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Solvejpeint
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2,5
Publiée le 4 mai 2025
Un peu glauque et assez confus, on ne comprend pas très bien tous les flashbacks et qui est qui, mais l’atmosphère est bien rendue, belles images, Emily Watson est remarquable de componction et hypocrisie, mais à mon sens le film pêche de l’interprétation monolithique de Cillian Murphy, au physique très avantageux au demeurant et qui se lave les mains très bien mais peine à susciter notre émotion, et c’est dommage sur un sujet pareil .
Caricature du film d'auteur, si l'histoire est intéressante quoique rebattue (spoiler: les méchantes sœurs catholiques...plus facile que de critiquer d'autres religions) la réalisation est plate, c'est lent, très lent, terne. Pratiquement aucun dialogue, le héros est mutique, passe son temps à se laver les mains..oui on a bien compris culpabilité, mais que c'est lourd. Cillian Murphy, d'habitude excellent, est ici transparent. Ne perdez pas temps et votre argent
Irlande, 1985. Un modeste marchand de charbon et père de famille, mène une vie tranquille. Lors d'une livraison au couvent local, il découvre un secret profondément troublant. Cette révélation le confronte non seulement à son propre passé, mais aussi au silence complice d'une communauté vivant dans la peur.
Présenté en ouverture de la Berlinale 2024, le film a valu à Emily Watson l'Ours d'argent de la meilleure performance de second rôle, récompensant son interprétation marquante de la Mère Supérieure. Le jeu de Cilian Murphy est lui tout en retenue et en introspection.
Le film aborde des thèmes lourds avec délicatesse, comme le silence, la culpabilité et le courage face à l'injustice.
Mais le rythme lent et l'absence de tension dramatique empêchent de captiver pleinement.
De plus, la narration, un peu trop elliptique, rend le film moins accessible à ceux qui ne connaitraient pas le contexte des couvents de la Madeleine en Irlande.
Enfin, la construction sur fond de flashbacks sur l'enfance du personnage principale, semble un peu convenue et ces séquences n'apportent finalement pas grand chose au récit.
L'on soulignera tout de même une bande son efficace, qui sait renforcer la tension dramatique quand il le faut, ainsi que l'effort pour éviter toute forme d'outrance, le film reposant essentiellement sur le regard ô combien profond de Cilian Murphy.
Axé sur des événements historiques douloureux, Tu ne mentiras point plaira surtout à ceux qui apprécient les drames psychologiques basés sur des faits réels.
Il y a plus de 20 ans à présent, le réalisateur Peter Mullan proposait un film coup de poing appelé « The Magdaleine Sisters » et qui se déroulait intégralement dans un de ces maudits couvents irlandais, un film inoubliable. « Tu ne Mentiras Point » traite du même sujet mais en prenant un biais différent, avec le parti-pris du regard de l’extérieur au couvent, spoiler: du regard d’un de ces enfants né dans l’institution (même si le film ne le dit pas clairement, c’est sous-entendu à plusieurs reprises). Bizarrement traduit par « Tu ne Mentiras Point », le film s’intitule à l’origine « Small Things Like This », titre mille fois plus pertinent. « Tu ne mentiras Point », donc, est un film à l’atmosphère très pesante. Situé dans une Irlande hivernale d’une tristesse infinie : jamais un rayon de soleil, jamais un sourire, du gris, du noir de charbon et de la pluie/neige en permanence, Tout est mis au service de la gravité du sujet. Je me demande s’il était réellement nécessaire d’en faire autant pour souligner la lourdeur du cœur de l’intrigue, mais bon, en tous cas en terme de noirceur c’est réussi. Le film est émaillé de bon nombre de souvenir d’enfance de Billy, des souvenirs qui le tourmentent, mais paradoxalement pendant ces flashes back la photographie est (un peu) plus lumineuse. De cette enfance un peu étrange, le film ne donne pas toutes les clefs et on suppose des choses plus qu’on ne les comprend réellement. Le réalisateur Tim Mielants appose sur ses images une bande originale harmonieuse mais lancinante qui renforce encore un peu plus le côté « pensant » de l’intrigue, alors que ce n’était sans doute pas nécessaire. Bref, il fait supporter toute cette noirceur et cette austérité dans la forme pour bien se concentrer du fond de l’intrigue. Et le fond de l’intrigue, c’est moins ce qui se passe dans le couvent que la chape de plomb qui l’entoure à l’extérieur. Ce qui manquait au film de Peter Mullan est ici clairement exposé : le poids terrible (et difficilement compréhensible aujourd’hui, en France) de l’Eglise Catholique Irlandaise. C’est un Etat dans l’Etat, les religieuses ont le bras long, elles peuvent pourrir la vie d’une famille, ruiner des réputations, obliger des familles à déménager. Pendant les messes, elles font des sermons terrifiants, elles règnent sur les consciences, menacent à demi mots, font du chantage comme une mafia. Il ne faut au personnage de mère supérieure incarné froidement et magnifiquement par Emily Watson qu’une seule scène pour matérialiser cette emprise. Si on n’intègre pas ce cadenassage sur la société, on ne comprend pas l’attitude de Billy pendant 90 d du film. Cette Irlande corsetée, besogneuse, repliée sur elle-même encore au cœur des années 80, est une société sous tutelle d’une Eglise catholique toute puissante et très fortunée. C’est un héritage indirect de la confrontation avec l’Angleterre. Cillian Murphy incarne un William Furlong tout intérieur. Taiseux (je n’ai pas compté mais il ne doit pas avoir plus de 30 répliques en tout et pour tout, souvent des phrases courtes et murmurées), qui ne souris jamaisspoiler: (sauf dans la toute dernière image), qui semble supporter sur ses épaules tout le poids du monde. Cet homme, père de famille et entrepreneur, baisse la tête devant une religieuse comme un petit garçon. Pour le spectateur, par moment, il semble faible, il semble sur le point de se casser en mille morceaux. J’imagine que tout cela est fait pour bien montrer, par contraste, spoiler: le courage dont il fait preuve dans les 10 dernières minutes du film . spoiler: On ne peut pas comprendre combien ce qu’il fait est courageux si on ne l’a pas vu si fragile auparavant. Cillian Murphy porte merveilleusement sur ses épaules tout le film mais aussi tout le poids du silence (et de la culpabilité) de la société irlandaise, mais de fait sa personnalité reste assez insondable pour le spectateur du début à la fin. Alors c’est sur, « Tu ne Mentiras Point » appuie ses effets et fait une démonstration sans beaucoup nuance, mais il faut dire que ce qu’il dénonce ne faisait pas grand cas de la nuance non plus !
Très décevant malgré l’excellent jeu des acteurs. Il ne se passe pratiquement rien, le sujet est intéressant et il aurait pu être plus approfondi, dommage
William Furlong (Cilian Murphy) est charbonnier à Wexford dans le sud-ouest de l’Irlande des années 80. Son passé se dévoile à travers plusieurs flashbacks. Il a été élevé dans les années 50 par une mère célibataire recueillie par une riche douairière. Il s’est marié, a fondé un foyer et est aujourd’hui le père de pas moins de cinq filles. Il livre le charbon régulièrement au couvent de la Madeleine et prend lentement conscience des mauvais traitements que ses pensionnaires y subissent.
En 2002, le film de Peter Mullan, "The Magdalene Sisters", avait popularisé les sévices subis par plusieurs dizaines de milliers de jeunes filles pendant plus de soixante-dix ans dans des établissements religieux irlandais. Dix ans plus tard, "Philomena" de Stephen Frears racontait l’histoire vraie d’une Irlandaise dont l’enfant lui avait été retiré à la naissance un demi-siècle plus tôt. "Tu ne mentiras point" (dont le titre anglais, plus subtil, est "Small Things Like These") revient sur ce passé irlandais qui ne passe pas.
C’est l’adaptation d’un livre de Claire Keegan, dont un autre roman très réussi vient tout juste d’être porté à l’écran : "The Quiet Girl" racontait les quelques semaines passées par une fillette renfermée chez un couple aimant d’agriculteurs sans enfant. J’ai trouvé que ces deux films se ressemblaient – même si l’un se déroulait pendant un été ensoleillé alors que l’autre baigne dans un hiver humide. Ils ont en commun un rythme lent, le refus des rebondissements spectaculaires, une pudeur à ne pas trop en dévoiler.
Tu ne mentiras point a le défaut de ses qualités : sa retenue le dessert. Il est happé, comme un trou noir, par la composition magistrale de Cillian Murphy, sans doute l’un des acteurs les plus impressionnants de sa génération, comme l’a montré son interprétation de "Oppenheimer". Son mutisme, dont on se demande ce qu’il cache, aspire tout, au risque de réduire le film au silence.
Drame qui se passe en Irlande dans les années 60 qui dépeint les abus de l'église anglicane sur des jeunes femmes orphelines. Beaucoup de silence, de non dit, de regards perdus. On préfère fermer les yeux plutôt que d'affronter la réalité superbe interprétation de c Murphy tout en retenu.
Mon Dieu que c'est lent et long. Je sais qu'il 'e fallait pas s'attendre à un blockbuster plein d'action et de testostérone mais ici il ne se passe rien pendant plus d'une heure et demi.
