Left-Handed Girl
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Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2025
Le film remplit efficacement son rôle, pour nous, de "cinéma d’ailleurs" en nous livrant des aperçus furtifs de la vie à Taïpei : paysages urbains, hiérarchies sociales, relations avec la Chine, avec le USA, poids des traditions chez les anciens. Il ne nous donne pas les clés sur certains points : raison des changements de noms semble-t-il décidés par leurs porteurs, origine des migrantes clandestines accompagnées par la grand-mère vers les USA, taïwanaises ou chinoises ?
Le drame a deux ressorts qui se conjuguent :
• les relations toxiques au sein d'une famille modeste entre la mère l-Jing, sa fille post ado I-Ann, difficile et mal à l'aise, et la petite dernière, Jing-Nina, gamine joyeuse qui n'a qu'un seul défaut, celui d'être gauchère,
• le déclassement social de ce trio par rapport à la famille de l-Jing, plus aisée.
La clé du film apparaît lors du dîner d'anniversaire de la grand-mère (référence à Festen de Thomas Vinterberg ?).
Bien joué, excellent casting. I-Ann est excellemment incarné par Shih-yuan Ma, post-ado d'abord invivable puis charmante, gentille et jolie...
Tours CinésStudio 24 septembre 2025
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2025
Les tribulations d’une sororité familiale dans le marché de nuit de Taiwan. Quand on voit Left-Handed Girl on reconnaît immédiatement l’univers pop et coloré de Sean Baker qui l’a produit et scenarisé. Shih-Ching Tsou est une collaboratrice de longue date du réalisateur américain et elle nous emmène avec son IPhone dans une aventure adulte tournée à hauteur d’enfant.
C’est un film « feel good » très agréable et addictif qui n’oublie pas d’être profond et émouvant porté par quatre générations d’actrices taïwanaises formidables dont Nina Ye, 9 ans, à croquer.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2025
Pour une première œuvre on peut dire que l’une des plus fidèles collaboratrices de Sean Baker frappe juste. En effet, on peut affirmer sans détour que « Left-handed girl » est une totale réussite et un film mignon comme tout, comme on devrait plus en voir en ces temps moroses. Une œuvre qui fait du bien, qui nous fait passer du sourire (beaucoup) à l’émotion (un peu) en un instant. On ressort de la salle conquis et touché par ce « feel-good movie » qui ne ressemble à aucun autre. Shih-Ching Tsou a tourné dans son pays natal de Taiwan une chronique tout publics, qui touchera donc autant les plus jeunes (à partir de dix ans environ) que les parents, puisqu’on y suit une maman et ses deux filles, une adolescente devenue adulte et une enfant.

Le récipiendaire de la dernière Palme d’or au Festival de Cannes avec « Anora » (sans compter sa razzia aux Oscars), Sean Baker a même décidé de produire le film de son amie scénariste et costumière. Et quand on y regarde de plus près, « Left-handed girl » porte un peu sa marque sur certains aspects, chose que l’on n’aurait cependant pas décelée si on n’avait pas vu son nom au générique. C’est surtout dans la manière énergique de filmer façon caméra à l’épaule, au plus près des visages et des actions que l’on se rappelle au bon souvenir de son cinéma. En effet, le film nous immerge dans un Taipei interlope où, tantôt à hauteur d’enfant quand la gamine coure entre les différents étals du marché, tantôt à hauteur d’adulte lorsqu’on suit la mère et l’ainée, on est au plus près de leurs déambulations. L’immersion dans ce marché coloré est totale et rappelle d’ailleurs les néons de Las Vegas dans « Anora » ou ceux de Los Angeles dans « Tangerine ». C’est également dans la manière de représenter des séquences de disputes, très énergiques et amusantes, que l’on se souvient du cinéma de Baker. Le final au restaurant à l’anniversaire de la grand-mère est en ce sens presque aussi mémorable que la dispute amenée à devenir mythique d’Anora dans la villa du jeune russe.

Malgré ce patronage et ces clins d’œil intéressants, Tsou trace sa propre voie. Durant cette chronique emplie de tendresse mais sans véritable fil narratif à proprement parler, on assiste aux petites aventures et aux galères de cette famille monoparentale. Entre la petite persuadée que, étant gauchère, sa main est celle du Diable et qui va accumuler les petits larcins et grosses bêtises, la grande sœur qui fait un travail pas très net et tombe enceinte de son patron et la mère qui galère à joindre les deux bouts avec son stand et s’entend mal avec ses parents et ses autres sœurs, on a un portrait familial aussi simple de la vie de gens normaux à Taïwan qu’une cartographie de Taipei. Ces micro-aventures écrites avec une finesse folle nous touchent, nous captivent et s’avèrent la plupart du temps très drôles. En plus, « Left-handed girl » est très rythmé et ne nous laisse aucune minute de répit en plus d’un rebondissement final inattendu. Cerise sur le gâteau, la jeune actrice est craquante à souhait, cela faisait longtemps qu’on n'avait pas vu une petite si attendrissante au cinéma. De la mignonnerie en barre et une jolie surprise dans tous les cas.

