Tu ne mentiras point
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181 critiques spectateurs

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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 632 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2025
A vu le film « Tu ne mentiras point » de Tim Mielants d’après le roman de Claire Keegan. En Irlande en 1985, Bill Furlong a une petite entreprise où il livre du charbon dans son camion jaune. Un jour qu’il fournit le couvent de sa petite ville il est témoin, bien malgré lui, de choses qu’il n’aurait jamais du voir et cela va le replonger dans son enfance et faire remonter des traumatismes du passé. La très belle photographie nous fait presque croire que le film est en noir et blanc si ce n’était le jaune sale du camion et les éclairages mordorés des rues vides et froides. Très peu de musique. Une atmosphère d’austérité. Un rythme assez lent. On a du mal à imaginer que les images que nous voyons se situent en 1985 à l’époque d’ Elton John, Lady Di et Bananarama… La caméra suit en permanence Bill (Gillian Murphy décidément j’ai beaucoup de mal avec cet acteur !) le taiseux, l’introverti, le pleurnicheur… Le personnage est un peu monolithique et les postures de sidération qui le renvoi à son enfance ne fonctionnent pas vraiment. Bill a 6 filles que l’on n’identifie pas vraiment et une femme Eileen (Eileen Walsh) qui n’a pas grand chose à jouer. Soeur Mary (Emily Watson très bien mais le rôle est assez court) tient le couvent et les secrets d’une main de maître. Le scénario est assez subtil mais probablement trop puisqu’il n’esquisse le sujet principal plus qu’il ne l’affronte. Nous sommes très très loin de l’excellent « The Magdalene sisters » de Peter Mulan sorti en 2002. Dans le cas présent tout est un peu figé par le froid et la neige, tout est noirci à plaisir et silencieux. On est très loin du pathos excessif puisque le film ne dégage aucune émotion, sinon au bout d’un moment l’ennui et l’indifférence.
Simon Bernard
Simon Bernard

209 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2025
Bill Furlong est un homme menant une vie simple mais heureuse. À la tête de son entreprise de charbon dans l'Irlande des années 1980, il est accueilli le soir par sa femme et ses nombreuses filles. Alors qu'il livre du charbon au couvent des soeurs, il fait la rencontre des femmes "égarées" qui sont placées dans l'établissement. Cette vision lui rappelle son enfance auprès de sa mère. En salle le 30 avril.

spoiler: "Tu ne mentiras point" est une œuvre qui pêche par excès de subtilité, à la fois dans la thématique terrible qu'il aborde mais également dans la construction de son personnage principal. À force de vouloir suggérer et mettre l'action en dehors du champ, on aboutit à une véritable attente de la part du film qui ne sera jamais comblée. L'intrigue est une suite de petites étincelles prometteuses qui s'éteignent aussi vite qu'elles s'allument, ce qui est terriblement frustrant. Finalement, on ne comprend pas exactement ce qu'il se passe dans ce couvent ni ce qui est arrivé à la mère du petit bill. C'est dommage.
Pierre E
Pierre E

34 abonnés 278 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2025
Le film mérite le détour avant tout pour l'interprétation de Cylian Murphy, tourmenté par son enfance et par ses hésitations à outrepasser le quand-dira-t-on et la puissance de l'église (encore elle, tiens !).
Quant au thème, le scandale des couvents de la Madeleine en Irlande, on lui préférera sans doute Magdalene sisters de Peter Mullan mais il n'en reste pas moins qu'on est tout de même tenu en haleine pour ne pas
Solvejpeint
Solvejpeint

3 abonnés 14 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2025
Un peu glauque et assez confus, on ne comprend pas très bien tous les flashbacks et qui est qui, mais l’atmosphère est bien rendue, belles images, Emily Watson est remarquable de componction et hypocrisie, mais à mon sens le film pêche de l’interprétation monolithique de Cillian Murphy, au physique très avantageux au demeurant et qui se lave les mains très bien mais peine à susciter notre émotion, et c’est dommage sur un sujet pareil .
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 249 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 mai 2025
Caricature du film d'auteur, si l'histoire est intéressante quoique rebattue ( spoiler: les méchantes sœurs catholiques...plus facile que de critiquer d'autres religions)
la réalisation est plate, c'est lent, très lent, terne. Pratiquement aucun dialogue, le héros est mutique, passe son temps à se laver les mains..oui on a bien compris culpabilité, mais que c'est lourd. Cillian Murphy, d'habitude excellent, est ici transparent. Ne perdez pas temps et votre argent
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 441 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2025
 TU NE MENTIRAS POINT - Tim Mielants | ⭐️ 6,5/10

Irlande, 1985. Un modeste marchand de charbon et père de famille, mène une vie tranquille. Lors d'une livraison au couvent local, il découvre un secret profondément troublant. Cette révélation le confronte non seulement à son propre passé, mais aussi au silence complice d'une communauté vivant dans la peur.

