Hamnet est l’adaptation du roman de Maggie O’Farrell qui a été confiée par Steven Spielberg et Sam Mendes, producteurs ici, à l’oscarisée Chloé Zhao. Une pure tragédie fantasmée sur l’histoire de la famille de William Shakespeare et la disparition de son fils Hamnet, avec pour postulat que ce drame intime aurait inspiré l’écriture de son chef-d'œuvre Hamlet. Le tout est centré sur la figure fascinante de sa femme, Agnes, interprétée par une stratosphérique Jessie Buckley qui atteint des sommets d’interprétation et qui est très bien épaulée par Paul Mescal et le jeune Jacobi Jupe.
Au-delà du jeu des acteurs, Hamnet impressionne par sa qualité formelle irréprochable. C’est incontestablement une œuvre sublime : de sa photographie à la reconstitution en passant par la musique de Max Richter et sa mise en scène sensorielle.
C’est un film très lyrique, traversé de pointes de surnaturel, qui explore l’amour et le deuil avec cette idée qu’à partir du moment où on donne la vie, celle-ci nous échappe, quels que soient nos efforts. Mais c’est aussi un film sur la féminité, profondément liée à la Nature et à un folklore naturel. En cela ce film offre une relecture féminine du mythe shakespearien, dont l’ascension du dramaturge est reléguée hors-champ, jusqu’à un acte final qui met en scène la puissance cathartique de l’art. L’art qui unit, qui éclaire et qui répare. Une fiction sur le deuil qui traite du deuil dans la fiction.
En revanche, j’ai plus de mal avec la narration. Le film sort les gros sabots et les violons du romantisme, c’est trop bourrin dans sa manière de provoquer l’émotion, trop ouvertement et excessivement tire-larmes (et calibré pour les Oscars) pour fonctionner à 100% sur moi malgré des qualités indéniables.
Après s'être essayé aux blockbusters, Chloé Zhao revient avec une idée bien plus proche de son cinéma habituel. "Hamnet" est un long-métrage retraçant une partie de la vie de William Shakespeare, et de sa femme, celle-là même qui va donner naissance à son œuvre la plus connue : Hamlet. Ayant reçu pas mal de louanges aux États-Unis, il était donc normal que mes attentes soient importantes à l'arrivée de ce projet. Et autant le dire, je comprends parfaitement l'engouement qu'il suscite. Pourtant, mon visionnage n'a pas été immédiatement représentatif de ma vision globale du film. En effet, sur le début, même si l'esthétique visuelle habituelle de la réalisatrice m'a sauté aux yeux (notamment dans sa manière de filmer la nature), le film n'a pas réussi à vraiment me toucher. Le duo de tête développe une histoire d'amour, ainsi, comme cette dernière étant assez rapidement développée, je n'ai pas totalement le temps de m'attacher à eux et à leur aventure. Alors, le début du film me semble joli, intéressant, mais pas franchement très impactant émotionnellement. Heureusement, je trouve que les choses réussissent à assez vite changer, notamment quand arrive l'étape des enfants. À partir de ce moment, on y découvre un aspect plus tendre et plus affectueux. L'émotion qui m'avait vraiment manqué au début se développe enfin, et elle sera vraiment la force du reste du film. Dans une cruauté assez folle, l'histoire ne cessera de malmener nos personnages et le côté dramatique prendra vraiment le dessus. Et à ce moment-là que je salue la performance plus que parfaite de Jessie Buckley et de Paul Mescal. Ils sont vraiment excellents dans leur rôle et ils arrivent sans problème à retranscrire la détresse et la souffrance de leurs personnages. Tout cela trouvant son apogée dans la dernière séquence, qui est probablement la plus marquante du film. Elle est un hommage clair à la sincérité artistique, et surtout, même si le dispositif semble réduit, elle nous attrape facilement. L'immersion est garantie et sa conclusion n'en sera que plus touchante. Dans l'ensemble, même si j'ai donc mis du temps à rentrer dans le film, je dois dire que je n'ai plus jamais décroché une fois que j'ai commencé à ressentir l'émotion de ce dernier. Il sera peut-être compliqué à appréhender pour certains, mais il est extrêmement efficace, tout en mettant totalement à l'honneur son casting. Chloé Zhao a réussi son retour, pour mon plus grand plaisir. Pour conclure, une superbe représentation.
J'ai aimé chaque scène, chaque plan, chaque dialogue de ce film. J'ai été transportée dans une autre époque, vraiment, grâce à un casting de qualité, une mise en scène savoureuse, et une réalisation habile et intimiste. Malgré les quelques longueurs sur la fin, ce film est une réussite.
Film immense porté par de très grands acteurs, en particulier Jessie Buckley, une très belle version des origines possibles de Hamlet, film très dramatique
Un très grand film, très intense mais malheureusement inégal. Des textes originaux de Hamlet m'ont fait perdre le fil de l'histoire peut-être parce que j'étais en VO 路. Au-delà de celà, la prestation de l'actrice Jessie Buckley est incroyable.
Déroutant au départ, obligatoire est le chemin. Éblouissant par son jeu, par ses émotions, face à un tel chef d’œuvre, rare est cet instant. Rare est ce que l’être humain est capable de faire de si pure et si fort.
Le film retrace l'histoire de Shakespeare, est pour cela il est intéressant. l'environnement d'un génie est toujours intéressant.
Intéressant pour peut-être comprends sous un autre prisme les pièces de Shakespeare, Belle reproduction , beaux décors, beaux costumes. Au delà de ça, je n'ai pas accroché.
Un film que j'avais très envie de voir mais dont je suis ressortie plutôt déçue. Alors oui, c'est très beau, très bien interprété (Jessie Buckley++) mais je suis resté extérieure, je n'ai pas été émue. Tout est "too much", visuellement, musicalement, émotionnellement. Du coup, j'ai trouvé le film un peu longuet
C'est d'un ennui mortel ! Des scènes sans intérêt qui se repètent, des dialogues minables, des acteurs pas très bons, aucune allusion au géni de Shakespeare sauf dans les 20 dernières minutes, les seules qui m'ont enfin sortir de ma somnolence.
Difficile de sortir de ce film sans être bouleversée. En explorant l'amour et le deuil, ce film atteint une justesse rare dans sa manière d'articuler la perte et la création. Sobriété, refus du pathos et de la musique tire larmes, le film avance droit, sans jamais forcer l'émotion. Les deux acteur. orincipaux en sont la revélation.