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Décidément Eastwood ne fait plus que des films pour ménagère américaine. Quelle dégringolade depuis Sur la route de Madison. On ne trouvera pas ici de gens magnifiés mais bêtement ordinaires. Revoyez plutôt le 7è juré.
Film classique d'un procès américain, mais Clint le mène d'une main de maitre à son habitude. Un agréable moment empreint d'une pincée de suspense!
Jury Numéro 2 est un film puissant et immersif, qui nous plonge dans un dilemme moral saisissant, captivant les spectateurs du début à la fin. L’histoire suit un homme, juré dans un procès pour meurtre, qui découvre qu'il est lui-même responsable de l’acte criminel. Ce retournement de situation, à la fois surprenant et poignant, nous amène à réfléchir profondément sur la nature de la justice et sur ses limites, notamment à travers le système du jury.
Ce qui frappe dans ce film, c’est la critique acerbe de la justice américaine, qui semble trop souvent prédéterminée par des apparences et des jugements hâtifs. L’accusé, bien que clairement innocent, est tout de même victime du système, qui ne va pas au-delà des faits bruts. Le film met en lumière la fragilité d’un système qui repose sur des jurés dont la perception est souvent limitée et influencée par des biais, sans chercher à comprendre les nuances du contexte.
Une réflexion s’impose : si un juge, plutôt qu’un jury, avait été chargé de cette affaire, aurait-il réussi à mettre en évidence ce « doute raisonnable » essentiel pour un acquittement ?
Le véritable coupable, qui se trouve être l’un des jurés lui-même, fait face à un dilemme moral dévastateur. En effet, le crime en question résulte d’un accident de la route, et le juré, bien qu’il soit responsable de la mort de la victime, se trouve dans une situation où il ne peut se livrer sans détruire sa propre vie. Il est tiraillé entre sa culpabilité et sa volonté de protéger sa famille, en particulier une femme enceinte. Ce dilemme intensifie la tension du film, nous confrontant à la complexité des émotions humaines et à l'idée que la justice ne se limite pas simplement à une application des lois, mais nécessite également une prise en compte des circonstances atténuantes.
Au final, Jury Numéro 2 soulève des questions essentielles sur la manière dont nous rendons justice et met en lumière les failles du système des jurys, dont la décision peut être influencée par des facteurs personnels et émotionnels. Le film nous fait douter de la capacité d’un groupe de jurés à être véritablement objectif et à saisir toute la complexité d’une affaire. En cela, il propose une remise en question pertinente et nécessaire de la justice américaine, mais également de notre propre système judiciaire.
Ce qui frappe dans ce film, c’est la critique acerbe de la justice américaine, qui semble trop souvent prédéterminée par des apparences et des jugements hâtifs. L’accusé, bien que clairement innocent, est tout de même victime du système, qui ne va pas au-delà des faits bruts. Le film met en lumière la fragilité d’un système qui repose sur des jurés dont la perception est souvent limitée et influencée par des biais, sans chercher à comprendre les nuances du contexte.
Une réflexion s’impose : si un juge, plutôt qu’un jury, avait été chargé de cette affaire, aurait-il réussi à mettre en évidence ce « doute raisonnable » essentiel pour un acquittement ?
Le véritable coupable, qui se trouve être l’un des jurés lui-même, fait face à un dilemme moral dévastateur. En effet, le crime en question résulte d’un accident de la route, et le juré, bien qu’il soit responsable de la mort de la victime, se trouve dans une situation où il ne peut se livrer sans détruire sa propre vie. Il est tiraillé entre sa culpabilité et sa volonté de protéger sa famille, en particulier une femme enceinte. Ce dilemme intensifie la tension du film, nous confrontant à la complexité des émotions humaines et à l'idée que la justice ne se limite pas simplement à une application des lois, mais nécessite également une prise en compte des circonstances atténuantes.
Au final, Jury Numéro 2 soulève des questions essentielles sur la manière dont nous rendons justice et met en lumière les failles du système des jurys, dont la décision peut être influencée par des facteurs personnels et émotionnels. Le film nous fait douter de la capacité d’un groupe de jurés à être véritablement objectif et à saisir toute la complexité d’une affaire. En cela, il propose une remise en question pertinente et nécessaire de la justice américaine, mais également de notre propre système judiciaire.
Si vous êtes adepte du cinéma de Clint Eastwood c'est à dire plutôt lent, sobre mais poignant, alors vous allez aimer Juré n°2.
