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Sabathie Maryse68
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0,5
Publiée le 18 juin 2024
Bonjour quand on regarde la pub de ce film on a l impression que l on va voir une comédie légère…. Humour est…. En fait c est longuet …et triste … et parfois inutilement vulgaire… on ne se change pas les idées dans ce film .. Suis partie avant la fin …
Un sacré gloubi-boulga familial confus, avec des dizaines d'instantanés banals. DARROUSSIN en vieux décrépi est tellement crédible qu'il nous fiche le spleen, comme ROVÈRE en maison de retraite. HIGELIN souriante est beaucoup moins crédible en dépressive. Les premiers 2/3 du film sont relativement inintéressants et tout décolle dans le mélo suite à la révélation d'un secret de famille : révélations, adultère, séparation, tristesse, mélancolie,... Une étoile pour les galipettes truculentes de GUILLEMIN et de son perroquet d'amour... Je récompense le dernier tiers!
Un assez bon film façon tranche de vie. Un portrait de famille où les secrets devront se révéler pour enfin s'apaiser. Plus un film sensible, l'action reste simple.
Blandine Lenoir a beaucoup fait dans le court-métrage avant de réaliser deux films marquants, Aurore et surtout en 2022, Annie Colère. La voilà de retour avec cette très jolie comédie dramatique pleine de grâce, d’humour et d’émotion. Juliette, jeune illustratrice de livres pour enfants, quitte la ville pour retrouver sa famille quelques jours : son père si pudique qu’il ne peut s’exprimer qu’en blagues, sa mère artiste peintre qui croque la vie à pleines dents, sa grand-mère chérie qui perd pied, et sa sœur, mère de famille débordée par un quotidien qui la dévore. Elle croise aussi le chemin de Pollux, jeune homme poétique et attachant. Dans ce joyeux bazar, des souvenirs et des secrets vont remonter à la surface. Une magnifique surprise de 90 minutes qui paraissent trop courtes tant on se sent bien avec cette famille qui ressemble pourtant à tellement d’autres. Loin des stéréotypes, Blandine Lenoir continue d’explorer la figure féminine, et plus largement humaine, dans ce qu'elle a de plus complexe, oscillant avec légèreté et habileté entre drôlerie et tragique. Il y a décidément du « Jaoui-Bacri » chez cette réalisatrice. Tout comme la BD de Camille Jourdy qui a inspiré ce film, ce beau moment de cinéma parle avec tendresse et drôlerie de la dépression, la place qu’on occupe dans une famille, la pudeur, de l’amour, de sexualité, du deuil et de la maternité…Cette fois, après la ménopause et et l’avortement, notre cinéaste nous parle avec toute la tendresse et la légèreté requises de la dépression. Sans jamais une baisse de rythme, l’histoire glisse avec la facilité du crayon que l’on voit dessiner à l’écran sous nos yeux. Outre le graphisme, on trouve également des séquences uniquement musicales joliment composées par Bertrand Belin qui ajoute à la magie de ce film. Le casting est touché par la grâce avec une Izïa Higelin qui cherche sa place dans le tourbillon familial incarné par Sophie Guillemin, - enfin dans un grand rôle -, Jean-Pierre Darroussin, - égal à lui-même, parfait -, Noémie Lvovsky, Eric Caravaca, Liliane Rovère et tous les autres. C’est un pur régal. De la tendresse, du fantasque et du drame savamment mélangés pour une pépite qu’on n’attendait pas. Ne la ratez pas, vous me remercierez plus tard.
Vu en film surprise à bourg argental. Film drôle et sensible à la fois. D'excellentes comédiennes et comédiens.on se laisse prendre à l'histoire. D'autant que l'image est soutient superbement la narration. Un film à voir...
