Ça n'arrive bien sûr pas au niveau de la série animée et encore moins de la BD, mais le scénario est original, et l'ensemble plutôt fidèle à l'esprit. Un bon divertissement pour les jeunes et les fans.
L'histoire de Tintin et le lac aux requins me plaît. Même avec un scénario moyen, tous les personnages font rire. Les Dupondt sont toujours de sacrés comiques. Le capitaine Haddock, n'en parlons pas. Une bonne comédie si-je puis dire, avec de très bons acteurs ! Je n'éprouve aucune lassitude en regardant ça.
« Le Lac aux Requins » est une histoire complètement originale, qui n’est pas une adaptation d’une bande dessinée (en revanche, une BD sera issue du film). Des personnages récurrents feront leurs retours tandis que d’autres seront créés pour l’occasion. L’animation est de bonne facture (même si elle n’égale pas celle de la série télévisée qui arrivera sur nos écrans quelques années plus tard), mais le film souffre de beaucoup trop de défaut pour qu’il soit correctement apprécié. Les chansons sont insupportables, car aucun effort ne semble avoir été déployé pour les composer, l’histoire est ennuyante et les nouveaux personnages dénotent beaucoup avec les anciens. Clairement, cela ressemble à un gros pot-pourri ou l’on aurait jeté toutes les idées sans tenter de les harmoniser les unes avec les autres. Ou peut-être s’agit-il simplement d’un produit marketing qui se sert de la popularité de Tintin pour faire de l’argent. En tout cas, ce film n’est pas à la hauteur.
Un véritable chef d'oeuvre. Cette animation, c'est une partie de mon enfance et mon tintin préféré, même si celui-ci n'est pas du grand Hergé. J'adore l'ambiance, les personnages sont attachants, les paysages sont très beaux et les musiques sont belles elles-aussi. Je retourne en arrière à chaque fois que je le regarde à nouveau.
Je souhaite rehausser la note de ce dessin animé, car beaucoup de critiques négatives proviennent de personnes qui ne comprennent pas les subtilités de l’animation d’autrefois. Ces œuvres appartiennent à une époque où il n’y avait ni Internet, ni streaming, ni réseaux sociaux. Les découvrir à la télévision avait alors quelque chose de magique : c’était spontané, simple, bon enfant, apprécié autant par les enfants que par les adultes. On les prenait tels qu’ils étaient, avec leurs qualités et leurs imperfections, qui n’étaient pas des défauts mais une véritable signature artistique, une manière traditionnelle de concevoir l’animation.
Aujourd’hui, beaucoup jugent ces dessins animés avec des critères modernes, comme si tout devait être calibré pour plaire au plus grand nombre, générer des vues ou satisfaire une élite de fans exigeants. À l’époque, on était loin de ces logiques. C’est précisément cet état d’esprit contemporain — obsédé par la perfection technique, la rentabilité et la conformité — qui a contribué à faire disparaître ce type d’animation candide, sincère et chaleureuse. Même si nous disposons désormais d’une technologie infiniment plus avancée, nous avons perdu une part de cette âme.
Je déplore la profusion actuelle de films d’animation, souvent impeccables visuellement mais terriblement insipides, sans personnalité, sans souffle. Leur perfection technique gomme les petites aspérités qui faisaient le charme des anciens dessins animés : une animation parfois irrégulière, une mise en scène simple mais efficace, des dialogues soignés, et surtout des voix inoubliables comme celles de Roger Carel, Jacques Balutin, Micheline Dax et tant d’autres. Ces voix faisaient partie de notre quotidien, de notre imaginaire collectif. Elles apportaient une chaleur et une magie que l’on ne sait plus reproduire aujourd’hui, et que l’industrie a laissé disparaître au profit de productions standardisées, de remakes sans âme et de projets purement commerciaux.
Dans ce contexte, Tintin et le lac aux requins est un véritable trésor. C’est un film plein de candeur, de magie enfantine, fidèle à l’esprit bon enfant de son époque. Il faut le regarder sans le comparer constamment aux productions modernes, sans chercher à le juger selon des critères actuels. Ce n’est ni “nul”, ni “vieillot”, ni dépassé : c’est un témoignage précieux d’une manière de créer, de raconter et d’animer qui mérite d’être préservée.
Ces œuvres dites “vintage” ont une beauté particulière : leurs traits imparfaits rappellent le dessin traditionnel, la bande dessinée, et transmettent une âme qui nous ramène en enfance. Regarder ce film, c’est retrouver des parfums, des sons, des ambiances, des sensations que seuls ces dessins animés savaient offrir. C’est comme rejouer avec de petites voitures ou taper dans un ballon en plastique : un retour à une innocence simple et sincère.
Tintin et le lac aux requins est une réussite totale, et je ne me lasserai jamais de le revoir. Je préfère mille fois me réfugier dans ce genre de production plutôt que dans les œuvres modernes tant qu’elles ne changeront pas de direction pour retrouver un esprit plus authentique, moins bruyant, moins formaté, et plus humain. L’animation d’aujourd’hui gagnerait à renouer avec cette âme perdue, plutôt que de se concentrer uniquement sur la rentabilité ou le buzz.