Note moyenne
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La toute fin de « Hope » est ô combien frustrante! On ne va rien déflorer mais c’est une fin particulière que l’on qualifiera d’ouverte pour être gentil ou de fin en queue de poisson si on est moins complaisant. Comme si, sûr de son coup, Na Hong-jin avait anticipé la bonne réception et un succès public en salles autorisant un second volet, voire un troisième. La projection se finit donc sur l’impression d’avoir regardé une saison de série télévisée qui s’arrête avec un cliffangher. Ceci dans l’espoir que le plébiscite des audiences en permettra une seconde. Sauf qu’on n’est pas sur le petit écran et que cette conclusion qui n’en est pas une, finit certes un chapitre mais ouvre trop de voies tout comme elle pose trop de questions pour être satisfaisante. Mais on ne va pas bouder notre plaisir à cause de cela surtout que la suite est lancée et qu’on aura donc réponse à nos frustrations dans quelques années. Il est également étrange que ce blockbuster sud-coréen ait eu les honneurs d’être sélectionné en compétition officielle au dernier Festival de Cannes. Un film d’action mêlé de science-fiction semblait plutôt destiné à une séance spéciale hors compétition et au vu du résultat on confirme. En effet, hormis le prix de la mise en scène, ce type d’œuvres ne joue pas dans la même catégorie que les autres films en sélection. Une anomalie cannoise donc...
« Hope » est divisé en trois parties. La première et la dernière sont entièrement et volontairement vouées et dédiées au grand spectacle. Contrairement à la seconde qui permet de se poser un peu pour apaiser toute cette fureur et souffler entre tout ce flot d’action ininterrompue tout en expliquant un peu le mystère de ces créatures. Il ne faudra pas chercher un script très développé ici, le scénario étant extrêmement basique et empilant les références (de « Avatar » à « The Host » en passant par « Aliens » ou « La Guerre des mondes ») de manière un peu trop paresseuse. Non, l’intérêt et toutes les qualités de cet impressionnant long-métrage sont ailleurs. Dans la mise en scène de Na Hong-jin notamment qui nous met clairement un uppercut visuel et une leçon de cinéma technique. Il filme l’action avec une maestria sans pareille qui ferait rougir un Michael Bay. Sa science du cadrage et du découpage pour mettre en valeur ses incroyables morceaux de bravoure à la chaîne est indéniable. La réalisation est ample, généreuse et on peut vraiment prendre acte de tout ce qui se passe surtout que, une fois n’est pas coutume, tout se déroule de jour. Quant aux effets spéciaux, ils sont à 90% épatants que ce soit dans le rendu des créatures ou dans les effets pratiques. Il y a juste les plans rapprochés sur les aliens qui pêchent un petit peu et puent le CGI. Le design de ces derniers est probant même si certains ressemblent aux Na’vis quand d’autres lorgnent sur celles de « Stranger Things ».
Après avoir investi le film de chasse au serial-killer avec le magistral « The Chaser » puis nous avoir mis un sacré coup de massue avec l’immense polar fantastique et horrifique « The Strangers », il nous refait le même coup avec celui d’invasion extraterrestre. Préférant le décor d’une petite ville que celle de tout un pays ou du monde entier, il l’optimise avec brio. Les décombres et les dégâts faits par les créatures sont incroyablement bien retranscrits à l’écran. En effet, les ravages et conséquences des séquences d’attaques font terriblement vraies. Le fait de laisser presqu’un tiers du film en mode suggestion, sans voir la menace est une bonne chose puisqu’ensuite il ne lésine pas sur l’exploitation visuelle des aliens pour donner le change. Comme les séquences de poursuite/destruction/fusillade sont enchevêtrées les unes aux autres dans la première partie en ville et la dernière en forêt, on ne pourra pas en préférer une plus que l’autre. C’est justement cet enchaînement de moments d’anthologie qui nous en met plein la vue. À ce titre, c’est comme si on était au parc d’attractions et qu’on prenait un rollercoaster plusieurs fois de suite. Et franchement, cela pourra paraître long et éreintant pour certains, mais c’est tellement qualitatif et impressionnant qu’on ne voit pas les presque trois heures passer. Et comme le tout est saupoudré d’un humour noir ou absurde comme le cinéma sud-coréen sait le faire, on plussoie! Un choc esthétique et de grand spectacle plus que narratif mais un choc quand même. Vite la suite!