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3,0
Publiée le 26 octobre 2024
Juliette, illustratrice de livres pour enfants, quitte Paris pour retourner quelques jours là où elle a grandi afin de retrouver sa famille atypique. Une manière de se ressourcer auprès des siens et de combler un vide même si elle ne sait pas vraiment ce qu'elle recherche. "Juliette au printemps", c'est une comédie dramatique sur la santé mentale et la dépression, qualifiée ici de dimension tragique, une quête du bonheur parfois rendue difficile par la vie... On se prend vite d'affection pour ces gens un peu fous, mais très attachants, qui cachent pour la plupart une grande douleur. Beaucoup de non-dits familiaux et de mélancolie, mais sans jamais tomber dans le pathos. C'est souvent amusant grâce à la personnalité des personnages ou à quelques gags. C'est presque frustrant de ne pas en voir plus sur chacun d'eux et la famille réunie, mais c'est un joli petit film plein de tendresse.
Blandine Lenoir aime les femmes, des héroïnes parfois fragiles mais indépendantes. A Aurore, entre deux eaux, et à Annie (colère), la militante, succède Juliette (au printemps) qui combat la dépression en se ressourçant dans sa famille, laquelle manque d'équilibre mais pas d'amour. La réalisatrice élargit agréablement son spectre et fait, dans cette adaptation d'un roman graphique, la part belle à plusieurs figures féminines à travers les générations. Le film mise sur la fantaisie et même sur le burlesque, avec des animaux qui viennent, pour un temps, voler la vedette aux humains. C'est certainement une œuvre plus impressionniste que solidement structurée mais c'est justement ce petit chaos et enchevêtrement des situations qui fait toute la saveur de Juliette au printemps, chronique où aucun second rôle n'est sacrifié. A charge des acteurs (Darroussin) mais surtout des actrices de montrer leur talent et il y a de quoi être comblé avec Izïa Higelin, Noémie Lvovsky et Sophie Guillemin, cette dernière épatante dans des scènes osées qui auraient ravi Fernando Botero. Avec une certaine malice et ironie, le film déconstruit les relations familiales, y fait circuler de la vie et des sentiments, sans se prendre trop au sérieux. Rien de révolutionnaire sur la forme et sur le fond mais de jolis moments de cinéma, d'où l'émotion n'est pas absente.
Grâce à une bonne équipe de comédiens, cette comédie dramatique, chronique familiale sans prétention, se regarde sans déplaisir et se révèle charmante, mais elle manque cruellement de matière et demeure anecdotique. Les 30 dernières minutes, quand un secret familial est révélé, le métrage prend un peu de profondeur, mais il manque de corps et reste dispensable dans le cinéma français.
Très beau film, teinté de tendresse, de nostalgie, de tristesse, d'humour... Les personnages, de toutes les tranches d'âge, réalistes, attachants, traversent des passes difficiles, certains renaissent, retrouvent le goût de vivre.
Sur le papier, le film de Blandine Lenoir ressemble à beaucoup d’autres films français de même genre : une famille (tout le monde en a une ou presque), une famille dysfonctionnelle (itou), des rancœurs entre ex-époux qui se chamaillent (pas très original), des petites jalousies de fratrie (banal), rien de très nouveau. On place le tout dans une toute petite ville de province pour faire « France périphérique » et le tour est joué. Réalisé de façon honnête mais très académique (si on excepte une charmante petite scène en animation au milieu), pas trop long, agréable à suivre, « Juliette au Printemps » tient la route et réussit à nous charmer par son humour et l’implication de ses comédiens. C’est réellement du côté de casting qu’il faut chercher le véritable atout de cette comédie dramatique. Que ce soit Izia Higelin, Sophie Guillemin, Jean-Pierre Darroussin ou encore Noémie Lvovsky, tous ont des rôles assez écrits pour pouvoir donner pleine mesure à leur talent. Izia Higelin a peut-être la partition la plus simple à incarner, en jeune femme déboussolée et dépressive. Jean-Pierre Darroussin, lui, est un père divorcé qui