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Laurent A.
59 abonnés
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4,5
Publiée le 10 juin 2025
L'interprétation d'Anthony Hopkins, est magistrale, et les dialogues dans ce film, qui sont on l'imagine tous tirés de faits réels et en tout cas des états d'esprit de leurs auteurs, sont foisonnants par la diversité des thèmes abordés, et ils sont tous liés à notre condition d'être humain : Dieu, la science, l'affect, la sexualité sous toutes ses formes, l'imaginaire, les phobies, les sentiments refoulés, les relations familiales, la souffrance, tout y passe et le spectateur se retrouve bien souvent acculé et poussé dans ses derniers retranchements, pour ne pas dire dans une impasse, tant les arguments fusent et s'opposent les uns aux autres en se neutralisant, sans jamais trouver d'écho véritablement satisfaisant pour l'esprit. En ce sens, c'est bien entendu au spectateur de faire son propre cheminement, le film aborde ces nombreux thèmes existentiels sans jugement et nous laisse libre d'explorer davantage les méandres de la psyché et du mystère de nos existences tout en projetant un éclairage nouveau sur l'état d'esprit du père de la psychanalyse arrivé en fin de vie. Un film à garder en mémoire pour en apprendre un peu plus sur toutes les facettes existentielles de l'être humain, celles qui nous guident en projetant une lumière irisée et changeante tout au long de nos vies.
Hopkins est comme toujours : fantastique L’art est l’endroit où l’on s’interroge et l’artiste développe son point de vue !!! Ici j’ai trouvé le scénario brouillon, compliqué et qui n’apporte rien à la vision du père de la psychanalyse
Un film bavard, à la mise en scène austère, qui se déroule presque exclusivement dans une pièce sombre et dont l'unique intérêt est l'incarnation exceptionnelle de l'immense Anthony Hopkins et say joute verbale (à laquelle on ne comprend pas tout) avec Matthew Goode.
Freud est un film analytique, où l'action brille par son absence au profit d'un long dialogue, une confrontation de croyance, à coup d'anecdote de vie. Anthony Hopkins et Matthew Goode sont tel Platon et Socrate, tranquillement posé dans un bain public, confrontant leurs idées pour passer le temps. Faut forcément aimer les débats pour apprécier le film ! Mais si cela vous plaît, vous devriez adhérer complètement, les jeux des acteurs est convaincant, la réalisation maîtrisée, finalement, peu de temps mort. Bon, comme tout débat philosophique, ce n'est pas là pour apporter des réponses mais juste ouvrir la réflexion aux choses humaines. On en apprend aussi un peu sur la vie du psychanalyste et de l'écrivain, même si ce film reste fictif car leur rencontre reste hypothétique. Bref, sans être incroyable, cette pause intellectuelle est plaisante et conseillé aux adeptes de la rhétorique.
Classique mais bien exécuté, le long métrage de BROWN sonne comme une adaptation de théâtre manquant d'audace quand à la forme de son récit, offrant quelques visuels inspirés, malgré une écriture assez hésitante
La prestation de Hopkins est, comme d’habitude, exceptionnelle. Le film souffre de mini longueurs, de flashback inutiles et d’un scénario un peu flou… J’ai passé, malgré tou, un bon moment, apprécié les dialogues et l’humour.
Freud à la fin de sa vie rencontre à Londres CS Lewis pour parler de Dieu. La rencontre n'a pas eu lieu, mais le dialogue entre l'athée et le nouveau croyant est intéressante. C'est aussi l'occasion de creuser les rapports de Freud avec sa fille Anna. Plus original on voit aussi CS Lewis, qui a lu tout Freud, en quelque sorte psychanalyser le maitre. Tiré visiblement d'une pièce de théatre. A conseiller.
Freud, dernière psychanalyse avant le cimetière ... Il fallait toute l'énergie et le métier d'Antony Hopkins pour tenir le rôle d'un monstre sacré du XXème siècle souffrant d'un cancer au stade terminal (on souvient de sa prestation magistrale dans "le père") et frustré par la poussive émancipation de sa fille Anna. Las, le support de cette sorte de remake psychanalytique de "dialogues avec un vampire" est une hypothétique rencontre avec l'écrivain . Lewis (auteur des chroniques de Narnia) qui tourne à la joute oratoire autour de la mort et de l'existence de Dieu. Les dialogues sont parfois abscons et la dialectique entre le chrétien et l'athée tourne un peu à vide. On aurait souhaité davantage de flash-back sur les derniers temps de Freud à Vienne avant sa fuite à Londres pour échapper aux nazis. Reste la performance d'Antony Hopkins, toujours aussi juste dans les remords, le cabotinage et la déchéance physique.
