Note moyenne
3,8
11553 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
94 critiques
4
340 critiques
3
179 critiques
2
92 critiques
1
62 critiques
0
53 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
C'est drôle, c'est très drôle. En fait je pense que soit on adore ou soit on accroche pas. Pour ma part j'ai été conquis !! On ne s'ennuie pas une seconde, les dialogues sont géniaux, je suis admiratif de l'ecriture. Et puis c'est divinement bien joué. C'est même plutôt émouvant en fin de compte. J'ai beaucoup aimé.
Le désir d’accomplir, au moyen du cinéma, un geste d’anti-cinéma tourné vers la restitution d’une performance pure n’a certainement jamais été aussi présente, chez Quentin Dupieux, que dans ce Yannick, éloge de la simplicité comme caractère où se rencontrent la naïveté risible et l’esprit avisé, où s’exhibent les rouages d’une pièce qu’il faut réécrire en direct, où se dit à voix haute l’inconscient d’un spectateur qui, le temps du spectacle, suspend son jugement mais refuse de quitter le confort rassurant de son fauteuil. Nous pourrions parler de film performatif, dans ce sens où il semble s’accomplir devant une caméra témoin davantage que directrice ; le refus de tout subterfuge de mise en scène dépouille les séquences et nous donne accès au corps et au cœur des comédiens dépassés par des situations qui les touchent pleinement, et non pas engagés dans la répétition du même.
Le long métrage recourt à l’antithèse : il s’empare d’une pièce de théâtre médiocre pour la corriger et susciter le rire par des grossièretés pires encore mais délicieuses parce qu’immédiates ; il choisit la thématique de l’adultère, stéréotype cher aux pièces de boulevard mais aussi à la grande tradition antique puis italienne, pour s’engager dans un hors-piste tonal et générique ; il renvoie une impression d’improvisation alors même que son scénario est parfaitement écrit et suivi, ce qui n’est pas sans évoquer la pratique des canevas dans la commedia dell’arte. Le terme d’improvisation touche peut-être moins juste que celui de variation, plus musical et porteur de la sensibilité de Quentin Dupieux, de son souci de concevoir un anti-film cohérent et autonome, un microcosme musical où l’essentiel est que le texte sonne.
Cette originalité folle, pirate par le sabordage artistique qu’elle suppose, s’apprécie par l’intelligence mais non par les sens ; en cela, Yannick demeure enfermé dans un dispositif qui le contraint à la liberté, qui le bloque dans un chronotope où tout est possible mais où, par la conscience de cette omnipotence, rien n’advient vraiment.
Le long métrage recourt à l’antithèse : il s’empare d’une pièce de théâtre médiocre pour la corriger et susciter le rire par des grossièretés pires encore mais délicieuses parce qu’immédiates ; il choisit la thématique de l’adultère, stéréotype cher aux pièces de boulevard mais aussi à la grande tradition antique puis italienne, pour s’engager dans un hors-piste tonal et générique ; il renvoie une impression d’improvisation alors même que son scénario est parfaitement écrit et suivi, ce qui n’est pas sans évoquer la pratique des canevas dans la commedia dell’arte. Le terme d’improvisation touche peut-être moins juste que celui de variation, plus musical et porteur de la sensibilité de Quentin Dupieux, de son souci de concevoir un anti-film cohérent et autonome, un microcosme musical où l’essentiel est que le texte sonne.
Cette originalité folle, pirate par le sabordage artistique qu’elle suppose, s’apprécie par l’intelligence mais non par les sens ; en cela, Yannick demeure enfermé dans un dispositif qui le contraint à la liberté, qui le bloque dans un chronotope où tout est possible mais où, par la conscience de cette omnipotence, rien n’advient vraiment.
Un Dupieux loin de l'absurde, pour se centrer, si l'on se permet de l'interpréter, sur ses peurs toutes issues du public mais dont l'un des spectateur va revendiquer son droit au divertissement d'abord à travers les mots, sans prise en compte, ensuite par un rapport de force, l'arme à la main. Ce microcosme éclectique sonde l'hypocrisie ambiante, la docilité et nos attendus face à toutes réceptions.
