un film pas très long, pas très bon, et pas très inspiré pour le genre qui essaie de mélanger le film satanique avec le serial killer, ça patine, c'est brouillon.
L’ambition était louable, bien sûr, mais la promesse était peut-être trop belle pour être parfaitement tenue. En réunissant les producteurs de Zack Cregger (réalisateur des claques « Barbare » et « Weapons ») et surtout le scénariste de « Se7en » à l’écriture, Andrew Kevin Walker, on s’attendait à une renaissance du film policier glauque et sombre avec option serial-killer. Ou, au moins, à une œuvre inspirée et de qualité qui fasse date dans le genre sans singer ses modèles. Malheureusement, on avait mis trop d’espoirs dans ce film à l’annonce de sa production puis à la lecture de son sujet et, enfin, à la vue de sa bande-annonce. Tout semblait alléchant et on avait en ligne de mire, un film ténu, malsain et captivant comme on en produisait à la fin des années 90 et au début des années 2000, de « Bone Collector » à « Prisoners ». Si « Psycho Killer » n’est pas la catastrophe annoncée un peu partout, il souffre de trop de fautes de goût, de choix discutables et de sorties de route pour être réussi. Mais on voit cependant, le brouillon de ce qu’il aurait pu être dans les bonnes choses présentes également.
Le film commence très fort, la séquence d’ouverture sur une route enneigée du Kansas est magistrale et donne envie d’y croire. Après celle-ci, « Psycho Killer » va alterner de très bonnes choses (surtout dans la première partie) avec de moins bonnes, voire certaines choses complètement ratées (notamment sur la fin). D’abord, le look du tueur et son modus operandi sont assez originaux tout comme les meurtres brutaux et sans concession qu’il exécute. Tout le fatras sataniste est un peu plus balisé mais ce n’est pas dérangeant hormis la séquence au manoir du personnage de Malcolm McDowell. Pour ce moment précis, on hésite entre un hommage à une certaine forme de giallo (sur)stylisée ou à une débandade ridicule et clichée avec, dans les deux cas, une critique facile des riches nantis et oisifs, fans de Satan. Ensuite, avouons que le film est captivant et ne tolère pas l’ennui mais il dure à peine une heure et demie, ce qui est autant une qualité (pas une minute de répit) qu’un défaut (rien n’est vraiment approfondi et pour réussir un film digne de ce nom, des développements plus marqués auraient été de rigueur).
Il est évident qu’il fallait peut-être un réalisateur plus aguerri pour mettre en scène ce script. Gavin Polone dirige ici son premier film. Il fait son travail correctement, comme un honnête faiseur, mais on sent qu’il n’a pas la carrure nécessaire pour insuffler une vision à cette histoire et surtout la sortir des carcans du genre pour la rendre mémorable voire inoubliable. Le personnage principal est, à ce titre, révélateur. Georgina Campbell le joue avec aplomb mais il n’est pas approfondi et tout va trop vite, à tel point que certaines déductions frôlent l’incohérence. L’ambiance est malsaine et glauque mais on a déjà vu bien mieux et assumé dans le genre, en films comme en série. Enfin, le dernier acte est clivant. On salue la prise de risque de vouloir rendre la quête du tueur plus impressionnante mais « Psycho Killer » sort alors de manière trop abrupte de son statut de film de traque policier. Quant à la toute dernière scène, on se demande encore si elle prête à rire ou si elle a un côté fantasmagorique du plus bel effet. En gros, loin d’égaler ses modèles et dégagé de toute prétention, on a droit à une petite série B réussie à moitié et pas déshonorante mais clairement pas à la claque attendue.
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Pffffff la bande annonce avait l'air génial avec une ambiance super flippante et dérangée... Au final, c'est plutôt sage sans jamais être grandement surprenant. Un film que j'ai l'impression d'avoir déjà vu Dans le genre tueur mystérieux, le récent Strange Harvest est 100 fois mieux
Vu en avant première. Un couple heureux de policiers. Un tueur en série qui tue le mari. Une femme qui veut se venger. La cadence du film est très bien menée. Des acteurs parfaitement à leur place. Dommage que l'histoire soit un peu tirée par les cheveux. Mais on passe un bon moment.
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3,0
Publiée le 12 avril 2026
Après avoir assisté au meurtre de son mari, la policière Jane Archer se lance à la poursuite d'un tueur en série satanique en pleine folie meurtrière à travers le pays. Ce dernier ne laisse aucune chance aux personnes qu'il croise spoiler: (à part elle) , ce qui donne des scènes violentes, mais peu réalistes avec des giclées de sang complément exagérées. Le rendu est certes sympa, mais pas jouissif pour autant. Au moins, ça situe le film qui est absurde alors qu'il se prend constamment au sérieux. C'est à l'image du tueur qui est à la fois charismatique et risible. Je n'ai pas réussi à me décider entre les deux parce qu'il est capable d'être très brutal, mais sa voix trafiquée empêche de le prendre au sérieux. Et que dire de ses motivations... Quant à l'histoire qui se décante très (trop) rapidement, elle se résume plus à une traque directe qu'à un jeu du chat et de la souris avec une énigme à résoudre. Au moins, on ne perd pas de temps avec des balivernes. Gavin Polone va constamment à l'essentiel, ce qui fait oublier les nombreux défauts de son film. Au final, "Psycho Killer" n'est pas un bon film, mais il est ridiculement sympathique à suivre.
Durant ce qui aurait dû être un banal contrôle routier au milieu du Kansas, l'officier Jane Archer assiste à la froide exécution de son mari flic par le conducteur du véhicule alias le Satanic Slasher, un tueur en série parti dans en road-trip macabre depuis plusieurs semaines à travers les États-Unis. Inconsolable, la jeune veuve décide de se lancer à sa poursuite...
Un scénario consacré à un tueur en série satanique écrit par l'auteur de "Seven" ou de "8MM", avec qui plus est la sympathique Georgina Campbell dont la filmographie témoigne toujours un réel amour du cinéma de genre sous toutes ses facettes, ., on signe direct... Sauf que, malheureusement, celui de "Psycho Killer" fait partie de ces projets-serpents de mer nés dans les années 2000, jamais concrétisés malgré plusieurs noms connus intéressés (Fred Durst, Eli Roth) et restés à prendre la poussière sur une étagère jusqu'à finalement ressurgir vingt ans plus tard sur grand écran alors que plus personne ne l'attendait. Évidemment, rares sont les réels bons films issus d'une si longue expérience de production à voir le jour et "Psycho Killer" n'échappe à la règle.
Là où tant d'autres longs-métrages consacrés à des mésaventures de tueur dingo avec un flic acharné à ses trousses sont désormais passées depuis, ce premier film de Gavin Polone prend d'abord la forme d'un thriller violent dangereusement daté, donnant le sentiment qu'une machine à remonter dans le temps vient de nous ramener dans l'ère post-"Seven", où quelques pentacles et diverses inscriptions ensanglantées à des murs suffisaient à créer une dangereuse aura autour d'un meurtrier, où l'obsession pour lui d'un de ses dommages collatéraux devenait synonyme d'une improbable enquête en solo parsemée d'illuminations capables de donner une syncope à n'importe quel profiler du FBI bien portant, et où la subtilité était aux abonnés absents pour mêler un point de vue ne cherchant qu'à empiler les cadavres dans son sillage à celui dépressif de sa némésis chargée d'enrayer son cycle sanguinaire.
Étonnamment, si vous êtes nostalgiques de cette époque, cette ambiance brute de décoffrage anachronique dans laquelle baigne "Psycho Killer" pourrait vous séduire car le film donne l'impression d'en être lui-même conscient et joue pleinement cette carte "primaire", tant dans son esthétisme 90's que sur le fond avec son "Satanic Slasher", incarnation de la paranoïa sataniste qui a gouverné les États-Unis à une certaine époque et, plus généralement, de la folie américaine elle-même, bourrée d'opioïdes, de croyances irrationnelles, de toxicité virile (à laquelle renvoie aussi le comportement des supérieurs de l'héroïne) et, bien sûr, de violence comme seule moyen d'expression. À ce titre, ce tueur à la silhouette particulièrement massive (imaginez un croisement entre Frank Zito du "Maniac" originel et Michael Myers version Rob Zombie) fait plutôt forte impression, devenant la figure immuable d'un condensé de maux sociétaux que rien ne semble pouvoir arrêter et même capable de sortir de son écrin rétro pour embrasser les cancers de notre présent. À mi-parcours, le film lui fera d'ailleurs rencontrer ceux qui cherchent à dénaturer ce qu'il représente pour assouvir leurs bas instincts (dont un certain Malcolm McDowell qu'il fait toujours bon de croiser)... Autant dire que le couperet du Satanic Slasher sera sans appel à leur égard.
