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BabsyDriver
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3,5
Publiée le 6 octobre 2024
Un remarquable documentaire teinté de fantastique et de poésie qui dialogue idéalement avec Les Statues meurent aussi d'Alain Resnais et Chris Marker : tandis que les deux réalisateurs filmaient frontalement les statues en espérant qu'elles livrent leurs secrets, Mati Diop filme plutôt les visiteurs du point de vue des statues qu'ils contemplent, comme si c'était cette fois les statues qui tentaient de comprendre l'humanité.
Très lent surtout la partie en France. Il manque l'historique de leur arrivee en France et le detail des negociations. Et meme sur les oeuvres, j'attendais + d'informations sur leur usage. Seule partie dynamique le débat des jeunes etudiants bien que certains intervenants auraient pu beneficier d'un sous titrage afin de permettre aux français de mieux suivre. Aussi mon premier film en sous titrage inclusif qui reduit la comprehension. En conclusion sujet tres interessant mais pas assez fouillé.
Trop peu de dialogues et film pas assez expliqué. Il faut attendre la fin avec les étudiants pour entendre des dialogues. Tout le long du film est un ennui et certaines scènes ne servent à rien. C’est du remplissage.
je ne comprends pas l'emballement de la presse. le film est inintéressant, il ne se passe pas grand chose, aucun talent de réalisation ou de narration. je me suis même endormie. faut dire que passer 20' à regarder des mecs déplacer et emballager des oeuvres au quai Branly, ça crée des envies intempestives de sieste.
Tout simplement magnifique ! Nous entrons dans le cœur de l'Afrique, continent mystérieux dont la richesse culturelle appartient à la culture universelle.
Quelques précisions : ces pièces ont été réceptionnées en grande pompe à Cotonou. Elles sont pour l'instant invisibles (alors qu'elles étaient visibles en France) conservées dans des réserves, le musée qui devait les accueillir ainsi que d'autres pièces, n'est non seulement pas terminé, mais les travaux n'ont même pas démarré... D'autre part, 90% de ce patrimoine africain aurait eu vocation à disparaître. Et les sous-titres en écriture inclusive, Aïe Aïe Aïe !
Plutôt déçu de ce documentaire de la Franco Sénégalaise Mati Diop qui a pourtant reçu l’Ours d’or 2024 à Berlin. Le film part de bonnes attentions, la restitution en novembre 2021 de 26 trésors du royaume du Dahomey, pillés par la France en 1892 et restitués au Bénin…26 objets dont la caméra suit le voyage de retour des réserves du musée du Quai Branly au palais présidentiel de Cotonou. C’est la première importante restitution d’objets de collections publiques à un pays africain… des statues totem de l’ancien royaume d’Abomey, le trône du roi Béhanzin… et selon le ministre des Affaires Etrangères béninois, cette restitution historique est un acte exemplaire pour les coopérations muséales dans le monde. « Le Bénin est heureux de marquer l’histoire ». Mati Diop s’entend à mettre en scène les fantômes, les puissances de la nuit, les séquelles de la décolonisation… Elle va ici jusqu’à donner à l’une des sculptures de roi, une voix d’outre-tombe poétique et oraculaire…qui raconte l’obscurité de ces réserves muséales, des caisses où elle est transportée… avant de retrouver la lumière du pays d’origine. Procédé étonnant car requérant un abus d’écrans noirs assez agaçant. Le film a été réalisé avec la bénédiction de la présidence du Benin, et le débat final avec les étudiants sensé apporter une bouffée d’air en opposition avec l’assemblée de notables vénérables qui assistent à la réception des œuvres, a en fait été organisé sur mesure.... Ces jeunes gens ont encore du mal à se défaire d’un passé dont le récit a été essentiellement construit par l’imaginaire du colonisateur. Ils voudraient bien exister par eux-mêmes, se projeter dans un futur rassurant, à commencer en se libérant de la langue française qui écrase totalement les dialectes locaux. Les jeunes gens bataillent à coups d’invectives, de prises de position virulentes, comme un avertissement au mépris dont ils ont le sentiment qu’il perdure dans la politique française sur le continent africain…J’ai du mal à comprendre ce qui a pu justifier l’attribution de l’Ours d’or …Beaucoup de maladresses, pas mal de fioritures et des volontés d'effets poétiques qui tombent à plat. Je m’attendais à mieux…
Une idée géniale faire parler une statue qui retourne au Bénin. Statue qui pour un occidental n'est qu'un objet d'art mais pour un africain est aussi un objet de pouvoir, de culte un objet sacré. Idée qui ne reste qu'au stade de l'idée tellement c'est peu exploité. Dans sa première le film se compose de plans fixes du sous sol du musée quai Branly et de d'emballage des statues beaucoup trop long et de peu d'intérêt. Mais on vient presque a regretter le début quand la fin nous propose une débat d'étudiants simplement affligeant. Toutefois ce documentaire restera peut être dans le futur pour un exemple d'utilisation de l'écriture inclusive.