Partant d'un concept original, potentiellement riche en réflexions sur l'art ou le décalage sociétal, la narration se réduit ensuite à un one-man show inversé de Raphael Quenard dont le personnage odieux (égocentrique, méchant, grossier, brutal, inculte) attise la répugnance. Exploitant l'humour absurde, le décalage entre les situations et la légèreté que prétend y instiller Yannick ainsi que les bas instincts de l'homme (puisque les comédiens ne sont guère attachants non plus!), la réalisation se complaît dans une ambiance malaisante très dérangeante. Heureusement que Blanche Gardin se révèle hilarante et qu'une once de sincérité s'exprime dans le monologue limite hystérique de Pio Marmai; par ailleurs les personnages très passifs voire idiots (l'hôtesse de caisse) nous donnent envie de réagir comme le vieil élégant dissident tandis que la réécriture du héros n'attise pas le rire mais le dépit... Un moyen-métrage au potentiel maladroitement exploité!
On perd le compte des films de Quentin Dupieux, tant il est désormais passé à un rythme de tournage supersonique de films de plus en plus minimalistes. Il suffit apparemment qu’une idée plus ou moins amusante passe dans l’air ambiant pour que le cinéaste s’en empare et en exploite toutes les possibilités durant une petite heure. Ici, spectateurs et acteurs d’un mauvais vaudeville théâtral sont pris en otage par un certain Yannick, qui s’estime lésé par ce qu’il voit et souhaite que la pièce soit plus conforme à l’idée qu’il se fait d’un divertissement sensé lui mettre du baume au coeur. ‘Yannick’ dure une heure cinq tapante et il n’en faudrait pas plus : il ne se passe pas grand chose et l’absurdité de la situation fait sourire avant de se mettre à tourner à vide, quand bien même Raphaël Quenard, avec sa dégaine et son phrasé improbables, anime toute la séance. On pourrait y voir une forme de moquerie du “Grand” cinéma qui se pique d’ambitions et de réflexions inaccessibles au commun des mortels, fait se pâmer la critique et emmerde le spectateur normalement constitué…sauf que la théorie ne tient pas la route, Quentin Dupieux étant, au sens strict, un “auteur” mais qui ne correspond en rien à la caricature que tout le monde a à l’esprit.. Moins décousu que ‘Fumer fait tousser’ mais aussi moins absurde et réjouissant malgré une peinture admirable des petites mesquineries humaines, l’apport de ‘Yannick’ à la filmographie de Dupieux serait peut-être, pour la première fois, de considérer un de ces personnages autrement que comme un jouet à malmener et de parvenir à le rendre, d’une certain façon, attachant.
Une critique acerbe de la critique.
Un huis clos suspendu dans l’absurde, le pulsionnel et la violence.
Le théâtre d’un pugilat entre acteurs et publique, mis en scène dans un théâtre.
Un moment de grâce face au grand jeu d’acteur de Raphaël Quenard.
La mise en scène de maître de Quentin Dupieux.
Du lourd et de l’excellence.
Un huis clos suspendu dans l’absurde, le pulsionnel et la violence.
Le théâtre d’un pugilat entre acteurs et publique, mis en scène dans un théâtre.
Un moment de grâce face au grand jeu d’acteur de Raphaël Quenard.
La mise en scène de maître de Quentin Dupieux.
Du lourd et de l’excellence.
Un Dupieux court (1h) mais bon. Le film raconte une prise d'otage dans un théâtre. Le pitch paraît simpliste et pourtant il questionne et met en abyme le principe même de la prise d'otage d'être cloué sur son siège devant une mauvaise pièce. Qui sont finalement les preneurs d'otage ? Et puis la question de la création et du sens du divertissement. Bref c'est un film assez malin et puis Raphaël Quenard explose de présence. Son jeu est insolite et extraordinaire. Il porte le film à lui tout seul. Mon bémol est que ce film bien qu'il est de petites longueurs, aurait mérité malgré tout d'être plus long et d'exploiter d'avantage son propos. En fait il court un peu trop net.
Durieux a fait un merveilleux travail. Les acteurs, dont, évidemment, le majestueux Raphaël Quenard sont également brillants. De manière générale, ce court film mêle l'humour et l'absurde et tisse à travers les interventions peu communes et culottées de Yannick une histoire finalement touchante.
Excellent surtout Quenard et Lindon, deux merveilleux acteurs sous la direction d'un Dupieux toujours très créatif. A voir absolument.
