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Jeanlucchichery
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4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Histoire improbable d’une histoire d’amour entre un professeur de latin et d’une jeune femme sauvageonne. A priori, tout les sépare ou mais !!! Le couple va traverser une terrible crise suite à la perte d’un des enfants qui a contracter la peste bubonique. Alors, la tragédie permet la genèse d’une formidable pièce de théâtre. Un chef d œuvre est né qui permettra à ce couple de traverser cette épreuve et de renouer leurs liens. Les images et le scénario sont superbes . A voir
Un beau film bien mis en scène.... Après il faut aimer Shakespeare mais c'est du bon travail et des acteurs parfaits dans des décors de ferme soignés. Une plongée assez intéressante dans l'Angleterre mystérieuse de cette époque...
Hamnet est un drame de Chloé Zhao avec Jessie Buckley et Paul Mescal, d'après le livre éponyme de Maggie O'Farrell.
1580, en Angleterre. Agnès (Jessie Buckley), fille d'une sorcière de la forêt, accompagnée de son faucon, croise la route de William (Paul Mescal). Il la charme en lui narrant le mythe d'Orphée et d'Eurydice. Ils se marient rapidement, sans l'approbation de sa famille, et fondent une famille. Leur chemin commun va être tortueux, semé d'épreuves, la carrière de William connaissant de plus en plus de succès, tandis qu'Agnès est demeurée dans la campagne britannique...
Hamnet et Hamlet sont deux prénoms britanniques voisins, usités indifféremment à l'époque.
Jessie Buckley est la vraie révélation de ce film et le rôle principal. Âgée de 36 ans, cette actrice et chanteuse irlandaise a déjà marqué les esprits des cinéphiles. Je l'ai personnellement repérée dans le film Wicked little letters (Scandaleusement vôtre en version française), avec la facétieuse Olivia Colman. Elle a notamment joué dans la série Fargo. Auréolée du Golden Globes de la meilleure actrice pour ce rôle il y a quelques jours seulement, elle est la grande favorite dans la course aux Oscars. Elle exprime ici toute une palette d'émotions avec un naturel désarmant et convaincant. Elle m'a bouleversée à maintes reprises et cela va crescendo au fil du film. Elle sera en mars l'héroïne de The Bride! de Maggie Gyllenhaal : j'ai extrêmement hâte de la voir de ce rôle de la fiancée de Frankenstein, dans un film d'épouvante-horreur qui a l'air totalement déjanté.
Paul Mescal, toujours complexe, à savoir solide et sensible à la fois, incarne un William Shakespeare novice en littérature et en amour. Je l'ai adoré dans la série Normal people diffusée sur la BBC puis sur France Télévisions, avec la sémillante Daisy Edgar-Jones, et il m'a émue plus récemment dans le film Sans jamais nous connaître.
Le reste du casting est formidable notamment Emily Watson, Joe Alwyn et tous les enfants acteurs.
Les ellipses sont nombreuses et ne perturbent jamais la bonne compréhension de l'histoire. Elle permettent, à l'inverse, de suivre l'évolution des personnages sur une plus longue période et de s'y attacher encore davantage.
L'histoire convoque le mythe de la sorcière, popularisé en France par Mona Chollet et son livre Sorcières : la puissance invaincue des femmes publié pour la première fois en 2018. Elle traite surtout de pertes, de familles, d'amour, de la beauté de la nature et de l'art, des priorités personnelles et de résilience.
Le film est co-produit par Sam Mendes (qui va d'ailleurs faire tourner Paul Mescal dans quatre biopics sur les Beatles - sorties prévues en 2028) et Steven Spielberg (dont le film de science-fiction Disclosure day avec Emily Blunt sortira en juin prochain).
Cela m'a tellement donné envie de relire des romans de William Shakespeare, Songe d'une nuit d'été et Roméo et Juliette en priorité, pourquoi pas en version originale.
C'est un film bouleversant (je vous conseille de préparer vos mouchoirs avant de vous rendre au cinéma), très actuel (les thèmes abordés au 16e siècle sont toujours contemporains) et de toute beauté (la nature est sublimée sous la caméra de Chloé Zhao tout comme l'était, dans un autre registre, Nomadland de la même réalisatrice (sorti en 2021 en France) avec la fabuleuse Frances McDormand. Ce film avait raflé de nombreux prix (Lion d'Or à la Mostra de Venise, Oscars multiples, etc.). Je souhaite la même destinée à Hamnet : je suis prête à parier que Jessie Buckley aura l'Oscar de la meilleure actrice le 16 mars prochain et j'espère que celui de la meilleure réalisation reviendra à sa metteuse en scène chinoise Chloé Zhao.
Insistons sur le fait que le film est à l'image du roman, une fiction, la grande majorité de ce qui est raconté tient du fantasme. Pour être plus clair, la passion au sein du couple Shakespeare n'est pas évidente, le dramaturge est déjà connu à la mort de son fils ayant déjà écrit entre autre "Titus Andronicus" ou "Roméo et Juliette", et les causes de la mort du fils restent inconnues. Ainsi le film invente, on réécrit l'Histoire, on imagine parfois autre chose que les faits... etc... Mais le plus gênant dans le film c'est son scénario, qui est en fait une tragédie familiale super classique dont la seule "originalité" est de faire croire à un biopic sur Shakespeare. Le récit reprend un canevas universel sur la perte d'un enfant. La partie artistique est donc quasi inexistante, à peine exploitée pour un drame familial tout ce qu'il y a de banal, ce qui pourrait être déjà très bien si on n'avait pas l'impression d'avoir été berné sur la réelle thématique du film. Heureusement, on apprécie la reconstitution, la jolie photographie, les personnages et surtout le couple Shakespeare merveilleusement incarné par Paul Mescal et Jessie Buckley au diapason. Note indulgente Site : Selenie
Note à but personnel: Dur de parler du film parce que si le moment clé du film fait parti des moments de cinéma qui m'ont le plus choqué, le reste m'a un peu moins convaincu. Tout d'abord, il faut souligner Jessie Buckley, la future Best Actress aux Oscars et ça sera mérité, amplement. Il faut aussi souligner le fils (Hamnet) qui est juste très très fort, fin de jeu. Alors. il lui verse des larmes dans les yeux à un moment, donc je me suis posé la question et je pense que c'est un aveu de faiblesse, est-ce qu'on a besoin d'une larme pour montrer la tristesse ou la perte? De la même manière que comme je me dis souvent, LaLa Land n'a que quelques pauvres PDA et pourtant c'est l'une des plus grandes histoires d'amour. Bref sinon la construction dramatique est si intelligente, les personnages sont si bien écris. Chloé Zhao ne se perd pas dans des futilités, elle reste à l'essentiel. Maintenant pour ce qui est de l'esthétique générale du film, j'ai trouvé ça assez similaire à The Zone of Interest, pas étonnant que ça soit le même DP Lukasz Zal, ça m'a fait aussi un peu pensé au Règne Animal. Dans les deux cas, c'est la manière dont ils filment la nature et le côté monstrueux sans artifice aussi qui m'a fait pensé à tout ça mais soit. Alors sur l'esthétique je pense que l'idée est de filmer une sorte d'ultra réalisme, la caméra fait un rendu très net et fait du film un film au présent dans le passé, je dirai que l'idée est là, de la même manière que dans Banshees, The Zone of Interest ou de manière absolument différente dans Marty Supreme. N'empêche que donc tout ce qui joue est dans le cadre, souvent la caméra est simplement posé là. Mais est-ce que le réalisme empêche l'esthétisme... Je ne pense pas. Alors si on parle de ces films au présent dans le passé, je rajouterais There Will Be Blood et Killers of the Flower Moon, tout deux pour moi maitrisent un peu plus la manière dont ils approchent le film d'époque à mon goût et pas pour faire l'enculé mais c'est sans doute parce que c'est shot on film. Question pas évidente mais voilà. Je ne suis d'ailleurs pas convaincu par Max Richter qui m'agace un peu pour être honnête, on sort vraiment les violons à chaque fois avec lui. Là, c'est un peu les goûts et les couleurs mais je pense que le film aurait pû se passer entièrement d'une . Choix risqué qui ne laisse pas indifférent mais ce qu'il y avait devant la caméra suffisait sans doute largement, est-ce que la musique nous emmène dans des endroits où le film n'arrive pas à nous emmener? Pas sûr... Est-elle donc utile, pas sûr non plus. Alors on peut se poser la question de l'utilité des musique de films en générale parce que pour reprendre l'example, la musique de Marty Supreme a la même philosophie que celle du film donc est-ce qu'elle n'est juste qu'une couche de plus? Je ne dirai pas ça, je pense qu'elle donne une énergie mystique supplémentaire que le film ne peut pas produire seul. Bref, pas fan du tire larme Max Richter, la preuve en est qu'au meilleur moment du film le son le plus puissant l'emporte. Le silence. Fait chier de mettre 3,5 parce que j'ai envie de m'en souvenir donc prend ton 4, mais j'ai préféré Nomadland et Marty Supreme. Par contre chapeau l'artiste (Chloé Zhao et Jessie Buckley)!