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Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2025
Le récit est de cette fluidité qui embarque vraiment, et le film se termine sans qu'on aie vu le temps passer.
Un des meilleurs films vus en 2025.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2026
Avec Left Handed Girl, la réalisatrice Tsou Shih-Ching livre un film d’une grande délicatesse, à la frontière du drame social et du portrait intime, qui capte avec une précision rare les fragilités du lien familial face au déracinement. Ancré dans le tumulte sensoriel des marchés nocturnes de Taipei, le film raconte l’installation d’une mère célibataire et de ses deux filles dans une ville aussi vibrante qu’indifférente.

Dès les premières scènes, le décor devient un personnage à part entière. Les néons, les odeurs de friture, la foule compacte et le vacarme permanent contrastent avec la solitude intérieure des protagonistes. La petite cantine qu’elles ouvrent agit comme un fragile refuge, mais aussi comme un révélateur de tensions enfouies. Chacune des trois femmes affronte cette nouvelle vie à sa manière, entre désir d’émancipation, sentiment d’abandon et besoin vital de rester soudées.

La mise en scène de Tsou Shih-Ching se distingue par sa sobriété. Elle privilégie les gestes du quotidien, les silences, les regards qui s’évitent ou se cherchent. Le récit progresse sans effets appuyés, laissant au spectateur le soin de percevoir les micro-fractures qui menacent l’équilibre familial. Cette approche quasi documentaire donne au film une authenticité bouleversante, sans jamais tomber dans le misérabilisme.

Janel Tsai incarne la mère avec une retenue remarquable. Son jeu, tout en intériorité, traduit la fatigue d’une femme qui porte seule la responsabilité du foyer, tout en tentant de préserver ses filles de ses propres renoncements. À ses côtés, Nina Ye impressionne par la justesse avec laquelle elle exprime les contradictions de l’adolescence : le besoin de liberté face à la peur de trahir les siens. La cadette, plus silencieuse, agit comme un miroir sensible de cette cellule familiale en recomposition.

Au-delà de son récit intime, Left Handed Girl esquisse une réflexion plus large sur la place des femmes dans une société urbaine en perpétuel mouvement, où la réussite économique se paie souvent d’une grande solitude. Le film parle de transmission, de résilience et de cette capacité à réinventer une famille malgré les fractures.

Œuvre discrète mais profondément humaine, Left Handed Girl touche par sa douceur mélancolique et par la justesse de son regard. Un cinéma du sensible, qui s’attarde sur l’essentiel : la difficulté d’aimer et de rester ensemble quand tout pousse à la dispersion.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2025
Une très jolie comédie à effets kaléidoscopiques, un peu tirée par les cheveux, mais qui raconte avec une certaine grâce, de l’humour et de l’humeur, la vie débridée de trois générations de Taïwanaises hors des clous
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le film nous plonge au cœur du marché de Taipei, sur l’île de Taïwan, où travaille une mère célibataire tenant un petit stand de restauration rapide. Non loin d’elle, sa fille aînée est employée par un vendeur de cigarettes. Quant à la plus jeune, quand elle ne va pas à l’école, elle déambule dans les allées, un peu livrée à elle-même.

Dès les premières secondes, on est immergé dans ce marché ouvert jour et nuit, grouillant de monde, rempli de stands où l’on vend tout et n’importe quoi. Tout est filmé au plus près, au milieu de ce chaos d’objets et de visages.

Pour son premier long métrage, la réalisatrice Shih-Ching Tsou, collaboratrice de Sean Baker (ici co-producteur du film), dresse le portrait de trois générations de femmes vivant dans une forme de précarité, en attente de jours meilleurs. Elle montre avec justesse le quotidien de cette famille sans père, ses petites joies, mais surtout ses peines.

