Une mise en scène épurée, portée par une émotion grandissante, qui culmine dans une scène finale aussi symbolique qu’inattendue. Si ce film est le dernier d’Eastwood, il figure parmi ses œuvres les plus abouties, c’est certain
Sujet bateau, ça pourrait arriver à n'importe qui ! L'accident bête qui se transforme en drame, sur un fond de débat politique, différences sociales avec beaucoup de justesse. Encore un très bon Clint Eastwood
Juré n°2 vous tient en haleine de bout en bout, sans une scène ni une minute de trop. C'est un brillant thriller juridique et psychologique sobre, calme et efficace dont la tension ne faiblit point. La mise en scène est ciselée, la distribution très réussie. Décidément, à plus de 90 ans, Clint Eastwood signe là un film magnifiquement bien fait, intriguant, qui donne à réfléchir sur le système judiciaire, l'honnêteté et la recherche de la vérité.
Très bien réalisé avec un jeu des acteurs excellent. Le film pose des questions très intéressantes sur notre société et nos valeurs individuelles et collectifs. Le rythme est soutenu et s accélère au fur et a mesure, il nous tient en haleine. A voir
bon thriller classique mais ce n'est pas du grand cinéma. un bon téléfilm du dimanche soir. du classicisme cinématographique, un procès pour faire bien... bof ...
C'est un film à voir pour la réflexion sur la justice qu'il permet, malgré ses défauts. Les acteurs sont bons mais j'ai trouvé que leurs personnages étaient trop lisses, ce qui fait que le film manque un peu de profondeur. Les personnages membres du jury sont assez stéréotypés et la réalisation ultraclassique m'a fait parfois avoir le sentiment d'être face à un téléfilm. Mais bon l'intrigue est intéressante et montre à quel point il peut être difficile de rendre "justice" (mais qu'est-ce que rendre justice ?)
La justice est elle la vérité en action ? C’est autour de cette question que semble se terminer cette histoire, c’est aussi une des premières phrases que prononce la procureure dans ce film passionnant de la première à la dernière seconde. Un film où il n’y a pas de héros, où les questions de conscience sont extrêmement bien amenées et très humaines. Un bon film de procès, avec ce qu’il faut de rebondissements pour qu’on ne s’ennuie pas. Je suis réconciliée avec Clint Eastwood comme réalisateur.
L'hommage à 12 hommes en colère est clair, spoiler: un juré qui va renverser l'opinion, un autre qui a une haine jusqu'à la fin inébranlable envers l'accusé pour des raisons familiales ( le frère / le fils, et le biais de confirmation), des témoins faibles, de la personne âgée en recherche d'attention à la dame qui croit avoir tout vu mais dans le noir et alcoolisée/presbyte.
L'absence d'alibi solide ne saurait écarter le doute raisonnable.
Il me semble utile de voir le film de Sydney Lumet pour comprendre l'hommage de Clint à la justice, empreinte aux États-Unis de croyance ( in God we trust ) et finalement, pour ses acteurs, de recherche de probité, qui revirer le parti pris de l'ambitieuse procureure.
Il faut reconnaître qu'il est difficile d'atteindre le jeu d'acteur de Henry Fonda et Lee Cobb, dont les deux pendants sont pour moi le procureur et l'avocat de la défense, dans un mano à mano mi amical mi dans l'adversité. Les deux films prônent au final la foi en la vérité plutôt que dans l'intime conviction et les apparences.
Il est intéressant de voir Clint, au crépuscule de sa carrière, adepte dans ces films d'une forme de justice par soi-même même (dans Grand Turino par exemple où il se livre en pâture pour faire condamner les agresseurs) s'en remettre ici aux pleins pouvoirs de la justice, l'accusé étant réduit à l'impuissance, et ce n'est au final que l'activisme du juré no2 qui lui sauvera peut-être la mise.
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3,5
Publiée le 17 janvier 2025
Nouvelle rèussite de Clint Eastwood qui continue à nous ètonner et dont le film se fait acclamè par tout ceux qui l'on vu en salle! La justice, le doute, les blessures de l'âme, la vèritè, la griffe de Clint demeure reconnaissable entre toutes! L'histoire de ce procès tient le public en haleine jusqu'à la dernière minute! Le tout fait une oeuvre brillante avec une fin qui se dèconstruit du genre laissant toutes les possibilitès ouvertes! Fidèle à sa rèputation de grands directeurs d'acteurs, Clint sait maîtriser les regards et rèvèle la personnalitè de Nicholas Hoult qui trouve en cet ex-alcoolique repenti son plus beau rôle à ce jour! Dans cette odyssèe judiciaire, Toni Collette et J. K. Simmons y sont ègalement remarquables! Le très prenant "Juror #2" (2024) peut laisser supposer que tout espoir de refaire un nouveau long-mètrage à près de 95 ans n'est pas encore perdu pour le lègendaire Clint Eastwood et qui sans cesse (re)dècouvre une certaine magie du cinèma! Chapeau bas...
Le classicisme dans toute sa splendeur. Il n'y a pas un plan qui soit moche, pas une faute de goût, un casting qui barde et un scénario exceptionnel ! J'adore ces films qui se passent dans la zone grise, hors de tout manichéisme. Un grand Eastwood.
Juré n°2 s’inscrit dans une tradition de cinéma américain classique, celui qui avance sans bruit mais avec une redoutable efficacité. Le film adopte une mise en scène d’une grande sobriété, presque invisible, qui laisse toute la place aux visages, aux silences et aux dilemmes intérieurs. Ce choix, loin d’être neutre, installe une tension morale constante, bien plus prégnante que n’importe quel effet spectaculaire.
La réalisation se distingue par son sens du cadre et du rythme, précis sans jamais être démonstratif. Chaque scène semble pensée pour faire monter une pression sourde, en s’appuyant sur une progression patiente plutôt que sur des ruptures artificielles. Le film avance ainsi avec une rigueur presque implacable, donnant le sentiment d’un mécanisme qui se referme lentement.
L’interprétation est l’un des piliers de cette réussite. Le jeu est mesuré, souvent intériorisé, et confère aux personnages une épaisseur crédible. Les acteurs parviennent à faire exister des conflits complexes sans jamais les surjouer, donnant au film une densité émotionnelle qui repose sur la nuance et la retenue.
Au-delà de son dispositif, Juré n°2 interroge avec finesse des notions essentielles comme la responsabilité individuelle, le poids des décisions et la fragilité des certitudes. Le film évite toute posture moralisatrice et préfère placer le spectateur face à ses propres questionnements, le laissant tirer ses conclusions sans l’y contraindre.
Sans chercher à réinventer le genre, Juré n°2 en propose une variation élégante et tendue, portée par une mise en scène maîtrisée et un sens aigu de l’ambiguïté morale. Un film qui marque moins par ce qu’il montre que par ce qu’il fait ressentir, et qui s’impose par sa discrète puissance.