Seuls les acteurs sont bons, à part ça l'histoire est sans intérêt et le rythme insupportable.
film dédié au 100000f filles mères maltraitées dans les couvents catholique de l'Irlande intégriste film sombre. lent, sans péripétie, mais magnifiquement interprété par Cylian Murphy, Elen Walsh et Emily Watson, mais à voir absolument
Un rappel sonore très subtil de la loi du silence imposée à une société fragilisée par le respect aux traditions autant qu’aux conditions sociales de survie que le cinéaste transfère entre ellipses et flash-back mémoriels sur un père de famille affrontant à ses risques familiaux la responsabilité de dé système qui dès 1920 et jusqu’en1990 a permis la maltraitance de près de 10 000 femmes et enfants dans les couvents de la Madeleine et porté avec talent par Cilian Murphy et Emily Watson un nouveau film pour s’en souvenir après l’inoubliable « Magdalene Sisters » de Peter Mullan.
D’abord, notons la prestation de Cillian Murphy. Tout en sobriété et en peu de mots, il incarne la culpabilité et la compassion. La mise en scène et l’image viennent appuyer la noirceur du récit. Mais le scénario est trop creux et étiré.
Un film implicite à l'atmosphère pesante, aux plans et à la bande sons sombres. Cillian Murphy, bouleversant, incarne parfaitement son personnage : un homme mutique, au regard torturé et constamment empli d'émotions. Les jeux des acteurs et l'ambiance sont une véritable réussite. Cependant le film (pourtant court) traîne parfois trop en longueur. Le message qu'il porte, aussi puissant et honorable soit-il, passe parfois au détriment de l'aspect cinématographique.
Revenant sur un scandale qui a secoué l'Irlande et qui a déjà fait l'objet de deux films " Magdalene Sisters" ( Lion d'or à Venise) et " Philomenia".
" Tu ne mentiras point" s'intéresse à la maltraitance perpétrée par une communauté religieuse à l'égard de personnes en détresse qui leur étaient confiees.
A la différence des deux autres titres, c'est ici par un angle intimiste que " tu ne mentiras pas " aborde la thématique.
Le scénario repose sur l'explication progressive par laquelle un homme va prendre une décision cruciale qui pourrait sembler contraire à ses intérêts professionnels et à ceux de sa famille.
Ce sont les flashs backs ( le spectateur éventuel devra être attentif car c'est là que tout se jouera ) et donc des éléments fondamentaux du passé du personnage principal, qui expliqueront son basculement psychologique et sa décision finale.
Plus que " tu ne mentiras point " ( titre particulièrement discutable au regard du scénario) c'est " tu ne trahiras pas tes valeurs " que ce film irlandais aurait pu s'intituler.
Mais si le sujet et son développement casuistique méritent la réflexion, le traitement me semble beaucoup plus contestable.
Le manque de dialogues, la, peut-être, trop grande simplicité du scénario, la difficulté qu'éprouve le réalisateur à transmettre le climat émotionnel du personnage principal, me conduise à exprimer quelques réserves à l'égard de ce film.
C'est finalement ( selon moi) plus passionnant d'en débattre après l'avoir vu, que de le voir.
Vraiment trop lent, et que des non dits… il faut tout deviner… C. Murphy est bien sûr très bon, tout en retenu mais j’aurai aimé un parti pris différent sur l’histoire même si la photo est belle
Dès les premières minutes on nous inflige les poncifs visuels des malheurs irlandais, la pluie, l'univers grisâtre omniprésent à tous les plans, l'absence total de bonheur ou même d'un sourire, le poids de la tragédie à tous les instants. Stephen Frears, Ken Loach ou Jim Sheridan ont signé des drames bien plus fin et sans le forceps émotionnel. On adore Cillian Murphy, et on ne doute jamais de son implication et de son investissement, mais il aura été rarement aussi peu subtil, il surjoue le gars taciturne et mutique. Il marmonne ou se tait et ne dit absolument jamais rien d'intéressant. Il va finir par agir, au moins... SPOILERS voir site !... Mais le pire n'est pas cette fin, mais le fait que le personnage de Bill/Murphy monopolise le récit, son introspection personnel et psychologique sur son passé via de sempiternels flash-backs pas très utiles parasitent le sujet principal, ce qui se passe dans le couvent et/ou les pensionnaires et/ou les religieuses restent en retrait. Un drame qui ne fait rien dans la dentelle, assez pour qu'on soit a minima touché mais qui ne serait pas touché par de tels destins ?! Une grande déception note indulgente. Site :