Adaptation d'un film japonais réalisé par le fils du grand Akira Kurosawa et lui même réalisateur d'oeuvres talentueuses comme Chime sorti plus tôt cette année, "La voie du serpent" déçoit, la faute probablement aux différences culturelles entre le Japon et la France que le réalisateur n'a pas perçu. Cette même barrière culturelle a pour conséquence un manque de direction d'acteurs pourtant talentueux habituellement- seule la photographie est à sauver.
On est un peu triste devant ce naufrage et ce scénario sans queue ni têtespoiler: ( des meutres d'enfants filmés et les victimes venues ou dépecées pour du don d'organe très maladroitement scénarisé)
Un père. Une fille disparue. Ça devrait être simple. Ça ne l’est pas. Parce que la disparition, ici, c’est pas une absence nette — c’est un trou qui s’agrandit, qui avale tout. Le visage de Bonnard, usé, regard sans repos : Albert. Il ne cherche pas, il s’enfonce.
Et puis elle arrive. Sayoko. Psychiatre, silhouette froide. Pas alliée, pas ennemie. Présence. Elle marche à côté, sans qu’on sache pourquoi. Comme un écho. Comme une ombre qui prend la parole.
Ils interrogent. Non — ils arrachent. Les suspects, un par un. Et chaque fois, la vérité se dérobe. Une autre version. Un autre coupable. Une autre piste. Ça tourne. Encore. Encore. Comme un serpent. Le film porte bien son nom : jamais droit, toujours sinueux.
Kurosawa filme le vide. Des couloirs, des parkings, des pièces fermées où les voix résonnent trop. Pas de musique pour consoler. Juste le bruit de la respiration, trop lourde. Le temps qui traîne. Une lumière qui ne réchauffe pas.
On voudrait comprendre, mais comprendre quoi ? La vérité n’arrive jamais. Elle fuit. Elle se retourne. Chaque visage dit et se contredit. Albert veut justice, mais ce qu’on voit c’est autre chose : la vengeance qui le creuse, qui le dévore. À force, il ne reste plus que ça : un corps en marche, vidé de tout, qui s’accroche à un mot comme à une arme.
Et Sayoko… miroir, piège, guide ? On ne sait pas. Elle regarde. Elle écoute. Elle laisse Albert brûler dans son obsession, comme si c’était écrit d’avance.
À la fin, rien ne se ferme. Le cercle reste cercle. Le serpent continue de mordre. Et nous, on sort avec cette impression bizarre : il n’y a pas de vérité. Seulement des versions. Des fantômes. Et un homme qui court derrière l’ombre de sa fille — mais qui ne rattrape que son propre gouffre.
La seule question que je me pose après avoir endurer ce film : y'a-t-il qq chose en retirer ? Rien ne me vient... tout est mauvais : un scénario bancal et poussif, des scènes absurdes en enfilade, des acteurs principaux mal dirigés (ou mauvais), une photo qui se veut travaillée mais finalement non, une réalisation approximative... une fin qui s'est perdue.... bref, préférez choisir n'importe quel autre film, vous ferez le bon choix...
Kiyoshi Kurosawa réalise là un remake de son propre « Chemin du serpent (1998) en transposant l'action du Japon en France . Le récit est très étrange avec un climat mystérieux et à du coup tendance à perdre les spectateurs , donc moi , dans les méandres d’une enquête plus que complexe ! Enfin le jeu de Damien Bonnard , acteur que j'apprécie beaucoup , est par moment assez approximatif quant à Ko Shibasaki on a par instant du mal à comprendre ce qu'elle dit en Français ! Malgré ses défauts le Thriller reste captivant !
« Beau » film de psychopathe sur fond de trafic d’enfants. C’est assez passionnant et le montage est précis, la photographie agréable….Le scénario est original et maîtrisé, comme le casting avec l’étonnant Damien Bonnard, le charismatique Matthieu Amalric et le « fidèle » acteur ( visage connu) Slimane Dazi….Bref cela se laisse voir volontiers d’autant que l’histoire assure ainsi que la mise en scène…..Attention, il y a du sordide dans les faits, de l’imprévu, du psychologique, mais une fois que vous être accroché, le film ne vous quitte plus. Le son est excellent, la technique aussi et même si la fin du film est un peu improvisée, voilà un excellent moment de cinéma français….Je conseille. J’ai pris mon pied, pari tous ces psychopathes
Aïe! Il y a un gros problème avec la direction d'acteur, peut être lié au fait que le réalisateur est japonais, mais tout sonne faux, même pour les bons acteurs du casting. L'intrigue est poussive et incoherente, les personnages sont tous antipathiques, le sujet est nauséeux, sale, et la conclusion est sans logique. Allez-y si vous avez envie de passer un très mauvais moment.
