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Willz
11 critiques
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4,5
Publiée le 30 avril 2025
Cillian Murphy est superbe dans ce film, qui glace le sang en racontant l'histoire des Couvents de la madeleine. Le point de vue est différent de Magdalene Sisters, mais raconte quelque chose d'encore plus intéressant.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Tu ne mentiras point" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
spoiler: Tu ne mentiras point — voilà un titre qui, dès le départ, te promet du conflit intérieur et du silence poisseux. L’Irlande des années 80 sent le mouton mouillé, la messe de trop et les cendres tièdes d’un poêle mal alimenté. Et Cillian Murphy, spectre muet dans un manteau trop lourd, te fixe comme un type qui connaît un secret mais qui préfère mâcher du vide.
Bill, son personnage, livre du charbon et observe les gens comme on regarde des poissons rouges : avec lassitude, mais une curiosité floue. Et dans ce couvent où il atterrit, l’air est si dense en culpabilité qu’on suffoque avec dignité. Mielants, le réalisateur, ne filme pas : il scrute. Il laisse ses plans s’étirer comme une confession qui tarde à venir. Pas de musique ronflante, pas d’éclairages complices, juste l’obscurité à peine trouée par la morale étouffée.
Murphy ne joue pas à fond : il flotte. Il incarne Bill sans débordement, sans émotion démonstrative — ce qui rend tout plus étrange, presque spectral. Son regard dit : “je sais, mais je me tais�. Et ce silence, là, il résonne plus fort qu’un violon qui crie.
Les spectateurs seront en désaccord, c'est sûr. Certains s’extasieront devant la lenteur “hypnotique�, la tension “psychologique�. D’autres s’endormiront entre deux scènes. D'autres encore te déterreront des symboles cachés, ésotériques, comme des truffes sous un sol stérile. Mais même eux peineront à cacher leur malaise. C'est certain. Tu ne mentiras point, adaptation sèche et sombre du roman de Claire Keegan par Tim Mielants, explore moins un scandale qu’un effacement. Le mal, ici, s’insinue à voix basse, comme un chapelet qu’on récite pour oublier.
Alors on est face à quoi ? Un chef-d’œuvre contemplatif ou un pensum soporifique ? Peut-être un peu des deux. Le film t’invite à juger... mais t’enlève les lunettes. Il ose l’impopulaire. Il ose l’inconfort. Il ose... s’en foutre.
Et ça, c’est précieux. Comme une chanson de Leonard Cohen sur une vieille K7, dans une voiture embourbée. Triste, beau, inutile ? À toi de trancher. Ou pas.
Premier film de Tim, rythme trop lent, des intrigues sans profondeur et sans explication. Quel dommage car le thème abordé est intéressant et peu documenté.
À travers Small Things Like These, Tim Mielants nous invite à plonger au cœur d'une Irlande gangrenée par l'omerta sociale et morale des années 1980. Avec la pudeur et la gravité que requiert son sujet, il capte l'essence silencieuse d'une époque où chacun devait choisir entre la tranquillité de l’aveuglement et la déchirure de la vérité. Adaptant le roman envoûtant de Claire Keegan, et porté par un Cillian Murphy habité, le film devient un tableau vivant, où chaque regard, chaque silence, pèse autant que les mots tus. Ici, tout est geste juste, tout est murmure assourdissant. Un cinéma qui ne clame pas, mais qui imprime.
Small Things Like These / Tu ne mentiras point bouleverse par sa sincérité brute et son art du non-dit. Le cinéaste signe un film où chaque image respire la douleur muette et la beauté tragique d'une humanité en lutte contre elle-même. Un moment suspendu, où le spectateur, comme le héros, se retrouve face à ses propres silences. Une œuvre qui laisse une empreinte durable, comme une main posée sur l'âme, discrète, mais inoubliable.
Un film où le silence devient vérité, et où la bonté, même vacillante, reste le plus grand des actes de courage.
J’ai pu voir ce film en avant première à Londres la semaine dernière et je dois dire que je suis extrêmement déçu par ce film. Malgré un jeu d’acteurs convaincant, l’ensemble manque cruellement de rythme et d’action.
Le film est beaucoup trop lent, avec une intrigue qui tarde à se développer. Il ne se passe pratiquement rien, ce qui rend l’expérience encore plus frustrante. Le film semble vouloir transmettre un message important sur les nonnes dans les couvents, et sur les secrets qui entouraient certaines figures religieuses influentes. Mais même si ce message est perceptible, il n’est pas suffisamment développé pour justifier une telle longueur. Le parallèle avec la vie du protagoniste reste flou et difficile à saisir.
Bref, c’est un film qui aurait gagné à être plus dynamique et mieux construit, car au final, on se retrouve avec une longue attente pour une faible récompense.
Visuellement c’etait du miel pour les yeux mais j’ai malheureusement trouvé que l’histoire n’était pas assez développée et certaines séquences un peu longues, c’est dommage. Je l’ai vu en avant-première au festival Cinédison de Lorgues.
Par une épure rare, et une délicatesse surprenante, MIELANTS parvient à faire de ce récit simple, une émouvante plongée dans la psyché d'un homme torturé, rongé, violenté par la vie, mais qui devient malgré lui, un héros d'un jour
j'ai vu ce film en avant première avec ma classe de cinéma, c'est effectivement un film très beau graphiquement mais peut être un peut long pour une classe de 1ère, les scènes sont très longues mais bien balancé avec de très beaux jeux de lumière et un bon casting