Ce film adapté d’une pièce de théatre est une sorte de huis clos psychologique entre le père de la psychanalyse et un écrivain anglais. Ce face à face vaut surtout le détour pour la prestation artistique accomplie d’Anthony HOPKINS. La réalisation très soignée de ce film se manifeste par la grande qualité et le traitement des images. Les dialogues entre ces deux hommes, bien que parfois complexes s ardus sont également très riches et intéressants sur des sujets pointus comme la croyance religieuse, la vie et la mort.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 24/03/3035 au Club Marbeuf à PARIS)
« Freud, la dernière confession » reste une fiction, dans la mesure ou cet entretien entre le célèbre psychanalyste et Lewis (jeune professeur à Harvard et créateur du « Monde de Narnia ») n'a probablement jamais eu lieu. Pourtant, on y croit dès les premières minutes et on se laisse guider par ces deux grands esprits qui confrontent leur vision opposée du monde et (surtout) de la religion. Tous les grands thèmes sociétaux sont passés à la moulinette, dans une joute verbale de haut vol qui invite forcément à la réflexion. Ainsi on ne peut que revoir nos positions sur la guerre (on est en 1939, au moment de l'invasion de la Pologne par les armées nazies), la famille, la maladie, la mort, le sexe, le Christianisme etc... Les dialogues sont évidemment tirés au cordeau et les deux acteurs, formidables de réalisme, prennent un plaisir visible à tenter de se convaincre mutuellement. C'est l'occasion pour Anthony Hopkins de nous surprendre une nouvelle fois, tant il est convaincant en père de la psychanalyse moderne. Son interlocuteur n'est d'ailleurs pas en reste et Matthew Goode lui donne la réplique sans le moindre complexe. Le résultat peut sans doute paraître trop classique, tant sur le fond que sur la forme... Mais le débat est tellement passionnant qu'on pardonne tout, j'ai adoré !
Il en va de Freud comme de tout un chacun face à l'ultime voyage. Démuni face à l'échéance, il a, dans ce film, l'occasion de revisiter ce qui l'a rendu célèbre auprès de la communauté des psychothérapeutes. Les dialogues reprènent l'écume des choses pour les rendre au grand public avec une teneur naturelle, ce qui les rend peut-être un peu fades. Ceci-dit, ce film est à voir et peut-être à revoir...
La vieillesse d’Anthony Hopkins semble à l’origine d’un petit univers cinématographique : après The Father (Florian Zeller, 2020) et One Life (James Hawes, 2023), le voici déguisé en psychanalyste yoyotant contraint, par la force des choses, spoiler: d’affronter ses propres traumatismes par le truchement d’un tiers, universitaire britannique. Dès les premiers plans, notre Sigmund Freud so british apparaît parmi les livres, les gravures, les squelettes habillant les murs, remplissant les bibliothèques, recouvrant les bureaux de sa nouvelle maison, transposition de sa demeure viennoise à laquelle répondent quelques phrases très courtes prononcées en allemand, ainsi que les silences respectueux gardés lors d’une cérémonie autrichienne… La joute verbale, sentencieuse et ronflante, manque cruellement de naturel, desservie par une mise en scène figée au montage maladroit – nous regretterons des recadrages grossiers et l’application de mouvements à la mode, comme le travelling sur le quai de la gare. Ce musée Grévin artificiellement dynamisé par des analepses – les sempiternels flashbacks ! – ne vaut, en somme, que pour la malice d’Anthony Hopkins qui parvient à distiller, çà et là, au détour d’une conversation avec un prêtre, une humanité teintée d’une remise en question de ses certitudes, gage de sa jeunesse éternelle.
Quand j'ai vu l'acteur le grand acteur Anthony Hopkins et le résumé de l'histoire ça m'a donné envie d'aller le voir finalement je suis déçue le film m'a semblé un peu long.
Sigmund Freud est le médecin qui a franchi le Rubicon à l'aube du XXe, il a voué sa vie à l'explicitation de l'existence de l'inconscient puis il y a tous ceux après lui qui l'on suivi et ont pensé avec son champs théorique. A l'ère de l’Intelligence artificielle et des neurosciences, des neuropsychologues, et de ce fait de l'importance de rappeler au monde ce médecin de l'âme , je regrette que soit mis en scène un échange avec un hypothétique Lewis au sujet de Dieu et à la fin de la vie de Freud lorsqu'il s'est réfugié à Londres. Ce film a le mérite de mettre en avant le sujet de la psychanalyse, quelques bribes au sujet des phobies, des angoisses et la relation qu'il avait avec sa fille. Rien sur Marie Bonaparte, sur Lou Andreas Salomé, sur Fliess, Jones, Ferenczi. Je n'ai pas compris le travail de Matt Brown, trois films à l'affiche en même temps ....pff . J'imagine que des grains de sables dans le grand engrenage cinématographique américain, un montage financier rocambolesque....Allez savoir chers cinéphiles ?