Pour ma part, j'ai passé un bon moment en allant voir ce film même si je dois reconnaître qu'il y a quelques longueurs. Je m'attendais à un film plus stressant, même si la situation du personnage principal joué par Nicolas Hoult est très angoissante. Tout le long du film, on se demande s'il va se dénoncer ou pas... J'ai été déçue par la fin je dois l'admettre. Le fait spoiler: qu'un homme "innocent" finisse derrière les barreaux en laissant derrière lui une femme et un bébé me laisse un goût franchement amer...
Pour ma part, j'ai passé un bon moment en allant voir ce film même si je dois reconnaître qu'il y a quelques longueurs. Je m'attendais à un film plus stressant, même si la situation du personnage principal joué par Nicolas Hoult est très angoissante. Tout le long du film, on se demande s'il va se dénoncer ou pas... J'ai été déçue par la fin je dois l'admettre. Le fait spoiler: qu'un homme "innocent" finisse derrière les barreaux en laissant derrière lui une femme et un bébé me laisse un goût franchement amer...
Le scénario est original et tient la route, les acteurs jouent bien, mais le long métrage met quand même du temps à démarrer.
Déçue.. l'ambiance et la réflexion y sont mais, il manque énormément d'éléments de preuves pour l'enquête afin que l'on puisse délibérer par nous même..
Pas à la hauteur des films précédents de Clint.
Pas à la hauteur des films précédents de Clint.
C'est une fois de plus du grand Clint Eastwood, à plus de 90 ans en plus ! Nicholas Hoolt est un excellent acteur qui retransmets de sacrées émotions. Le film est prenant du début à la fin. Je recommande fortement.
JURE N°2 (2024): Le poids d'une lourde croix à porter tout le long de sa vie, vivre avec ce supplice tout en sachant qu'un innocent risquera de le payer le restant de ses jours, telle sera la douleur de Justin Kemp. Convaincre les jurés que cet homme sera peut-être innocent, Justin aura craqué l'allumette, continuera à la tenir du bout des doigts, mais dans la durée, la flamme risquera peut-être de lui brûler les extrémités. "Juré n°2" montrera la sensibilité d'un homme sous pression (nous aussi), une accusation mise entre les mains de jurés envahis par le doute, des moments de huis-clos aux débats intéressants avec quelques petites scènes rétrospectives pour éclaircir la vérité. A mon avis, dès le départ les enquêteurs auront très mal mené les investigations, le fleuriste Harold (hum! hum!) l'aura très bien compris lui aussi. Un suspense prenant du début à la fin, sans action, mais drôlement efficace par ses situations bien écrites. Ici, une vérité qui ne sera pas vraiment bonne à entendre, et pourtant… Un très bon film de Clint Eastwood.
42em film de Clint Eastwood comme réalisateur, peut-être le dernier pour cet homme de 94 ans, Juré n° 2 se situe d’emblée parmi les très bons films de cet auteur à part entière, derrière la poignée de chefs-d’œuvre que sont Impitoyable, Sur la route de Madison, Un monde parfait, Million dollar baby, Bird et quelques autres, mais loin devant le navet que constitue son plus mauvais film, Le 15h17 pour Paris. Sur une trame de départ hautement improbable (désigné juré d’un procès pour meurtre, un jeune homme qui attend son premier enfant découvre sa propre responsabilité dans la mort de la victime), le scénario nous emmène vers une complexité extrême, où le jeune homme doit naviguer entre le désir moral de ne pas cautionner une erreur judiciaire et le besoin de cacher sa propre culpabilité pour éviter une longue peine de prison qui le séparerait de sa femme et de son enfant qui vient de naître. On aurait pu craindre que le film tourne au film de procès réchauffé, avec les premières scènes de délibération des jurés qui évoquent immanquablement le classique Douze hommes en colère de Sidney Lumet. Mais très vite le film s’affranchit de cet héritage, pour imposer sa propre logique. Plus le film avance, plus le héros s’enfonce dans une ambiguïté morale, ne laissant aucun répit au spectateur qui est pris dans le même trouble que lui. Le film d’Eastwood est d’un grand classicisme, mais riche par la puissance de la mise en scène, qui va à l’essentiel.