A l'arrivée un film décevant, et un mystère comment un tel film a t'il obtenu un prix a Berlin. A part du politiquement correct aucune raison.
J'ai beaucoup aimé la grammaire du film, la façon dont le Bénin est filmé. Même si le propos ne va pas très loin, on ressent véritablement la façon dont cet événement crée un petit bouleversement, les controverses suscitées mais presque aussi l'indifférence d'une partie de la population. En revanche, le point de vue subjectif des œuvres... Leurs discours m'ont semblés un peu creux... Et c'est un détail mais je trouve que les sous-titres blancs gâchent inévitablement l'effet de l'écran noir
Un documentaire original sur un sujet peu abordé au cinéma mais pourtant lourd de problématiques contemporaines : la restitution des oeuvres spoliées. Ici, il s'agit de la restitution de 26 statues du musée du quai Branly à leur propriétaire : le Bénin. Le documentaire est construit en deux parties : le départ silencieux du musée puis l'arrivée bruyante à Cotonou où la parole est laissée aux populations venues débattre de la question des restitutions. Les débats sont ouverts et riches, traitant des questions d'identité, de spoliation, d'affirmation d'une histoire post-coloniale. Des interventions variées dont quelques une au goût amer, figeant l'identité aux seuls héritages du passé (approches réactionnaires de la culture que nous connaissons aussi en France). Heureusement, la voix caverneuse de la statue du roi Ghezo qui sert de fil narratif, apporte un regard progressif : à l'instar de l'histoire et de la culture, la statue n'est pas figée, elle est en marche. Très bon documentaire sur la question patrimoniale.
On peine à comprendre l'intention de la réalisatrice dans ce documentaire qui fait qu'une part modeste à l'ambition de ces 26 œuvres rendues au Benin. Diop se contente de quelques scènes sur leur déménagement et sur les polémiques suscitées au sein de la jeunesse universitaire.
Une manière originale d'aborder le sujet du rapatriement du patrimoine africain pillé lors des conquêtes coloniales. Les débats des jeunes Béninois dans la seconde partie du documentaire sont très intéressant et plein de lucidité. Enfin, la question de l'esclavage pratiqué par le royaume du Dahomey est abordé.
C’est plus une conférence qu’un film que l’on regarde. Peu qualitatif artistiquement, c’est pour le débat que porte ce court “documentaire” qu’on l’écoute (plus que le voir).
Vraiment impensable qu’un tel film puisse avoir un prix à Berlin ! C’est horriblement mal filmé, sans aucun intérêt visuel dans la première moitié du film. Une voix off inaudible et qui n’a aucun sens… Cela remplit juste un certain agenda progressiste ++ mais uniquement sur le papier, pas sur l’écran.
En novembre 2021, 26 trésors du Royaume de Dahomey (l’actuel Bénin) quittaient Paris pour être rapatriés vers leur terre d’origine. Ces derniers avaient été pillés lors de l’invasion des troupes coloniales françaises en 1892.
Parmi les 26 oeuvres (prises de guerre du général Dodds dans le palais incendié par le roi Béhanzin après les combats de 1892) figurent notamment une statue mi-homme mi-lion du roi Glèlè, une statue mi-homme mi-oiseau du roi Ghézo, une statue mi-homme mi-requin du roi Béhanzin, ainsi que le trône du roi Chézo). Toutes ces oeuvres ont vocation à être exposées au musée de l’épopée des Amazones et des Rois du Danhomè à Abomey (en cours de construction) au sud du Bénin.
La réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop réalise ici un documentaire à l’atmosphère surréaliste. Et pour cause, le film incarne l’une des 26 oeuvres restituées par la France, à travers une voix d’outre-tombe et lugubre. 130 ans qu’elle était retenue prisonnière des siens, de son pays, de ses racines et la voilà quittant du jour au lendemain le musée du Quai Branly pour retourner sur ses terres.
Situé à la frontière du documentaire et de la fiction, j’avoue avoir été totalement mis de côté, restant complètement hermétique à tout ce que le film voulait bien me raconter. Tant dans le fond que dans la forme, j’avais espéré en savoir plus sur les tractations et le transfert des oeuvres entre la France et le Bénin, au lieu de cela, on assiste à un empaquetage des statues sans aucune indication, jusqu’à leur destination finale. La mise en scène est monotone, voire lénifiante. Malgré sa courte durée, on jurerait que le film en dure le double, ce qui n’est jamais bon signe.
Malgré un sujet éminemment intéressant (la restitution des oeuvres spoliées qui trônent dans les musées occidentaux), on reste constamment sur le bas côté, comme si la réalisatrice se contentait de survoler le sujet, dommage.