Petit film de bonne facture, comme toujours quand ça vient de Quentin Dupieux ! Scénario simple mais captivant, mise en scène sobre mais efficace, acteurs et actrices excellents, très à l'aise dans leurs rôles. J'ai beaucoup aimé ce huis-clos.
J’ai ri tout le long et versé ma petite larme à la fin. Les personnages secondaires sont à la fois drôles et gênants. Yannick est lui d’abord dépeint comme un beauf puis vers le dénouement, comme un beauf mal aimé. Bravo M. Dupieux.
Ce "Yannick" de Quentin Dupieux est un petit bijou avec un Raphaël Quenard (et sa gouaille habituelle) en pleine forme.
On aurait juste souhaité un plus d'adversité avec le reste de la troupe pour rendre le film encore plus jouissif.
Il y a bien la scène de rébellion de Pio Marmaï, mais elle a un goût de "trop peu" ( (elle est malheureusement curieusement court circuitée...)...et il y a aussi un gros temps mort au milieu du récit.
Malgré celà, le film ne durant qu'une heure, le rythme est assez soutenu pour maintenir l'attention jusqu'à un final presque émouvant.
On aurait juste souhaité un plus d'adversité avec le reste de la troupe pour rendre le film encore plus jouissif.
Il y a bien la scène de rébellion de Pio Marmaï, mais elle a un goût de "trop peu" ( (elle est malheureusement curieusement court circuitée...)...et il y a aussi un gros temps mort au milieu du récit.
Malgré celà, le film ne durant qu'une heure, le rythme est assez soutenu pour maintenir l'attention jusqu'à un final presque émouvant.
Sous une apparence dingue, ce film est très cohérent. Dans le comportement des comédiens, la manière dont ils s'approprient la pièce écrite par Yannik qui pourtant les a humiliés. L'invertion des rôles lorsqu'un des comédien devient tortionnaire. Tout cela renvoie à des situations qui sont envisageables.
J'avais eu du mal avec "Incroyable mais vrai" du même réalisateur (le fameux Quentin Dupieux que je vois partout dans la presse en ce moment), mais celui-là est une réussite à mes yeux. J'avais rarement autant ri devant un film depuis plusieurs mois. Alors oui, c'est extraordinaire, oui, on se demande ce qu'on fait là, mais oui, on prend le temps de regarder en entier. Le film est aléatoire, on a l'impression d'être pris en otage nous aussi... Performance extraordinaire de Raphaël Quenard, fidèle à lui-même, qui aura surement des difficultés à se détacher de ce rôle qui semble simple pour lui. Au fond, il nous questionne, le théâtre nous prend en otage à chaque instant. Ce personnage a le culot et semble être un rêve d'enfant, qui ne comprend pas pourquoi ses parents l'ont forcé à aller au théâtre. Merci et à bientôt !
3 intérêts dans film :
1)sa durée :1 h.Plus ce n’était pas possible.
2)on peut faire autre chose en même temps ,(c’est fortement recommandé),lire ses mails ou la presse sur son smartphone ,recoudre des boutons,faire sa déclaration d’impôts etc…
3)il n’a pas dû coûter grand chose avec 3 acteurs et demi et quelques figurants et juste la location de la salle quelques jours(quelques heures?)pour le tournage.
En conclusion :à voir seulement si vous avez autre chose à faire en même temps.
A part ça,Raphaël Quénard est excellent et mérite mieux que ça.Un mélange de Dewaere et Depardieu jeunes.Il faudrait qu’il trouve son Bertrand Blier pour faire de vrais films.
1)sa durée :1 h.Plus ce n’était pas possible.
2)on peut faire autre chose en même temps ,(c’est fortement recommandé),lire ses mails ou la presse sur son smartphone ,recoudre des boutons,faire sa déclaration d’impôts etc…
3)il n’a pas dû coûter grand chose avec 3 acteurs et demi et quelques figurants et juste la location de la salle quelques jours(quelques heures?)pour le tournage.
En conclusion :à voir seulement si vous avez autre chose à faire en même temps.
A part ça,Raphaël Quénard est excellent et mérite mieux que ça.Un mélange de Dewaere et Depardieu jeunes.Il faudrait qu’il trouve son Bertrand Blier pour faire de vrais films.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse