Left-Handed Girl
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Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2025
Les tribulations d’une sororité familiale dans le marché de nuit de Taiwan. Quand on voit Left-Handed Girl on reconnaît immédiatement l’univers pop et coloré de Sean Baker qui l’a produit et scenarisé. Shih-Ching Tsou est une collaboratrice de longue date du réalisateur américain et elle nous emmène avec son IPhone dans une aventure adulte tournée à hauteur d’enfant.
C’est un film « feel good » très agréable et addictif qui n’oublie pas d’être profond et émouvant porté par quatre générations d’actrices taïwanaises formidables dont Nina Ye, 9 ans, à croquer.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2025
Pour ceux qui aiment le cinéma asiatique, ce premier film de la réalisatrice thaïlando-taïwananise Shih-Ching Tsou est immanquable.

Tout ici respire en effet l'Asie dans ce qu'elle produit de meilleur au cinéma : l'attention aux laissés pour compte (comme dans le cinéma chinois contemporain), les fines descriptions de relations familiales et un scénario retors (comme chez Kore-Eda), la plongée en apnée dans la vie de la rue (comme chez le Philippin Brillante Mendoza), une capacité à faire vibrer les enfants à l'écran (comme chez le génial Edward Yang).

La chronique du retour en ville de cette mère et de ses deux filles est palpitante dans la diversité de ses tonalités : chronique tendre, critique sociale impitoyable, tableau de la féminité à trois âges différents, thriller psychologique. J'ai été captivé par l'évolution de ces trois personnages, filmés par une caméra alerte et inspirée.

La réalisatrice étant la compagne et la collaboratrice de longue date de Sean Baker, on n'est pas étonné de retrouver dans Left-handed girl quelques qualités du réalisateur d'Anora (qui est ici aussi producteur) : une merveilleuse façon de s'intéresser aux femmes, un sens de l'humour aiguisé et une crudité dans tabou.

Un des meilleurs films à voir en ce moment.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2025
Une mère célibataire et ses deux filles reviennent s’installer à Taipei. La mère, Shu-Fen, ouvre un stand de nouilles dans une échoppe d’un marché de nuit et tire le diable par la queue pour en payer le loyer, alors que son ex-mari sans ressources se meurt à l’hôpital. Sa fille aînée, I-Ann, est bilang girl dans un magasin qui vend des cigarettes et des noix d’arec. Sa cadette, I-Jing, une charmante gamine de cinq ans, découvre son nouvel environnement avec ravissement. Seule ombre au tableau pour elle : son grand-père s’est fâché en découvrant qu’elle était gauchère.

La bande-annonce de "Left-Handed Girl" ne m’avait pas inspiré confiance. J’augurais un film puéril filmant à hauteur d’enfant une gamine adorable mais horripilante façon chatons kawai. je me trompais lourdement et ai eu bien raison de passer par-dessus mes préjugés.

C’est que ce film est signé Shih-Ching Tsou, la compagne à la ville de Sean Baker qui a travaillé auprès de lui dans tous ses films depuis vingt ans, Sean Baker étant crédité comme coscénariste, coproducteur et monteur de "Left-Handed Girl". On y retrouve tout ce qui faisait le sel des premiers films quasi-documentaires du réalisateur américain, Palme d’or 2024 pour "Anora" : des plans filmés à l’Iphone au plus près des acteurs et de leur respiration, un soin jaloux apporté aux personnages, à leurs ambiguïtés, à leur milieu, un scénario ciselé (alors qu’il est souvent le laissé-pour-compte de ce cinéma naturaliste, comme on l’a vu récemment par exemple dans "Ciudad sin sueño").

