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remyll
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3,5
Publiée le 27 septembre 2025
L’action de ce film assez féministe se déroule à Taipei, capitale de Taiwan en Asie du Sud-Est avec une famille en assez sérieuse difficulté financière où les hommes sont particulièrement fautifs: car souvent distants ou carrément absents, ou très malades en phase terminale, ou inconstants et dangereux car demeurant sempiternellement ancrés à de très anciennes traditions éculées et absurdes…! Ah … le mâle asiatique est lui aussi un gros soucis dans le monde actuel… Un peu facile comme analyse, mais bon c’est l’option développée par la réalisatrice. Dont acte. De telle sorte qu’il ne restera d’espoir et de futur viable que par l’action des femmes de cette famille, de toutes générations, qui ne cesseront de se battre comme elles peuvent pour s’en sortir et survivre. Ainsi c’est autour de la toute petite dernière enfant, qui se trouve être gauchère, que va se révéler le noeud du problème central de cette famille aboutissant à de terribles tensions intergénérationnelles à priori insolubles. Sans trop de surprise, à la dernière partie du film, la vérité douloureuse mais libératrice sera superbement et habilement révélée. Une belle réalisation pour un cinéma asiatique encore assez peu connu ici en Europe et avec d’excellents interprètes.
Ai vu « Left handed girl » de la réalisatrice taïwanaise Shih-Ching Tsou qui a été présenté dans la Sélection « Semaine de la Critique » lors du dernier Festival de Cannes. Film plein de vie, d’énergie où la morosité de la vie quotidienne des personnages principaux est contre-balancée par une photographie aux couleurs totalement saturées, un rythme virevoltant et un humour décalé et cocasse. Shu-Fen, mère célibataire (Manel Tsai) vient s’installer à Taïpei avec ses deux filles, l’ainée jeune adulte rebelle I-Ying (Nina Ye) et la petite qui a 5 ans, I-Ann (époustouflante Shi-Yuan Ma). Nouvel appartement, nouveau métier pour la mère qui ouvre une boutique dans le marché nocturne de la capitale, nouvelles habitudes pour les filles. Nous suivons le quotidien des ces trois personnes qui vivent les unes à côtés des autres en enchainant les galères. Peu à peu elles vont apprivoiser la capitale et trouver des moyens pour relever la tête et construire une cellule familiale plus soudée. Evidemment c’est de la condition féminine dont nous parle la réalisatrice, où le poids du qu’en dira-t-on, des apparences, du patriarcat est assez prégnant sur l’ile. L’écriture et la peinture psychologique des personnages sont très fines et c’est une des nombreuses qualités de ce long métrage filmé à hauteur de la petite fille gauchère de 5 ans. I-Ann malgré son jeune âge fait du marché nocturne son terrain de jeu. La petite fille rassemble les bribes des conversations des adultes qu’elle entend pour se (dé)construire. Film optimiste où chaque petits malheurs, chaque rancoeurs se concluent par une pirouette inattendue. « Left handed girl » pour une plus grande fluidité cinématographique a été totalement tourné à l’I-phone. On ne peut y constater qu’une grande maitrise technique qui donne un côté pop à cette histoire qui pourrait être plombante. Cette famille dysfonctionnelle est extrêmement attachante et tout l’art de ce scénario est de transformer ces trois laissées pour compte silencieuses en trois héroïnes du quotidien qui essayent de prendre leur revanche. Réjouissant !
Left-handed girl montre une galaxie de femmes fortes malgré de nombreuses épines il y a presque un côté Almodovar dans ces destins et ces couleurs. Un film essentiel à voir ! Dans lequel j'ai beaucoup ri et été considérablement émue <3
Si vous avez aimé les bas-fonds de Gorki, vous aimerez ce film. Bons décors et images sur ce que l’on imagine être Taipeh à Taiwan. Moments drôles avec cette petite fille si débrouillarde. Mais où va-t-on ? Filmer une personne à plusieurs reprises sur le siège des toilettes, est-ce que cela apporte de la densité ? où est le scenario ? nous étions 9 spectateurs dans notre salle d'Arts et Essais,et 2 sont partis avant la fin.