Pour fuir l'Allemagne nazie, Sigmund Freud et sa fille se réfugient à Londres à la veille de la seconde guerre mondiale. Agé et malade, le célèbre psychanalyste est amené à rencontrer le jeune auteur d'un livre sur la foi religieuse qui a sollicité audience. Dès lors, on assiste à une confrontation oratoire sur l'existence de Dieu, l'errance des humains dans la vie et l'angoisse de la mort. Chacun délivre ses arguments et on revisite la théorie freudienne qui a considérablement bouleversé le regard scientifique sur la psychologie de l'enfant en particulier. Anthony Hopkins est magistral dans le rôle d'un médecin en fin de vie mais encore capable de tenir un discours cohérent.
Très intéressant film que cette rencontre fictive de Lewis , futur auteur des « Chroniques de Narnia » , et Freud , le « père » de la psychanalyse , orchestré comme une joute oratoire entre la Foi ardente du premier et l’Athéisme psychanalytique du second ! Anthony Hopkins est toujours aussi impressionnant d’aisance et de justesse !
Le scénario repose sur une rencontre intellectuelle imaginaire entre le futur auteur de " le monde de Narnia " CS Lewis et Sigmund Freud, ce dernier en exil à Londres au moment du déclenchement de la seconde guerre mondiale.
La dédicace lue par CS Lewis éclaire la réflexion que propose " Freud la dernière confession" : " il faut commettre beaucoup d'erreurs avant de découvrir la vérité".
La vérité, les deux protagonistes sont certains de la connaître. L'existence de Dieu pour Lewis, le secret des labyrinthes de l'inconscient pour Freud.
Pourtant, comme le montrera le film, la vérité que pense connaître chacun des deux protagonistes peu être mise en doute par des arguments faisant office d'alcool fort.
Quid de la mort des enfants et de la présence du Mal, pour justifier l'existence d'un Dieu créateur, bon et omniscient ? Oppose Freud à Lewis.
Quid de la vérité de la théorie freudienne si lui même ne respecte pas certains aspects clef de la méthodologie de la cure psychanalytique.
Lewis soulève respectueusement l'attitude contradictoire de Freud qui à dirigé lui-même les séances de sa fille homosexuelle Anna.
L'autre paradoxe souligné délicatement par Lewis c'est que, selon Freud lui-même, le lesbianisme trouve son origine dans des failles comportementales du père. Les certitudes freudiennes sont ainsi à leur tour, sérieusement ébranlées.
Réflexion sur la vérité, les difficultés à la découvrir ( même si elle existe incontestablement. Tout n'est certainement pas qu'une question de point de vue. )
" La dernière confession" repose essentiellement sur ses dialogues. La photo est léchée, l'interprétation d'Anthony Hopkins est comme toujours formidable. Bref, de mon point de vue, c'est beaucoup mieux que ce que j' ai parfois pu lire.
Un film moyen, avec des longueurs, et plutôt en huis clos, même s’il y a des évocations de souvenirs. Il aborde de nombreux thèmes comme la guerre, la religion, le sexe, l’enfance, la psychanalyse. Quelques passages sont intéressants et Anthony Hopkins joue bien ; cependant, l’ensemble manque de tension et peine à véritablement captiver sur la durée.
Encore un grand personnage pour Antony Hopkins qui le sert si bien. Une galerie de partenaires internationaux à la hauteur. C’est un peu lent, mais on y apprend des choses oubliées de nos cours de philo. Intéressant.
Dans Freud, la dernière confession, un Anthony Hopkins magistral incarne un homme en bout de course, dont le corps affaibli devient le théâtre d’un dernier combat d’idées. Vu en salles. Je recommande.
Malgré ce grand acteur qu’est Anthony Hopkins, ce film est un tissu d’âneries, d’erreurs, d’approximations et d’affabulations, depuis les premières images jusqu’à la fin. De quoi faire hurler tout analyste et tout historien de la psychanalyse.
Film vu dans le cadre d’une avant-première, le récit est bien mené. Les théories de Freud et de Lewis se confrontent sans parti pris, laissant le spectateur maître de ses conclusions. Je recommande ce film. Il est peut-être préférable d’avoir des notions basiques sur Freud avant de le regarder pour ne pas être perdu, et en tirer un maximum.