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Vu à Montréal.
« Hope » est divisé en trois parties. La première et la dernière sont entièrement et volontairement vouées et dédiées au grand spectacle. Contrairement à la seconde qui permet de se poser un peu pour apaiser toute cette fureur et souffler entre tout ce flot d’action ininterrompue tout en expliquant un peu le mystère de ces créatures. Il ne faudra pas chercher un script très développé ici, le scénario étant extrêmement basique et empilant les références (de « Avatar » à « The Host » en passant par « Aliens » ou « La Guerre des mondes ») de manière un peu trop paresseuse. Non, l’intérêt et toutes les qualités de cet impressionnant long-métrage sont ailleurs. Dans la mise en scène de Na Hong-jin notamment qui nous met clairement un uppercut visuel et une leçon de cinéma technique. Il filme l’action avec une maestria sans pareille qui ferait rougir un Michael Bay. Sa science du cadrage et du découpage pour mettre en valeur ses incroyables morceaux de bravoure à la chaîne est indéniable. La réalisation est ample, généreuse et on peut vraiment prendre acte de tout ce qui se passe surtout que, une fois n’est pas coutume, tout se déroule de jour. Quant aux effets spéciaux, ils sont à 90% épatants que ce soit dans le rendu des créatures ou dans les effets pratiques. Il y a juste les plans rapprochés sur les aliens qui pêchent un petit peu et puent le CGI. Le design de ces derniers est probant même si certains ressemblent aux Na’vis quand d’autres lorgnent sur celles de « Stranger Things ».
Après avoir investi le film de chasse au serial-killer avec le magistral « The Chaser » puis nous avoir mis un sacré coup de massue avec l’immense polar fantastique et horrifique « The Strangers », il nous refait le même coup avec celui d’invasion extraterrestre. Préférant le décor d’une petite ville que celle de tout un pays ou du monde entier, il l’optimise avec brio. Les décombres et les dégâts faits par les créatures sont incroyablement bien retranscrits à l’écran. En effet, les ravages et conséquences des séquences d’attaques font terriblement vraies. Le fait de laisser presqu’un tiers du film en mode suggestion, sans voir la menace est une bonne chose puisqu’ensuite il ne lésine pas sur l’exploitation visuelle des aliens pour donner le change. Comme les séquences de poursuite/destruction/fusillade sont enchevêtrées les unes aux autres dans la première partie en ville et la dernière en forêt, on ne pourra pas en préférer une plus que l’autre. C’est justement cet enchaînement de moments d’anthologie qui nous en met plein la vue. À ce titre, c’est comme si on était au parc d’attractions et qu’on prenait un rollercoaster plusieurs fois de suite. Et franchement, cela pourra paraître long et éreintant pour certains, mais c’est tellement qualitatif et impressionnant qu’on ne voit pas les presque trois heures passer. Et comme le tout est saupoudré d’un humour noir ou absurde comme le cinéma sud-coréen sait le faire, on plussoie! Un choc esthétique et de grand spectacle plus que narratif mais un choc quand même. Vite la suite!
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Vu à Montréal.
Juste excellent ce film avec des dialogues à mourir de rire mais au de là de ça le film dépote et celui-ci captive dès ses premières minutes, et tient en haleine pendant près d'une heure , en choisissant de garder sa fameuse menace dissimulée des yeux de son public . Monstre que l'on pourrait presque prendre d'abord pour une métaphore de la paranoïa près de la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, où se déroule l'action . Après petite déception car ce film n'est à fortiori que le premier volet de l'oeuvre et l'histoire, malgré ses 160 minutes au compteur, n'a pas fini de se raconter !
Dommage que les effets spéciaux ne soient pas toujours à la hauteur car la réalisation est énergique
Très efficace et intense malgré des coutures très visibles et peu subtiles, HONG-JIN offre un divertissement redoutablement efficace, haletant et brillamment réalisé, qui nous prend aux tripes, mais dont il reste un peu de frustration à la fin
Excellent... J ai bien apprécié Hope... La mise en scène est géniale... Les personnages sont caricaruraux mais souvent marrants... L histoire est simple mais prenante... Il n y a que la dernière partie que j ai trouvé assez lente, sinon je n ai pas vu les 2h30 défiler... La première scène de course poursuite est dingue... La tension monte crescendo pendant 1h... La scène de l autopsie et de l histoire du vieux dans la forêt m a plier de rire etc... C est un film action science fiction horrifique qui assume à 100% son côté over action... J aurais souhaité que le film soit plus tourné vers l horreur mais bon tant pis... Bref, je ne me suis pas ennuyé...
Dix ans après The Strangers, Na Hong-jin revient au village et à l'intrus, à l'échelle du cosmos cette fois, avec le plus gros budget de l'histoire du cinéma coréen. Né, raconte-t-il, d'une peur de la guerre nucléaire éprouvée vers 2017, parti de la xénophobie et des questions migratoires, son film fait grossir un incident trivial jusqu'à toucher l'univers. Pour démonter le réflexe qui fait de l'inconnu un ennemi, il emprunte la machine la plus efficace jamais construite pour le rendre divertissant : le film d'invasion, son arsenal, sa cible, son triomphe. Il en tire une mise en scène du chaos qui passe du polar à la SF, de l'horreur au film catastrophe, avec une maîtrise des ruptures humoristiques et de l'action. En France, il tombe à six mois d'une présidentielle que l'extrême droite domine dans les sondages, quand chaque camp a déjà désigné son incendiaire. Chez Na, l'incendie commence par un bœuf lacéré sur une route de campagne, aux abords d'un port fictif des années 1980 adossé à la zone démilitarisée.
C'est après coup que le chef de la police locale, Bum-seok (Hwang Jung-min), découvre ce bœuf, et ce sera toute sa condition : il arrive toujours trop tard. De retour au village, il ne trouve que façades éventrées, corps écrasés, vélos et voitures projetés, et avance en remontant à l'oreille un fracas dont la source reste hors champ. Car la créature, elle, ne se montre pas : cinquante minutes durant, on ne suit que des ruines, des sons et des explosions. La caméra virtuose du chef opérateur Hong Kyung-pyo les filme en plein jour, au grand-angle, en plans longs. La menace se lit jusque dans les gravats. Ce hors-champ place ainsi le spectateur à hauteur d'un flic dépassé, qui apprend à connaître l'ennemi par ses traces, par la peur qu'il est censé causer, par l'interprétation des décombres.
Dans ce décor post-apocalyptique réaliste, la minutie va jusqu'aux pancartes des façades, qui enjoignent de protéger la nation contre l'infiltration. Les habitants sont à l'avenant : ils foncent dans les rues à bord d'un blindé bricolé, mitrailleuses et lance-roquettes en batterie, au point que le chef se demande d'où sortent toutes ces armes. La question reste au stade du gag, et c'est pourtant l'idée la plus aiguë du film. Car dans la Corée des années 1980, où l'on affichait jusque dans les villages le numéro à composer pour dénoncer un espion, l'arsenal précède l'ennemi : l'extraterrestre ne fait que fournir enfin une cible à une mobilisation permanente. Ce que Na nomme xénophobie, son décor le décrit comme une violence rangée au placard en attendant l'intrus qui lui donnera raison.
Sortie du placard, cette violence frappe d'abord les siens : les villageois se tirent dessus, et des corps restent encastrés dans les murs. Même quand elle glisse du réalisme au cartoon, elle reste faite de vraies cascades plutôt que d'images de synthèse, et la caméra les accompagne au plus près. Dans la poursuite autoroutière, elle roule à hauteur de la voiture de police, la lumière du matin rasant les vitres, comme elle file ailleurs en longs travellings dans les ruelles éventrées ou galope avec les chevaux. Partout, elle tient deux secondes de plus là où l'usage coupe et garde chaque trajectoire lisible : on voit l'erreur se commettre, à la fois drôle et cruelle. De là naît le rire. L'incompétence générale tourne au gag permanent, les sommets d'action sont souvent dynamités par une chute hilarante, et l'alliage d'humour, de slapstick et d'action brutale prend. Seul l'humour scatologique en pleine terreur reste un goût qui s'acquiert, mais qui, pour ma part, m'a laissé hilare.
Puis le mystère s'estompe : la chose apparaît enfin, squelette d'un vert maladif animé en capture de mouvement, et prend en chasse la voiture de police. Les effets ont beau être souvent excellents, et crédibles au regard des moyens du cinéma coréen, la lumière du jour en trahit les coutures : la créature semble flotter. Cette sensation d'apesanteur montre l'étranger tel que le voient les villageois, sans masse ni visage, cible dont la mort ne coûte rien, et le spectateur tire avec eux. En plaçant la cause après les effets, le film laisse ce regard s'installer pour mieux le faire payer le jour où ces silhouettes deviendront une mère, un petit abattu à la chasse et gardé pour la vente, un deuil.
Reste ce que le film fait de cette révélation, et c'est là qu'il flanche. En forêt, Sung-ki (Zo In-sung, hilarant en chasseur increvable) découvre le vaisseau et ses nourrissons, échappe au massacre à cheval et pulvérise une créature en sautant sur la voiture de police. Réglée comme un ballet, avec la majesté d'un western, la poursuite compte parmi les séquences d'action les plus intenses de l'année. Or le film sait désormais qu'il a affaire à des parents défendant leurs petits, et n'en filme pas moins leur mort comme un triomphe, au sommet du spectacle. Le réflexe qu'il prétendait démonter, il le récompense : la connaissance loge dans le scénario, la jouissance dans l'image. Le montage passera bientôt aux créatures, dont la langue nous est sous-titrée. Il nous ouvre un sens qui restera fermé aux villageois rentrant à pied vers une enclave qui a tout d'un confinement.
Pendant ce temps, chez les créatures, l'impératrice J'aur découvre le cataclysme et son garde Ma'veyyo s'arrache le cœur pour ressusciter l'enfant. Le film se clôt sur un verset retouché de l'Épître aux Hébreux, qui fait de la foi la preuve de ce qu'on ne voit pas. Ces cinq minutes de mythologie dynastique distribuent les registres selon les passeports. Aux visages de Vikander et Fassbender, effacés sous les pixels et surqualifiés pour ce qu'on leur demande, la tragédie et la résurrection. Aux Coréens, la farce, le juron et la perplexité mais tout le récit. Ce qu'il faut y voir, Na l'explique en interview : le vaisseau écrasé transportait une entité qu'il assimile au Dieu des chrétiens, mis à mort, et les deux heures vingt précédentes ne sont qu'une fable simple. D'où un final qui appauvrit le reste, et un sens qui loge dans les interviews, chez un cinéaste qui demandait pourtant qu'on reçoive son film avec le corps. Le corps, lui, est comblé : Hope est un divertissement accomplit. L'esprit et le propos l'est moins, et Na avait raison sur ce point : c'est bien une fable simple, dont le propos ne dépasse guère le titre.
C'est après coup que le chef de la police locale, Bum-seok (Hwang Jung-min), découvre ce bœuf, et ce sera toute sa condition : il arrive toujours trop tard. De retour au village, il ne trouve que façades éventrées, corps écrasés, vélos et voitures projetés, et avance en remontant à l'oreille un fracas dont la source reste hors champ. Car la créature, elle, ne se montre pas : cinquante minutes durant, on ne suit que des ruines, des sons et des explosions. La caméra virtuose du chef opérateur Hong Kyung-pyo les filme en plein jour, au grand-angle, en plans longs. La menace se lit jusque dans les gravats. Ce hors-champ place ainsi le spectateur à hauteur d'un flic dépassé, qui apprend à connaître l'ennemi par ses traces, par la peur qu'il est censé causer, par l'interprétation des décombres.
