7/10 belle réalisation, photo, costume, Jesse Buckley est formidable, le film est plus dans le patos que l'émotion, jusqu'à l'acte final qui rachète tout
Scènes de vie conjugale de Shakespeare et sa femme, et le drame qui l'aurait inspiré pour l'écriture de son "Hamlet"... C'est le film dont tout le monde parle aujourd'hui, favori pour les récompenses printanières, il fallait donc que je le voie pour me faire une idée. Et c'est un très bon film, en effet ! J'y vois quand même quelques défauts, notamment une horrible scène qui me paraît dispensable (je pense à spoiler: la terrible scène de l'agonie de l'enfant ), à la représentation très contemporaine et attendue de l'Angleterre du 16e siècle et à quelques choix qui m'ont interrogé (spoiler: je n'ai pas compris ou tout du moins saisi le sous-texte mystique et ésotérique, et surtout anti-religieux du film ). Mais il est vrai que Zhao sait filmer et nous gratifie de magnifiques plans (dont certains rappellent joliment le théâtre ou la scène) avec de belles lumières naturelles, qu'elle nous gratifie d'un superbe et vibrant final, et surtout que Jessie Buckley est vraiment impressionnante et bouleversante, regard intense, elle n'en fait jamais trop même dans le chagrin. Un petit mot aussi concernant les jeunes acteurs, toujours aussi excellents dans les films américains (cela me fascine quand on voit leurs pendants français, je ne sais pas à quel point les castings et formations sont différents !), ici le jeune Jacobi Jupe est incroyable, tout comme son grand frère relativement plus connu Noah qu'on voit plus tard sur scène.
Il y a deux miracles dans ce film. Les 5 premières minutes - où le jeu de Paul Mescal te donne envie de baffer Shakespeare. Les 2 heures qui suivent - qui te bouleversent premier degré.
Superbe film joué de manière parfaite par les deux acteurs principaux et les enfants. Histoire émouvante centrée sur la vie de la femme. A voir sur grand écran !
Un biopic sympathique sur l'un des dramaturges les plus célèbres au monde : William Shakespeare.
C'est esthétiquement très réussi, l'ambiance dramatique s'avère réussie par la réalisatrice Chloé Zhao, les acteurs sont bons, les costumes et les décors réussis et les valeurs défendues ici sont universelles et pourront plaire à n'importe quelle culture.
J'ai tellement adoré les trois premiers films de Chloé Zhao qu'écrire ce texte va me faire un mal de chien, mais l'honnêteté intellectuelle m'oblige à le faire.
Hamnet est terriblement raté de bout en bout.
La première partie nous montre un jeune professeur fauché et sa femme se rencontrer, faire des enfants, puis en perdre un. Rien d'original là-dedans, on a vu cela mille fois, en beaucoup plus émouvant et surtout en moins larmoyant. Dans Hamnet tous les éléments sont en effet pointés dans le même sens : essayer de nous arracher des larmes à tout prix, ne reculant devant aucun procédé, aussi vulgaire soit-il.
Nous avons donc droit à un jeu très appuyé de Jessie Buckley, une musique horripilante de Max Richter, des effets d'un symbolisme douteux (ouh, le trou noir prémonitoire au pied de l'arbre dans la forêt) et une esthétique intasgrammable à base de feuilles bien vertes et de jolis faucons.
Quand commence la deuxième partie, on se demande bien quel est l'intérêt d'avoir accolé la petitesse de cette existence à l'immense talent du grand William. Le film tente une réponse bien maladroite, qui frôle le révisionnisme historique, puisque le rapport entre la pièce Hamlet et le fils décédé de Shakespeare est pour le moins factuellement vaporeux (Hamlet est vraisemblablement plutôt en rapport avec Amleth, un personnage médiéval de Saxo Grammaticus, dont l'histoire est très similaire à celle racontée par Shakespeare).
Bref, tout cela ne serait peut-être pas rédhibitoire si dans cette partie Hamnet ne parvenait pas à des sommets d'irréalisme et de tentatives indécentes d'extraction lacrymale forcée, à travers un dispositif d'une artificialité sidérante.
