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Dominique LAMBERT
6 critiques
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4,0
Publiée le 8 juin 2025
Pour une fois que l’on nous propose un film intelligent et ne traitant pas uniquement de problèmes sociaux… Des dialogues brillants et une interprétation exceptionnelle font facilement passer une réalisation manquant effectivement un peu de légèreté
Très beau film, très interessant et intense. Freud vit ses dernières semaines, il souffre atrocement de son cancer de la machoire, mais son esprit est encore vif et puissant. Un jeune professeur d'Oxford, , récemment converti au christianisme, et ayant le zèle des néophytes, tient à le rencontrer pour lui manifester ses critiques sur son oeuvre. Le vieux lion est piqué au vif, et devant les flèches bien décochées de Lewis, n'a parfois d'autre argument que la colère et la négation. Sa plus grosse faille est la relation incestueuse qu'il a installée avec sa fille Anna, devenue elle aussi psychanaliste... Bref, les échanges sont musclés, denses et impitoyables, mais heureusement sont intercalées, en aération, des scènes de Londres sous les bombes ou de la 1ère guerre mondiale, où Lewis a été gravement traumatisé. 2 grands acteurs, un sujet passionnant et traité sans concessions, un très beau film.
J’ai été très déçu par ce film, qui, à mon sens, peine à trouver son public. Peut-être pourra-t-il intéresser quelques étudiants en psychanalyse, mais même pour des psychologues, il reste très limité. Malgré la présence d’acteurs aussi talentueux qu’Anthony Hopkins et Matthew Goode, le film apparaît très faible et manque cruellement de profondeur.
Le principal problème réside dans le rythme extrêmement lent et une mise en scène presque statique, où l’on assiste essentiellement à un débat interminable, entrecoupé de dialogues redondants et superficiels. Les échanges, qui auraient pu être passionnants, n’explorent jamais vraiment la complexité des thèmes abordés, ce qui rend l’ensemble assez ennuyeux et peu stimulant.
Par ailleurs, les personnages sont réduits à des caricatures figées : Freud, un homme aigri et narcissique, et Lewis, un puritain rigide, sans réelle évolution ni nuance. Cette absence de développement dramatique nuit à l’engagement du spectateur, qui reste spectateur d’un dialogue souvent stérile.
Enfin, certaines scènes, au lieu d’enrichir le récit, paraissent maladroites et gâchent le peu de dynamique que le film parvient à installer. Au final, malgré un sujet prometteur et des performances respectables, Freud, la dernière confession ne parvient ni à captiver ni à émouvoir, et se révèle une expérience plutôt décevante.
Face-à-face très intéressant, drôle et dense de réflexions. Un peu niche comme sujet, mais on peut tout à fait apprécier le sublime jeu d'acteur des deux personnages et la profondeur des discours
Film intelligent sur un duel d'idées, de pensées, un dialogue entre un athée et un fidéle à sa foi, entre le père de la psychanalyse et un chrétien pour qui la spiritualité régle la vie. Dialogue très vif mais sans jamais tomber dans l'affrontement, dans l'invective. Face à un éblouissant; Matthew Goode réalise une belle performance. Un point négatif: les flash-back multiples un peu pesants.
Film plutôt intéressant. Il traite de bon sujet mais sur la forme ce n’est pas ça. L’ambiance est plutot plate, elle se passe pratiquement tout le temsp dans une seule et meme piece. Le scénario est un peu flou et mal organisé.
Je déconseille ce film, lent, long, malgré des acteurs formidables, c’est dommage ! Freud est caricaturé et Lewis manque cruellement de personnalité, pourtant Goodes est un excellent comédien.
Pas terrible! de long dialogues sens grand interêt alourdissant le film et parfois ennuyeux. Dommage Anthony Hopkins est excelent comme d'habitude mais sa ne suffit pas à faire un bon film! on dirait par moment une interview youtube sous forme de dialogue. J'aurais préferé nettement un biopic ou alors une parti de la vie de Freud bien plus interessente avec avec des scènes retentissentes qui nous emportes. L'histoire est mal ficelé, j'ai aimé les scènes se passant pendant la guerre hormi sa peut d'interêt à ce film très moyen. pour les grands admirateurs de Freud peut-être?
La vieillesse d’Anthony Hopkins semble à l’origine d’un petit univers cinématographique : après The Father (Florian Zeller, 2020) et One Life (James Hawes, 2023), le voici déguisé en psychanalyste yoyotant contraint, par la force des choses, spoiler: d’affronter ses propres traumatismes par le truchement d’un tiers, universitaire britannique. Dès les premiers plans, notre Sigmund Freud so british apparaît parmi les livres, les gravures, les squelettes habillant les murs, remplissant les bibliothèques, recouvrant les bureaux de sa nouvelle maison, transposition de sa demeure viennoise à laquelle répondent quelques phrases très courtes prononcées en allemand, ainsi que les silences respectueux gardés lors d’une cérémonie autrichienne… La joute verbale, sentencieuse et ronflante, manque cruellement de naturel, desservie par une mise en scène figée au montage maladroit – nous regretterons des recadrages grossiers et l’application de mouvements à la mode, comme le travelling sur le quai de la gare. Ce musée Grévin artificiellement dynamisé par des analepses – les sempiternels flashbacks ! – ne vaut, en somme, que pour la malice d’Anthony Hopkins qui parvient à distiller, çà et là, au détour d’une conversation avec un prêtre, une humanité teintée d’une remise en question de ses certitudes, gage de sa jeunesse éternelle.
Un film bavard, à la mise en scène austère, qui se déroule presque exclusivement dans une pièce sombre et dont l'unique intérêt est l'incarnation exceptionnelle de l'immense Anthony Hopkins et say joute verbale (à laquelle on ne comprend pas tout) avec Matthew Goode.
« Freud, la dernière confession » reste une fiction, dans la mesure ou cet entretien entre le célèbre psychanalyste et Lewis (jeune professeur à Harvard et créateur du « Monde de Narnia ») n'a probablement jamais eu lieu. Pourtant, on y croit dès les premières minutes et on se laisse guider par ces deux grands esprits qui confrontent leur vision opposée du monde et (surtout) de la religion. Tous les grands thèmes sociétaux sont passés à la moulinette, dans une joute verbale de haut vol qui invite forcément à la réflexion. Ainsi on ne peut que revoir nos positions sur la guerre (on est en 1939, au moment de l'invasion de la Pologne par les armées nazies), la famille, la maladie, la mort, le sexe, le Christianisme etc... Les dialogues sont évidemment tirés au cordeau et les deux acteurs, formidables de réalisme, prennent un plaisir visible à tenter de se convaincre mutuellement. C'est l'occasion pour Anthony Hopkins de nous surprendre une nouvelle fois, tant il est convaincant en père de la psychanalyse moderne. Son interlocuteur n'est d'ailleurs pas en reste et Matthew Goode lui donne la réplique sans le moindre complexe. Le résultat peut sans doute paraître trop classique, tant sur le fond que sur la forme... Mais le débat est tellement passionnant qu'on pardonne tout, j'ai adoré !
Freud est un film analytique, où l'action brille par son absence au profit d'un long dialogue, une confrontation de croyance, à coup d'anecdote de vie. Anthony Hopkins et Matthew Goode sont tel Platon et Socrate, tranquillement posé dans un bain public, confrontant leurs idées pour passer le temps. Faut forcément aimer les débats pour apprécier le film ! Mais si cela vous plaît, vous devriez adhérer complètement, les jeux des acteurs est convaincant, la réalisation maîtrisée, finalement, peu de temps mort. Bon, comme tout débat philosophique, ce n'est pas là pour apporter des réponses mais juste ouvrir la réflexion aux choses humaines. On en apprend aussi un peu sur la vie du psychanalyste et de l'écrivain, même si ce film reste fictif car leur rencontre reste hypothétique. Bref, sans être incroyable, cette pause intellectuelle est plaisante et conseillé aux adeptes de la rhétorique.
Quand on a besoin de quelqu’un pour se fondre dans une figure historique, on sait qu’on peut toujours faire appel à Anthony Hopkins, qui passe sans problème de Richard Nixon à Alfred Hitchcock avec un détour par Benoît XVI grâce à un don inné pour le cabotinage Actor’s studio. Cette fois, il s’agit de Sigmund Freud : un Freud âgé et malade, dont Hopkins s’approprie l’accent germanique, l’oeil matois et le sarcasme en bandoulière. Basé sur une pièce de théâtre, le film imagine un échange dialectique, très probablement fictif, entre Freud l’athée et le professeur . Lewis, futur auteur du “Monde de Narnia” et fervent chrétien born-again. Les deux hommes, que tout sépare, vont débattre de l’existence de Dieu, de la guerre qui vient, de leurs traumas et des différentes formes de sexualité. On découvre à cette occasion un théoricien très loin de mettre en pratique ce qu’il professait, notamment dans sa relation patriarcale et autoritaire avec sa fille Anna, brillante psychanalyste elle-même mais soumise aux besoins et aux caprices paternels. Des pistes de réflexion intéressantes cohabitent avec des phrases toutes faites : au final, ce débat au sommet reste un peu bordélique puisque, principe même d’une discussion à bâtons rompus, les duellistes passent du coq à l’âne sans vraiment mener l’argumentation à son terme. Il semble que l’intention du réalisateur ét scénariste n’était pas d’offrir un panorama exhaustif des théories freudiennes mais de livrer, en ces temps troublés, un plaidoyer pour la tolérance, avec ses deux figures intellectuelles opposées sur presque tout mais qui débattent courtoisement en respectant le principe (très freudien d’ailleurs) du “rien sur les mamans”.