Dans ce décor post-apocalyptique réaliste, la minutie va jusqu'aux pancartes des façades, qui enjoignent de protéger la nation contre l'infiltration. Les habitants sont à l'avenant : ils foncent dans les rues à bord d'un blindé bricolé, mitrailleuses et lance-roquettes en batterie, au point que le chef se demande d'où sortent toutes ces armes. La question reste au stade du gag, et c'est pourtant l'idée la plus aiguë du film. Car dans la Corée des années 1980, où l'on affichait jusque dans les villages le numéro à composer pour dénoncer un espion, l'arsenal précède l'ennemi : l'extraterrestre ne fait que fournir enfin une cible à une mobilisation permanente. Ce que Na nomme xénophobie, son décor le décrit comme une violence rangée au placard en attendant l'intrus qui lui donnera raison.
Sortie du placard, cette violence frappe d'abord les siens : les villageois se tirent dessus, et des corps restent encastrés dans les murs. Même quand elle glisse du réalisme au cartoon, elle reste faite de vraies cascades plutôt que d'images de synthèse, et la caméra les accompagne au plus près. Dans la poursuite autoroutière, elle roule à hauteur de la voiture de police, la lumière du matin rasant les vitres, comme elle file ailleurs en longs travellings dans les ruelles éventrées ou galope avec les chevaux. Partout, elle tient deux secondes de plus là où l'usage coupe et garde chaque trajectoire lisible : on voit l'erreur se commettre, à la fois drôle et cruelle. De là naît le rire. L'incompétence générale tourne au gag permanent, les sommets d'action sont souvent dynamités par une chute hilarante, et l'alliage d'humour, de slapstick et d'action brutale prend. Seul l'humour scatologique en pleine terreur reste un goût qui s'acquiert, mais qui, pour ma part, m'a laissé hilare.
Puis le mystère s'estompe : la chose apparaît enfin, squelette d'un vert maladif animé en capture de mouvement, et prend en chasse la voiture de police. Les effets ont beau être souvent excellents, et crédibles au regard des moyens du cinéma coréen, la lumière du jour en trahit les coutures : la créature semble flotter. Cette sensation d'apesanteur montre l'étranger tel que le voient les villageois, sans masse ni visage, cible dont la mort ne coûte rien, et le spectateur tire avec eux. En plaçant la cause après les effets, le film laisse ce regard s'installer pour mieux le faire payer le jour où ces silhouettes deviendront une mère, un petit abattu à la chasse et gardé pour la vente, un deuil.
Reste ce que le film fait de cette révélation, et c'est là qu'il flanche. En forêt, Sung-ki (Zo In-sung, hilarant en chasseur increvable) découvre le vaisseau et ses nourrissons, échappe au massacre à cheval et pulvérise une créature en sautant sur la voiture de police. Réglée comme un ballet, avec la majesté d'un western, la poursuite compte parmi les séquences d'action les plus intenses de l'année. Or le film sait désormais qu'il a affaire à des parents défendant leurs petits, et n'en filme pas moins leur mort comme un triomphe, au sommet du spectacle. Le réflexe qu'il prétendait démonter, il le récompense : la connaissance loge dans le scénario, la jouissance dans l'image. Le montage passera bientôt aux créatures, dont la langue nous est sous-titrée. Il nous ouvre un sens qui restera fermé aux villageois rentrant à pied vers une enclave qui a tout d'un confinement.
Pendant ce temps, chez les créatures, l'impératrice J'aur découvre le cataclysme et son garde Ma'veyyo s'arrache le cœur pour ressusciter l'enfant. Le film se clôt sur un verset retouché de l'Épître aux Hébreux, qui fait de la foi la preuve de ce qu'on ne voit pas. Ces cinq minutes de mythologie dynastique distribuent les registres selon les passeports. Aux visages de Vikander et Fassbender, effacés sous les pixels et surqualifiés pour ce qu'on leur demande, la tragédie et la résurrection. Aux Coréens, la farce, le juron et la perplexité mais tout le récit. Ce qu'il faut y voir, Na l'explique en interview : le vaisseau écrasé transportait une entité qu'il assimile au Dieu des chrétiens, mis à mort, et les deux heures vingt précédentes ne sont qu'une fable simple. D'où un final qui appauvrit le reste, et un sens qui loge dans les interviews, chez un cinéaste qui demandait pourtant qu'on reçoive son film avec le corps. Le corps, lui, est comblé : Hope est un divertissement accomplit. L'esprit et le propos l'est moins, et Na avait raison sur ce point : c'est bien une fable simple, dont le propos ne dépasse guère le titre.
