Perfect Days
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401 critiques spectateurs

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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2023
Il est très difficile de faire ressentir la poésie au cinéma. Je connais très peu de films dont je pourrais dire qu'il m'ont ému "poétiquement" (Bright star, Poetry).

Perfect days y parvient, par le biais d'une succession de répétition, un peu comme le tentait maladroitement le Paterson de Jarmusch. La même journée semble se répéter durant tout le film, avec ses rituels anodins, son apparente monotonie et ses activités quelconques (le personnage principal nettoie les toilettes publiques).

Mais Hirayama (joué par Koji Yakusho, récipiendaire mérité du prix d'interprétation à Cannes) semble trouver son épanouissement dans cette journée sans fin à la mode tokyoïte, entre autre inspiré par la transcendance de la lumière à travers les feuillages d'arbre (les Japonais appelle cela le komorebi), qu'il aime photographier.

Les rares distractions qu'invente le scénario (quelques rencontres fugaces, une poignée de frêles amitiés) sont comme les ridules qui se forment à la surface d'une eau calme après qu'un corps y a pénétré : elles ne troublent que temporairement et superficiellement la sérénité d'Hirayama, tout entier consacré à la recherche de la quiétude au travers de l'observation du monde.

Le film se conclut par des plans d'une ampleur incroyable, qui m'ont littéralement arraché des larmes tellement leur beauté m'a atteint en plein coeur, me faisant soudainement ressentir toute la beauté et la fugacité de la vie.
Francois MICHAUD NERARD
Francois MICHAUD NERARD

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2023
Laissez le temps s'installer, la poésie vibrer, l'amour percer...
Un merveilleux voyage qui suggère tout sans jamais chercher à s'imposer
J'ai eu un peu de mal à l'entamer mais une fois parti, j'ai fait le plus beau des voyages
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2023
L'histoire d'un homme et son quotidien ordinaire dont le métier est de nettoyer les toilettes publiques. Métiers des plus utiles entre parenthèse Un homme taiseux et solitaire. Même si un coin de son passé se lèvera, c'est le quotidien que filme Wim Wenders, et c'est souvent passionnant...Grace à un montage dynamique qui sait s'attarder sur les détails qui n'en sont pas. Il a également une utilisation optimale de la caméra HD numérique qui sait capter les lumières du quotidien avec précision. Wim Wenders est d'ailleurs, à ma connaissance, le seul réalisateur qui réussit de beaux plans avec cette caméra, il l'avait déjà réussi lorsqu'il a réalisé Land of Plenty sur l'Amérique post 11 septembre. La ville de Tokyo et ses lignes d'horizons sont magnifiquement filmés. Après, le film est aussi rattrapé par les limites de son sujet, et ce n'est surement pas le film le plus passionnant de l'année, mais c'est un très bel hommage du quotidien et l'attitude zen du héros, homme heureux et blessé toujours en train de lever les yeux au ciel, rejaillit sur le spectateur.
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2023
Perfect Days
Film bouddhiste? Piétiste? Zen?Sim vous aimez l’action, le bruit, les discours: fuyez!
Je ne m’attendais pas à un film aussi asiatique chez Wenders mais j’ai beaucoup aimé : d’abord la grande beauté des images, le Tokyo intimiste, le jeu tout en intériorité de l’acteur principal, la nostalgie du temps enfui à travers la musique américaine. Le merveilleux sourire final de l’homme pleinement heureux dans l’humilité de sa vie.
Un film qui fait du bien par son humanité, sa délicatesse et sa bienveillance.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2023
Quelques jours après la découverte de l'extrême délicatesse du premier film de C. Song (Past lives), voir enfin la dernière pellicule d'un homme vieillissant mais oh combien amoureux de la vie une récompense offerte à tout spectateur capable de se laisser aller à jouir du moment et d'oublier les tourments du dehors.
Arrivé avec un apriori (presque trop) favorable, on se fait cueillir par les yeux expressifs d'un Yakusho peu bavard mais aussi sensationnel pour communiquer sa plénitude, que sa tâche de base est insignifiante et répétitive.
Passé les premières minutes - ca va durer comme cela toute la séance - le voile se lève et les rencontres se multiplient, et vont lever un tout petit le voile sur Hirayama, sans aller jusqu'à révéler le passé ( le passif?) spoiler: d'une séparation conjugale traumatisante.

La rencontre surréaliste avec sa richissime sœur, spoiler: venue récupérer la nièce en fuite
, est un bijou de mise en scène.
Wenders, qui n'a jamais oublié ses qualités de photographes, multiplie des vues de Tokyo, les reflets, le vent dans les branches pour introduire une poésie légère et apaisante tout au long du film.
Personne ne regarde Hirayama - les usagers des toilettes allant jusqu'à le bousculer pour rentrer-, mais lui seul regarde un sans-abri, que l'on ignore encore plus que lui, et dont il s'inquiète quand il disparait du personnage urbain.
On sort bien après une parfaite soirée, voilà un remède contre le stress et la futilité de la vie.
cinéma - décembre 2023
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2023
La soixantaine, solitaire, Hirayama répète chaque jour la même routine. Il se lève aux aurores, se rase soigneusement, enfile sa combinaison et part dans son minivan à son travail. Il est chargé de l’entretien des toilettes publiques pour une société tokyoïte. Il s’acquitte méticuleusement de sa tâche. Son collègue, le jeune Takashi est autrement plus fantasque, plus bavard et moins méticuleux. À midi il s’octroie une pause dans un jardin public et déjeune d’un sandwich en regardant la nature. Son travail achevé, Hirayama enfourche son vélo, passe aux bains publics et dîne dans un restaurant souterrain. Parfois, il fait un détour par une librairie pour y renouveler son stock de lectures, et par un bar où il a ses habitudes.

Hirayama, pour des motifs qui resteront obscurs, a décidé de se retirer du monde. La brutale apparition de sa nièce, dont il s’occupera pendant quelques jours, lèvera un pan sur le mystère de son passé sans nous expliquer les raisons de son choix de vie. Hirayama a choisi de mener une vie érémitique en plein Tokyo. Il y accomplit le travail le plus vil qui soit. Mais Il le fait avec une telle application que sa dignité n’en est pas affectée. Au contraire, Hirayama trouve dans sa routine quotidienne, aussi modeste soit-elle, son équilibre et sa joie.

"Perfect days" est un film minimaliste qui ne raconte rien ou presque. Inutile de laisser planer un suspens qui n’a pas lieu d’être ou d’escompter d’étonnantes révélations qui ne viendront jamais : Hirayama n’est pas un ancien agent de la CIA que la prise en otage de sa fille obligera à un ultime acte de bravoure façon "Taken" 1, 2 ou 3 ! Hirayama est tout simplement un homme qui a longtemps cherché la paix intérieure et qui a fini par la trouver en faisant du mieux possible son travail et en s’adonnant à ses loisirs : la musique pop des 70ies, la lecture, la contemplation des saisons qui passent derrière l’objectif de son appareil photo….

Ainsi résumé, le film avec ses deux heures et cinq minutes pourrait sembler bien ennuyeux. Il n’en est rien. Car Wim Wenders réussit, par le miracle de sa mise en scène, à donner du rythme à une vie qui n’en a guère. La répétition monotone des jours est filmée sous un angle chaque fois différent, avec un montage qui lui donne une coloration inédite. Prenez l’exemple du réveil de Hirayama auquel on assiste au moins quatre ou cinq fois et qui n’est jamais exactement filmé de la même façon. De micro-événements surviennent : les lubies de Tikashi – qu’on imaginerait plus volontiers dans un film de Takeshi Kitano que chez Wim Wenders – l’arrivée susévoquée d’une nièce, la rencontre de l’ex-mari de la patronne du bar que Hirayama fréquente, etc.

L’autre atout du film est la morale qu’il professe. Une morale peut-être autobiographique que nous livre Wim Wenders, ce si jeune réalisateur de soixante-dix huit ans. Au départ de "Perfect Days" était une commande publicitaire que lui avait passée la municipalité de Tokyo sur les toilettes publiques de Shibuya. Comme Hirayama qui réussit, malgré son emploi dévalorisé, à faire de chaque journée un moment de bonheur, Wim Wenders réalise une oeuvre d’art à partir d’une commande banalement mercantile.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2024
Wenders n’en démord pas , l’homme est seul pour conduire sa destinée comme il l’entend. Une fois encore dans son dernier film, le réalisateur allemand suit à merveille les déambulations d’un individu , hors-système, et tellement décalé cette fois, que l’on ignore au départ ce qui peut bien le motiver. Il nettoie les toilettes publiques de Tokyo, avec entrain et dynamisme , tout en tenant un rythme quotidien particulier. Il aime la musique des sixties, photographier les arbres et dévore des romans d’anthologie. On ne sait rien de lui et sans révéler quoi que ce soit Wenders va tout nous dire tout aussi paisible et bienheureux dans sa déambulation urbaine et solitaire. Le réalisateur décroche des travellings, telles des flèches en plein cœur. Koji Yakusho les reçoit et en fait bon usage, du grand art.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2023
Tourné en 4/3 et économe en dialogues, Perfect Days donne la parole à l'image et aux plans. Une ode à un détachement vintage au coeur de la modernité de Tokyo, Wim Wenders retrouve son cinéma et une célébration de la liberté par le quotidien, l'habitude pleine d'attention aux moindres détails de son personnage principal. Un film zen ? Peut être. Mais un agréable moment pour le spectateur.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2023
Perfect movie.