Les biopics sont la plupart du temps convenus et académiques, mais là ça n'a rien à voir. Tiré du roman éponyme de Maggie O’Farrel, la réalisatrice Chloé Zao (Nomadland, Oscar du meilleur film en 2021) apporte dans Hamnet une vision radicalement originale. Déjà c'est l'épouse de William Shakespeare qui est au centre du film, ensuite l’approche est sensitive, impressionniste, même si la narration demeure limpide. Et comme dans «Paris, Texas» de Wim Wenders, tout le film amène à la scène finale qui est un énorme coup de poing dans l'estomac : comment l'une des plus grandes pièces de théâtre, Hamlet, permet de surmonter la perte d'un enfant. Hamnet montre l’effet de catharsis de l’art, la puissance inentamée de Shakespeare, c’est bouleversant. Le cinéma, et le théâtre, au plus haut. > Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
"Hamnet" ou quand l'art peut aider à exprimer la douleur qu'on enfouit en nous.
L'originalité de ce biopic est qu'il n'en ait pas un... La réalisatrice arrive à détacher l'artiste de l'histoire en se concentrant sur les personnages et leur vie en ne mentionnant leur nom que tard dans le film.
C'est un récit magnifique j'ai été en larme sur de nombreuses scènes et encore à la fin j'ai été marquée un moment...
C'est le genre de film qui me transporte : une lenteur contrôlée, centrée sur la nature, l'esthétique et les émotions des personnages. J'ai assisté à un moment suspendu et à de la poésie pure.
Ce film m'a fait penser à "Ghostlight" dans son approche des non-dits dans une famille par l'art. Plus on est proche de sa famille et plus on veut l'épargner de sa douleur.
Jessie Buckley est bouleversante ! Je comprends pourquoi elle a gagné autant de prix et je pense que la route pour les Oscars est toute tracée ! Cette mère courage est poignante et son parcours de deuil est un exemple !
Paul Mescal est encore une fois incroyablement ancré dans son personnage. Son regard vaut mille répliques : il n'a pas besoin de mots pour exprimer ce qu'il ressent. Il est d'une sensibilité rare et il confirme son statut d'acteur en vogue !
Et que dire des enfants : tellement justes et émouvants !
C'est un film empreint de beauté, de magie et d'une délicatesse rare ! Le rythme contemplatif peut dérouter mais il est nécessaire pour s'imprégner de l'atmosphère et pour aborder le thème déchirant de la perte d'un enfant !
C'est un immense coup de coeur pour moi et mon premier 5/5 de l'année !
Chef d’œuvre d’humanité… comme quoi, cela existe encore. Chloé Zhao s’empare de ce grand amour tourmenté pour en faire une aventure spirituelle d’une profondeur rare
Difficile de rentrer dans le film mais d’un coup tout les ingrédients prennent et nous embarques dans l’émotion pure pendant 1h30. On quitte le magistrale pour rentrer dans les émotions, des plans serrées qui durent et donnent le temps aux acteurs de vivre et transmettre tout le tragique. La mise en scène se transforme, ça ressemble presque à du Terrence Malick, c’est très vivant, j’avais peur d’un film classique un peu ennuyant, c’est le contraire. Franchement super beau, la fin est magistrale. Film rare.
Chloé Zhao prouve encore une fois que c'est une grande réalisatrice. Une nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur c'est sûr. La gagner je l'espère beaucoup.
C'est un film très émouvant. Le jeu des acteurs et actrices est tellement touchant et beau.
Jessie Buckley elle était incroyable durant toute la durée du film. J'espère beaucoup qu'elle sera récompensé au vue de son talent.
Ainsi que Paul Mescal en William Shakespeare. Il a offert une très bonne performance.