Le deuxième long-métrage de l'actrice Noémie Merlant derrière la caméra est une véritable surprise. "Les femmes au balcon" est une comédie féministe post #MeToo sur la liberté des corps, les fantasmes, l'amitié et le pouvoir des hommes, traitée avec une énergie débordante grâce au talent des trois comédiennes. Merlant n'hésite pas à emprunter les styles de Dario Argento, Pedro Almodóvar, voir même de Gaspar Noé et Alfred Hitchcock pour livrer un revenge-movie à la fois sanglant et excessivement drôle, mis en scène avec une palette de couleurs vives et une bande originale entraînante. Absolument jouissif, le film modernise l'érotisme pour mieux confronter au spectateur des sujets douloureux.
Merci à Noemie pour ce film sur et pour les femmes;je suis de la génération de ses parents, et ce film , par sa cruauté, son impudeur, sa liberté m'a fait voir combien ma génération de post soixantehuitarde avait intégré comme quasi normaux certains comportements des hommes, et n'était pas allée assez loin dans la dénonciation du viol, du viol conjugal,des violences sexuelles .Quelques longueurs, de l'humour, mais pas assez car on sort bien secoué ! Dommage que ce film soit étiqueté" horreur" car beaucoup de femmes risquent de passer à coté ..
Merci à Noémie Merlant pour ce film intense, audacieux et nécessaire ! Ode à la sororité et dénonçant les violences faites aux femmes, ces dernières n'acceptent plus de subir leur statut de victimes sans broncher! Drôle, juste et jouissif, ce film haut en couleur porte les valeurs de la résilience, de la révolte et de la justice ! A voir absolument !
L'audace de faire une comédie noire fantastique sur les violences masculines est réelle. L'ambiance envoûtante avec une photo démente. L'interprétation de Souheila Yacoub, Lucas Bravo et Sandra Codreanu, géniale. Moins convaincant, le jeu de Noémie Merlant et son personnage qui surchargent un peu le film. Ses problèmes de couple n'étaient pas forcément nécessaires, l'histoire principale était suffisamment forte pour se concentrer sur elle. Cela reste un film assez fort et original.
Cette chronique se basera sur mes souvenirs de la projection de ce film en mai dernier à Cannes car n'ayant pas aimé du tout, je ne retournerai pas le voir.
L'argument avancé par la réalisatrice selon lequel son film pourrait être incompris car le public n'est pas assez habitué à voir de la violence dans un récit de femmes ne tient pas vraiment.
Certes, le film transpire de sincérité et l'intention de renverser les codes ainsi que de dénoncer les violences sexuelles est plus que louable mais Noémie Merlant, comme électrisée par toutes les causes qu'elle veut défendre, se perd totalement en chemin et finit par nous proposer un film outrancier, parfois vulgaire et souvent extrêmement gênant.
Entre le thriller, le film de genre et la comédie, elle fait le choix de partager les traumatismes de beaucoup de femmes principalement par le biais de l'humour. Or, le film n'est jamais drôle et particulièrement mal joué sur toute la première partie du film. Les dialogues sont plats, la violence excessive et l'ensemble, certes libérateur, se révèle trop radical.
Malgré la présence de Céline Sciamma comme co-scénariste, Les Femmes au balcon est une comédie pseudo-trash ratée, aux couleurs vives et chatoyantes qui ne sont pas sans rappeler l'univers d'Almodovar, et qui, bien que se revendiquant féministe, finit par tomber dans un discours bêtement misandre et une vision de la femme hystérisée tout à fait contreproductifs.
Trop gore, trop vulgaire... Trop irréaliste et trop incohérent. Je me suis enfuie au bout d'une heure, la fille trop sensible que je suis, je n'ai pas supporté, parfois trop exagéré et puis à un moment donné, je commençais à m'ennuyer, ce film n'est absolument pas mon délire...