Car "Left-Handed Girl" ne se borne pas à suivre une gamine sautiller joyeusement entre les étals chamarrés du marché de nuit de Taipei. Il raconte aussi une histoire avec un début, un milieu, une fin. Cette histoire nous réserve, lors de la soirée d’anniversaire qui en constitue l’acmé, une sacrée surprise. Mais, dans mon désir de vous mettre l’eau à la bouche, j’en ai déjà trop dit…
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2025
Eblouissant et tonifiant. Une critique sévère de l'omnipuissance d'une société masculine taiwanaise au détriment des femmes, courageuses, pleine de charme et de résilience.
Un final de folie.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2025
Chronique familiale sympathique. Dénonce les traditions, accepte la modernité notamment des mœurs….c’est à la fois une comédie et un drame ( dit on comédie dramatique?)...Le jeu des actrices (principalement) est agréable et juste, elles sont souvent « sexy » et vont en aventures incertaines...C’est bien filmé, peu de musique, quelques extérieurs ville ( on est à Taipei)
et le scénario est simple avec une belle surprise finale...Le film est sans temps mort et la mise en scène entraînante….bref une bonne sortie cinéma….Je conseille….
Scoubidou
Scoubidou

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2025
Pas facile d'expliquer pourquoi on tombe sous le charme d'un film...Bien sur il y a l'histoire, la justesse du jeu des actrices, même et peut être surtout la plus jeune d'entre elles (peu d'acteurs masculins ici et dans des rôles peu flatteurs), un cadrage étonnament juste, et beaucoup d'autres choses. Un beau film à voir, vraiment.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Magnifique et plein de malice. La petite fille est absolument géniale, c'est extrèmement bien filmé, tout en dynamique dans un film plein d'énergie et de positivité en immersion dans la culture taiwanaise. Difficile de ne pas tomber sous le charme.
capirex
capirex

189 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Très intéressant film que cette Chronique Sociale qui brosse le portrait de trois Femmes, une mère et ses deux filles avec en toute fin un Twist pour le moins surprenant !
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 651 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2025
Un excellent moment avec ce film taÏwanais, filmé haut en couleurs dans les rues et ruelles de la ville à hauteur de la gamine de 5 ans dont l'interprétation est extraordinaire (on retrrouve la touche colorée de S Baker). De bons sentiments et de la bienveillance.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Ai vu « Left handed girl » de la réalisatrice taïwanaise Shih-Ching Tsou qui a été présenté dans la Sélection « Semaine de la Critique » lors du dernier Festival de Cannes. Film plein de vie, d’énergie où la morosité de la vie quotidienne des personnages principaux est contre-balancée par une photographie aux couleurs totalement saturées, un rythme virevoltant et un humour décalé et cocasse. Shu-Fen, mère célibataire (Manel Tsai) vient s’installer à Taïpei avec ses deux filles, l’ainée jeune adulte rebelle I-Ying (Nina Ye) et la petite qui a 5 ans, I-Ann (époustouflante Shi-Yuan Ma). Nouvel appartement, nouveau métier pour la mère qui ouvre une boutique dans le marché nocturne de la capitale, nouvelles habitudes pour les filles. Nous suivons le quotidien des ces trois personnes qui vivent les unes à côtés des autres en enchainant les galères. Peu à peu elles vont apprivoiser la capitale et trouver des moyens pour relever la tête et construire une cellule familiale plus soudée. Evidemment c’est de la condition féminine dont nous parle la réalisatrice, où le poids du qu’en dira-t-on, des apparences, du patriarcat est assez prégnant sur l’ile. L’écriture et la peinture psychologique des personnages sont très fines et c’est une des nombreuses qualités de ce long métrage filmé à hauteur de la petite fille gauchère de 5 ans. I-Ann malgré son jeune âge fait du marché nocturne son terrain de jeu. La petite fille rassemble les bribes des conversations des adultes qu’elle entend pour se (dé)construire. Film optimiste où chaque petits malheurs, chaque rancoeurs se concluent par une pirouette inattendue. « Left handed girl » pour une plus grande fluidité cinématographique a été totalement tourné à l’I-phone. On ne peut y constater qu’une grande maitrise technique qui donne un côté pop à cette histoire qui pourrait être plombante. Cette famille dysfonctionnelle est extrêmement attachante et tout l’art de ce scénario est de transformer ces trois laissées pour compte silencieuses en trois héroïnes du quotidien qui essayent de prendre leur revanche. Réjouissant !
JoelleFaure3
JoelleFaure3

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Une très jolie incursion dans le marché taïwanais et dans une famille aux facettes multiples, avec les yeux d’une enfant au milieu… Et la fin qui éclaire tout!
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

139 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2025
LEFT-HANDED GIRL surprend dès son ouverture : sa musique et ses couleurs éclatantes semblent annoncer une certaine légèreté, mais il s’agit pourtant bien d’un drame. Shih-Ching Tsou y raconte le destin de trois femmes, une mère, sa fille aînée et la cadette, venues s’installer à Taipei et travaillant dans l’effervescence d’un marché nocturne.