Dès les 10-15 premières minutes on comprend et on devine pourquoi la japonaise aide ce père, c'est si évident, et donc le suspense principal est juste nul et non avenu. Le rythme très lent et monotone, dans un style aussi épuré que clinique impose un climax anxiogène et énigmatique mais aussi un ennui qui va se faire de plus en plus oppressant au fur et à mesure qu'on comprend tous les tenants et aboutissants. Les mystères n'en sont pas, l'intrigue est cousu de fils blancs pas aidés non plus par un direction d'acteurs trop évidente avec un père surjoué trop paumé et déboussolé et une japonaise au contraire trop froide et maîtresse de ses émotions. Mais le pire dans tous ça, car on peut apprécier cet atmosphère pesante et glaciale, c'est toutes ses petites incohérences et maladresses narratives... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Trop d'invraisemblances qui finissent par tuer toute crédibilité du récit, on finit par souffler voir même de souffrir jusqu'à la fin au surréalisme complotiste légèrement nauséeux. Du potentiel certain mais pas grand chose à savourer ou qui nous surprend. Site : Selenie
Le réalisateur aurais dut plutôt s’inspirer du silence des agneaux pour faire son remake : la réalisation est molle, le film manque de rythme et l’interprétation est très moyenne. Par moment, l’actrice japonaise n’est pas compréhensible dans son français… 
un serpent qui repand son venin meurtrier et qui se mord la queue....ce film est insupportable de perversité et de violence, son univers est glauque d'un bout à l'autre:enlèvements, tortures, meurtres, vengeances ... et sans aucun recul, aucune abstraction ni distanciation dans cet enfilade de scènes mortiferes qui se répètent. De plus les situations sont truffées d'invraissemblances, je ne comprends vraiment pas l' 'intérêt de ce film qui mérite la palme d'or du sordide.
Mon dieu que c'est mauvais !! Rien ne va dans ce film : comédiens médiocres, scénario consternant, situations ridicules, dialogues faiblards, scènes d'action risibles... Le seul truc positif ici est la bande-annonce donnant plutôt envie de se déplacer en salle, notamment pour le côté thriller-suspense : raté, c'est l'ennui et l'accablement qui l'emportent très largement ! Une bonne bouse cinéma à éviter d'urgence, même à la télé !! Site CINEMADOURG . free . fr
Que dire… L’histoire est alambiquée mais il arrive 1 ou 2 fois pendant le film où l’on est curieux de connaître le dénouement… Quoique… Si c’était passé à la télé, j’aurai sans doute zappé ! Malgré un casting intéressant, aucun ne joue bien (je pense que j’ai vu les rushs, en fait !). Je ne parlerai pas des dialogues car il n’y en a pas. Il y a eu quelques passages qui m’ont fait rire bien que ce soit sensé être quelque chose qui oscille entre le thriller psychologique et le film d’horreur… qui ne m’ont pas empêché de me dire que Dupieux en aurait fait un chef d’oeuvre ! Mais voilà Kurosawa signe là un auto-remake pathétique de son film de 1988, Serpent's Path. Comme c’est long est ennuyeux à en bailler, peut-être aurait-il dû en faire un court-métrage !
Damien Bonnard joue ici un père désespéré qui traque les membres d'un mystérieux groupe liés à la disparition d'enfants... Troublant film qui rappelle les premiers kurosawa les plus sombres tout en revisitant ses thèmes dans un autre contexte - ici la France. Parfois grotesque, parfois terrible, un film vraiment original parmi les plus pertinent du maître ! A voir avec chime et Cloud pour compléter une véritable expérience autour de son travail.
J'avais adoré CLOUD et CHIME et je trouve saissisant que Kurosawa arrive à être toujours aussi surprenant et cohérent : c'est un cinéaste pessimiste quant à la nature humaine mais j'aime voir ses films pour l'intelligence subtile de sa critique du capitalisme, du masculisme, du rapport à la violence - qui germe en chacun de nous... Très belles idées de casting (dont une qu'on ne dévoilera pas à la fin du film) !
Super film vu en projection à Paris, un des bons cru de Kurosawa tourné à Paris. L'ambiance hyper particulière de son cinéma fonctionne toujours aussi bien, même en France. Le casting dégage quelque chose de fascinant, tout particulièrement Ko Shibashi (mystérieuse et illisible avant la révélation finale) et Damien Bonnard toujours juste