manie l’humour comme une carapace pour contrer la solitude spoiler: et un chagrin très ancien qui se trouve être la clef du scénario . Darroussin est impeccable, comme il l’est toujours. Noémie Lvovsky est son opposée, elle est aussi volubile qu’il est taiseux, aussi excentrique qu’il est mesuré. Il s’avère qu’ils dissimulent une souffrance identique sous deux masques très différents. Et puis la grande sœur, sous les traits de Sophie Guillemin, est sans doute le personnage le plus intéressant du film tant elle doit jouer sur toute la palette : mère de famille surbookée, elle a les deux pieds dans le quotidien et pourtant, elle rêve de s’accomplir, de surtout faire des choses pour elle-même, pas en tant qu’épouse ou de mère. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a pris un amant. Sophie Guillemin est la clef de voute du scénario de « Juliette au Printemps », à défaut d’en être le personnage principal. Si on s’arrête à la bande annonce, on pense qu’on a à faire à une comédie. Et d’ailleurs, quelques gags récurrents (le chat) et quelques scènes cocasses jouent franchement le jeu de la comédie. Mais c’est trompeur, « Juliette au Printemps » est en réalité une comédie dramatique plus tragique que comique. Si Juliette ne va pas bien (elle sort d’un épisode dépressif qui n’est clairement pas terminé), c’est que quelque chose se bloque en elle, l’empêche d’avancer, d’être heureuse, d’être épanouie. Ce quelque chose, elle vient inconsciemment le chercher en famille, car elle sent peut-être que c’est là que se trouve la clef. Ce n’est pas le divorce de ses parents qui est l’élément déclencheur, spoiler: c’est un autre évènement antérieur que sa mémoire à soigneusement effacé. C’est à partir du moment où elle apprend ce « secret » (qui est plus un non-dit qu’un secret d’ailleurs) et qu’elle le digère, qu’elle commence à aller mieux. Le scénario pose le principe que quelque chose qu’on ne sait pas, ou qu’on a oublié dans l’histoire familiale peut influencer sa propre vie. C’est un postulat très crédible. Dans toutes les familles des choses comme cela se dissimulent : des choses dont on ne parle jamais mais qui conditionnent clandestinement toute une famille, toute une fratrie. Le film insiste aussi sur la difficulté d’être une ou un ainé dans une fratrie. Juliette est la cadette, elle est partie de la région. Son ainée est restée, elle a fondé une famille, elle s’occupe des parents, des grands parents, elle encaisse les chocs que l’on épargne à la cadette. Sophie Guillemin, sans en faire des tonnes, donne assez bien corps à cette ainée fatiguée d’être celle « sur qui on compte ». Cela aussi, cela peut parler à beaucoup de gens. Le film est sympathique, la forme est légère, drôle et tendre mais le fond est grave. Cela donne au final une comédie dramatique équilibrée, qui ne souffre que de quelques petites scories,spoiler: comme une ébauche d’histoire d’amour (entre Juliette et Pollux) qui se termine en queue de poisson et qui n’était peut-être pas indispensable .
Une belle histoire de famille, comme il peut y en avoir dans chacune d’entre elle, avec ses peines et ses joies, sans être un grand film il se laisse se regarder et on passe plutôt un bon moment. Nature et sans filtre, quelque fois un peu lent mais bon, l’essentiel est là !
Fable familiale doux et amer oscillant comme souvent dans les thèmes favoris de la comédie française : amour, infidélité, amités, aventures de familles… Rien de bien nouveau malgré quelques moments d'émotions, ça manque d'originalité.
Je n ai pas lu la BD mais le film est un régal entre drame comédie. Un équilibre parfaitement maîtrisé entre la légèreté et la gravité, la joie et la tristesse , le rire les larmes.
Film agréable a regarder car les personnages sont particulièrement attachant. J'ai bien aimé film rempli de tendresse et de douceur d'autant que c'est particulièrement drôle et bien joué. Film très sympathique. Bon film.
Très joli film très sensible autour d’une jeune adulte qui se cherche dans une famille un peu foutraque. Les acteurs sont excellents et la réalisation interessante.