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domit64
74 abonnés
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3,0
Publiée le 12 décembre 2023
Assez déçue par ce film très très long. La vie semble pouvoir être belle malgré un quotidien routinier et métier peu considéré... l'émotion ne passe pas, je suis restée insensible au personnage qui jour pourtant très bien. La BO est, elle, excellente.
Homme de rituel, Hirayama salue chaque matin le soleil levant, arrose ses plantes avant de faire sa tournée de nettoyage des toilettes de Tokyo. On comprend que Wim Wenders ait apprécié ces merveilles d’architecture, qui ressemblent selon lui davantage à des temples de l'assainissement qu'à des toilettes classiques …Decaux pourrait en prendre exemple…et particulièrement sur le soin que prend Hirayama à les nettoyer !!! Bercé par de vieilles cassettes qui lui permettent sur son vieil autoradio d’écouter, selon les jours, les Animals, les Rolling Stones, les Kinks, Van Morrison, Nina Simone, Patti Smith, Otis Redding, et, bien entendu, Lou Reed, à qui nous devons la chanson « Perfect Days » qui donne son titre au film … à l’étonnement de la jeune génération qui ne jure que par sportify …il s’émerveille du jeu de la lumière dans les arbres, échange quelques rares mots avec des inconnus…des propos très laconiques… Il lui arrive aussi de fréquenter un bar dans lequel on peut entendre la patronne chanter la version japonaise de « The house of the rising sun »., un régal !! Jusqu’à ce jour, où sa nièce, adolescente en fugue, fasse irruption dans sa vie , révélant ses secrètes fêlures… Wim Wenders a dédié le film à Yasujiro Ozu qui prouve que les histoires quotidiennes sont les seules histoires éternelles…Avec « Perfect days », Wim Wenders a voulu montrer dans ce film qui s’apparente à un testament rédigé par un vieux réalisateur et destiné à la jeune génération, qu’on pouvait trouver le bonheur dans une vie simple et modeste, une vie dans laquelle on est conscient de rendre service à ses concitoyens, une vie où, loin d’être en permanence à l’affût des dernières nouveautés technologiques, on se « contente » d’écouter des K7 de chansons vieilles de 50 ans, de passer du temps à lire et à faire des photos en argentique…Pour incarner ce rôle d’homme humble, sachant voir la beauté du monde, , il a choisi le grand comédien japonais Koji Yakusho …et paradoxalement ce rôle a valu à son interprète l’honneur du prix d’interprétation masculine au dernier Festival de Cannes…distinction amplement mérité …
Malgré des longueurs, ce film, lumineux, s'avère posséder une réelle force philosophique prônant le plaisir de la simplicité et critiquant superflu. À travers un excellent Yakusho, qui malgré ses dialogues rares, arrive à transmettre au spectateur son message de légèreté avec comme principale arme des rires et rictus. Une oeuvre utile, oxygénante et qui sort du lot vu le contexte de la société actuelle.
« Perfect days » de Win Wenders (2023) a été co-écrit avec Takayuki Takuma. Nous sommes dans la mégalopole de Tokyo et suivons pendant plusieurs jours la vie de Hirayama (Kōji Yakusho), un sexagénaire qui vit seul dans un petit appartement et nettoie les toilettes publiques de façon très consciencieuse. Sa vie parait répétitive et très méthodique et il l’assume et la parsème de petits plaisirs : arroser et parler tous les matins à des plans d’arbre recueillis dans la ville ; écouter dans sa camionnette de la pop-folk anglo-saxonne enregistrée sur des cassettes ; photographier avec un appareil argentique les arbres lorsqu’il mange dans les parcs à la recherche du « komorebi » mot spécifique à la langue japonaise ; et lire longuement le soir… Le dimanche, seul jour où il met sa montre, il se ballade dans son quartier, récupère ses photographies, achète des livres d’occasion et dine dans le bar tenu par mama. Une vie fort simple mais après la visite de sa nièce Niko qui a fugué de chez ses parents bourgeois, on comprend en fait qu’il a choisi cette vie minimaliste pour échapper à la folie de la ville et du métier qu’il aurait pu avoir. Hirayama est un taiseux au regard doux, attentif au monde qui l’entoure et Kōji Yakusho est extraordinaire dans ce rôle avec lors de la dernière scène une gamme surprenante d’expressions sur son visage lorsqu’il écoute « Feeling good » de Nina Simone. Il a – à juste titre – reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes. Un film philosophique un peu déstabilisant au démarrage mais qui nous conquit au fil de ses 2 heures de projection.
On a compris le propos du film et l intention du cinéaste au bout de dix minutes et ça dure deux heures...c est long et sans autre intérêt qu une interminable et assez banale leçon de philosophie.