Second film de la jeune et talentueuse Noémie Merlant après la chronique estivale « Mi Iubita Mon Amour », « Les filles au balcon » démarre bien et fort. La jeune actrice polyvalente et internationale (elle a donné la réplique à Cate Blanchett dans « Tar » et à Kate Winslet dans « Lee Miller ») nous gratifie de gracieux travellings inauguraux allant d’un immeuble à l’autre sous la canicule de Marseille se muant en plans-séquence malins quadrillant les lieux de son histoire. Beau à regarder et techniquement impeccable, les premières minutes mettent l’eau à la bouche en présentant également habilement les trois personnages principaux. Des airs d’Almodovar sous acide imprègnent le film avec ses couleurs flashy et ses personnages féminins délurés. Partant sous les oripeaux de la comédie solaire et féminine, un événement notable va faire basculer « Les femmes au balcon » vers le film de genre. Encore là, c’est aussi drôle que sanglant et on pense au méconnu « Serial Lovers » de James Huth qui mêlait comédie et gore avec jubilation de manière similaire. Jusque-là tout va bien et on sent poindre le film MeToo, appellation qui est presque devenue un sous-genre à part entière depuis une petite décennie. Parfois lassant certes à force de redites, mais toujours satisfaisant quand c’est bien fait. On garde donc espoir, convaincu que la suite de ce long-métrage atypique soit du même acabit que cette première partie amusante et tonitruante. Malheureusement, elle s’avère beaucoup moins convaincante et le script comme le traitement qu’en fait Merlant devient peu probant, presque chaotique, au point de nous lasser et de nous fatiguer.
Il faut être honnête, si « Les femmes au balcon » prend la direction du cinéma bis ce n’est pas vraiment le souci premier car le virage aurait pu être adroitement négocié. Le problème vient davantage du fait que l’histoire parte dans tous les sens sans boussole narrative tangible. Le long-métrage devient un fourre-tout épuisant où la masculinité toxique est à juste titre massacrée mais où il apparaît que tous les hommes sont à mettre dans le même panier. Sa charge anti-viriliste a beau être sincère, elle est enfoncée au marteau-piqueur sans aucune nuance et finit par devenir irritante. Tous les profils du mâle méchant et du patriarcat sont épinglés dans un joyeux bordel qui vire au catalogue des méfaits masculins. On sent le cri de haine et de détresse très à a mode mais il confine au féminisme extrémiste qui rend le message difficilement soluble pour tous. Et quand des incursions fantastiques gores ou encore oniriques apparaissent on commence à saturer. Certaines séquences deviennent outrancières, le jeu des actrices hystérique et seules quelques scènes bien vues (la diatribe de Souheila Yacoub à la caisse du magasin de bricolage) viennent un peu contrebalancer la désagréable impression d’une œuvre qui s’épuise et nous épuise. Dommage car tout cela commençait bien et avec style!
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Film vu lors du festival de Cannes. Malgré un propo important, le forme du film est une catastrophe de mise en scène. Les actrices sont assez convainquante mais la MES ainsi que le scénario ne m'a vraiment pas parlé.
"Les Femmes au balcon" sévèrement noté par les spectateurs, présenté cette année au festival de Cannes est une comédie horrifique avec quelques qualités. Pour son deuxième film, la talentueuse Noémie Merlant livre aux spectateurs une œuvre féministe qui met en lumière les violences conjugales, la domination des hommes dans notre société et les violences sexuelle avec des séquences comiques qui peuvent parfois verser dans le trash et le gore avec un trio d'actrices qui fonctionnent bien (Souheila Yacoub ,Noémie Merlant et Sanda Codreanu), au final j'ai trouvé ce film ambitieux mais maladroit.
Un film qui dénonce les violences sexistes et sexuelles, et qui met à l'honneur la sororité. Plein d'émotions se bousculent grâce au récit original et parfois fantasque ... c'est réussi ! La scène spoiler: de l'hôtel est très marquante et parlera sûrement à énormément de femmes ... malheureusement.
Très bonne seconde réalisation de Noémie Merlant qui mélange là les Genre , Comédie - Horrifique - Fantastique , et qui a une résonnance résolument Féministe !
Film incroyable , j’ai adoré les 3 personnages ,j’ai ri ,j’ai était en colère puis soulagé , les plans sont magnifiques,les couleurs,les décors ,les acteurices jouent très bien , film sur un sujet hyper important ,j’ai adoré la fin ,en sortant du cinéma ça donne envie de pleurer parce que on y est pas encore à être libre comme ça , ça fait rêver et un jour ça sera le cas ,j’ai adoré les dialogues enfin tout quoi vraiment bravo !
L'idée était bonne, la bande annonce plaisante mais ça ne fonctionne pas. Le regard sur des corps de femmes avec ou sans poils, avec ou sans forme... est séduisant mais malheureusement le film ne fonctionne pas. On s'ennuie un peu, on ne rit pas et on se fiche presque de connaître la fin.
Un film profondément féministe, qui porte sans doute un message puissant et pourrait aider de nombreuses femmes à se libérer de leurs propres entraves. Personnellement, je n’ai pas été convaincue par la réalisation ; j’y ai trouvé un manque de finesse, mais cela correspond peut-être à l’intention de la réalisatrice.