Très agréablement surprise par ce mélange touchant de thèmes, de pics bien placés, d'humour pas lourd, de douceur, de profondeur. Un melting pot, glou iboulga vraiment bien ficelé pour une comédie française. Assez rare pour être souligné !
Film extrêmement vulgaire et cru du début à la fin. Les personnages semblent n'avoir aucun autre registre à leur disposition que l'invective ou l'insulte. Ça n'est pas gênant dans l'absolu, mais au bout d'un moment, on verse dans une forme de caricature stérile, qui camoufle mal le vide sous-jacent. Le film, brouillon et décousu, n'a strictement rien à dire.
Le "Show don't tell" sacro-saint principe qui sous-tend les œuvres de fiction, exige que l'on prenne le spectateur ou le lecteur par la main en instillant une ambiance, en tissant une atmosphère, en disséminant des indices... pour le happer, lui permettre de s'immerger en déployant son imagination et son intelligence en résonance avec le film.
Ici, c'est Tell don't show. C'est simple, rien n'est suggéré. Même les deux ou trois moments censés constituer l'acmé réflexive du film (mais on peine à quitter le plancher, les envolées restent d'un nouveau qui ne rendrait pas jaloux Donald Trump) sont soulignés à gros traits par la voix off. Aucun implicite. Il ne faudrait surtout pas perdre le spectateur avec des concepts ou des idées trop compliqués.
Certaines scènes viennent de nulle part, dans une forme de patchwork improbable. Parfois simplement vulgaires et sexuelles, parfois grotesques et dérangeantes, elles ne trouvent pourtant aucune cohérence avec le reste du film. Comme des parenthèses douteuses et déconnectées du reste. On ne sait pas vraiment ce que l'auteur a en tête ni là où il veut nous emmener. Peut-être ne le sait il pas lui-même.
Un film qui tire vers le bas. Abêtissant et sans âme.
"L’Amour c’est surcoté" est un film qui voulait jouer la carte du cynisme amoureux, en suivant les déboires d’un trentenaire désabusé. L'histoire souffre d’un cruel manque de rythme. Les scènes qui devraient s’enchaîner avec légèreté s’étirent, les dialogues tombent à plat, et les situations censées provoquer le rire déclenchent au mieux un sourire poli. Le problème tient aussi à un casting trop effacé : les comédiens principaux manquent de charisme et ne parviennent pas à porter le récit. On a souvent l’impression d’assister à une suite de sketches sans énergie, plutôt qu’à un film construit. Même la mise en scène reste sans relief, comme si Winter ne savait jamais sur quel pied danser : satire ? romance déglinguée ? comédie potache ? En cherchant un ton, il finit par n’en trouver aucun.
L’Amour c’est surcoté s’impose comme une comédie française comme on en voit trop rarement : drôle, sincère et profondément touchante. Le scénario regorge de moments d’émotions qui sonnent vrais et d’instants de pure sincérité, où l’humour se mêle parfaitement à la tendresse. Mourad Winter réussit à aborder différents messages avec finesse, sans lourdeur, en trouvant toujours le ton juste entre rire et réflexion. Le duo d’acteurs fonctionne à merveille : Laura Felpin incarne un rôle qui la met particulièrement en valeur, tandis qu’Hakim Jemili livre une performance à la fois drôle et bouleversante, qui surprend par sa justesse.
Si les dialogues tombent parfois dans la caricature et que la mise en scène reste assez banale dans sa forme, le film compense largement par une esthétique visuelle éblouissante et une énergie communicative. On se laisse embarquer par cette romance moderne qui, malgré quelques maladresses, respire l’authenticité et la générosité. Un petit vent de fraîcheur dans la comédie romantique française, qui redonne foi au genre.
Des avis tranchés de part et d'autre font hésiter quant à la démarche de franchir l'entrée de la salle de ciné. Et puis en fin de compte dès que c'est fait, on a une belle surprise et après réflexion , vous êtes amené à dire que c'est un film attachant qui sort des sentiers battus. Et donc, en dépit de quelques qualificatifs négatifs octroyés à la mise en scène (notamment "déroutante" aux yeux de certains). Certes, il y a pléthore de vannes et parfois "du cru"... joyeusement assumé... Ben, c'est ce qui concourt à l'originalité de cet "Amour surcoté".
J'aime beaucoup Hakim Jemili et son sourire ravageur. Beaucoup moins Laura Felpin, ni son personnage que j'ai trouvé plutôt antipathique. Du reste, je suis peut-être mauvais public mais cette comédie romantique n'apporte absolument rien de neuf au genre, hormis que les personnages n'ont toujours pas couché ensemble au bout de deux mois de vie de couple semble-t-il. Je ne sais pas quoi en penser. En fait, elle n'est ni drôle, ni intéressante.
Une comédie sentimentale inattendue où son propos, de la rencontre à la relation, est abordé avec un regard nouveau et contemporain. En filigrane, c'est aussi une variation forte sur l'amitié et le deuil difficile, apportant une profondeur supplémentaire au récit. Quelques bonnes réparties, parfois décapantes, elle surfe aussi avec insolence sur bon nombre de clichés. Face à une L. Felpin solide de naturel, H. Jemili est à la fois drôle et touchant et le principe de s'adresser au spectateur permet de mieux l'accompagner. Entre rire et émotion, voilà une jolie surprise.
Bon petit film sans prétention, dans l'air du temps, c'est frais, drôle, tendre, tout en simplicité. Joli couple à l'affiche, j'ai aimé leur alchimie et leur naturel. Pas le film de l'année, mais une comédie romantique française qu'il m'a été très agréable de visionner.
J’avoue avoir eu des attentes concernant ce film, car j’aime beaucoup L. Felpin, que je trouve habituellement très drôle. Malheureusement, ce n’est pas le cas ici. Le film raconte l’« aventure amoureuse » des protagonistes, mais l’histoire reste banale, sans rebondissements. Le scénario, lent et convenu, repose sur un humour qui tombe complètement à plat : entre langage grossier et expressions de cité façon « wesh/wallah », censées faire « djeun », rien ne fonctionne. Je n’ai pas ri une seule fois. Au final, une déception totale.