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emma10
3 critiques
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4,5
Publiée le 30 juillet 2024
Perfect days, un film parfait. Le film met en scène la routine de Hirayama, homme d’entretien pour les toilettes publiques de Tokyo vivant une vie ordinaire. Loin de porter un jugement, le film valorise la simplicité de cette vie ainsi que l’ appréciation des choses simples et nous fait gentiment réfléchir sur ce qui est vraiment important. Histoire lente, reposante mais pas endormante. Captiver le public avec un scénario minimaliste et sans contenu d’actions ? C est chose faite pour le réalisateur allemand Wim Wenders. A l’époque où la vie file à mille à l’heure et où les films ne présentent plus qu’exclusivements des actions successives pour stimuler sans arrêt le spectateur, Perfect days permet de ralentir, et de profiter pleinement de l’histoire et des plans splendides présents. « Les gestes veulent dire plus que les mots. » Cette phrase prend tous son sens ici. Très peu de dialogue, de narration. Toute l’histoire est raconté à travers les images. Koji Yakusho interprète avec brio son rôle, son visage n’est pas le seul à exprimer les sentiments ressenties par le personnage, son corps aussi, son âme même. Rien à redire, il mérite son oscar de meilleur acteur. Scénario, plans, réalisations, acteurs, une prouesse plus que réussie de la part de Wim Wenders.
Double intérêt : visite touristique de Tokyo, en particulier la tour SKYTREE, mais aussi documentaire pointu sur les toilettes urbaines japonaises de la capitale. On peut également souligner un passage en revue audio des années 70 : Van Morrison, Lou Reed, Patti Smith, Otis Redding, the Kinks, les Rolling Stones, et Nina SIMONE pour un épilogue émouvant. Pour le reste, le néant!
Un film où rien ne se passe, un homme simple, une vie simple et bien rythmée... On contemple avec cet homme ce qui est une vie... Simple... Que visiblement on devine qu' il a juste choisit de vivre.Chacun y mettra un peu le sens qu'il veut, ce minimalisme, et cette contemplation sont de façon surprenante... Bien filmés...komorebi... Le châtiment de l'ombre et de la lumière des feuilles qui n'existe que dans le moment... Surprenant ce film...
Excellent film qui parle du sens de la vie, de l’importance, de savoir contempler le monde et d’avoir du cœur… Une leçon de cinéma et de poésie. Un film agréable à voir et qui rend heureux… Et qui rend le spectateur, actif et intelligent… Avec une réelle mise en scène, un style, un point de vue d’auteur et de metteur en scène… En quelques mots, du cinéma, tout simplement comme on voit pas beaucoup…
je l'ai vu ilya une semaine et je suis encore sous l'émotion.. c'est exactement ce que je ressens..après cette période difficile qu'on vient de vivre, le monde est devenu encore moins humain..les flexoffice où tu n'as pas droit de parler..silence totale..télétravail seul...il est où l'humain ?...et oui je reviendrai aux bases...et oui je reviendrai aux cassettes..et oui je reviendrai au développement des photos..et oui je reviendrai à la vie réelle humaine
"Perfect Days" de Wim Wenders est une œuvre poétique qui explore la vie ordinaire d'un homme avec une délicatesse rare. La fin du film, empreinte d'ambiguïté, laisse chacun interpréter à sa manière le bonheur du personnage principal. Wenders nous invite à réfléchir sur ce qui constitue vraiment une vie heureuse : les petites joies du quotidien ou la quête de grands rêves ? Cette conclusion ouverte, loin de fournir des réponses claires, permet au spectateur de s'immerger profondément dans une réflexion personnelle. "Perfect Days" est un film émouvant et universel, qui continue de résonner longtemps après le générique final.
J’ai adoré le film J’ai adoré le film, uniquement le lendemain, ! Je n’ai vraiment pas passé un bon moment, mais ce film est génial, ça m’arrive parfois aussi avec la danse contemporaine C’était, c’est une très grande décantation par rapport à la Zénitude, et plein de choses que j’ai pu apprécier uniquement quand je suis sorti de la salle
Il y dans ce film la lenteur habituelle de Wenders qui peut par moment confiner à l’ennui. C’est un beau portrait d’un homme qui à visiblement traversé des épreuves et s’est organisé une vie simple et très ritualisée. J’ai regretté qu’on n’en sache pas plus. Le positif est que l’on s’attache au moment en observant le visage de l’homme notamment. Le négatif est qu’on frôle parfois le cliché. L’acteur principal contribue au plaisir de suivre le quotidien se son personnage.
Eloge de la simplicité, "Perfect Days" suit un homme habitué à une routine précise, en harmonie avec son environnement. C'est un film sans prétention mais une belle réussite qui doit beaucoup au charisme de son acteur principal, anti-héros wendersien par excellence chez qui l'auteur projette malicieusement sa passion pour la musique des années 60 et 70. En effet, Hirayama écoute des cassettes des Animals et des Kinks dans sa camionnette, créant une dimension quelque peu anachronique. On retrouve les goûts du cinéaste chez un Japonais d'âge mûr, ce qui donne au récit une épaisseur aussi surréelle que mélancolique. Le meilleur moment de l'oeuvre n'est-il d'ailleurs pas cette scène, dans un minuscule restaurant où Hirayama a ses habitudes, et où la patronne chante une émouvante version nippone de "House Of The Rising Sun" ?
Un moment de grâce. Critiquer le soit-disant "Japon fantasmé" est hors-sujet, c'est un conte et tout conte relève du fantasme. Par contre ce que le film dit sur cette approche philosophique de la vie, avec un récit qui aurait pu être situé n'importe où avec des variantes, est profond, touchant, et magnifiquement mis en scène.
Alors oui, "Perfect Days" fait surgir parfois de jolis petits instants de poésie avec un personnage touchant. Oui, l'esthétique de certains plans est franchement à tomber. Le plus gros problème, c'est que ce film dure 2h.
Dès les 30 premières minutes, l'idée du film est posée : Carpe Diem. Le personnage principal du film, Hirayama, a choisi une vie réglée comme du papier à musique qui semble triste à première vue mais dans laquelle il s'épanouit car il s'émerveille de la beauté des petites choses de la vie. Pour suivre son parcours, la réalisation se veut quasi documentaire, faite d'une succession de plans fixes en caméra à l'épaule.
On pourrait penser qu'avec une amorce de la sorte, le film dépasserait son sujet pour aller raconter autre chose. Et bien, pas vraiment, malheureusement. Si par instants fugaces on entrevoit très discrètement les fêlures de cet homme mutique parlant peu, tout le reste du film n'est qu'une répétition de mêmes scènes routinières entrecoupées de séquences n'ayant jamais d'autre but que rappeler que Hirayama ne s'épanouit que dans son quotidien. Il n'y a jamais réellement de sentiment de progression. Le personnage reste le même du début à la fin.
Le plus triste en visionnant ce film reste que malgré tout, dans ses fulgurances, il suggère des choses qu'il aurait été intéressant de creuser : la relation entre Hirayama et sa soeur qui fait l'objet d'une des rares excellentes scènes avec l'ex-mari malade d'un cancer, les sentiments que Hirayama peut avoir pour la patronne du restaurant qu'il fréquente et bien sûr, le gros manque du film, un éventuel développement sur le pourquoi de la disparition d'Hirayama auprès de ses proches et qui il était avant.
Tout le film, une sensation m'est restée : "Perfect Days" aurait pu être excellent sous format d'exposition photographique ou sous forme de court métrage. En tant que film de deux heures, néanmoins, le produit qui en sort reste tristement ennuyeux et manquant de fond
Wim Wenders pointe sa caméra durant 2 heures sur un homme mutique, isolé, à la vie rythmée comme un coucou suisse ; il est nettoyeur de toilettes publiques à Tokyo. Il ne nettoie pas n’importe quelles toilettes, mais de véritables œuvres architecturales construites spécialement pour les JO de 2020 ; qui auront lieu en 2021, sans spectateur. Cet homme fait l’éloge du temps présent, de l’amour du travail bien fait et de la richesse intérieure. Sa vie est emplie de multitudes petites choses, de petits moments bien à lieu, très loin de la société de consommation. Cette vie pourrait paraitre terne et bien triste, mais il fait de cette petite vie sans grand moyen financier, un havre de paix et démontre que la richesse est bien ailleurs que dans le compte en banque et les démonstrations sociales que l’on peut en faire. Il prendra la parole au bout de 1h15 lorsque sa vie bien cadencée sera déréglée par des rencontres ou des retrouvailles. Celles-ci l’amèneront à reconsidérer la sienne, un mouvement non salutaire mais dont il saura se saisir. Certains trouveront ce film ennuyeux et répétitif ; et c’est bien tout ce côté contemplatif qui en fait le sel. La bande musicale qu’écoute ce Monsieur hors du temps est tout simplement magique ; composée de classique que l’on aime à réécouter et qui sied tellement à ce personnage. Auréolé du Prix d’interprétation à Cannes, Koji Yakusho est de tous les plans et tous ses regards et ses gestes sont emplis d’humanité. Terminons juste sur un bémol, le dernier quart d’heure et la dernière rencontre n’est pas à la hauteur du reste du propos ; sans dénoter avec la tonalité générale du film, donc on accepte cette légère facilité scénaristique sous forme de twist final. Ce film est un poème tout en douceur et bienveillance, un film qui fait du bien. C’est une ode aux gens ordinaires ; aux invisibles. Il n’est pas sans rappeler le « Patterson » de Jim Jarmush. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM