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JeremGar
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3,5
Publiée le 21 juillet 2025
Dans les vallées industrielles de l'Est de la France, le temps d'un été caniculaire, Anthony (Paul Kircher) a quatorze ans. Entre les barbecues, les virées en mobylette et les après-midis au bord du lac, il vole la moto de son père pour se rendre à une soirée et impressionner la belle Stéphanie (Angelina Woreth) et se confronte au monde désabusé des adultes, incarné par ses parents (Ludivine Sagnier et Gilles Lellouche). Le film des frères Boukherma est la chronique de cette jeunesse qui rêve d'ailleurs, sur fond de hauts-fourneaux éteints. Adapter la fresque littéraire et sociologique de Nicolas Mathieu était un pari risqué. Le film réussit à en capter l'essentiel : l'atmosphère moite et mélancolique de ces étés adolescents où tout semble possible et rien ne l'est vraiment. La caméra capture avec justesse les paysages, les corps et l'ennui. Si les fidèles du roman pourront regretter l'absence de certains détails et la simplification de la portée politique du livre, force est de constater que l'esprit est là, condensé en une tranche de vie sincère et touchante. La grande force du film réside dans son casting. Le jeune duo, porté par Paul Kircher, offre une performance d'une fraîcheur bienvenue. Leur jeu, parfois brut et non policé, apporte une crédibilité et une authenticité indéniables aux personnages. C'est justement cette absence de perfection qui rend leurs émotions si palpables, loin des interprétations trop lissées. En contrepoint, Gilles Lellouche est impeccable en père usé et taiseux, apportant une densité et une gravité qui ancrent solidement le récit dans sa réalité sociale. Là où le film peut laisser sur sa faim, c'est dans sa trame narrative. En choisissant de se concentrer sur la chronique adolescente, le scénario suit une trajectoire assez linéaire et prévisible. On devine sans peine la suite des événements, et le film ne surprendra pas par ses rebondissements. Cependant, on peut voir ce choix non comme une faiblesse, mais comme une volonté de privilégier l'émotion à l'intrigue. L'enjeu n'est pas tant le suspense que la justesse du sentiment, le portrait d'un âge et d'un territoire. "Leurs enfants après eux" est une adaptation sensible et réussie, un film sur le passage à l'âge adulte qui émeut par sa sincérité et la justesse de ses interprètes, même s'il n'atteint pas la puissance romanesque et la complexité de l'œuvre originale.
Adapté du roman multi-primé de Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux brosse le portrait d’une jeunesse en suspens, dans une vallée industrielle de l’Est de la France. Anthony, 14 ans, grandit dans un monde figé, entre espoirs flous et colères sourdes. En quatre étés, sa vie va doucement basculer, entre désillusion sociale, premiers amours et perte d’innocence.
Les frères Boukherma signent une mise en scène d’une grande finesse : la lumière d’été, les silences entre deux fêtes, les regards perdus dans les champs – tout participe d’un réalisme poétique et mélancolique. Les choix musicaux – Nirvana, Metallica, Pixies – renforcent l’inscription dans les années 90, tout en nourrissant une tension sourde.
Paul Kircher est d’une justesse bouleversante. Il incarne Anthony avec une intensité retenue, déchirante. À ses côtés, Sayyid El Alami livre une performance magistrale, tout en failles et en non-dits. Angelina Woreth complète ce trio avec grâce et subtilité. Ensemble, ils donnent corps à une adolescence brute, loin des clichés, pleine de désir, de maladresse et de rage contenue.
Si le film ne reprend pas toute la richesse chorale du roman, il opte pour une ligne plus sensorielle, centrée sur Anthony. Ce choix resserre le récit autour du corps, du regard, de la pulsion. Moins politique que le livre, l’adaptation n’en demeure pas moins profondément sociale – mais par la forme, plus que par le discours.
Que c'est long ! Je n'ai rien contre les films lents (beaucoup de chefs d'oeuve - Barry Lyndon, Mort à Venise, Derzou Ouzala et j'en passe) sont lents mais là c'est long. J'ai lutté contre le sommeil pour arriver au bout de celui-là. J'ai eu l'impression de perdre du temps, beaucoup de temps. Certaines scènes sont superflues, d'autres s'étirent interminablement. Quant à l'acteur principal que j'entends partout célébrer comme une "révélation", je lui ai trouvé un air de parfait abruti, du début à la fin.
