On est partagé. La première partie est dans la lignée des grands films de Chloé Zhao, poétesse de la ruralité et des tourments intérieurs. La seconde partie est imprégnée de lourdeurs mélodramatiques (on est loin d'un Sirk) puis de didactisme surligné, musique emphatique à l'appui. Chloé Zhao mérite mieux que d'être la cheffe d'orchestre d'un produit à Oscars.
De bons acteurs et une belle reconstitution de l’Angleterre du 16eme siècle. Je suis en revanche passé à côté de l’émotion souhaitée par la réalisatrice et ressentie par tant de spectateurs. J’ai trouvé les scènes d’accouchement et de maladie excessives et pénibles, et certaines scènes très artificielles.
Difficile d'être vraiment emballé par un film qui paraît taillé sur-mesure pour la course aux Oscars plus que pour le plaisir de ses spectateurs. Certes, l'ensemble est propret, mais ni l'interprétation empruntée ou appuyée, ni la réalisation ampoulée, ni l'histoire plus artificielle que convaincante ne sauvent ce film de l'amnésie à laquelle il semble inexorablement destiné. Alors certes, "derrière chaque grand homme, il y a une femme extraordinaire" (surtout si elle reste à la maison s'occuper des enfants visiblement...) mais ce type d'intrigue paraît désormais beaucoup trop anachronique.
Ça commence comme une banale histoire d'amour et de passion, en 1580, à Stratford et une vie de famille classique enjouée par trois beaux enfants. Quand le mari, un peu écrivain, part pour Londres, c'est l'épouse qui prennent charge toute la vie de la famille. Classique histoire, féministe, pour un des grands classiques du théâtre anglais. C'est beau, bien joué (avec en particulier Jessie Buckley en Mme Shakespeare), bien mené et le dernier quart d'heure est véritablement splendide et très émouvant. Une réussite.
Superbe jeux d’acteurs, bien soutenus par une magnifique musique mais le film dérape de nombreuses fois sur la réalité de la vie de cette époque!! D’accord de regarder la vie de Saekspear sous l’œil poétique de la caméra de Zhoe mais trop d’idéalisme tue la réalité. Dommage ?!! Jivago
Masterpiece. Tout est magnifique dans ce film. L’histoire, le jeu d’acteur, les plans, la musique. On ressent toutes les émotions jusqu’à l’apothéose. Moi qui ne lâche jamais une larme devant un film, celui-ci m’a donner les larmes aux yeux.
La mise en scène est sublime, le récit prenant, fin et bouleversant, le propos sur la puissance de l'art passionnant et Jesse Buckley remarquable. L'ensemble reste classique mais captivant.
La vie n est elle pas assez dure pour s imposer des films d une telle violence ? C est très bien joué mais pour moi les scènes de mort sont insoutenables et trop déchirantes
Curieux sentiment lorsque je sors de la salle. j'ai vu un récit intense du couple Shakespeare et de leurs enfants. Tout est très/trop beau, décors, costumes, jeu des comédiens, musique...
Et en même temps il ne reste pas grand-chose de ce scénario qui donne la part belle à l'union de cet homme dont on sait si peu de chose et cette femme mi sorciere mi ménagère. l'oeuvre géniale aurait pour origine la mort d'un enfant ? On n'ose pas y croire tant le génial poète a su s'affranchir de toutes les conventions de son temps. c'est le genre de film qu'on oubliera tant il cherche à "cocher" toutes les cases du biopic hollywoodien.
Adapté du roman éponyme de Maggie O'Farrell (2020), ce long-métrage nous entraîne dans l'Angleterre des années 1580-1590, entre Londres et sa proche campagne, au coeur du couple Shakespeare frappé par un drame intime qui nourrira l’élan créatif de papa William. Le regard de la caméra se centre essentiellement sur Agnes, femme libre, solaire et instinctive, élevant quasi seule les 3 enfants du ménage, tandis que l'absence de son mari, travaillant beaucoup à Londres pour ses pièces de théâtre, creuse peu à peu une distance entre les deux époux. La mise en scène est soignée, le rythme est lent mais délicat, précis et plutôt prenant. Ce film américano-britannique est vraiment bon, mais la dernière 1/2 heure tutoie carrément le sublime ! Ou quand l'art permet d’élever nos âmes au-dessus de notre propre réalité de simple mortel... Je ne m’attendais pas à être aussi touché, quelle émotion sur le final !! Bouleversant et magnifiquement interprété par deux comédiens talentueux (Jessie Buckley et Paul Mescal), accompagné de l'épatant jeune Jacobi Jupe dans le rôle du petit Hamnet de 11 ans. Une oeuvre sensible et réussie, et même brillante sur certaines scènes ! Site CINEMADOURG . free . fr
Belles images, bon acteurs, musique acceptable... mais surtout petite chose sur le deuil qui ne procure qu'une émotion de surface et qui écarte poliment le travail du jeune William Shakespeare dont la pièce Hamlet tombe comme un cheveux sur la soupe.
Le problème entre Chloé Zaho et moi, c'est que je vais voir tous ses films et que je n' en aime aucun.
Je n' en ai rajouterais pas dans mes commentaires sur ce film ennuyeux au possible, sans aucune émotion ( selon moi et contrairement à ce que j'ai lu ).
Pourtant le sujet m'intéressait vraiment, mais le scénario est dans les faits d'une telle faiblesse...
Il reste la photo et les décors ( mais avec le résultat final on est loin, même très très très loin du " Tess " de Roman Polanski et même - c'est dire - de certains opus de Michael Winterbottom, notamment " Jude " ou " Loin de la foule déchaînée" auquel ce "Hamnet" m'a vaguement fait penser ).