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Tastasdu75
6 critiques
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2,0
Publiée le 28 novembre 2024
J'ai pas du tout aimé, vulgaire, superficielle, long! le personnage principal n'est même pas attachant, agressive avec ses amis, agressive avec sa conseillère, je suis très très étonnée par tous les commentaires dithyrambique nous étions cinq dans la salle ils tous partis pendant la séance !!
Très bien vu ! Le film observe finement les comportements d'une jeune fille de milieu populaire obsédée par le "rêve" de participer à une télé-réalité et devenir influenceuse ... Ses copines, ses ongles et mèches postiches, ses passions pour les fringues de luxe : toutes les illusions bovariennes pour "sortir" de son monde miteux, décrites sans mépris ni pédagogisme, juste comme ça se passe, et, pour la durée du film, nous devenons elle, un peu, nous comprenons mieux ses motivations et ses goûts "bizarres". Qui sont ceux de milliers de jeunes ... Jeu remarquable des comédiennes, dialogues "d'origine", d'une virtuosité tonique !
BOULEVERSANT ! Extrêmement juste sur la jeunesse, la représentation des corps, l’espoir de cette jeune fille, la rage de réussir, la famille. On ne la lache pas d’une semelle et on ressent tout ce qu’elle ressent. Les scènes sont percutantes, parfois dures parfois hyper poétiques. Un ovni de poésie et de beauté !
Une réussite pour ce film traitant de la jeunesse d'aujourd'hui, s'apparentant presque à un documentaire. Le premier rôle féminin joue très bien. À voir.
Un film, une peinture, un témoignage sur une jeunesse perdue, narcissique et empreinte de schizophrénie. Très belle prestation des actrices au plus prêt du réalisme urbain. Musique stridente avec l’emploi systématique d’un violoncelle. Décidément, cet instrument semble être l’apanage des films d’auteur.
Un film brut et juste, dont on ne ressort pas indifférent. Certaines scènes tournent en boucle, parce que le personnage complexe incarne ce qu'on voudrait condamner mais brille par son pragmatisme et sa détermination.
"Diamant brut" en compétition cette année au festival de Cannes est un drame social pertinent. En effet, la réalisatrice Agathe Riedinger livre aux spectateurs une chronique féministe sensible et réaliste sur le quotidien d'une jeune femme Liane qui rêve de devenir une star de télé-réalité. Le film décrit très bien les dangers des réseaux sociaux et des jeux de télé-réalité ainsi que les candidats qui sont souvent dans une situation de précarité et présentant des troubles psychologiques. J'ai beaucoup aimé aussi la prestation de la jeune Malou Khebizi véritable révélation de ce film.
Superbe film qui désole autant qu'il réjouit. Tout n'y est que contraste. Dès le début, on a l'impression que l'héroïne est embarrassée avec son corps, avec cette générosité ceinturée dans des tailles hyper small, avec ces artifices peints, accrochés ou tatoués. Elle prête et ne donne pas ; elle prendrait plutôt. Elle vole à l'étalage, mais elle récite la neuvaine à Saint-Joseph pour son copain.
Superbe mais difficile. Pas l'histoire (qui est simple). La caméra est vive et fatigue. L'écran est carré et ça fatigue aussi. On passe 90% du temps avec des jeunes dont on n'a pas forcément les codes quand ils dialoguent. Il faudrait même l'audio-description pour les mâles! Provoquer cette fatigue est sans doute voulu, mais le pari est risqué car un film a besoin d'être aimé, lui aussi, pour réussir...
Être aimé, c'est ce dont l'héroïne a besoin. Dans le monde qu'elle connaît (par son mobile), et qu'elle veut conquérir, c'est à qui a le plus de suiveurs (pardon, d'abonnés). Le film ne se demande pas si c'est flatteur (pour le suiveur comme pour l'influenceur) : c'est ainsi aujourd'hui, point barre. Le film s'intéresse juste à cet être qui semble destiné à souffrir dans ce monde d'aujourd'hui (son parcours d'enfant), et qui montre une détermination sans faille pour plaire (puisque c'est le critère). Malgré sa mère qui lui sortira "est-ce un talent d'être aimé?" histoire de casser sa détermination.
Quelle école de vie que passer de l'amour à la haine sur les réseaux sociaux (comme dans la rue, voire dans sa famille) à longueur de journée! Quelle douche froide passer de "je voudrais vous avaler" à "je te néantise" pour cette toute jeune adulte! Il faut être sacrément charpenté pour survivre. Chapeau bas donc à celle ou celui qui réussit (qui fait donc mieux que survivre), semble dire l'auteur du film, sauf erreur.