Une douce nostalgie flotte sur ce film ainsi qu'un léger sentiment de désespoir. Les sentiments et les relations amoureuses sont forts bien décrit et il est facile de se reconnaître dans nombre de situations.
Il est difficile de ne pas remarquer quelques similitudes avec « L’amour ouf » sorti quelques mois auparavant. Et c’est malheureusement ce qui dessert ce film réalisé en 2024 par les frères jumeaux Ludovic et Zoran Boukherma. Comme pour son prédécesseur, l’intrigue mélange une histoire d’amour entre deux adolescents et une escalade de violence engendrée par un acte délictueux. La comparaison peut également s’effectuer en ce qui concerne la reconstitution réussie de l’ambiance d’une époque (en l’occurrence les années 1990 avec bande musicale, accessoires, vêtements, etc.). Enfin, les prestations sont solides, notamment celle de Gilles Lellouche en alcoolique anéanti. Malheureusement, les auteurs auraient gagné à réduire leur long-métrage, écartant au passage quelques séquences laborieuses. Bref, une chronique touchante sur une jeunesse meurtrie par un environnement familial et social déstructuré.
Je suis assez partagé concernant ce long métrage. En effet il y a vraiment des choses positives et sympa mais d'autres défauts qui entachent la qualité finale.
L'histoire d'abord qui est relativement simple. On suit deux enfants ( un plus que l'autre) aux destins croisés pendant 4 étés différents et ceux tous les deux ans en partant de 1992. Cela se passe en lorraine chose qui à son importance car c'est à ce moment là que les hauts fourneaux ferment les uns après les autres et qu'une certaine misère sociale s'installe.
Cette misère sociale est d'ailleurs plutôt bien (trop ?) retranscrite, certains plans sont magnifiques, on sent vraiment que le duo Ludovic et Zoran Boukherma ont du talent et ont voulu faire quelque chose de spécial. Je ne connais le livre donc je ne jugerai pas si l'histoire est respectée, mais le scénario se suit facilement , il y a des moments forts et l'interprétation du futur grand Paul Kirsher y est pour beaucoup
Reste un sentiment un peu mitigé une fois l'opus terminé de part cette fin mal amenée, on a du mal finalement à comprendre le but de cette histoire finalement ou la morale à en tirer. Un sentiment un peu de gâchis ou se dire à quoi ont réellement servi les 2h20 du film
Le sujet aurait pu avoir un intérêt si seulement il avait été développé de manière à créer soit un électrochoc soit un divertissement . Les deux réalisateurs ne font que survoler une réalité quotidienne des enfants de milieu modeste, passent à côté d’une amitié naissante et l’histoire d’amour est navrante. Les dialogues sont faiblent , le jeu des acteurs sans direction précise est également laborieux. Bref, un film de plus …. Pour pas grand chose..
Un bon film français avec une histoire suivant trois jeunes au destin différent, nous plongeant dans l'ambiance des années 90, dans région de Thionville dans le Grand Est. On suit avec plaisir leur histoire. Mention spéciale à Gilles Lellouche en père désabusé, qui essaie de faire de son mieux où il comprend que tout bascule dans sa vie suite au vol de sa moto commis par son propre fils. On retrouve des morceaux cultes des années 90, et revivre des moments de notre histoire comme la coupe du monde de football 98. Enfin le film est bon avec une bonne moralité à la fin même si par moment, ça traine en longueur.
Grande déception. Le livre m’avait profondément touché : il m’avait replongé dans mon adolescence, avec une justesse rare sur l’ambiance des années 80 dans l’Est de la France. Le film, lui, trahit cette authenticité.
La réalisation est creuse, sans relief. Les jeunes acteurs peinent à incarner leurs rôles, avec un jeu trop scolaire et surtout un accent parisien de banlieue qui sonne faux dans ce décor ouvrier de province. On est loin de la rugosité, de la mélancolie et des tensions sociales propres à cette époque et à cette région.
Une chronique adolescente qui a quelque chose d'universel et convoque à la fois nostalgie et goût du romanesque. Une épopée sublime servie par d'excellents comédiens et une BO culte (bon, un peu déçu qu'on mette sur le même plan Florent Pagny et les Pixies, Red hot et autres Metallica...). Petit bémol : on ne va pas se le cacher, c'est un peu long. Et certaines ellipses sont bien pratiques pour éviter d'avoir à expliquer l'évolution des personnages...
En soi, ça n'est pas la catastrophe à laquelle je m'attendais et à laquelle je m'étais préparé. Mais très sérieusement, ce film n'a pas grand chose pour lui. Seule sa reconstitution des années 90 peut être relevée. Parce que pour le reste... Pas de personnages intéressants. Une histoire qui n'existe pas parce que tout ce petit monde part du point A...pour arriver au point A. On tourne en rond pendant 2h10. La différence de classe sociale ? Inexistante. On ne sait plus faire ce genre de choses chez nous, alors pourquoi continuer à encombrer le cinéma avec ça ? Laissons cela aux Anglais, eux savent le faire. Quant à la façon dont est dépeinte la région lorraine après s'être vue privée de ses hauts fourneaux... comment voulez-vous avaler ça ? Et bien entendu, toujours ce même problème, celui d'employer un langage qui n'existait pas à l'époque. On ne sauvera pas non plus le jeu des acteurs. Gilles Lellouche est encore, du moins dans la première partie, le seul qui arrive à quelque chose. Les autres sont tous à renvoyer à leurs études. Si l'apathie du jeune Paul Kircher pouvait éventuellement surprendre et encore plus potentiellement intéresser dans le nullissime "Règne animal", ici elle exaspère. Et bien davantage quand on sait qu'elle fut récompensée par un prix portant le nom d'un illustre acteur italien aujourd'hui disparu. Mais alors, me direz-vous, pourquoi 1 étoile. Tout simplement parce que c'est légèrement moins mauvais que "L'amour ouf". Parce que oui, les deux films ont beaucoup de choses en commun.
une histoire d'amour compliqué entre un enfant issus d'une famille ouvrière et d'une jeune femme d'une famille de milieu bourgeois. C'est compliqué leurs retrouvailles prend des années, mais la connexion Paul Kirscher/Angelina Worther fonctionne très bien. Les seconds rôles de Lellouche, Sagnier, Sayyid El Alami, & Louis Memmi n'ont pas à rougir. Le 1er film des frères Boukherma est d'une justesse absolue. bravo à eux !!
Leurs enfants après eux marque, dès le début, par sa mise en scène minutieuse et toujours élégante. Le soin accordé à la reconstitution historique témoigne, là encore, d'un travail soigné et d'un amour évident pour la période dans laquelle les évènements se déroulent. Dès lors, le spectateur est plongé au coeur des années 90 sans la moindre difficulté et l'ambiance chaleureuse et nostalgique parvient à nous happer très rapidement. D'autant que, rappelons-le, les cinéastes nous offrent, visuellement, du vrai cinéma. Bien que guère très originale, l'histoire est plutôt plaisante à suivre et l'évolution des personnages parvient à nous intriguer tout le long. Malheureusement, c'est dans l'écriture de ces derniers, assez désagréables dans l'ensemble, que le premières limites de la réussite de ce film commencent à être atteintes. Si l'intention des réalisateurs est limpide en nous proposant des personnages écorchés, en résulte surtout un sentiment d'indifférence quant à leur sort tant ils sont incapables de susciter l'attachement. Toutefois, le principal frein qui rend le visionnage pénible et provoque le détachement du film, à mes yeux, est l'interprétation de son acteur principal, à savoir Paul Kircher. Je le trouve systématiquement en décalage avec son rôle, mais aussi du ton du film et il me semble soit, en surjeu, par moment, tout en étant paradoxalement, souvent impassible, ce qui peine à convaincre. Ce constat est problématique car le personnage d'Anthony est le coeur du récit et si on ne s'attache pas à lui, le film semble alors vain. C'est dommage, vu les thématiques abordées, le récit poignant et l'ambiance très travaillée, Leurs enfant après eux aurait pu être film fort et générationnel. Je recommande quand même de le regarder car l'interprétation de Kircher représente un obstacle purement subjectif.
Film assez bien/intéressant malgré le fait que ça met un peu de temps à rentrer dedans, néanmoins un vrai bon film, dommage qu’il ait pas fait autant de bruit que l’amour ouf, car il l’aurait mérité spoiler: !