Le jeu de Jessie Buckley, qui tente d'imiter une sorte d'orgasme mystique dans lequel son deuil semble se dissoudre, franchit alors les limites du ridicule.
Il n'y a qu'une lettre de différence entre les titres Hamlet et Hamnet, mais il y a un monde entre les deux oeuvres : celui qui sépare le génie intemporel de la médiocrité larmoyante.
Il ne me reste plus qu'à attendre le prochain Chloé Zhao avec impatience (et inquiétude).
Quel film !! Il y a de vraies connexions : la nature, l'amour, la musique et le théâtre cathartique s'unissent pour donner ce pure chef d'œuvre. On ressent également des liens forts entre les acteurs afin de former une famille très proche. Je découvre pour la première fois la réalisatrice, je suis très fan !
Ce film permet de donner envie de relire cet auteur et rien que pour cela c’est un bon film :) . Émouvant et très beau et poétique …et très émouvant . Il est construit sur une sorte de rythme lent qui me va bien et qui change vraiment des caméras nerveuses et guerrières. Les acteurs y compris les enfant sont sublimes
Pompeux et ridicule. Un début flamboyant qui se termine en eau de boudin. C'est esthétiquement très beau (1ere heure) puis ça se gâte gravement Des coupures sans fondu avec un noir...une musique sirupeuse à souhait Heureusement que Jessie Buckley est captivante ; sinon même Paul Mescal ou Emily Watson ne stimulent pas l'intérêt Je me suis ennuyée et ai pouffée de rire à plusieurs reprises.
Et si Hamlet était le reflet de la plus grande tragédie de William et Agnes Shakespeare ?
Je voulais aller voir ce film. Je n'ai pas une grande connaissance de Shakespeare, j'ai étudié Hamlet pour mon bac de français seulement. Et pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce film.
Le film se focalise sur Agnes, la femme de William - d'ailleurs, le nom Shakespeare n'apparaît qu'à la fin du film. Une manière que le nom Shakespeare ne fasse pas de l'ombre à Agnes ? Agnes est une jeune femme étrange : elle est une fille de la forêt et voit l'avenir. Alors que tout le monde le met en garde, William va tomber sous le charme d'Agnes. Ce dernière va être heureuse : elle devient maman, encourage son époux dans son activité, s'occupe des enfants. Malheureusement, ce bonheur va être frappé par un drame : la perte de Hamnet. Ce n'est pas un spoiler, cela fait parti de l'Histoire : Shakespeare a perdu son fils et ça a donné la tragédie du prince danois.
Au-delà du fait que le film soit un film biographique romancé, on aborde la mort, le deuil, l'amour d'un parent pour son enfant. Par le superbe jeu des acteurs, surtout Jessie Buckley et le jeune Jacobi Jupe, on est touché et ému. Agnes est une jeune femme courageuse qui affronte un drame mais doit tenir pour ses autres enfants. Le jeune Hamnet est extraordinaire. Ce petit bonhomme représente l'innocence et le courage. Un parfait mélange de ses parents. On parle toujours de William dans la lumière mais jamais d'Agnes et de William dans l'ombre. Par ce film, on découvre une facette plus vraie, humaine du couple Shakespeare. Alors attention, mes propos sont quand même à nuancer car le roman à l'origine du film est romancé, on ignore si ça c'est réellement passé ainsi mais personnellement, j'ai envie d'y croire.
Le film m'a permis de mieux comprendre Hamlet et de ressentir la douleur de Shakespeare. Je pense que si je relis Hamlet, je verrais l'histoire différemment.
Je ne cache pas que j'ai dû mal à faire ma critique, j'ai vraiment adoré ce film. J'ai été touchée. Mais j'ai dû mal à l'expliquer. Ce dont je suis sûre est que j'ai adoré et que le film m'a fait quelque chose
Honnêtement époustouflant du début de la fin. Nous avons été un peu par hasard car l’autre film que nous voulions voir était complet. Je ne regrette absolument pas, c’était le destin. Le jeu des acteurs est bluffant, l’ambiance, le style, la musique c’est absolument incroyable. Je recommande à 100%.
Un film qui doit se voir sur grand écran pour ne pas rater une miette du spectacle !