Hamnet
Note moyenne
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448 critiques spectateurs

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Antoine F.
Antoine F.

6 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2026
Une œuvre magistrale, brillamment interprétée, qui ne laisse pas insensible... loin s'en faut. Un tire-larmes ? Sans doute. Un grand film ? Assurément.
Miguelithor
Miguelithor

8 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
[TO BE OR BOT TO BE !]

Ce film, d'une intensité rare, nous plonge au cœur d'une tragédie familiale où le rapport au deuil imprègne chaque image.
Une mise en scène de l'oppression et de la transcendance
La mise en scène utilise judicieusement des courtes focales, permettant de capturer l'intimité des objets et des corps dont on ne peut s'extraire. À l'inverse, les plans larges dans la forêt symbolisent l'égarement des personnages au sein d'une nature luxuriante, métaphore des méandres complexes de l'existence.
Le découpage visuel renforce ce sentiment d'écrasement : les personnages sont filmés à mi-corps, souvent en plongée, comme s'ils étaient accablés par une force supérieure. La nature, quant à elle, est magnifiée par des contre-plongées qui soulignent sa puissance transcendante et son imposante fatalité, dominant l'humain de toute sa superbe.
Le cycle de la vie et le mysticisme
Dès l'ouverture, le plan de Jessie Buckley, recroquevillée en position fœtale sur l'herbe près d'un tronc d'arbre, est saisissant. Cette posture, presque cadavérique, illustre l'interconnexion viscérale entre l'homme et la terre. Elle évoque un naturalisme délicat teinté d'un lyrisme affirmé, instaurant dès les premières minutes le tempérament mystique de la protagoniste et sa compréhension intuitive du vivant.
L'abîme et l'immobilité
L'usage fréquent de plans fixes donne l'impression que le temps s'est figé sous le poids de la perte. Le zoom sur ce "trou noir" au milieu de la forêt devient une métaphore visuelle de la dépression et de l'angoisse ; une abîme où le cycle de la vie est marqué par la disparition. La morale de cette histoire est que ce que nous mettons au monde finit toujours par nous échapper, aspiré par le vide, illustrant le célèbre dilemme shakespearien de "l'être ou ne pas être".
Catharsis et transfert : Le salut par l'art
Le récit explore également le phénomène de transfert et de filiation. Dans un geste de résurrection artistique, Shakespeare fait revivre symboliquement son fils en incarnant le spectre du Roi du Danemark. Ce procédé fait écho au sacrifice mystique de l'enfant qui, par ses prières, a sauvé sa sœur de la peste au péril de sa propre vie — un échange impossible que le dramaturge tente de résoudre par la création.
Cette pièce devient alors un processus cathartique, né de la culpabilité d'avoir été absent lors de l'agonie de son fils. À l'opposé de ce lyrisme, sa femme représente le contrepoint du réel ; sa douleur est filmée avec une netteté brute, sans aucun flou, ancrant son émotion dans une réalité tangible et décharnée.
Conclusion
À travers cette œuvre, la réalisatrice nous invite à une catharsis sur la mort infantile. En filmant la grâce du quotidien, elle sublime l'importance des souvenirs et leur fugace instantanéité. Le film nous place ainsi face à un paradoxe universel : l'impératif de vivre pleinement tout en portant le poids irrémédiable de la fatalité.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 950 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Magistralement mis en scène, transformant les plans en tableaux, grâce au soin apporté à chaque détail (la peau salie par le labeur, les deux départs de William), une attention constante portée aux lumières ou aux couleurs (symboliques), une volonté de justesse dans les décors, les costumes, la reconstitution de la vie (théâtrale) de l'époque, ce drame débute comme une histoire d'amour un tantinet longuette au regard de l'essentiel du propos, à savoir la réflexion sur le deuil, la capacité à le transcender par une catharsis artistique rendant un hommage vibrant au disparu, la différence de réaction engendrant incompréhension voire rancoeur entre deux amoureux, la nécessité d'accepter l'impermanence même de ses enfants. Ainsi, l'épreuve endurée incite à un respect spirituel et oblige à l'humilité face à la nature, même de la part d'une héroïne qui ressent viscéralement son appartenance chthonienne, tout en rappelant cruellement aux parents la portée de leurs gestes (la mère, saisissante Jessie Buckley) ou de leurs mots (le père, bouleversant Paul Mescal) qui accélèrent le funeste destin de leur fils (époustouflant Jacobi Jupe). D'une touchante délicatesse.
ConFucAmuS