Comédie somme toute assez sombre de Matt Brown, qui n' est pas un biopic. Les dernières conversations du "grand" homme de sciences, neurologue et fondateur de la psychanalyse, sévèrement malade - au sens propre - et s'étant exilé à Londres en 1938. Un rôle sur mesure pour cet acteur Anthony Hopkins toujours aussi investi dans ses personnages, avec des participations convaincantes de Matthew Goode et surtout de Liv Lisa Fries ( Anna ) sa fille. Cette dernière nous a ravi dans "Babylon Berlin" ou "Berlin, été 42". La mise en scène est très pauvre, et le rythme de cette comédie est à la limite de l' ennui. Cela ne retire rien bien entendu à un impressionnant Anthony Hopkins qui n' a pas eu, c' est ce que nous pouvons imaginer, de gros efforts pour entrer dans la peau de ce médecin complexe, au bout de son parcours, et toujours aussi mystérieux. Le format "pièce de théâtre" conviendra plus à cette conversation trop immobile.... !!**
Je fus assez surpris de ce long-métrage en sortant de la salle de ne pas avoir découvert un récit autour de la psychanalyse ou encore sur un fragment de la vie du neurologue autrichien. En effet, Matthew Brown fait plutôt le choix de mettre en avant un long dialogue entre deux hommes, Freud et Lewis, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale sur la croyance envers Dieu. L’athéisme face au christianisme. Deux grands hommes qui ont défendu leur vision chacun de leur côté, sans jamais véritablement se rencontrer. Nous assistons donc durant deux heures à un vaste débat théologique et philosophique. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les dialogues sont captivants, bien écrits et nous offre un regard différent sur la religion. Quelques longueurs peuvent se faire ressentir, tout particulièrement pour ceux qui ne trouvent pas le sujet intéressant.
Voir Hopkins encore une fois dans la peau d'un personnage célèbre cela donne envie ("Hitchcock") car c'est un sacré acteur. Le débat d'idée sur l'existence de Dieu est donc le fond de l'histoire et chacun se renvoi l'idée avec diverses exemples qui, quand tu es simple spectateur, fait que tu peux croire l'un puis l'autre ...c'est une guerre des mots intéressant. Mais cela peu paraître aussi longuet sur la toute la longueur...voir un peu barbant si tu n'as pas un chouia d'intérêt pour ce sujet. Le duo fonctionne à merveille en tous cas sur ce point. NOTE : 6/10
Quand on a besoin de quelqu’un pour se fondre dans une figure historique, on sait qu’on peut toujours faire appel à Anthony Hopkins, qui passe sans problème de Richard Nixon à Alfred Hitchcock avec un détour par Benoît XVI grâce à un don inné pour le cabotinage Actor’s studio. Cette fois, il s’agit de Sigmund Freud : un Freud âgé et malade, dont Hopkins s’approprie l’accent germanique, l’oeil matois et le sarcasme en bandoulière. Basé sur une pièce de théâtre, le film imagine un échange dialectique, très probablement fictif, entre Freud l’athée et le professeur . Lewis, futur auteur du “Monde de Narnia” et fervent chrétien born-again. Les deux hommes, que tout sépare, vont débattre de l’existence de Dieu, de la guerre qui vient, de leurs traumas et des différentes formes de sexualité. On découvre à cette occasion un théoricien très loin de mettre en pratique ce qu’il professait, notamment dans sa relation patriarcale et autoritaire avec sa fille Anna, brillante psychanalyste elle-même mais soumise aux besoins et aux caprices paternels. Des pistes de réflexion intéressantes cohabitent avec des phrases toutes faites : au final, ce débat au sommet reste un peu bordélique puisque, principe même d’une discussion à bâtons rompus, les duellistes passent du coq à l’âne sans vraiment mener l’argumentation à son terme. Il semble que l’intention du réalisateur ét scénariste n’était pas d’offrir un panorama exhaustif des théories freudiennes mais de livrer, en ces temps troublés, un plaidoyer pour la tolérance, avec ses deux figures intellectuelles opposées sur presque tout mais qui débattent courtoisement en respectant le principe (très freudien d’ailleurs) du “rien sur les mamans”.