Et puis, il y a ce dernier acte, celui qui est sans doute à l'origine de tant d'excitation autour du scénario d'Andrew Kevin Walker au fil des années et qui, il est vrai, prend une direction plutôt intéressante pour donner une dimension originale à ce tueur sataniste. Mais c'est justement là que "Psycho Killer" aurait gagné à avoir une approche peut-être plus subtile et moderne car les rouages rouillés de sa progression trop rudimentaire se retournent hélas ici contre lui et ne lui permettent jamais de décoller à ce moment crucial qui aurait pu l'emmener clairement vers quelque chose de plus grand (et ce n'est pas l'épilogue, expédiée, qui arrangera les choses).
Même si c'est l'essence de son approche directe, "Psycho Killer" se heurte donc à ses tournures les plus simplistes quand vient le temps de montrer ce qu'il a vraiment dans le ventre, le laissant à un stade de sympathique brouillon qui parvient à faire entrevoir son potentiel sans que la maîtrise soit là pour le rendre mémorable. Un peu à l'image de la prestation de Georgina Campbell, bien entendu convaincante mais dans un rôle qui aurait mérité d'être moins manichéen.
C'est malheureusement très mauvais, malgré l'annonce alléchante de l'équipe créative, derrière "Se7en" ou "Weapons". Influencé par l'esthétique cuir de "Many", le film annonçait une cavale haletante entre une inspectrice et un tueur en série violent, un colosse de deux mètres style Boogeyman. On était donc pas si loin également de "Longlegs". Hélas on en est bien loin, avec ce polar sous-écrit et très mal filmé. Les enjeux traumatiques sont ultra clichés, avec cette épouse qui recherche passionnément l'assassin de son mari, lui aussi flic. Le personnage du tueur n'est qu'un patchwork de déjà_vus ridicules : satanisme, communauté métal, menace nucléaire... Bref toute la panoplie de ce que les USA bigots considèrent comme "déviants"...mais dans les années 80 ! Que s'est-il passé chez les scénaristes ? Le film pose donc plusieurs questions éthiques, notamment sur sa conception puritaine. Le clou du spectacle : une scène finale qui pense déjà que le film sera un succès, et qu'une suite serait automatiquement prévue.... On croise les doigts pour que ce ne soit pas le cas...
Encore une fois, la bande-annonce de ce film laissait augurer un polar bien sombre dans la lignée de la série "True detective" pour l'ambiance poisseuse avec un soupçon du génialissime "Found" pour le masque à gaz du tueur dégénéré. Hélas, une fois la première demi-heure passée, on déchante vite. Ce n'est pas que ce soit mauvais, mais ça fleure trop le déjà-vu sans grande originalité pour convaincre malgré de bonnes intentions. L'image est léchée certes, ça ne joue pas trop mal, toutefois l'ensemble manque de scènes véritablement chocs et de gore. On a l'impression que tout ça date un peu et que le métrage est sorti deux décennies en retard ! Et même la séquence avec Malcom McDowell (le formidable Alex de "Orange mécanique" ou encore le démentiel "Caligula" de Tinto Brass) aurait pu être mieux car pas assez longue et jusqu'au-boutiste à notre goût ! A sauver : la dégaine du tueur musculeux à la voix rocailleuse (il ferait un très crédible Bourbon Kid pour le coup !) et sataniste à ses heures perdues avec son masque ou ses cheveux dans les yeux dont on ne verra jamais le visage, ça c'était bien vu et relativement original pour le coup. Pour le reste on repassera !
Le scénariste de 'Seven' commet le péché de nous ennuyer avec cette horreur insipide, plate, superficielle et incohérente qui aurait dû rester dans l'enfer des projets en développement, là où elle a sa place.