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Charlotte28
209 abonnés
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2,5
Publiée le 13 septembre 2024
Dotée d'une superbe BO cette déambulation épicurienne suit le quotidien répétitif, rébarbatif, rêche, d'un nettoyeur japonais de toilettes publiques qui par son émerveillement candide perçoit plus de vraie beauté que ceux qui le méprisent ou l'ignorent. A la prestation délicate de Koji Yakusho s'opposent des comédiens globalement agaçants par leur surjeu, quoi qu'ils illustrent le manque de simplicité ou de transparence d'une société consumériste. Or, l'enjeu de la narration se laisse comprendre dès les premières scènes, rendant la suite redondante, ennuyeuse, dispensable: un court-métrage aurait suffi à exprimer le même appel à l'épure. Pertinent et élégant mais interminable et ronronnant!
Perfect days, un film parfait. Le film met en scène la routine de Hirayama, homme d’entretien pour les toilettes publiques de Tokyo vivant une vie ordinaire. Loin de porter un jugement, le film valorise la simplicité de cette vie ainsi que l’ appréciation des choses simples et nous fait gentiment réfléchir sur ce qui est vraiment important. Histoire lente, reposante mais pas endormante. Captiver le public avec un scénario minimaliste et sans contenu d’actions ? C est chose faite pour le réalisateur allemand Wim Wenders. A l’époque où la vie file à mille à l’heure et où les films ne présentent plus qu’exclusivements des actions successives pour stimuler sans arrêt le spectateur, Perfect days permet de ralentir, et de profiter pleinement de l’histoire et des plans splendides présents. « Les gestes veulent dire plus que les mots. » Cette phrase prend tous son sens ici. Très peu de dialogue, de narration. Toute l’histoire est raconté à travers les images. Koji Yakusho interprète avec brio son rôle, son visage n’est pas le seul à exprimer les sentiments ressenties par le personnage, son corps aussi, son âme même. Rien à redire, il mérite son oscar de meilleur acteur. Scénario, plans, réalisations, acteurs, une prouesse plus que réussie de la part de Wim Wenders.
Double intérêt : visite touristique de Tokyo, en particulier la tour SKYTREE, mais aussi documentaire pointu sur les toilettes urbaines japonaises de la capitale. On peut également souligner un passage en revue audio des années 70 : Van Morrison, Lou Reed, Patti Smith, Otis Redding, the Kinks, les Rolling Stones, et Nina SIMONE pour un épilogue émouvant. Pour le reste, le néant!
Un film où rien ne se passe, un homme simple, une vie simple et bien rythmée... On contemple avec cet homme ce qui est une vie... Simple... Que visiblement on devine qu' il a juste choisit de vivre.Chacun y mettra un peu le sens qu'il veut, ce minimalisme, et cette contemplation sont de façon surprenante... Bien filmés...komorebi... Le châtiment de l'ombre et de la lumière des feuilles qui n'existe que dans le moment... Surprenant ce film...
Excellent film qui parle du sens de la vie, de l’importance, de savoir contempler le monde et d’avoir du cœur… Une leçon de cinéma et de poésie. Un film agréable à voir et qui rend heureux… Et qui rend le spectateur, actif et intelligent… Avec une réelle mise en scène, un style, un point de vue d’auteur et de metteur en scène… En quelques mots, du cinéma, tout simplement comme on voit pas beaucoup…
je l'ai vu ilya une semaine et je suis encore sous l'émotion.. c'est exactement ce que je ressens..après cette période difficile qu'on vient de vivre, le monde est devenu encore moins humain..les flexoffice où tu n'as pas droit de parler..silence totale..télétravail seul...il est où l'humain ?...et oui je reviendrai aux bases...et oui je reviendrai aux cassettes..et oui je reviendrai au développement des photos..et oui je reviendrai à la vie réelle humaine
"Perfect Days" de Wim Wenders est une œuvre poétique qui explore la vie ordinaire d'un homme avec une délicatesse rare. La fin du film, empreinte d'ambiguïté, laisse chacun interpréter à sa manière le bonheur du personnage principal. Wenders nous invite à réfléchir sur ce qui constitue vraiment une vie heureuse : les petites joies du quotidien ou la quête de grands rêves ? Cette conclusion ouverte, loin de fournir des réponses claires, permet au spectateur de s'immerger profondément dans une réflexion personnelle. "Perfect Days" est un film émouvant et universel, qui continue de résonner longtemps après le générique final.
J’ai adoré le film J’ai adoré le film, uniquement le lendemain, ! Je n’ai vraiment pas passé un bon moment, mais ce film est génial, ça m’arrive parfois aussi avec la danse contemporaine C’était, c’est une très grande décantation par rapport à la Zénitude, et plein de choses que j’ai pu apprécier uniquement quand je suis sorti de la salle
Il y dans ce film la lenteur habituelle de Wenders qui peut par moment confiner à l’ennui. C’est un beau portrait d’un homme qui à visiblement traversé des épreuves et s’est organisé une vie simple et très ritualisée. J’ai regretté qu’on n’en sache pas plus. Le positif est que l’on s’attache au moment en observant le visage de l’homme notamment. Le négatif est qu’on frôle parfois le cliché. L’acteur principal contribue au plaisir de suivre le quotidien se son personnage.
Eloge de la simplicité, "Perfect Days" suit un homme habitué à une routine précise, en harmonie avec son environnement. C'est un film sans prétention mais une belle réussite qui doit beaucoup au charisme de son acteur principal, anti-héros wendersien par excellence chez qui l'auteur projette malicieusement sa passion pour la musique des années 60 et 70. En effet, Hirayama écoute des cassettes des Animals et des Kinks dans sa camionnette, créant une dimension quelque peu anachronique. On retrouve les goûts du cinéaste chez un Japonais d'âge mûr, ce qui donne au récit une épaisseur aussi surréelle que mélancolique. Le meilleur moment de l'oeuvre n'est-il d'ailleurs pas cette scène, dans un minuscule restaurant où Hirayama a ses habitudes, et où la patronne chante une émouvante version nippone de "House Of The Rising Sun" ?