Il en oublie quasiment sa famille. C est soporifique mais sauvé par les magnifiques images et par le moment horrifique de cette fable qu est la mère supérieur du couvent: Une vrai héroïne de film d horreur. On sent sa puissance sur la société extérieure ( avec son argent et le fait qu elle peut choisir les eleves) et interieur ( à l intérieur du couvent où la scene du thé avec la vieille religieuse et les quasi esclaves qui travaillent dans le couvent). Sauf qu on ne la voit qu à la fin. Un conte fondé sur des faits véridiques qui aurait été plus intéressant si le personnage principal ne paraissait pas si simplet.
Tu ne mentiras point revient sur l’édifiante histoire des couvents de la Madeleine, ces foyers pour « filles perdues » qui ont perduré jusqu’en 1998 dans une Irlande au puritanisme aussi aveugle que radical, et dans lesquels les malheureuses pensionnaires expiaient leurs fautes à force d’humiliation, d’asservissement, de sévices moraux et corporelles…. En suivant le parcours de l'une d'elles depuis l’intérieur d’une de ces institutions, Peter Mullan, en 2001 avec « The Magdalane Sisters », avait traité avec force et sincérité ce sujet controversé de l’intégrisme religieux et de sa violence. Cette fois Tim Mielants l’aborde à travers le regard d’un marchand de charbon, qui en assurant quotidiennement sa livraison, va peu à peu comprendre les drames humains qui se jouent derrière la façade respectable et respectée du couvent. Cette prise de conscience le confrontera bientôt à son passé douloureux comme à la lâcheté de sa communauté incapable de se libérer d’une emprise toxique. Mais la théâtralité des situations, la répétition des symboles christiques, la lenteur et les clairs-obscurs de la mise en scène, les ressorts grossiers du scénario, le jeu taiseux et appuyé de Cillian Murphy finissent par étouffer la gravité du sujet…
Tim Mielants est belge et, jusque là, réalisateur de séries TV. Pour ces premières 98 minutes sur grand écran, il reprend le thème d’un grand film de Peter Mullan, The Magdalene Sisters de 2002. Irlande, 1985. Modeste entrepreneur dans la vente de charbon, Bill Furlong tache de maintenir à flot son entreprise, et de subvenir aux besoins de sa famille. Un jour, lors d'une livraison au couvent de la ville, il fait une découverte qui le bouleverse. Ce secret longtemps dissimulé va le confronter à son passé et au silence complice d'une communauté vivant dans la peur. A la différence de son illustre prédécesseur, Mielants ne nous plonge pas dans un huis-clos au sein de l’institution religieuse, mais s’en tient à un regard extérieur sur le drame qui se joue dans les murs de cet institut. Le titre original, Small things like these, en dit plus qu’un long discours. Un beau film poignant, - même si j’ai préféré l’original -, qui doit beaucoup à son interprète principal. On est au milieu des années 80, en Irlande profonde, à New Ross où tout est gris, noir comme le charbon charrié à longueur de journée par le personnage central. Le société est corsetée et sur tout écrasée par l’omniprésence de l’Eglise catholique. Les extérieurs du film cadrent systématiquement, une croix, une église, ou font entendre des cloches dans le lointain. Tout le monde sait ce qui se passe derrière les murs, mais tout le monde se tait. Le poids des non-dits et le déni généralisé engourdissent et écrasent la petite cité portuaire. Ce film, c’est l’histoire d’une prise conscience, celle d’un homme ordinaire, témoin – comme beaucoup d’autres -, de la laideur du monde. Malgré quelques flash-backs un peu trop appuyés, ce drame lent et taiseux rappelle à nos souvenirs les 56 000 jeunes femmes envoyées de force dans ce type d’établissement, pendant plus de 60 ans, pour pénitence et réhabilitation. En 2002, Mullan nous montrait. En 2025, Mielants suggère, mais ça fait toujours aussi froid dans le dos. Un an après son Oscar pour son interprétation dans Oppenheimer, Cillian Murphy est de retour sur les écrans… et quel retour ! Son jeu tout en silence, en gestes douloureux, en regards, est un modèle du genre. Il est entourée par Eileen Walsh, Emily Watson, - glaçante -, et Michelle Fairley. S’il ne se consacrait pas entièrement à la perspective de son protagoniste, ce ne serait qu’un serait un drame de plus sur la banalité du mal. Il y a 3 ans, on vait découvert la plume de Claire Keegan à travers l’adaptation d’un de ses romans dans The quiet girl, qui nous avait déjà bouleversés à l’époque. J’aurais juste aimé que le film entrât plus rapidement dans le vif du sujet. Mais ça reste un superbe moment de cinéma.