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2,0
Publiée le 2 décembre 2025
De retour à Taiwan, une mère et ses deux filles sont confrontées à différents problèmes. Chacune d'elles porte un poids, une responsabilité, une insécurité ou un traumatisme. Un portrait de famille qui va au-delà de ce trio puisqu'elles sont le reflet d'une éducation et d'une société. Si les enfants font parfois simplement acte de présence dans ce genre de film, ce n'est pas le cas ici. D'ailleurs, la petite I-Jing, qui perd peu à peu son innocence, est la plus attachante et intéressante. J'ai eu plus de mal avec l'ainée et la mère. Je ne me suis pas intéressé à leurs problèmes. Shih-Ching Tsou ne fait heureusement pas dans le misérabilisme, mais plutôt l'inverse au niveau du style en voulant absolument tout "esthétiser". Ça fausse le propos qui paraît totalement artificiel et superficiel. J'ai trouvé ça surfait, surchargé et sans émotion. Bref, un film très décevant et pas à la hauteur des critiques.
Curieux film que ce "Left-handed girl", réalisé par la taïwanaise-américaine Shih-Ching Tsou, qui a beaucoup travaillé auprès de Sean Baker, réalisateur de la Palme d'or 2024 et qu'on retrouve ici en tant que coscénariste, de monteur et de producteur. Qu'on retrouve aussi dans l'esthétique pop de ce film tourné avec un Iphone, avec la profusion de couleurs saturées qui est la marque de fabrique des films du réalisateur américain. Curieux film car, durant la première moitié du film, on se dit qu'il y avait la matière pour faire un très bon film avec la vie d'une famille taïwanaise et de son environnement à Taipei, la capitale de Taïwan, mais qu'il manque la manière, tellement c'est brouillon, tellement c'est confus. Une impression qui, à notre grand bonheur, disparait complètement dans la seconde moitié du film où tout devient très clair, très précis, très clinique comme on dit de nos jours : le poids des traditions et des superstitions, l'importance pour certaines femmes de donner naissance à des fils, la place donnée aux hommes dans les familles. Au fait, à quoi fait référence le titre du film, "la fille gauchère" en français ? I-Jing, cette petite gauchère de 5 ans, est très perturbée quand son grand-père lui dit de ne jamais utiliser sa main gauche, que ce soit pour écrire ou pour manger, car c'est la main du diable.
Chronique familiale sympathique. Dénonce les traditions, accepte la modernité notamment des mœurs….c’est à la fois une comédie et un drame ( dit on comédie dramatique?)...Le jeu des actrices (principalement) est agréable et juste, elles sont souvent « sexy » et vont en aventures incertaines...C’est bien filmé, peu de musique, quelques extérieurs ville ( on est à Taipei) et le scénario est simple avec une belle surprise finale...Le film est sans temps mort et la mise en scène entraînante….bref une bonne sortie cinéma….Je conseille….
Pas facile d'évoquer Lefthanded girl, un film profondément sincère, participant d'un mouvement de fond de réalisatrices émergentes mettant en valeur des personnages féminins, mais qui secoue un peu trop rudement son public. Le film est une immersion dans le Taipei d'aujourd'hui, avec son agitation urbaine. On y découvre des mœurs assez inconnus ici, comme la permanence de superstitions concernant les gauchers chez des gens de 60 ou 70 ans, ou encore la préférence inconditionnelle pour l'héritier mâle, quoi qu'il arrive. Le récit est bien rythmé et les révélations nous amènent vraiment à changer de regard sur les personnages. Tourné selon un point de vue féminin, le film met au premier plan exclusivement des femmes, sur quatre générations, ce qui renouvelle une histoire du cinéma trop centrée sur les hommes. La difficulté tient au fondement du récit qui s'appuie sur des personnages pour certains très antipathiques et surtout, qui démultiplie les problèmes. Le scénario par sa structure même nous impose un personnage arrogant et pénible, et est rythmé d'un nombre incalculable de faits de vie heurtant la trajectoire de cette petite famille. Les problèmes d'argent s'ajoutent aux problèmes de couple, qui s'ajoutent aux problèmes judiciaires, et les problèmes du présent s'ajoutent à tous les problèmes du passé. Le film est donc rapidement éprouvant et le reste longtemps. Mais reconnaissons que quand on en sort, on a l'impression d'un cinéma utile pour saisir la réalité du monde qui nous entoure, et pour nous faire découvrir un pays lointain.
