Left-Handed Girl
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Martin G
Martin G

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2025
Left Handed Girl est le premier long métrage solo de Shih Ching-tsou après avoir été l'assistante de Sean Baker pendant des années, participant à la production de tous ses films et même à la réalisation de Take Out. Je me suis interrogée sur son absence dans la réalisation d'Anora, avant de découvrir qu'elle travaillait sur ce film fantastique.

On ressent la passion dans chaque plan de ce film, d'autant plus qu'il a été entièrement tourné avec un iPhone !

Ce que j'aime le plus dans ce film, c'est que Shih Ching-tsou transpose à sa manière le scénario de Sean Baker à l'écran. En tant que grande fan de tous les films de Sean Baker (à l'exception de Four Letter Words, mais personne n'est parfait), c'est comme regarder quelqu'un avec qui vous avez grandi créer sa propre forme d'art. Et c'est la chose la plus saine qui soit.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
Une mère, une ado et une enfant, trois femmes, trois générations, débarquent à Taipei pour redémarrer ; ce qu’elle quitte, on le découvrira petit à petit, car durant le film le voile se lèvera lentement sur leur passé jusqu’à un twist final brutal et surprenant.
Premier long métrage de celle qui est une amie de très longue date et une collaboratrice régulière de Sean Baker, la réalisatrice taiwanaise Shih-Ching Tsou exploite à fond le potentiel cinématographique du centre-ville lumineux de Taipei la nuit : les néons, les rues grouillantes de monde, les estancots ouverts jours et nuits, l’énergie de la ville,… Très inspirée par son mentor, présent au scénario, au montage et à la production, la présence de Sean Baker se cache mal derrière l’énergie pop, les couleurs kawaï, la jungle sociale, l’attention aux déclassés, cabossés et marginaux faisant sa marque de fabrique. Si mal que l’on a l’impression de voir « Florida Project » made in Asia ; on reconnait sa patte dans la tendresse que ce film a pour les refoulés dont il fait des héros des temps modernes. Jamais misérabiliste, le côté flashy du film y est pour beaucoup, la réalisatrice livre un portrait bouleversant d’une famille dysfonctionnelle hantée par ses secrets et son caractère hors norme. Comment fait-on famille lorsque celle-ci est dysfonctionnelle ? C’est une des questions portées par ce film ; et là, on rejoint fortement l’œuvre du japonais Kore-Eda. L’alliance d’influence entre Baker et Kore-Eda a de quoi désarçonner ; même si le portait de ces trois femmes se complétant et s’opposant nous captive. Et puis, chez Tsou comme chez Baker, on retrouve aussi le déhanchement face au mirage américain ou taiwanais.
Ce film est touchant, percutant, ciné génique mais aurait gagné à être plus resserré. Surtout que cette histoire de gauchère donnant son titre au film est si accessoire par rapport au reste et permet guère de transcendance.
Un incontournable pour les fans de Sean Baker comme moi ; une immersion colorée dans Taipei qui devient le 4ème personnage d’un film enlevé.
Mitancheygeraldine
Mitancheygeraldine

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2025
Un film de survie, de rage et de réconciliation, où chaque couleur fluo devient un cri de liberté. Derrière la mignonnerie apparente, le film cache une colère, une vitalité politique : il dit la difficulté d’exister dans un monde saturé, et la nécessité, coûte que coûte, de continuer à aimer.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2025
L’actrice et productrice américo-taïwanaise Shih-Ching Tsou collaboratrice de longue date de Sean Baker, réalise son premier long métrage co-écrit et coproduit avec son compère. Tout est formidable dans ce film à l’histoire plus que banale : une femme revient à Taipei après des années d’absence accompagnée de ses deux filles pour ouvrir un petit resto dans un marché couvert. L’humour imprègne chaque scène, les personnages principaux comme les secondaires, la description de la société taïwanaise, de ses rapports à l’argent, la persistance du patriarcat...et la place prépondérante qu'occupent les hommes. Pour l'autre sexe, c'est un combat quotidien que le film raconte brillamment avec ses armes, celle de la légèreté acidulée, entre autres, et au milieu de cet univers, un petit bout de femme de 5 – 6 ans, la petite gauchère, au centre d’une histoire qui la dépasse et qui vit intensément dans son monde à elle. . À l’origine de « Left-Handed Girl », il y a un souvenir très précis de la réalisatrice. À savoir celui de son grand-père qui lui disait toujours de ne pas utiliser sa main gauche car c’était celle du diable !! Le montage incisif de Sean Baker donne rapidité et efficacité au récit, sans qu'aucune piste narrative ne soit négligée, débouchant d'ailleurs sur une scène grandiose, autant cruelle qu'hilarante, réplique asiatique du Festen de Thomas Vinterberg. Les enjeux du film sont à hauteur d’enfant et ce n’est pas pour ça qu’ils ne sont pas sérieux : d’un vol de porte-clé à un anniversaire qui tourne au règlement de comptes, Shih-Ching Tsou livre un film généreux et insouciant, où tous les problèmes se résolvent avec joie. Un plaisir.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