Irlande, dans les années 1980, dans une petite ville qui prépare Noël : Bill, un charbonnier, travaille dur pour faire vivre sa famille...Alors qu'il livre le précieux combustible dans un couvent, il se trouve confronté à la violence exercée sur des jeunes filles placées par leur parents car filles-mères. Cela le renvoie à sa propre enfance et la mort précoce de sa mère. Cet homme taiseux, hanté par l'abandon ne peut s'empêcher de venir au secours des enfants malmenés par la vie. Ce film bouleversant nous met face à une société dominée par le poids de la religion et de ses injonctions : craindre Dieu pour bénéficier de sa miséricorde. Cillian Murphy est prodigieux dans l'incarnation de cet adulte profondément marqué par une enfance durant laquelle il a dû taire ses émotions. A voir sans hésiter !
A vu le film « Tu ne mentiras point » de Tim Mielants d’après le roman de Claire Keegan. En Irlande en 1985, Bill Furlong a une petite entreprise où il livre du charbon dans son camion jaune. Un jour qu’il fournit le couvent de sa petite ville il est témoin, bien malgré lui, de choses qu’il n’aurait jamais du voir et cela va le replonger dans son enfance et faire remonter des traumatismes du passé. La très belle photographie nous fait presque croire que le film est en noir et blanc si ce n’était le jaune sale du camion et les éclairages mordorés des rues vides et froides. Très peu de musique. Une atmosphère d’austérité. Un rythme assez lent. On a du mal à imaginer que les images que nous voyons se situent en 1985 à l’époque d’ Elton John, Lady Di et Bananarama… La caméra suit en permanence Bill (Gillian Murphy décidément j’ai beaucoup de mal avec cet acteur !) le taiseux, l’introverti, le pleurnicheur… Le personnage est un peu monolithique et les postures de sidération qui le renvoi à son enfance ne fonctionnent pas vraiment. Bill a 6 filles que l’on n’identifie pas vraiment et une femme Eileen (Eileen Walsh) qui n’a pas grand chose à jouer. Soeur Mary (Emily Watson très bien mais le rôle est assez court) tient le couvent et les secrets d’une main de maître. Le scénario est assez subtil mais probablement trop puisqu’il n’esquisse le sujet principal plus qu’il ne l’affronte. Nous sommes très très loin de l’excellent « The Magdalene sisters » de Peter Mulan sorti en 2002. Dans le cas présent tout est un peu figé par le froid et la neige, tout est noirci à plaisir et silencieux. On est très loin du pathos excessif puisque le film ne dégage aucune émotion, sinon au bout d’un moment l’ennui et l’indifférence.
Bill Furlong est un homme menant une vie simple mais heureuse. À la tête de son entreprise de charbon dans l'Irlande des années 1980, il est accueilli le soir par sa femme et ses nombreuses filles. Alors qu'il livre du charbon au couvent des soeurs, il fait la rencontre des femmes "égarées" qui sont placées dans l'établissement. Cette vision lui rappelle son enfance auprès de sa mère. En salle le 30 avril.
spoiler: "Tu ne mentiras point" est une œuvre qui pêche par excès de subtilité, à la fois dans la thématique terrible qu'il aborde mais également dans la construction de son personnage principal. À force de vouloir suggérer et mettre l'action en dehors du champ, on aboutit à une véritable attente de la part du film qui ne sera jamais comblée. L'intrigue est une suite de petites étincelles prometteuses qui s'éteignent aussi vite qu'elles s'allument, ce qui est terriblement frustrant. Finalement, on ne comprend pas exactement ce qu'il se passe dans ce couvent ni ce qui est arrivé à la mère du petit bill. C'est dommage.
Le film mérite le détour avant tout pour l'interprétation de Cylian Murphy, tourmenté par son enfance et par ses hésitations à outrepasser le quand-dira-t-on et la puissance de l'église (encore elle, tiens !). Quant au thème, le scandale des couvents de la Madeleine en Irlande, on lui préférera sans doute Magdalene sisters de Peter Mullan mais il n'en reste pas moins qu'on est tout de même tenu en haleine pour ne pas