Quel plaisir ce film ! Film touchant mais aussi très drôle ! On s'attache tt de suite à cette famille qui lutte pour joindre les 2 bouts... Tout d'abord grâce à l'interprétation qui est excellente mais aussi grâce à la mise en scène que j'ai trouvée assez originale mais sans trop en faire non plus - La photo est également très chouette ! Bref - un très bon film, une bonne surprise qui mérite vraiment le coup d'oeil !
Très intéressant film que cette Chronique Sociale qui brosse le portrait de trois Femmes, une mère et ses deux filles avec en toute fin un Twist pour le moins surprenant !
Une mère, une ado et une enfant, trois femmes, trois générations, débarquent à Taipei pour redémarrer ; ce qu’elle quitte, on le découvrira petit à petit, car durant le film le voile se lèvera lentement sur leur passé jusqu’à un twist final brutal et surprenant. Premier long métrage de celle qui est une amie de très longue date et une collaboratrice régulière de Sean Baker, la réalisatrice taiwanaise Shih-Ching Tsou exploite à fond le potentiel cinématographique du centre-ville lumineux de Taipei la nuit : les néons, les rues grouillantes de monde, les estancots ouverts jours et nuits, l’énergie de la ville,… Très inspirée par son mentor, présent au scénario, au montage et à la production, la présence de Sean Baker se cache mal derrière l’énergie pop, les couleurs kawaï, la jungle sociale, l’attention aux déclassés, cabossés et marginaux faisant sa marque de fabrique. Si mal que l’on a l’impression de voir « Florida Project » made in Asia ; on reconnait sa patte dans la tendresse que ce film a pour les refoulés dont il fait des héros des temps modernes. Jamais misérabiliste, le côté flashy du film y est pour beaucoup, la réalisatrice livre un portrait bouleversant d’une famille dysfonctionnelle hantée par ses secrets et son caractère hors norme. Comment fait-on famille lorsque celle-ci est dysfonctionnelle ? C’est une des questions portées par ce film ; et là, on rejoint fortement l’œuvre du japonais Kore-Eda. L’alliance d’influence entre Baker et Kore-Eda a de quoi désarçonner ; même si le portait de ces trois femmes se complétant et s’opposant nous captive. Et puis, chez Tsou comme chez Baker, on retrouve aussi le déhanchement face au mirage américain ou taiwanais. Ce film est touchant, percutant, ciné génique mais aurait gagné à être plus resserré. Surtout que cette histoire de gauchère donnant son titre au film est si accessoire par rapport au reste et permet guère de transcendance. Un incontournable pour les fans de Sean Baker comme moi ; une immersion colorée dans Taipei qui devient le 4ème personnage d’un film enlevé.
Un excellent moment avec ce film taÏwanais, filmé haut en couleurs dans les rues et ruelles de la ville à hauteur de la gamine de 5 ans dont l'interprétation est extraordinaire (on retrrouve la touche colorée de S Baker). De bons sentiments et de la bienveillance.
Un joli film : 3 générations et les minis conflits que cela implique, le poids des traditions et l’envie de s’en détacher pour les plus jeunes. On s’ennuie un peu, j’ai trouvé quelques longueurs, le marché de nuit, ses couleurs, sa vie sont très bien filmés. Les personnages restent attachants même si on les regarde plus qu’on « ne vit avec eux ». A voir