Film assez particulier, avec beaucoup trop de longueurs ou se scènes pas très utiles, j'ai tenu 1h30 car le film tournait en rond.
Excellent film, tout en tension et humour. Avec des plans d’une grande beauté. Quelques réserves toutefois sur les effets spéciaux concernant les créatures. À voir !
Très spectaculaire dans ses scène d'action, très sanglant dans ses scènes de tueries. Ce film mélange les genres d'une façon magistrale. Science-fiction, action, horreur, et même parfois comédie. On en a pour son argent. En mettant plus de moyens dans ses effets spéciaux (parfois superbes, parfois ratés), j'aurais mis 4 étoiles.
Extrêmement généreux, des décors somptueux et une mise en scène remarquable, Hope nous embarque dans un voyage au bout de l'enfer, avec des monstres sortis tout droit de SNK.
Alors que les secours sont mobilisés ailleurs et que toute communication est interrompue, les habitants de Hope doivent faire face seuls à une menace grandissante. Tandis que certains tentent de protéger le village, d’autres s’aventurent dans la montagne… mais deviennent à leur tour des proies. L’ignorance et la peur déclenchent une spirale incontrôlable aux conséquences dévastatrices.
Bon délire, j'ai pas mal apprécié, cela commence tranquille, et après on ne s'ennuie plus jusqu'a la fin.
3/5⭐
Bon délire, j'ai pas mal apprécié, cela commence tranquille, et après on ne s'ennuie plus jusqu'a la fin.
3/5⭐
Quelle claque !!!
Ok les effets spéciaux des créatures sont épouvantables mais bordel, quelle mise en scène et réalisation de dingue ! Et les décors, les décors !!!!!!!
Ok les effets spéciaux des créatures sont épouvantables mais bordel, quelle mise en scène et réalisation de dingue ! Et les décors, les décors !!!!!!!
Un film juste grandiose !!
Le cinéma coréen dans tout son art. C’est entre plusieurs genres avec de l’horreur, comédie, action et drama, le film est tellement bien rythmé et monté que sa fonctionne super bien, on est tenu en haleine du début à la fin !
Étant déjà un énorme adepte des focales courte, voir un film filmer avec plusieurs séquence entièrement filmé en grand angle… CEST GÉNIALE ! J’ai aussi adoré le fait qu’il se moque de tout les genre, et qu’on soit à chaque fois partager en du stress, de l’adrénaline et du rire ! C’est une super expérience. Merci Cannes
Le cinéma coréen dans tout son art. C’est entre plusieurs genres avec de l’horreur, comédie, action et drama, le film est tellement bien rythmé et monté que sa fonctionne super bien, on est tenu en haleine du début à la fin !
Étant déjà un énorme adepte des focales courte, voir un film filmer avec plusieurs séquence entièrement filmé en grand angle… CEST GÉNIALE ! J’ai aussi adoré le fait qu’il se moque de tout les genre, et qu’on soit à chaque fois partager en du stress, de l’adrénaline et du rire ! C’est une super expérience. Merci Cannes
La première heure est absolument démentielle sur tous les points. Mais par la suite un gros ventre mou avant que ça reparte fort en action (mais pas autant que la première partie)
J'ai eu du mal avec l'humour parfois énormément poussé et toute la partie dans la forêt, bien que super bien mis en scène, c'est assez répétitif. La musique ryhme plutôt bien toute l'action et les courses poursuites
Bref un film qui part sur les chapeaux de roue mais qui m'a vraiment laissé sceptique sur la fin
J'ai eu du mal avec l'humour parfois énormément poussé et toute la partie dans la forêt, bien que super bien mis en scène, c'est assez répétitif. La musique ryhme plutôt bien toute l'action et les courses poursuites
Bref un film qui part sur les chapeaux de roue mais qui m'a vraiment laissé sceptique sur la fin
Vu à l'étrange festival. On ne sait pas trop quel chemin le film emprunte mais ce n'est pas grave car sa forme fulgurante nous fait oublier son manque de direction.
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