67 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2025
Le film est bien filmé et l'histoire assez poignante vers la toute fin.....mais le reste n'est que scènes à répétition dans des commerces de nuit à Taipei, ville particulièrement laide. Quant à la fille qui croit avoir une main du diable c'est 1% du scénario...ni un thriller ni une comédie mais au mieux un Meli mélo de la nuit de Taiwan.....
Amenemhat
Amenemhat

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2025
Quel beau film, à la fois d'un réalisme implacable sur les difficultés de la vie au quotidien dans les quartiers défavorisés de Taipeh et d'une touchante humanité !
A travers les tranches de vie de cette famille et de cette adorable petite fille, maints sujets sont abordés, éducation, méfaits de l'obscurantisme conservateur, traits de la société taïwanaise peu connus en occident, solidarité entre ceux qui n'ont pas grand chose...
Sans compter une chute explosive et tout à fait inattendue !
FrancoisAix
FrancoisAix

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2025
Excellent film servi par des acteurs de première classe, tous empreints de sincérité et de vérité, à commencer par cette petite fille dont se demande comment elle a fait pour tenir ce tour de force.
Un vague côté manichéen avec des femmes belles, actives, sensibles et intelligentes faisant face à des hommes moches, macho et stupides. Mais ça passe plutôt bien.
L’atmosphère de Taïwan et de ses marchés de nuit est très bien rendue. Très belles images, avec des éclairages et des couleurs qui donnent une touche de positif à cette histoire somme toute assez sinistre.
Magnifiques plans des visages et de leurs expressions.
À voir
Helene Deligny
Helene Deligny

3 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2025
Film délicieux à découvrir d'urgence ! Le cinéma asiatique s'installe de plus en plus sur nos écrans, illustrant avec beaucoup de delicatesse et souvent d'humour tendre les états d'âme communs à toute l'humanité ; un eclairage passionnant sur une culture très différente de la nôtre Les personnages féminins sont touchants et admirables aussi d'énergie vitale 
PSG
PSG

27 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2025
Scènes de vie dans Taipei bien filmée. Ambiance rendue frénétique et désinvolte. Je suis surpris par les critiques très généreuses pour ce film car personnellement je l’ai regardé comme un documentaire sans trop d’émotions.
Chris Marou
Chris Marou

9 abonnés 193 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2025
ALLEZ vous balader dans ce marché de nuit avec cette petite fille qui joue à la perfection.
3 générations de femmes essentiellement, La grand mère. pas si honnête que cela . la mère seule qui essaie de s en sortir avec une ado rebelle et cette petite fille.
La fin est jubilatoire a souhait . un bon moment de cinéma.
Barrabas1.618
Barrabas1.618

71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2025
7/10 Joli film, mélange de scènes allant de mignonnes à Festen, le réalisateur capte bien les lumières de la ville, une vraie bonne surprise
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2025
Un joli film : 3 générations et les minis conflits que cela implique, le poids des traditions et l’envie de s’en détacher pour les plus jeunes.
On s’ennuie un peu, j’ai trouvé quelques longueurs, le marché de nuit, ses couleurs, sa vie sont très bien filmés.
Les personnages restent attachants même si on les regarde plus qu’on « ne vit avec eux ».
A voir
LaureS
LaureS