La caméra virevolte, cadre ses personnages au plus près, filme à hauteur d’enfant, emboîte le pas de chacun dans un ballet virtuose. L’utilisation de l’iPhone permet une immersion totale dans les allées labyrinthiques de ce marché saturé de couleurs flashy et de lumières artificielles. Un style de mise en scène qui donne au film une énergie permanente.
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BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
« Un petit bijou»
J’ai été totalement séduit par cette petite « gauchère » à qui sont grand père dit que la main gauche est la main du diable et qui du coup fait ses bêtises de la main gauche. Bien au-delà de cela, c’est l’histoire d’une mère et de ses deux filles qui reviennent à Taïpeh pour refaire leur vie et sont dans la galère. Un tas de rebondissements, et de l’humour parfois au milieu d’un monde dur. La manière de filmer parfois à hauteur d’enfant nous emmène vraiment dans l’histoire où l’espoir est toujours présent.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2025
Ne vous fiez pas à la malice et la mignonnerie apparentes de Left-handed girl qui est avant tout un cri de rage et de révolte. Une mère et ses deux filles : Shih-Ching Tsou en dresse trois portraits de femme qui se répondent, se complètent et s'opposent, Tour à tour faibles ou fortes, elles se confrontent à la brutalité d'un environnement social qui ne leur fait aucun cadeau. Dans ce tryptique, Nina Ye - la petite fille du titre - est époustouflante de justesse, à la fois attendrissante, drôle et charmeuse. Shih-Ching Tsou compose une immersion sensorielle dans un microcosme fascinant, en évitant tout pathos et misérabilisme, et en nous réservant un final aussi inattendu que libérateur. Left-handed girl réussit ainsi à être à la fois une chronique sociale sensible et un feel-good movie porté par une énergie pop, à l’image des lumières des stands du marché de nuit de Taipei, et des enseignes fluo qui illuminent les rues de la mégalopole asiatique
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2025
Un film intéressant et bien réalisé, qui aurait vraiment gagné être plus resserré. Beaucoup de répétitions à la fois de situations et d'images.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2025
La productrice de Sean Baker, Shih-Ching Tsou, passe cette fois derrière la camera, et signe là son premier long métrage en solo. Une mère et ses deux filles reviennent à Taipei et ouvrent un commerce au marché de nuit. Ce retour signe pour les trois personnages un nouveau départ. C’est touchant, drôle par moment, plein de délicatesse et absolument réussi.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2025
Une vie simple et de labeur dans la ville de Taipei où une mère se débat avec ses deux filles pour s'en sortir. De très beaux plans, tantôt à hauteur d'enfant lorsqu'il s'agit de la benjamine, gauchère de son état et que son grand-père voudrait qu'elle utilise sa main droite car la gauche est celle du diable et tantôt en très gros plans pour être au plus près de la réalité et de l'intimité. Le quotidien filmé du côté des femmes. L'ainée, jeune femme qui travaille pour seconder sa mère tout en gérant également sa petite sœur. La vie familiale avec le poids des traditions et la recherche d'indépendance. A voir !
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2025
Eblouissant et tonifiant. Une critique sévère de l'omnipuissance d'une société masculine taiwanaise au détriment des femmes, courageuses, pleine de charme et de résilience.
Un final de folie.
Appo
Appo

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
D’une grande douceur. Mention spéciale pour la jeune actrice Nina YE ainsi qu’à la réalisatrice qui semble nous livrer un peu de sa vie personnelle à travers des personnages féminins très beaux et en traitant les thèmes des liens familiaux et de l’enfance avec une grande force.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2025
Kaléidoscope enchanteur

Après avoir visionné ces 108 minutes signées Shih-Ching Tsou – sans oublier le scénario de Sean Baker, Palme d’Or 2024 pour Anora -, on comprend mieux pourquoi elles sont encensées par la critique et plébiscitées par le public. Une mère célibataire et ses deux filles arrivent à Taipei pour ouvrir une petite cantine au cœur d'un marché nocturne de la capitale taiwanaise. Chacune d'entre elles doit trouver un moyen de s'adapter à cette nouvelle vie et réussir à maintenir l'unité familiale. Une extraordinaire plongée pleine de tendresse dans les profondeurs de Taipei des petites gens qui tentent de survivre. Digne du grand Kore-Eda.
Que ce film ait été primé à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2025 n’est vraiment pas une surprise. Tout est là pour nous offrir un des plus beaux films du moment. D’abord, à son origine il y a un souvenir très précis de la réalisatrice, dont c’est d’ailleurs le 1er film, à savoir celui de son grand-père qui lui disait toujours de ne pas utiliser sa main gauche car c’était celle du diable. La cinéaste a fait le choix particulier de filmer à l’Iphone. Un procédé qu’avait déjà justement utilisé son acolyte Sean Baker dans son film Tangerine en 2015. Un procédé qui, généralement, m’agace mais qui, ici, reconnaissons-le, est parfaitement maîtrisé et en adéquation avec l’aspect trépidant de la vie de ces protagonistes au sein d’un immense marché nocturne où semble se concentrer la plupart des activités de la capitale. Ce film trace le portrait d'une famille soumise à de grandes turbulences et tensions. Le montage incisif – là encore de Sean Baker -, donne rapidité et efficacité au récit, sans qu'aucune piste narrative ne soit négligée, en débouchant sur une scène d’anthologie, aussi cruelle qu'hilarante, digne d’un Festen miniature. Solidarité, tendresse et débrouillardise sont les ressorts de vie – pour ne pas dire de survie – des personnages de cette comédie dramatique à déguster dès que possible.
A part l’extraordinaire – et le qualificatif n’est pas galvaudé -, et toute jeune Nina Ye, la cinéaste a fait appel à des personnalités bien connues à Taïwan, comme Janel Tsai, Shin Yuan-Ma ou Brando Huang. Le film nous fait bien ressentir que dans cette société, sous ses aspects modernes, se tapit toujours la place prépondérante qu'occupent les hommes et de la Chine, la grande sœur qui ne lui veut pas que du bien. On ressort de ce merveilleux petit film bourré d’énergie et d’espérance dans la vie. Pourquoi s’en priver ?
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