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P.Collet
9 abonnés
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3,5
Publiée le 31 janvier 2026
De splendides images, de bons acteurs, et un propos original. Parfois, de par la musique ou la façon de raconter l'histoire, avec quelques scènes assez dures, on dirait du Laurent Boutonnat (Giorgino, Jacquou le Croquant).
Quand le cinéma et le théâtre se rejoignent… merveilleux film superbement interprété et dont le rythme, peut être un peu lent pour certains, permet pleinement de s’emplir des émotions voire de les vivre intensément
Un film sincèrement beau, une réalisation très réussi incorporant un jeu d’acteur d’une grande intensité soutenu par une bande son simple mais très agréable. Il y a bien longtemps que je n’avais pas autant apprécié un film merci beaucoup. J’ai laissé un étang de larme sur le siège…
J’avais lu le roman avant de voir le film et l’adaptation est plus que réussie. Même en connaissant l’histoire j’en suis ressortie bouleversée. Super casting à la hauteur des personnages. Mise en scène impeccable. On est vraiment plongée dans l’histoire. Un film à voir en salles !!
Magnifique adaptation du roman de Maggie O'Farrell paru en 2020, Hamnet nous plonge dans un drame familial au coeur de l'Angleterre du début du 17e siècle. Dès la première scène, le ton est donné : le film mise sur une esthétique très graphique, colorée, symétrique, hyper travaillée. Le cadrage fait la part belle aux gros plans et à l'immersion dans l'émotion: des émotions puissantes, débridées, presque crues, qui viennent nous secouer au plus profond de notre être. Certes le film est un peu lent, mais on lui pardonne volontiers cet écueil, tant la maestria de Chloe Zhao nous emporte dans cette histoire d'amour à la fois théâtrale et ordinaire, à la fois unique et universelle. La réalisatrice a fait le choix de se concentrer sur l'intrigue principale du roman et délaisse les personnages secondaires, et ça fonctionne parfaitement. Les prestations de Paul Mescal, de Jessie Buckley, et du jeune Jacobi Jupe (il crève l'écran à 12 ans seulement !) sont époustouflantes, et les références subtiles à Hamlet et à l'oeuvre de Shakespeare feront le bonheur des fans de l'auteur britannique. Du grand cinéma.
Après Hamnet, mon ressenti est profondément ambivalent. Tout le film m’a d’abord semblé être une véritable prise d’otage émotionnelle : une succession de gros plans sur les deux acteurs principaux, tour à tour en larmes, en cris, en rires. À force, cette intensité constante a fini par m’épuiser et a rendu le visionnage presque pénible, comme si l’émotion était exigée plutôt que partagée. Puis, à peu près dans le dernier tiers du film, survient la scène de la première représentation de Hamlet. Et là, c’est le miracle. Par le théâtre montré à l’écran, l’émotion cesse d’être gratuite : elle trouve enfin un sens, une forme, et parvient réellement à m’atteindre. À tel point qu’au terme de cette scène, lorsque le générique de fin apparaît, je me sens profondément bouleversé par la puissance émotionnelle qui s’en dégage. Un film peut-il être sauvé par une seule scène, aussi sublime soit-elle ? C’est la première fois que je me pose la question. Et rien que pour cela, Hamnet mérite sans doute son succès.
J'avoue que j'étais assez perplexe par le début du film car je l'ai trouvé assez rapide et pas très clair, mais ensuite, le développement de l'histoire est un véritable chef d'œuvre. Ce film est extrêmement bien joué, tous les acteurs sont géniaux.
Hamnet a tout du films à oscars. Mise en scène sensorielle et poétique qui évoque Terrence Malick, interprétation habitée de Jessie Buckley et Paul Mascal, thématique forcément lacrymale de la perte d'un enfant, le film est un pur mélodrame qui s'achève sur une dernière scène bouleversante. Alors oui le film est peut-être un peu trop chargé au niveau symbolique, même assez académique mais Chloé Zao a un savoir faire indéniable. Dans les mains d'un autre réalisateur, le film aurait sans doute été un mauvais drame. Ici la beauté surgit dans des moments où on ne l'attend pas forcément. Bref c'est beau même si c'est un peu tire larmes.
Eh ben… l’année commence bien. Pas un plan inutile, une mise en scène parfaite. Chaque comédien est d’une justesse à se demander si ce n’est pas la meilleure prestation d’acteur de tous les temps (je déconne pas ). Mais putain, il sort d’où ce Jacobi Jupe ?!!! Il est juste trop fort, je repense quand il (Hamlet) parle à la mort, c’est, je crois, la scène la plus puissante que j’aie jamais vécue au cinéma. Et cette scène de fin mon dieu, elle est folle ! 2026 promet, franchement trop content de cette séance. Bref, ce film est juste incroyable !
Un chef d'œuvre. Le jeu d'acteur est d'une justesse rarement égalée, la photographie est magnifique, Jessie Buckley est souveraine, Paul Mescal n'est pas en reste. Certes, le scénario est trop tragique, les cordes sensibles sont exploitées à fond mais les scènes et les plans absolument mémorables l'emportent sur tout le reste. 5/5
Une torture. C'est grandiloquent, tout est porté à son paroxysme : le jeu est excessif, de nombreux plans sont excessivement étirés en longueur, la musique vient tout souligner de manière pompeuse... C'est à un point que parfois ça en devient risible, quand bien même les actions sont dramatiques. Rares sont les temps de respiration. En outre la majeure partie du film montre en long et en large deux accouchements et la mort d'un enfant, ces faits sont trop anecdotiques pour être intéressants dans le contexte (n'oublions pas que tout est censé converger vers la pièce "Hamlet", mais ça tarde, ça tarde, ça digresse...). Le personnage d'Agnès est un stéréotype de la sorcière, et aussi de la femme hystérique, voire manipulatrice (elle demande à son mari de partir à Londres, elle refuse de l'y rejoindre pendant des années puis finalement lui reproche lourdement son absence). c'en est pénible. Le récit prend le contre-pied des connaissances admises sur la vie de Shakespeare (on sait par exemple qu'il avait délaissé son épouse et sans doute la méprisait) pour construire une sorte de romance idéaliste bien cliché. Sans parler du côté mystique là encore beaucoup trop appuyé. Bref je n'ai pas adhéré du tout, sauf que la reconstitution du XVIe s dans les décors et costumes est réussie.
une grande fresque lyrique sur l amour et la mort, qui n'évite pas toujours le mélo. mais c'est incontestablement du grand cinéma tant par sa mise en scène que par le jeux des acteurs. la scène finale dans le théâtre est une scène d'anthologie.