Hirayama est un taiseux avec une vie des plus banal e. Répétitive du matin au soir, de son lever a son coucher.. Dans son intimité: ses bonsaïs, ses bains publics, ses repas au pied de "son" arbre" avec le rapport que peuvent avoir les japonais aux arbres. Dans ses gestes professionnels il nettoie les toilettes publiques de Tokyo. Ignoré des utilisateurs, se devant d'être invisible, mais totalement épanouis dans son métier, fier de l'exercer.

Hirayama est heureux dans cette répétition où chaque jour lui,apporte satisfaction. Les jours se suivent et se ressemblent juste quelques interférence parfois. Ce film raconte une succession de jours il aurait put être moins long, il suffisait d'ôter des jours. Il aurait put être plus long il suffisait d’ajouter des jours. Si on se laisse prendre par le rythme qu'importe la durée.

Ce film est une bouffée de douceur, de paix.

PS: Quelle variété dans les toilettes de Tokyo.
Jeanne Paul
Jeanne Paul

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2023
Chef d'oeuvre. Il n'y a rien à raconter parce que c'est tout le reste qui compte, le jeu d'acteurs, la beauté des images, la musique. Ma palme d'or à moi.
AdamC
AdamC

68 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2023
Un film pour les âmes sensibles et poétiques

Soyez prévenu, le rythme du film est résolument LENT. Mais le film nous pousse à nous interroger sur le plaisir des petites choses, prendre le temps de vivre et de se rendre compte de tous les bienfaits qui nous entourent au quotidien.

Au delà de ça le film nous interroge sur le rapport à la solitude avec les aspects positifs ou négatifs qui en découlent.
adèle h
adèle h

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2023
La magie de ce film qui ce construit séquence par séquence de manière parfaite d'une haute qualité et très artistique, c'est cet employé qui fait son travail avec beaucoup de respect et est émouvant au larme en vivant ça vie ça routine en ne faisant que le bien et s'endort en rêvant à ce qui à pu être exceptionnel dans cette vie lorsqu'il rêve la nuit et qui valait le coup , sortant du lot, réconforter un enfant, une chanson Universelle qui lui parle à lui mais aussi à nous, toute vie vaut la peine
Paulin S.
Paulin S.

10 abonnés 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2023
La promesse d'une ode à la nature et a la contemplation, au calme et à la sérénité. Promesse tenue je doit l'admettre.
Cependant, le film est poussif. Plutôt adepte d'un cinéma qui se veut patient, avec Wim Wenders je n'y arrive pas.
Il reste dans la superficialité durant 2h, ne fait pas de choix fort, n'effleure qu'à peine des idées intéressantes aux premiers abords. QUEL DOMMAGE. Il résidait dans certaines fulgurances un potentiel très intéressant, mais non le film ne va jamais plus loin. Je n'ai pas été touché, je n'ai pas été comblé, je n'ai pas été emporté. Je me suis ennuyé.
Esthétiquement et formellement, c'est léché et magnifique, cela ne suffit pas pour moi.
On ne peut reprocher le jeu d'acteur non plus, Yakusho explore une sensibilité intéressante.
Globalement Perfect Days m'a beaucoup déçu, j'en attendais plus.
Joguillerm
Joguillerm

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 décembre 2023
C'est un film financé par la ville de Tokyo : mélange de modernisme : paysages urbains, (gratte-ciels, autoroutes), vues des ponts sur les fleuves, et surtout toilettes publiques conçues par les starchitectes japonais) et de
tradition ( quartiers anciens, temples, petits restos )...
A la fin du générique, sont cités les architectes japonais mondialement connus qui ont réalisé les toilettes.
C'est bien filmé, c'est un bon documentaire sur Tokyo .
Le fil conducteur est un agent d'entretien des toilettes publiques sympathique qui dit 3 mots au bout d'une heure, vit dans un quartier à l'architecture traditionnelle, se rend dans les temples, mange dans les petits restos, se balade à vélo, va aux bains publics, prend des photos des arbres avec un appareil photo, écoute des cassettes de chansons du siècle dernier, lit Faulkner et Proust ( non, Proust ce n'est pas sûr, on n'arrive pas à déchiffrer les noms des livres de sa bibliothèque..). On comprend vite qu'il a eu une autre vie avant de devenir agent d'entretien, une vie d'intello même peut-être, il ne faut pas exagérer, ce n'est pas l'histoire d'un pauvre agent d'entretien qui ferait ce métier faute de mieux, Mais figurez vous qu'il a un smartphone, ouf !
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2023
"Perfect Days" sélectionné cette année au festival de Cannes est une chronique sociale japonaise moyenne dans l'ensemble. En effet je trouve qu'il ne passe pas grand-chose dans ce film, il est assez répétitif et long (2h05), le film est clairement orienté vers les séniors cependant le réalisateur Wim Wenders livre une histoire réaliste et simpliste sur le quotidien d'un quinquagénaire employé des toilettes publiques à Tokyo décrivant les mœurs, les inégalités sociales et solitude au Japon avec l'acteur Kōji Yakusho (prix d'interprétation masculine au festival de Cannes) livre une partition émouvante.
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