je reconnais que la première heure est loin d’être passionnante, la prestation de Jessie Buckley est en demi teinte, et le scénario mortifère…..Veut on nous vendre la liberté de l’homme sauvage ? Bref je me suis sérieusement ennuyé de cette mise en scène taciturne et peu colorée…. Une heure pour ça et il faut attendre la perte d’un enfant pour comprendre la démarche de la réalisatrice, Chloé Zhao ( solide réputation du cinéma) , j’ai hésité à m’en aller, mais ma patience a été récompensée, par la dernière demie heure, plus chatoyante, mieux écrite, où enfin comme le dit le synopsis d’Allo ciné, tout s’éclaire, même si j’ai manqué de certaines références sur Hamlet, pour tout saisir…..Donc ce sera mon grand regret, la mise en scène pendant une heure et demie, trop mortifère et académique ? La montagne accouche d’une souris dit on….à vous de voir…...
Magnifique tout simplement ! Il n'était pas facile de parler de la douleur de perdre un enfant du point de vue de William Shakespeare et sa femme...la réalisatrice Chloé zaho l'a fait brillamment.
Ceux qui auraient le désir de découvrir ce film en connaissent déjà un peu le synopsis. Le titre Hamnet ou Hamlet est significatif. La surprise au cinéma vient de l’adaptation qu’a choisi d’en faire Chloé Zhao.
La première partie du film est celle de la rencontre amoureuse de deux êtres qui vivent en marge des leurs. Elle est une fille de la forêt, dans laquelle elle trouve sa place au monde, accompagnée d’un faucon. Lui est lettré, il enseigne le latin pour effacer la dette paternelle, et nourrit des rêves d’écriture. Les deux jeunes gens se trouvent et ne se lâchent plus, unis par un amour profond.
L’adaptation de Chloé Zhao est celle du livre de Maggie O’Farrell. L’autrice a tenté de donner de la chaire à l’œuvre d’Hamlet, en imaginant un deuil fictif. Les choix de la mise en scène sont très personnels, avec des plans appuyés qui s’étirent en longueur sur les visages, la nature ou les intérieurs de la maison. Ils créaient chez le spectateur une immersion au plus près des personnages.
Si Agnès, la jeune femme interprétée par Jessie Buckley est omniprésente à l’écran, c’est quand Paul Mescal apparaît que la magie opère réellement. Son personnage est solaire. A sa manière d’habiter son rôle, l’acteur lui donne un fort capital émotionnel, par l’intensité de son regard et la mobilité de son visage, de ces changements à peine perceptibles qu’il arrive à faire passer. C’est difficile à comprendre qu’il n’ait pas été sélectionné aux Oscars dans la catégorie du meilleur second rôle. Il était déjà bouleversant dans le très beau « Aftersun », il l’est tout autant ici. L’actrice incarne avec justesse son personnage, mais c’est lui dont on entend le prénom sur la toute dernière partie du film, Will, qui m’aura le plus subjuguée. Le garçonnet qui donne vit à Hamnet, n’est pas en reste non plus. Il parvient à donner beaucoup de gravité malgré son visage poupon.
Ce film sera certainement clivant. Si certains n’y verront qu’un tire-larmes, d’autres dont je fais partie se sentiront connectés au film. Et ce n’est pas encore cette fois que cette jeune réalisatrice sino-américaine décevra. Elle creuse un sillon durable au cinéma depuis ses tous premiers films. Et chacune de ses réalisations devient un rendez-vous à ne pas manquer ; Les chansons que mes frères m’ont apprises, The rider, Nomadland, et aujourd’hui ce très beau Hamnet.
Hamnet ne nous laisse pas indemnes. Le film nous emporte dans une tempête émotionnelle d’une puissance exceptionnelle, en puisant dans les racines de ce qui fait notre humanité. Il interroge notre lien à la nature, à notre propre nature, le sens que nous donnons à la vie, à la mort, à l’amour, à nos proches, à nos ascendants comme à nos descendants. Avec une grande justesse, il montre à quel point tout est subtilement et poétiquement imbriqué, comme pour révéler que la vie est intrinsèquement aussi cruelle que belle. Le tout est porté par un langage cinématographique d’une grande maitrise, pensé pour transcender son propos. Plus qu’un film biographique sur Shakespeare, Hamnet est une expérience visuelle, sensorielle et émotionnelle d’une intensité rare.
Je sors de Hamnet. Bouleversé ! De grands acteurs, y compris les enfants qui véhiculent des émotions fortes. L’amour qui surgit par miracle, les enfants qui survivent par chance, et la mort qui frappe subitement. Puis vient le deuil impossible, les reproches, les remords. Et enfin le Théâtre comme catharsis. Une séquence sublime où la tragédie révèle son sens caché. Et ce rire quand le deuil est accompli. Pffou ! À la campagne (la vraie vie) jamais une seule fois le prénom ou le nom de l’homme ne sont prononcés. Il n’est pas grand chose, un bon père, un bon mari, mais absent. Et arrivé à Londres le frère dit le nom : « Wiliam Shakespeare ». Comme si le nom n’existait que par et dans le théâtre. Alors que la femme communie avec la nature, l’artiste lui communie avec le public. Il n’y a d’ailleurs à la fin ni acteur ni public, plus d’artifices mais une compassion pour un prince qui meurt. Le cinéma a aussi ce pouvoir, faire disparaître l’illusion, le fabriqué, et nous immerger dans une émotion qui abolit l’espace (l’écran, la salle) et le temps (XVIe siècle - 2026). Les frontières sont abolies quand on se connecte à une œuvre.
J'y suis allé suite aux avis dythirambiques. Et alors là. Mais là. Je suis tombé de haut. Il y a le personnage féminin ésotérique, un peu druide, un peu devin, cette histoire d'accouchement au milieu des racines dans la forêt et puis la mort d'un enfant. Et c'est cette mort qui va inspirer à Shakespeare Hamlet. Euh... Peut-on réduire encore un peu plus le degré de lecture d'un film, la compréhension d'une oeuvre aussi riche et complexe que Hamlet ? EN vérité, je me demande ce que les gens qui adorent y ont trouvé, dans cet Hamnet ? Hormis la posture un peu sundance, ciné indé de la réalisatrice. Qu'est-ce qu'il y a à admirer dans cette oeuvre ? La lecture psychologique est ténue, presque gênante. On avance sans quête. Les débuts de Shakespeare au théâtre sont emmêlés, nébuleux. On se focalise sur la femme, d'accord. Mais elle est fortement réduite cette vision de cette Agnès. A part ses enfants, à part la mort, qu'est-ce qui la définit ? Les plantes ?
Magnifique scénarios, acteurs sublimes. Un peu long par moment, trop long pour construire l’ambiance familiale, un peu trop répétitif les rapports parents-enfants. Mais le fin était super, profond, touchant…
Le début du film est un peu déroutant mais la mayonnaise prend petit à petit pour finir en scene culte du cinéma. La meilleure façon pour decouvrir Shakespeare
Les 10 dernières minutes sont grandioses. C'est seulement la fin du film qui traite le sujet le plus intéressant : la transcendance de la mort d'un enfant en une œuvre qui lui offrira l'immortalité. Le reste du film est certes très beau et Jessie Buckley est magnifique mais c'est un peu trop lent et grandiloquent, parfois même légèrement surjoué. La lenteur dans ce genre de film classique n'est pas un souci mais ici cela manque de profondeur, de sincérité. Il en résulte que les scènes dramatiques, notamment lorsque les enfants sont malades, sont finalement moins émouvantes que la fin qui est vraiment très très belle.
Puissant et dramatique. Un casting impeccable (passion Jesse Buckley). Une super réalisation (direction d’acteur et une nature très bien filmée) Malgré quelques longueurs mais finalement dans lesquelles on se laisse happer, le film m’a emportée.
C’est de L’ART ! Le mélange entre un récit remplie d’humanité et d'émotion, la performance des acteurs (surtout le gosse qui joue hamnet !), la mise en scène et composition des plans, c’est beau, et ça laisse le temps de voir, d’apprécier ce qu’on nous propose. C’est très agréable de voir des images qui parle tout seul et qui ne vas pas trop vite ! J’ai regardé le film en Vo sans sous titre à Manchester, et vu que j’apprends l’anglais même si j’ai pas compris 100% des dialogues, ça me permettait d’être encore plus concentrer sur le visionnage des plans, et de l’esthétisme dont j’accorde beaucoup d’importance, et qui est ici très réussi.
C’est absolument géniale, j’ai tellement apprécié la séance (et j’étais pas le seul vu le nombre de personne qui pleurer à la fin) surtout le scène de fin pour pas trop spoil, je dirais juste que c’est le but de l’art, du cinéma, du théâtre, de l’écriture, de transformer des expériences de vie et des moments d’humanité, tristes ou joyeux, en « expérience artistique » afin de partager ce qu’on a de plus profond aux autres, car finalement ce qui nous touches le plus profondément, où justement on pense qu’on est les seules à vivre ça par moment, c’est ce qui touche le plus de personne.
(Je ne mets pas 5/5 parce qu’il y a juste quelques petites incohérence sur la première partie du film qui m’ont déranger, mais dans l’ensemble c’est un chef d’œuvre, allez le voir si ce n’est pas déjà fait)