656 abonnés 1 048 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Quatre ans après l'incartade Marvel avec Les Éternels, Chloé Zhao revient à ses amours et reconnecte directement avec les marginaux accablés. Elle adapte le roman Hamnet de Maggie O'Farrell, qui livrait une interprétation très libre sur les germes de la tragédie légendaire signée Shakespeare. Mais ici, le poète et dramaturge passe au second plan car la lumière se destine à Agnès (Jessie Buckley, simplement prodigieuse), sa conjointe et mère de ses trois enfants. Le personnage renvoie à un mysticisme qui n'est pas sans évoquer Terrence Malick, en prise avec des choses qui échappent au commun des mortels. Sa communion avec un esprit aussi fécond que l'auteur de Hamlet coule de source. C'est d'ailleurs cette première partie qui ensorcelle. Un lyrisme étrange souffle alors que la réalisatrice évite les écueils du film d'époque compassé pour aller vers une forme à la fois directe (pas de circonvolutions, plusieurs ellipses) et abstraite. La photographie envoutante de Łukasz Żal et la composition des cadres sont à la fois raccord avec le naturalisme dont Zhao est coutumière tout en restreignant le champ comme si nous nous trouvions...devant une scène de théâtre. Ce qui va évidemment prendre une tout autre envergure lors de la deuxième partie d'Hamnet, hélas beaucoup plus convenue. Mais le film se rattrape dans ses dernières minutes où la notion de deuil sépare puis rassemble deux êtres qui n'ont eu de cesse de lutter face à lui, chacun à sa manière. Et dans cet instant de vulnérabilité, le besoin d'un récit cathartique. Chose qui sera là aux grands moments d'Agnès et de son mari, à leur rencontre jusqu'à leur acceptation de la mort. Ça fait du bien de retrouver Chloé Zhao.
AdriBrody
AdriBrody

19 abonnés 800 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2026
Les 20 dernières minutes sont plutôt bonnes, avec la mise en scène d'Hamlet, mais c'est malheureusement tout. Pendant un long moment du film, j'avais même cru que je m'étais trompé, que j'avais mal lu le scénario et que ça ne parlait pas du tout de Shakespeare. Finalement si, il faut juste attendre le générique de fin pour lire William Shakespeare... On est dans un surjeu permanent assez insupportable, sur une mise en scène pauvre (on peut tout résumer à la volonté de faire du théâtre au cinéma, mais il va falloir comprendre un jour que ça ne marche pas...) et un scénario alambiqué. Quid de la sorcière de la forêt ? D'où viennent les pouvoirs d'Agnès ? Si tant est qu'elle en a vu ce qu'elle dit à Hamnet... Ajouter du fantastique à une histoire réelle est un choix curieux et douteux, surtout pour n'apporter aucune réponse. Mais je dois bien l'avouer, je m'attendais vraiment à un film sur l'écriture d'Hamlet. Ce n'est le cas que pendant 10 minutes.
Nine
Nine

15 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Très beau film sur la vie de Shakespeare, et ce qui l"amena à écrire Hamlet. La fin cependant un peu trop emphatique pour moi.
Mallaurystuffs
Mallaurystuffs

7 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2026
Hamnet murmure que la perte transforme tout: l’amour, l’art, la famille, le temps lui-même. Rien ne redevient comme avant, mais quelque chose d’autre naît dans cette fissure.
Il n’existe pas une seule façon « correcte » de faire son deuil. La souffrance peut se transformer en langage, en histoire, en beauté – sans jamais disparaître vraiment.
Le film rend hommage à celles dont l’histoire a été effacée derrière les grands hommes.
Patricia F.
Patricia F.

1 abonné 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
J'ai adoré ce film qui raconte de façon plus ou moins romancée l'histoire d'amour et la paternité de l'un des plus grands auteurs de tous les temps. Pour bien faire comprendre que l'histoire, n'est pas le reflet exact de la réalité, les noms de personnages ont été changés en partie. Le grand auteur est juste Will et sa femme est Agnès. Dans la réalité sans femme se prénommait Anne. Quant aux enfants, les noms ont été conservés.
J'ai adoré les acteurs aussi bien les adultes que les enfants mais avec un gros waouh pour l'actrice Buckley que je ne pense pas avoir déjà vu dans un autre rôle mais qui est formidable dans le rôle d'Agnès et le jeune Jacobi Jupe qui joue Hamnet et qui m'a fait verser quelques larmes.
J'ai aussi aimé les décors, particulièrement celui de la scène finale, le théâtre qui est vraiment incroyable dans sa structure, ses couleurs, les mouvements du public happé par le spectacle et les émotions qui fusent de toutes parts lorsque les chagrins d'Agnès et de Will se rejoignent. C'est un film magnifique. Un vrai chef d'œuvre.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

235 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2026
Agnès et William s’aiment d’un amour fougueux dans une campagne luxuriante de l’Angleterre du XVIe siècle.
Un drame familial va faire vaciller leur couple et engendrer la création d’une œuvre éternelle.
Le cinéma sensoriel de Chloé Zhao se rapproche je trouve de plus en plus de celui de Terrence Malick. La nature est filmée comme un personnage, elle soigne et elle apaise la cruauté de l’existence humaine.
Quand l’indicible arrive la mère est seule pour l’affronter mais le père prendra sa part â la fin du film dans une scène d’une beauté et d’une puissance sidérante.
Hamnet parle du deuil, et le plus difficile â accepter, et même s’il ne réfrène pas ses effets tire-larmes impossible de ne pas reconnaître sa délicatesse, sa justesse et sa perfection.
Perfection du jeu, de la narration, de la direction artistique, de l’ambiance, de l’intention , des envolées et des silences.
Mendes et Spielberg ne se sont pas trompés en choisissant Zhao pour l’adaptation de ce livre dans un geste cinématographique sublime qui nous fait accepter l’ombre alors que la lumière a disparu.
Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2026
Une chronique de l’amour, la paternité-maternité, la mort, le deuil… puis la création arthistique comme une thérapie, au final la naissance d’un dramatuge hors norme construite sur la base de sa vie cabossée… un très grand film, lyrique et beau, un jeu d’acteur flamboyant ! Quelle ralent Chloe Zhao, armeicaine et chinoise, un cocktail qui produit de l’or, Bravo !
P.Collet
P.Collet

9 abonnés 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
De splendides images, de bons acteurs, et un propos original. Parfois, de par la musique ou la façon de raconter l'histoire, avec quelques scènes assez dures, on dirait du Laurent Boutonnat (Giorgino, Jacquou le Croquant).
Mina92
Mina92

16 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2026
Quand le cinéma et le théâtre se rejoignent… merveilleux film superbement interprété et dont le rythme, peut être un peu lent pour certains, permet pleinement de s’emplir des émotions voire de les vivre intensément
wil tan
wil tan

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
Un film sincèrement beau, une réalisation très réussi incorporant un jeu d’acteur d’une grande intensité soutenu par une bande son simple mais très agréable. Il y a bien longtemps que je n’avais pas autant apprécié un film merci beaucoup. J’ai laissé un étang de larme sur le siège…
djami M.
djami M.

17 abonnés 73 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2026
J’avais lu le roman avant de voir le film et l’adaptation est plus que réussie. Même en connaissant l’histoire j’en suis ressortie bouleversée.
Super casting à la hauteur des personnages. Mise en scène impeccable. On est vraiment plongée dans l’histoire.
Un film à voir en salles !!
sonia-f
sonia-f

3 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2026
Magnifique adaptation du roman de Maggie O'Farrell paru en 2020, Hamnet nous plonge dans un drame familial au coeur de l'Angleterre du début du 17e siècle. Dès la première scène, le ton est donné : le film mise sur une esthétique très graphique, colorée, symétrique, hyper travaillée. Le cadrage fait la part belle aux gros plans et à l'immersion dans l'émotion: des émotions puissantes, débridées, presque crues, qui viennent nous secouer au plus profond de notre être. Certes le film est un peu lent, mais on lui pardonne volontiers cet écueil, tant la maestria de Chloe Zhao nous emporte dans cette histoire d'amour à la fois théâtrale et ordinaire, à la fois unique et universelle. La réalisatrice a fait le choix de se concentrer sur l'intrigue principale du roman et délaisse les personnages secondaires, et ça fonctionne parfaitement. Les prestations de Paul Mescal, de Jessie Buckley, et du jeune Jacobi Jupe (il crève l'écran à 12 ans seulement !) sont époustouflantes, et les références subtiles à Hamlet et à l'oeuvre de Shakespeare feront le bonheur des fans de l'auteur britannique. Du grand cinéma.
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