Impossible de ne pas penser au 7eme juré de George Lautner avec notre Bernard Blier national, ou déjà en 1962, le juré d’un procès dans lequel un quidam est injustement accusé de meurtre, tente d’ infléchir la sentence du jugement dans une tentative d’expiation de sa propre culpabilité. L’immense Clint Eastwood nous livre encore une fois un film absolument impeccable, nous rappelant à l’instar de la trame de l’inoubliable « 12 hommes en colère » que chacun porte sa croix et qu’il est bon de s’en rappeler au moment de juger quiconque se retrouve sur la sellette
A 94 ans, Clint Eastwood continue d’écrire sa légende et affiche une filmographie tout aussi impressionnante en tant que réalisateur qu’en tant qu’acteur. Certes, dans ce parcours presque sans tâche, il y a parfois du moins bon, et le dernier « Cry Macho », plus faible et par certains côtés risible, laissait craindre d’en finir sur une mauvaise note. « Juré n°2 » est à nouveau un très bon cru, et Clint n’a pas jugé opportun de s’attribuer un rôle, ce que l’on peut saluer tant il frôlait la caricature de lui-même dans le précédent. Evidemment, le film s’inspire beaucoup de « 12 hommes en colère » de Lumet, peut-être un peu trop, mais on n’est pas ici sur un huis-clos. On alterne entre des scènes de tribunal ou de délibération, des flashbacks, quelques scènes familiales et quelques tentatives d’enquête en extérieur. Le tout est fluide, avec une réalisation propre et efficace. Ce qui fait l’originalité ici, c’est le parti pris de donner tout de suite l’identité du coupable, indispensable puisqu’il s’agit précisément du juré en question. Alors évidemment, on perd un peu en suspens, et même si c’était annoncé dans le pitch, on ressent une petite déception. Mais bien vite on comprend le véritable enjeu, le dilemme dans lequel se trouve le « héros » : sauver sa peau, ou celle de l’accusé ? Il se retrouve finalement dans le rôle
spoiler:
de celui qui fait douter les autres jurés, alors que le verdict « coupable » était acquis. Et plus il parvient à convaincre ses compagnons, plus il se met en danger.
Une certaine tension se met donc en place, avec quelques moments stressants pour le personnage et pour le spectateur. Au final, voilà 2 heures qui passent rapidement et sans ennui. Un dernier mot sur la fin : elle pourrait en rebuter certains, mais on retiendra le dernier plan, et notamment le regard de ce personnage très bien interprété par Nicolas Hoult, un regard qui en dit beaucoup.
Une certaine tension se met donc en place, avec quelques moments stressants pour le personnage et pour le spectateur. Au final, voilà 2 heures qui passent rapidement et sans ennui. Un dernier mot sur la fin : elle pourrait en rebuter certains, mais on retiendra le dernier plan, et notamment le regard de ce personnage très bien interprété par Nicolas Hoult, un regard qui en dit beaucoup.
Quel dilemme !
J'ai été portée de bout en bout, attendant de savoir si la vérité allait éclater au grand jour...mais tout au long du film, je suis allé de surprise en surprise, tenue en haleine. Je comprends pourquoi il reste aussi longtemps à l'affiche de mon cinéma. (Car oui, au départ, j'avais mis dans la catégorie "à voir pourquoi pas, mais je n'aurais probablement pas le temps car il ne sera pas prioritaire".) Et quelle belle surprise ! Cela aurait été dommage de passer à côté.
J'ai été portée de bout en bout, attendant de savoir si la vérité allait éclater au grand jour...mais tout au long du film, je suis allé de surprise en surprise, tenue en haleine. Je comprends pourquoi il reste aussi longtemps à l'affiche de mon cinéma. (Car oui, au départ, j'avais mis dans la catégorie "à voir pourquoi pas, mais je n'aurais probablement pas le temps car il ne sera pas prioritaire".) Et quelle belle surprise ! Cela aurait été dommage de passer à côté.
Magistral ! Un coup de maître
pour son dernier film. Une histoire prenante, des acteurs impressionnants, une esthétique magnifique, un scénarioparfaitement ciselé... Un dilemme moral... se protéger ou se livrer ? Eastwood dénonce et interroge sa démocratie et son système judiciaire. Un chef d'œuvre sur le rapport à la vérité...
pour son dernier film. Une histoire prenante, des acteurs impressionnants, une esthétique magnifique, un scénarioparfaitement ciselé... Un dilemme moral... se protéger ou se livrer ? Eastwood dénonce et interroge sa démocratie et son système judiciaire. Un chef d'œuvre sur le rapport à la vérité...
Un vrai film de cinéma, avec une douceur qui vous questionne, et des acteurs qui s éclatent parce que des rôles comme ça, ce n'est pas dans l air du temps. Ceux qui veulent aimer le cinéma, débutez par celui-là...
Des moments de tension de suspens et de grand cinéma placés dans un episode de law and order, le système judiciaire américain prend des petits tacles pendant tout le film, oncle sam ne va pas être content...
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