Impossible de ne pas penser au cinéma de Sean Baker, et pour cause : il est ici co-scénariste, producteur et monteur. Son empreinte se ressent dans le montage vif, dans l’énergie des scènes de rue, mais aussi dans le contraste entre la dureté des existences précaires et la beauté éclatante de la nuit urbaine.

Tourné à l’iPhone, le film gagne en fluidité, particulièrement dans les déplacements de la petite fille à travers le marché. Cette mobilité renforce l’énergie du récit et épouse l’entrain de la jeunesse. La photographie, somptueuse, exploite les lumières nocturnes et les néons pour créer des images vibrantes qui immergent totalement le spectateur dans la nuit urbaine de Taipei.

Le récit ne juge jamais ses personnages : il les montre dans leur complexité et leurs failles, avec beaucoup d’humanité. La petite fille, filmée à hauteur d’enfant, dispose d’un véritable arc narratif. Son innocence et son énergie en font le cœur émotionnel du film, apportant une dimension feel-good, mais aussi une profondeur dramatique : la superstition autour de sa “main du diable” génère cette tension entre légèreté et douleur fait toute la richesse du film. Elle évoque par moments la petite Olive de LITTLE MISS SUNSHINE, tant elle illumine le film par son regard.

Au-delà du portrait de ces femmes, LEFT-HANDED GIRL explore aussi le poids des traditions, la place donnée aux hommes dans la famille et les transmissions entre générations. C’est dans ces tensions, entre héritage culturel et volonté d’émancipation, que le film puise une grande partie de sa force.

On peut certes regretter un final un peu trop explicatif, qui tranche avec la subtilité et la pudeur du reste, mais l’ensemble séduit par son authenticité, son énergie et son humanité.
Sans révolutionner le drame familial, LEFT-HANDED GIRL s’impose ainsi comme un film lumineux, à la fois vibrant et pudique, qui réussit à transformer une histoire intime en expérience universelle.
cinéjadore
cinéjadore

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2025
Superbe film un petit bijou. Les actrices sont magnifiques, les personnages sont tous attachants. J’ai découvert la vie dans les marchés à Taipei. Le film est très rythmée et très touchant. Il faut courir le voir. Une très belle découverte
Didier M.
Didier M.

14 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
"Left handed girl" je préfère le sous titre : "Une famille à Taiwan". Car c'est l'histoire d'une famille et non d'une gamine née gauchère même si, bien malgré elle, elle se retrouve au centre de l'histoire. Ca parle bien sûr des différences de classe sociale mais surtout de l'impact des secrets de famille et des traditions familiales. Rien de très original jusque là. Sauf que ce film se déroule dans un petit quartier populaire de la capitale de Taïwan et qu'il est très très bien interprété. En particulier la mère et sa fille "ainée". J'ai eu quelques difficultés pour "rentrer" dans le film au début car tout se déroule entre 4 murs ou presque. Mais les fardeaux que porte cette mère plus ses difficultés pour assurer son propre quotidien et celui de ses deux filles m'ont vitre reconnecté. La plus petite des filles apporte une innocence enfantine bienvenue. Mais de mon point de vue c'est la mère qui mérite l'attention.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Une famille, trois générations, trois problèmes. Le film est signée Shin Schin Tsou mais on sent la présence de son acolyte, Sean Baker. Comme dans les films du réalisateur américain, la précarité et les difficultés financières ne sont jamais loin, le sens de la débrouillardise non plus. Si le scénario est quelque peu flottant, l'ensemble est rattrapé par une mise en scène assez sensorielle. C'est beau de filmer cette force de vie quand tant d'autres films se seraient étalés dans la tristesse . Le film est proche du Florida Project de Baker. Ici on cache rien des difficultés sociales, financières mais on a aussi le sourire, les gens ont des ressources, c'est une façon d'aimer les personnages...La ville de Tapai est le 4eme personnage du film, magnifiquement filmé et capté dans son énergie, ses longues ruelles humaines pleine de bruits et de vivacité. sous ses aspects joyeux et tristes, un beau film chaleureux
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