Bon que dire...ok cela part d'un bon sentiment, le fait de vouloir vivre une vie simple, sans chichi, qui profite quasiment de chaque instant de ses journées. Tellement éloigné de ce que vivent la plupart des gens qui veulent encore et toujours plus. Donc l'idée général je dis mille fois oui mais franchement au ciné ce film...faut pas être fatigué sinon vous allez piquer du nez (faillit m'arriver au bout de 20-25mn je reconnais...). C'est le genre de film "trop" simple, trop édulcoré de tout ce qui existe qui peut faire qu'on peut s'ennuyer pendant ses 2h05 que le film dure. Alors je sais que les puristes vont me démonter avec des arguments et mots sortie de je ne sais où mais po grave!^^ NOTE : 5/10 (pour le côté positif du film)
De Wim Wenders (2023) Tout d'abord, un sentiment indissociable du grand réalisateur qu'est Win Wenders est l'amour des gens, l'empathie qu'il a sur le genre humain. Son nouvel opus déborde de cet amour des gens simples , de la vie tout simplement. Autre point très positif du film est la description et l'immersion de la vie et la culture japonaise. Un mot fait la différence de ce que l'occident cache les lieux appelés ''toilettes'' alors qu'au japon, ces lieux sont appelés ''lieux d'aisance''. Même si un peu lent (peut être) Il y a beaucoup de douceur , de légèreté et d'élégance à décrire le quotidien d'un laveur de lieux d'aisance. Lieux d'une propreté sans pareille. Dans le rôle de Hirayama, Koji Yakusho est très communicatif.
5 étoiles .. ou "O" .. c'est selon l'angle de vue d'où l'on se place, ce film vous enchantera .. ou vous décontertera. Ne pas avoir le début du commencement d'une piste qui permettrait de comprendre les raisons du fonctionnement minimaliste de cet homme est dérangeant. Qu'on puisse se contenter de presque rien, qu'on accepte de vivre, tout simplement, le moment présent, je peux le concevoir. Mais mystifier le spectateur à ce point, c'est très très fort !
Un film qui redonne presque le vrai sens de la vie . Et fait voler en éclats les philosophies de surconsommation, rang social et le paradoxe de vivre plus dans l'irréel que le "réel".
L'acteur mérite amplement son prix d'interprétation de Cannes. J'ai beaucoup aimé ce monsieur qui ne parle que lorsque c'est vraiment utile, qui a une belle passion pour les photographies notamment d'arbres mais aussi les livres et soigner ses plantes. Mais j'ai surtout pensé aussi qu'il avait dû voir ou vécu le pire pour être ainsi...il demeure quelque chose de fragile en lui. Nous ne savons rien de son passé mais n'est -ce pas là une fois de plus une manière de prouver qu'il est vraiment épicurien ?
La bande son tout le long du film est remarquable, amenant souvent un indice, une couleur sur la journée qui va suivre ou a eu lieu.
Vous aurez compris en revanche que ce film ne plaira pas aux drogués du portable (ça me sidére toujours que sur un film d'1h40, 2 ou 3 soient obligés de le sortir au moins 2 fois...)
Voltaire disait qu'il fallait cultiver notre jardin, et je crois que ce monsieur en est l'exemple parfait...
Magnifique photo pour illustrer toujours beaucoup de subtilité de Wim Wenders ( aperçu dans une scène !) et la bande son quel délice... Tout simplement merci!
On partage l'existence d'un homme monastique qui a réglé sa vie avec sagesse et poésie. Parfois long mais c'est normal, tout cela filmé avec maestria avec des choix musicaux en phase. Grand art.
Beaucoup de sensibilité dans cet opus de Wim Wenders qui sait décidément capter la poésie et la beauté du quotidien ! Cela semblait mal parti avec un agent d'entretien des toilettes publiques à Tokyo, mais la magie opère, avec les messages laissés derrière un miroir, la vaporisation des plantes, le soleil qui perce à travers le feuillage des arbres. Cet homme a souffert, c'est certain. Mais il a su instaurer une routine qui le rassure... B.O. exceptionnelle ! Harry Dean Stanton n'est pas là, on est à Tokyo, pas au Texas, je vote pour !!
Wim Wenders de retour à son meilleur cinéma. La vie se nourrit de petits bonheurs, d’abandons de soi et de grands acteurs. Perfect Days nous offre tout cela
Ce film fait du bien car il s'attache à montrer voire démontrer qu'on peut vivre dans un monde moderne et citadin avec simplicité, sans nécessité du superflu et de la richesse matérielle comme point de réussite. Le personnage principal interprété à merveille par l'acteur japonais Kōji Yakusho, est remarquable par sa vision du quotidien plutôt routinier mais parsemé de petits plaisirs qui lui suffisent à apprécier la vie. Il en est particulièrement conscient, sans être résigné, d'où sa force, et de plus il est véritablement généreux. Les couleurs du film aident à voir cet univers sous un aspect apaisant. Mon amie et moi, ainsi que les autres spectateurs ont véritablement aimé ce film, aussi nous vous encourageons à aller le voir !