Le titre du documentaire vient du projet de film "The Mad dog of Europe" de Herman J. Mankiewicz, à qui l'on doit entre autres le scénario de Citizen Kane. Juif de parents immigrés allemands, il écrit dès 1932 un script visionnaire sur la montée du nazisme en Europe, avant même l'accession d'Hitler au pouvoir. Un projet demeuré inachevé en raison des multiples pressions Hollywoodienne à l'égard de son sujet.
Après une première collaboration sur La Syndicaliste avec Isabelle Huppert (2023), les producteurs Bettina Brokemper et Bertrand Faivre collaborent à nouveau ensemble sur ce projet de documentaire, une coproduction entre la France et l'Allemagne.
Si Mad Dog of Europe aborde l'inaction de Hollywood face à la montée du nazisme et interroge sur sa responsabilité "politique, morale et artistique", il cherche également à résonner de nos jours, avec la montée du nationalisme dans différents pays du monde.
En 2021, le producteur Bertrand Faivre découvre le documentaire The Dissident de Bryan Fogel, et a un coup de cœur pour lui. Mais malgré ses nombreuses récompenses dans les festivals, le film n'est acheté par aucune plateforme, frileuse à l'idée de diffuser un sujet si politique. Cela rappelle alors à Bertrand Faivre l'histoire d'Herman Mankiewicz et son projet inachevé de The Mad Dog of Europe. Il contacte donc la réalisatrice Rubika Shah, dont il avait beaucoup aimé le documentaire The White Riot, pour se pencher sur cette histoire entre Hollywood et le nazisme.
Avant The Mad Dog of Europe, Rubika Shah avait déjà réalisé un documentaire, White Riot, sur le mouvement Rock against Racism et qui avait remporté une mention spéciale à la Berlinale en 2020 et nommée dans la catégorie Meilleure révélation – scénariste,réalisateur.rice ou producteur.rice aux BAFTA de la même année.
Nick Davis et Ben Mankiewicz, les petits-fils de Herman J. Mankiewicz interviennent dans le documentaire pour revenir sur cette histoire.