Note moyenne
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Magnifique adaptation du roman de Maggie O'Farrell paru en 2020, Hamnet nous plonge dans un drame familial au coeur de l'Angleterre du début du 17e siècle. Dès la première scène, le ton est donné : le film mise sur une esthétique très graphique, colorée, symétrique, hyper travaillée. Le cadrage fait la part belle aux gros plans et à l'immersion dans l'émotion: des émotions puissantes, débridées, presque crues, qui viennent nous secouer au plus profond de notre être. Certes le film est un peu lent, mais on lui pardonne volontiers cet écueil, tant la maestria de Chloe Zhao nous emporte dans cette histoire d'amour à la fois théâtrale et ordinaire, à la fois unique et universelle. La réalisatrice a fait le choix de se concentrer sur l'intrigue principale du roman et délaisse les personnages secondaires, et ça fonctionne parfaitement. Les prestations de Paul Mescal, de Jessie Buckley, et du jeune Jacobi Jupe (il crève l'écran à 12 ans seulement !) sont époustouflantes, et les références subtiles à Hamlet et à l'oeuvre de Shakespeare feront le bonheur des fans de l'auteur britannique. Du grand cinéma.
Après Hamnet, mon ressenti est profondément ambivalent. Tout le film m’a d’abord semblé être une véritable prise d’otage émotionnelle : une succession de gros plans sur les deux acteurs principaux, tour à tour en larmes, en cris, en rires. À force, cette intensité constante a fini par m’épuiser et a rendu le visionnage presque pénible, comme si l’émotion était exigée plutôt que partagée.
Puis, à peu près dans le dernier tiers du film, survient la scène de la première représentation de Hamlet. Et là, c’est le miracle. Par le théâtre montré à l’écran, l’émotion cesse d’être gratuite : elle trouve enfin un sens, une forme, et parvient réellement à m’atteindre. À tel point qu’au terme de cette scène, lorsque le générique de fin apparaît, je me sens profondément bouleversé par la puissance émotionnelle qui s’en dégage.
Un film peut-il être sauvé par une seule scène, aussi sublime soit-elle ? C’est la première fois que je me pose la question. Et rien que pour cela, Hamnet mérite sans doute son succès.
Puis, à peu près dans le dernier tiers du film, survient la scène de la première représentation de Hamlet. Et là, c’est le miracle. Par le théâtre montré à l’écran, l’émotion cesse d’être gratuite : elle trouve enfin un sens, une forme, et parvient réellement à m’atteindre. À tel point qu’au terme de cette scène, lorsque le générique de fin apparaît, je me sens profondément bouleversé par la puissance émotionnelle qui s’en dégage.
Un film peut-il être sauvé par une seule scène, aussi sublime soit-elle ? C’est la première fois que je me pose la question. Et rien que pour cela, Hamnet mérite sans doute son succès.
Un petit chef-d’oeuvre. J’imaginais la vie de Shakespeare autrement...
spoiler:
Et tous les acteurs sont fantastiques殺
Et tous les acteurs sont fantastiques殺
J'avoue que j'étais assez perplexe par le début du film car je l'ai trouvé assez rapide et pas très clair, mais ensuite, le développement de l'histoire est un véritable chef d'œuvre. Ce film est extrêmement bien joué, tous les acteurs sont géniaux.
Hamnet a tout du films à oscars. Mise en scène sensorielle et poétique qui évoque Terrence Malick, interprétation habitée de Jessie Buckley et Paul Mascal, thématique forcément lacrymale de la perte d'un enfant, le film est un pur mélodrame qui s'achève sur une dernière scène bouleversante. Alors oui le film est peut-être un peu trop chargé au niveau symbolique, même assez académique mais Chloé Zao a un savoir faire indéniable. Dans les mains d'un autre réalisateur, le film aurait sans doute été un mauvais drame. Ici la beauté surgit dans des moments où on ne l'attend pas forcément. Bref c'est beau même si c'est un peu tire larmes.
Eh ben… l’année commence bien.
Pas un plan inutile, une mise en scène parfaite.
Chaque comédien est d’une justesse à se demander si ce n’est pas la meilleure prestation d’acteur de tous les temps (je déconne pas ).
Mais putain, il sort d’où ce Jacobi Jupe ?!!! Il est juste trop fort, je repense quand il (Hamlet) parle à la mort, c’est, je crois, la scène la plus puissante que j’aie jamais vécue au cinéma.
Et cette scène de fin mon dieu, elle est folle !
2026 promet, franchement trop content de cette séance.
Bref, ce film est juste incroyable !
Pas un plan inutile, une mise en scène parfaite.
Chaque comédien est d’une justesse à se demander si ce n’est pas la meilleure prestation d’acteur de tous les temps (je déconne pas ).
Mais putain, il sort d’où ce Jacobi Jupe ?!!! Il est juste trop fort, je repense quand il (Hamlet) parle à la mort, c’est, je crois, la scène la plus puissante que j’aie jamais vécue au cinéma.
Et cette scène de fin mon dieu, elle est folle !
2026 promet, franchement trop content de cette séance.
Bref, ce film est juste incroyable !
Grandiose, Époustouflant, Magnifiquement joué, rarement un film étranger ne m'aura procurée autant d'émotion !
Un chef d'œuvre. Le jeu d'acteur est d'une justesse rarement égalée, la photographie est magnifique, Jessie Buckley est souveraine, Paul Mescal n'est pas en reste. Certes, le scénario est trop tragique, les cordes sensibles sont exploitées à fond mais les scènes et les plans absolument mémorables l'emportent sur tout le reste.
5/5
5/5
Très mélo. Très contemplatif. Un produit à Oscars avec des points positifs mais un peu trop larmoyant sur les bords.
Une torture. C'est grandiloquent, tout est porté à son paroxysme : le jeu est excessif, de nombreux plans sont excessivement étirés en longueur, la musique vient tout souligner de manière pompeuse... C'est à un point que parfois ça en devient risible, quand bien même les actions sont dramatiques. Rares sont les temps de respiration. En outre la majeure partie du film montre en long et en large deux accouchements et la mort d'un enfant, ces faits sont trop anecdotiques pour être intéressants dans le contexte (n'oublions pas que tout est censé converger vers la pièce "Hamlet", mais ça tarde, ça tarde, ça digresse...). Le personnage d'Agnès est un stéréotype de la sorcière, et aussi de la femme hystérique, voire manipulatrice (elle demande à son mari de partir à Londres, elle refuse de l'y rejoindre pendant des années puis finalement lui reproche lourdement son absence). c'en est pénible. Le récit prend le contre-pied des connaissances admises sur la vie de Shakespeare (on sait par exemple qu'il avait délaissé son épouse et sans doute la méprisait) pour construire une sorte de romance idéaliste bien cliché. Sans parler du côté mystique là encore beaucoup trop appuyé. Bref je n'ai pas adhéré du tout, sauf que la reconstitution du XVIe s dans les décors et costumes est réussie.
une grande fresque lyrique sur l amour et la mort, qui n'évite pas toujours le mélo. mais c'est incontestablement du grand cinéma tant par sa mise en scène que par le jeux des acteurs. la scène finale dans le théâtre est une scène d'anthologie.
Wow quel film incroyable !!
" Être ou ne pas être, telle est la question "
J'ai adoré le nouveau film de Chloé Zhao, l'histoire est très prenante, l'émotion est souvent là, je ne comptes même plus le nombre de fois que j'ai eu les larmes au yeux ou même les frissons pendant le film et la scène de fin. La musique de Max Ritcher nous emportent durant tout le film, et certains plans à la caméra sont très belle à voir.
Je le recommande vivement de le voir en salle juste pour l'émotion que ce film procure !
" Être ou ne pas être, telle est la question "
J'ai adoré le nouveau film de Chloé Zhao, l'histoire est très prenante, l'émotion est souvent là, je ne comptes même plus le nombre de fois que j'ai eu les larmes au yeux ou même les frissons pendant le film et la scène de fin. La musique de Max Ritcher nous emportent durant tout le film, et certains plans à la caméra sont très belle à voir.
Je le recommande vivement de le voir en salle juste pour l'émotion que ce film procure !
Film qui donnerait presqu’envie de relire tout Shakespearie. Que d amour, de douceur, de poésie dans ce film. Méme dans la souffrance, le drame, le deuil, la douleur tout est juste et émouvant.
Hamnet, adaptation par Chloé Zhao du roman de Maggie O’Farrell,
spoiler:
ambitionne de revisiter la légende autour du fils disparu de Shakespeare.
Un projet audacieux, mais à mes yeux manqué.
Le film s’ouvre sur la campagne anglaise du XVIIᵉ siècle, baignée d’une lumière presque mystique. Agnes (interprétée par Jessie Buckley), épouse du futur dramaturge, y apparaît comme une héroïne à part entière, reliée à la nature et aux présages.
C’est d’ailleurs elle, plus que William (Paul Mescal), qui occupe le centre du récit.
L’idée est belle : spoiler: faire du deuil maternel la matrice de l’une des plus grandes pièces du théâtre universel, Hamlet.
Mais le dispositif narratif, alternant le passé de la famille et les scènes de création à Londres, s’étire interminablement.
Chaque geste semble filmé comme une révélation — au point que la lenteur finit par miner l’émotion.
spoiler: La mort de l’enfant, séquence centrale, frappe pourtant par sa sobriété : pas de musique, juste le souffle coupé d’Agnes agenouillée près du lit.
C’est un moment fort, mais rapidement englouti par une deuxième partie plus abstraite, spoiler: où Shakespeare tente de transposer sa douleur dans l’écriture.
Zhao choisit la pudeur, le silence, les plans contemplatifs — un choix esthétique assumé, mais qui laisse peu de place à la chair et au tumulte.
Là où O’Farrell faisait vibrer les mots et l’intériorité, le film se perd dans ses images trop composées.
Malgré l’interprétation habitée des acteurs et quelques éclats visuels superbes spoiler: (le masque mortuaire, le théâtre inachevé, la pluie sur Stratford)
, Hamnet m’a paru distant.
spoiler: On devine l’ambition de montrer comment la perte forge l’art,
mais le rythme hypnotique m’a maintenu à l’écart. Un bel objet de cinéma, sans doute, mais figé, presque muséal.
Un projet audacieux, mais à mes yeux manqué.
Le film s’ouvre sur la campagne anglaise du XVIIᵉ siècle, baignée d’une lumière presque mystique. Agnes (interprétée par Jessie Buckley), épouse du futur dramaturge, y apparaît comme une héroïne à part entière, reliée à la nature et aux présages.
C’est d’ailleurs elle, plus que William (Paul Mescal), qui occupe le centre du récit.
L’idée est belle : spoiler: faire du deuil maternel la matrice de l’une des plus grandes pièces du théâtre universel, Hamlet.
Mais le dispositif narratif, alternant le passé de la famille et les scènes de création à Londres, s’étire interminablement.
Chaque geste semble filmé comme une révélation — au point que la lenteur finit par miner l’émotion.
spoiler: La mort de l’enfant, séquence centrale, frappe pourtant par sa sobriété : pas de musique, juste le souffle coupé d’Agnes agenouillée près du lit.
C’est un moment fort, mais rapidement englouti par une deuxième partie plus abstraite, spoiler: où Shakespeare tente de transposer sa douleur dans l’écriture.
Zhao choisit la pudeur, le silence, les plans contemplatifs — un choix esthétique assumé, mais qui laisse peu de place à la chair et au tumulte.
Là où O’Farrell faisait vibrer les mots et l’intériorité, le film se perd dans ses images trop composées.
Malgré l’interprétation habitée des acteurs et quelques éclats visuels superbes spoiler: (le masque mortuaire, le théâtre inachevé, la pluie sur Stratford)
, Hamnet m’a paru distant.
spoiler: On devine l’ambition de montrer comment la perte forge l’art,
mais le rythme hypnotique m’a maintenu à l’écart. Un bel objet de cinéma, sans doute, mais figé, presque muséal.
Comment réduire la création de la plus grande tragédie jamais écrite (Hamlet) à une histoire de couple en crise, devant affronter le deuil de leur enfant (Hamnet). Vision petit-bourgeoise et mièvre du couple, du deuil, de la création. Insupportable de bêtise. La scène horrible de l'agonie de l'enfant est détestable.
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