Ce n'est qu'à la fin qu'on saura le dénouement de l'histoire. Mais le dénouement est un peu accessoire (choisie ou pas après son casting). L'essentiel n'est même pas dans l'émotion (qui n'en produit pas autant chez le spectateur qu'il y en a à l'écran - voulu aussi ?). L'essentiel est de voir l'héroïne gigoter et frétiller pour s'en sortir dans ce "pauvre monde" qui est le nôtre aujourd'hui. -Critiquer ce monde n'est pas l'objet du film.
le scénario a de bonne idée de base mais ne développe pas assez l'aspect recherche de sois dans l'aspect de son jeu dans le rôle la façon dont le tournage a eu lieu j'ai l'impression qu'il y a eu une certaine maladresse involontaire car on a l'impression que le film n'est pas finit la rupture du film est brutal donc dans sa globalité il y avais une bonne idée de scénario mais il aurais fallut plus développer l'aspect sur les problème familiale et histoire de famille d'accueil
De Agathe Riedinger (2024). Déception tant le postulat semblait être intéressant , à savoir peut être celui d'ausculter voire critiquer tout ce qui tourne autour de l'apparat de la télé-réalité . Déjà le titre qui représente mal l'héroïne . À y regarder de plus près, le diamant n'est en rien brut tant il est appretté , maquillé et même plus tôt plus proche du look ''lolita'' que brut sans artifice . Dès le début et ce jusqu'à la fin du film, on a une véritable représentation de ce qu'il conviendrait d'appeler sinon une fashion victime, une jeune femme omnubilée par son image et surtout l'image qu'elle souhaite renvoyer . Plus une esclave du look qu'autre chose . Certes , le personnage de Liane campée avec force et fougue par Malou Khebizi est attachant et on pourrait s'identifier à vouloir qu'elle réussisse ! Mais cela s'arrette là car le film bien vite, tourne à vide pour nous resservir presqu'en boucle les mêmes scènes. Bel et si bien que vite, l'ennui guette ! Aucune analyse de cette nouvelle dictature des réseaux sociaux, de la télé-réalité qui en faisant rêver instille le mirage de la réussite, richesse et notoriété à peu de frais ! de ce c^té ; le film est d'un vise abyssal . Le film ne fait que montrer des ''lolita'' esclaves de leurs apparences . Le seul personnage qui instille du naturel à en être très attachant est Dino joué par le jeune et prometteur Idir Azougli.
Beaucoup d’émotions pour ce 1er film original d’Agathe Riedinger. Liane, sa personnalité, sa force et sa détermination, sa bonté, ses valeurs. L’'esthétique du film est à souligner. La douceur de cette histoire d’amour dans un contexte violent. Un sujet terriblement actuel. J'ai été touchée par Liane si attachante.
On peut être loin du monde du personnage mais on comprend chaque seconde, chaque geste, chaque parole de cette adolescente qui, enfin nous montre une jeune femme de manière réaliste, sûre d'elle, courageuse, sans cliché. Un très beau film sur le fait d'être femme, sur la jeunesse, mais aussi sur l'abus, l'égoïsme, et la sauvagerie des parents qui se défoulent sur leurs enfants, un mal répandu qu'il faudrait commencer à regarder dans les yeux.
Un film percutant qui met en lumière une palette de difficultés auxquelles se heurtent les jeunes gens, surtout les filles dans les milieux sociaux dégradés des grandes zones urbaines. Chacun se bat à sa façon pour sortir de cette souricière et s'affranchir des déterminismes de classe. Liane, une jeune fille meurtrie par une vie familiale chaotique, des placements, une mère en pointillés et un père absent. Elle ne trouve que sa beauté qu'elle sculpte jusqu'à l'excès pour obtenir son ticket d'entrée dans une téléréalité : pour exister, sortir de son milieu, être reconnue, admirée et aimée. Ce récit s'inscrit dans une période où, malgré les progrès, les femmes continuent à être des objets désirables, le paraître est sublimé dans les réseaux sociaux ce qui précipite nombre de personnes dans des précipices et un univers factice destructeur. A voir sans hésiter.
Diamant brut est le portrait de Diane, une jeune aspirante candidate à une émission de télé-réalité. Un portrait sans concession mais sans aucune forme de jugement. On y découvre une jeune femme forte et sensible aux fêlures profondes. Elle choisit d’utiliser ce casting comme un tremplin pour s’extraire de son difficile quotidien. C’est brillant. L’actrice Malou Khebizi crève l’écran !