Présenté en ouverture de la Berlinale 2024, le film a valu à Emily Watson l'Ours d'argent de la meilleure performance de second rôle, récompensant son interprétation marquante de la Mère Supérieure. Le jeu de Cilian Murphy est lui tout en retenue et en introspection.

Le film aborde des thèmes lourds avec délicatesse, comme le silence, la culpabilité et le courage face à l'injustice.

Mais le rythme lent et l'absence de tension dramatique empêchent de captiver pleinement.

De plus, la narration, un peu trop elliptique, rend le film moins accessible à ceux qui ne connaitraient pas le contexte des couvents de la Madeleine en Irlande.

Enfin, la construction sur fond de flashbacks sur l'enfance du personnage principale, semble un peu convenue et ces séquences n'apportent finalement pas grand chose au récit.

L'on soulignera tout de même une bande son efficace, qui sait renforcer la tension dramatique quand il le faut, ainsi que l'effort pour éviter toute forme d'outrance, le film reposant essentiellement sur le regard ô combien profond de Cilian Murphy.

Axé sur des événements historiques douloureux, Tu ne mentiras point plaira surtout à ceux qui apprécient les drames psychologiques basés sur des faits réels.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Chris58640
Chris58640

262 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2025
Il y a plus de 20 ans à présent, le réalisateur Peter Mullan proposait un film coup de poing appelé « The Magdaleine Sisters » et qui se déroulait intégralement dans un de ces maudits couvents irlandais, un film inoubliable. « Tu ne Mentiras Point » traite du même sujet mais en prenant un biais différent, avec le parti-pris du regard de l’extérieur au couvent, spoiler: du regard d’un de ces enfants né dans l’institution (même si le film ne le dit pas clairement, c’est sous-entendu à plusieurs reprises).
Bizarrement traduit par « Tu ne Mentiras Point », le film s’intitule à l’origine « Small Things Like This », titre mille fois plus pertinent. « Tu ne mentiras Point », donc, est un film à l’atmosphère très pesante. Situé dans une Irlande hivernale d’une tristesse infinie : jamais un rayon de soleil, jamais un sourire, du gris, du noir de charbon et de la pluie/neige en permanence, Tout est mis au service de la gravité du sujet. Je me demande s’il était réellement nécessaire d’en faire autant pour souligner la lourdeur du cœur de l’intrigue, mais bon, en tous cas en terme de noirceur c’est réussi. Le film est émaillé de bon nombre de souvenir d’enfance de Billy, des souvenirs qui le tourmentent, mais paradoxalement pendant ces flashes back la photographie est (un peu) plus lumineuse. De cette enfance un peu étrange, le film ne donne pas toutes les clefs et on suppose des choses plus qu’on ne les comprend réellement. Le réalisateur Tim Mielants appose sur ses images une bande originale harmonieuse mais lancinante qui renforce encore un peu plus le côté « pensant » de l’intrigue, alors que ce n’était sans doute pas nécessaire. Bref, il fait supporter toute cette noirceur et cette austérité dans la forme pour bien se concentrer du fond de l’intrigue. Et le fond de l’intrigue, c’est moins ce qui se passe dans le couvent que la chape de plomb qui l’entoure à l’extérieur. Ce qui manquait au film de Peter Mullan est ici clairement exposé : le poids terrible (et difficilement compréhensible aujourd’hui, en France) de l’Eglise Catholique Irlandaise. C’est un Etat dans l’Etat, les religieuses ont le bras long, elles peuvent pourrir la vie d’une famille, ruiner des réputations, obliger des familles à déménager. Pendant les messes, elles font des sermons terrifiants, elles règnent sur les consciences, menacent à demi mots, font du chantage comme une mafia. Il ne faut au personnage de mère supérieure incarné froidement et magnifiquement par Emily Watson qu’une seule scène pour matérialiser cette emprise. Si on n’intègre pas ce cadenassage sur la société, on ne comprend pas l’attitude de Billy pendant 90 d du film. Cette Irlande corsetée, besogneuse, repliée sur elle-même encore au cœur des années 80, est une société sous tutelle d’une Eglise catholique toute puissante et très fortunée. C’est un héritage indirect de la confrontation avec l’Angleterre. Cillian Murphy incarne un William Furlong tout intérieur. Taiseux (je n’ai pas compté mais il ne doit pas avoir plus de 30 répliques en tout et pour tout, souvent des phrases courtes et murmurées), qui ne souris jamais spoiler: (sauf dans la toute dernière image),
qui semble supporter sur ses épaules tout le poids du monde. Cet homme, père de famille et entrepreneur, baisse la tête devant une religieuse comme un petit garçon. Pour le spectateur, par moment, il semble faible, il semble sur le point de se casser en mille morceaux. J’imagine que tout cela est fait pour bien montrer, par contraste, spoiler: le courage dont il fait preuve dans les 10 dernières minutes du film
. spoiler: On ne peut pas comprendre combien ce qu’il fait est courageux si on ne l’a pas vu si fragile auparavant.
Cillian Murphy porte merveilleusement sur ses épaules tout le film mais aussi tout le poids du silence (et de la culpabilité) de la société irlandaise, mais de fait sa personnalité reste assez insondable pour le spectateur du début à la fin. Alors c’est sur, « Tu ne Mentiras Point » appuie ses effets et fait une démonstration sans beaucoup nuance, mais il faut dire que ce qu’il dénonce ne faisait pas grand cas de la nuance non plus !
Mathilde Primault
Mathilde Primault

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2025
Très décevant malgré l’excellent jeu des acteurs. Il ne se passe pratiquement rien, le sujet est intéressant et il aurait pu être plus approfondi, dommage
Yves G.

1 897 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2025
William Furlong (Cilian Murphy) est charbonnier à Wexford dans le sud-ouest de l’Irlande des années 80. Son passé se dévoile à travers plusieurs flashbacks. Il a été élevé dans les années 50 par une mère célibataire recueillie par une riche douairière. Il s’est marié, a fondé un foyer et est aujourd’hui le père de pas moins de cinq filles. Il livre le charbon régulièrement au couvent de la Madeleine et prend lentement conscience des mauvais traitements que ses pensionnaires y subissent.

En 2002, le film de Peter Mullan, "The Magdalene Sisters", avait popularisé les sévices subis par plusieurs dizaines de milliers de jeunes filles pendant plus de soixante-dix ans dans des établissements religieux irlandais. Dix ans plus tard, "Philomena" de Stephen Frears racontait l’histoire vraie d’une Irlandaise dont l’enfant lui avait été retiré à la naissance un demi-siècle plus tôt. "Tu ne mentiras point" (dont le titre anglais, plus subtil, est "Small Things Like These") revient sur ce passé irlandais qui ne passe pas.

C’est l’adaptation d’un livre de Claire Keegan, dont un autre roman très réussi vient tout juste d’être porté à l’écran : "The Quiet Girl" racontait les quelques semaines passées par une fillette renfermée chez un couple aimant d’agriculteurs sans enfant. J’ai trouvé que ces deux films se ressemblaient – même si l’un se déroulait pendant un été ensoleillé alors que l’autre baigne dans un hiver humide. Ils ont en commun un rythme lent, le refus des rebondissements spectaculaires, une pudeur à ne pas trop en dévoiler.

Tu ne mentiras point a le défaut de ses qualités : sa retenue le dessert. Il est happé, comme un trou noir, par la composition magistrale de Cillian Murphy, sans doute l’un des acteurs les plus impressionnants de sa génération, comme l’a montré son interprétation de "Oppenheimer". Son mutisme, dont on se demande ce qu’il cache, aspire tout, au risque de réduire le film au silence.
Natissy
Natissy

14 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2025
Drame qui se passe en Irlande dans les années 60 qui dépeint les abus de l'église anglicane sur des jeunes femmes orphelines. Beaucoup de silence, de non dit, de regards perdus. On préfère fermer les yeux plutôt que d'affronter la réalité superbe interprétation de c Murphy tout en retenu.
Paul B
Paul B

99 abonnés 1 694 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2025
Mon Dieu que c'est lent et long. Je sais qu'il 'e fallait pas s'attendre à un blockbuster plein d'action et de testostérone mais ici il ne se passe rien pendant plus d'une heure et demi.

Seuls les acteurs sont bons, à part ça l'histoire est sans intérêt et le rythme insupportable.

Dommage.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 mai 2025
film dédié au 100000f filles mères maltraitées dans les couvents catholique de l'Irlande intégriste
film sombre. lent, sans péripétie, mais magnifiquement interprété par Cylian Murphy, Elen Walsh et Emily Watson,
mais à voir absolument
Max Lamenace1965
Max Lamenace1965

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2025
Un rappel sonore très subtil de la loi du silence imposée à une société fragilisée par le respect aux traditions autant qu’aux conditions sociales de survie que le cinéaste transfère entre ellipses et flash-back mémoriels sur un père de famille affrontant à ses risques familiaux la responsabilité de dé système qui dès 1920 et jusqu’en1990 a permis la maltraitance de près de 10 000 femmes et enfants dans les couvents de la Madeleine et porté avec talent par Cilian Murphy et Emily Watson un nouveau film pour s’en souvenir après l’inoubliable « Magdalene Sisters » de Peter Mullan.
tupper
tupper

206 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2025
D’abord, notons la prestation de Cillian Murphy. Tout en sobriété et en peu de mots, il incarne la culpabilité et la compassion. La mise en scène et l’image viennent appuyer la noirceur du récit. Mais le scénario est trop creux et étiré.
Sami Chocolatin
Sami Chocolatin

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2025
Un film implicite à l'atmosphère pesante, aux plans et à la bande sons sombres.
Cillian Murphy, bouleversant, incarne parfaitement son personnage : un homme mutique, au regard torturé et constamment empli d'émotions.
Les jeux des acteurs et l'ambiance sont une véritable réussite. Cependant le film (pourtant court) traîne parfois trop en longueur. Le message qu'il porte, aussi puissant et honorable soit-il, passe parfois au détriment de l'aspect cinématographique.
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