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2025
J'ai aimé ce film très attachant centré sur 3 générations de femmes... et la ville de Taipei, très bien rendue. Les hommes sont peu présents, on aurait envie de dire "heureusement" tellement ils n'ont pas le beau rôle, mis à part le "camelot" comme il se décrit lui-même, peut-être pas le plus intelligent mais assurément le plus humain
C'est énergique, pop, intéressant, on s'attache aux personnages, la petite fille est vraiment bien
Je n'ai pas du tout aimé le montage qui coupe les scènes pour passer à une autre, phénomène que l'on voit hélas de plus en plus au cinéma et qui parait calqué sur l'univers des séries
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2025
          Une merveille. Deux heures d'absolu bonheur. Avec un mélange d'énergie et d'émotion...
          Je ne la connaissais pas, cette jeune femme taiwanaise  qui avait auparavant collaboré, pour la réalisation et la production, avec Sean Baker.  Quel talent. Comme on s'attache à ces trois personnages féminins, une mère et ses deux filles, qui reviennent à Taipei pour y travailler, plus précisément pour travailler dans un immense marché de nuit. Shu-Fen (Janel Tsai) pour y tenir un petit restaurant de rue; sa fille I-Ann (Shi-Yuan Ma), chez un vendeur de betel. Ben oui, ça existe, et on n'est pas au bout de notre dépaysement. C'est en même temps dépaysant, et comme chez nous. Le dépaysement, c'est cette ville de Taipei, avec ses couleurs criardes -surtout sur le marché, dont les rouges, les roses sursaturés sous les néons  vous font mal à la tête, sa circulation démente même dans des rues étroites. Comme chez nous, c'est l'histoire classique d'une mère et d'une fille qui s'entendent pire que chien et chat et que les réalités financières obligent à cohabiter. 
             I-Ann a une tête de cochon. comme une ado (qu'elle n'est plus vraiment) et des facons de vivre qui déplaisent à ses grands-parents très traditionnalistes
         La douce, la courageuse Shu-Fen doit tout supporter. La mauvaise humeur de sa fille; les relances du placeur du marché qu'elle n'arrive pas à rembourser à temps. Et elle prend en charge les frais d'hospitalisation et d'obsèques du mauvais mari qui l'a abandonnée après l'avoir brutalisée. Mais elle est encore très jolie, et Johny, son voisin du marché (Brando Huang), un camelot qui vent des petites bricoles, dont des éponges magiques... lui ferait bien la cour.
            Et puis il y a la petite dernière, I-Jin, adorable, bouille toute ronde... Ou l'ont-ils trouvée, cette petite Nina Ye, tellement juste, tellement drôle, tellement expressive (et une future étoile de la K-pop...) ! Toujours affairée, elle court partout, aide sa mère, traverse le marché de toutes parts -tous les commerçants le connaissent, mais parcours aussi les rues du quartier. Quel âge peut elle avoir? Moins d'une dizaine d'années!
            Mais voilà: un jour son grand père va lui dire une chose terrible. Vous verrez, le couple de grands parents est aussi pittoresque, entre la grand mère affairiste qui se croit encore séduisante à soixante ans, et le pépé amorphe et touché par le gâtisme. Quand il comprend que I-Jin est gauchère -jusque là ça ne gênait personne, il se met très en colère car la main gauche c'est la main du diable!  spoiler: Elle est perturbée, la petite. La main du diable! elle envisage un moment de la couper, puis se dit que la main du diable peut servir à faire de mauvaises choses, comme faucher des bricoles aux étalages..

          Donc, pendant une bonne partie du film,  nous vivons les péripéties du marché avec les trois femmes, nous sommes immergés dans cette vie trépidante, avec un peu l'impression d'être dans un documentaire sur Taipei. La trame du film  -car il y en a une!! ne se développera vraiment que dans le dernier quart, et là, il s'en passera des choses! A la fin, on a même l'impression d'être dans Festen... 
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2025
Pas facile d'évoquer Lefthanded girl, un film profondément sincère, participant d'un mouvement de fond de réalisatrices émergentes mettant en valeur des personnages féminins, mais qui secoue un peu trop rudement son public.
Le film est une immersion dans le Taipei d'aujourd'hui, avec son agitation urbaine. On y découvre des mœurs assez inconnus ici, comme la permanence de superstitions concernant les gauchers chez des gens de 60 ou 70 ans, ou encore la préférence inconditionnelle pour l'héritier mâle, quoi qu'il arrive. Le récit est bien rythmé et les révélations nous amènent vraiment à changer de regard sur les personnages. Tourné selon un point de vue féminin, le film met au premier plan exclusivement des femmes, sur quatre générations, ce qui renouvelle une histoire du cinéma trop centrée sur les hommes.
La difficulté tient au fondement du récit qui s'appuie sur des personnages pour certains très antipathiques et surtout, qui démultiplie les problèmes. Le scénario par sa structure même nous impose un personnage arrogant et pénible, et est rythmé d'un nombre incalculable de faits de vie heurtant la trajectoire de cette petite famille. Les problèmes d'argent s'ajoutent aux problèmes de couple, qui s'ajoutent aux problèmes judiciaires, et les problèmes du présent s'ajoutent à tous les problèmes du passé.
Le film est donc rapidement éprouvant et le reste longtemps. Mais reconnaissons que quand on en sort, on a l'impression d'un cinéma utile pour saisir la réalité du monde qui nous entoure, et pour nous faire découvrir un pays lointain.
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