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Chevreuil
1 critique
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4,5
Publiée le 20 décembre 2024
Surprenant, fort et puissant ! Traiter les VSS de cette manière est une respiration ! Le film est plein de références. Aussi le corps des femmes sont puissants et pas sexualisés, ça fait vraiment du bien. C'est un film bien dans son époque, en tant que femme on se sent dignement représenté et pas avec des vieux clichés désuets. C'est aussi un film qui fait réfléchir, aussi bien les femmes que les hommes. Courez le voir !
La canicule réunit trois femmes dans un appartement marseillais : Elise (Noémie Merlant), une actrice qui tente de mettre un terme à la relation toxique qu’elle entretient avec un avocat, Nicole (Sanda Codreanu), une écrivaine en herbe qui peine à écrire son premier roman et Ruby (Souheila Yacoub), une cam girl délurée.
Noémie Merlant a le vent en poupe. Depuis son second rôle dans "Portrait de la jeune fille en feu" (2019), la trentenaire, à l’aise dans tous les registres (elle est hilarante dans "L’Innocent"), est devenue une star. Elle utilise sa notoriété pour défendre la cause des femmes à l’ère post #MeToo – ou peut-être sa notoriété procède-t-elle en partie de son engagement féministe. C’est le cas dans cette « comédie horrifique », aux frontières de la comédie et de l’horreur, qui constitue une charge en règle contre le patriarcat et un passage en revue (trop ?) systématique de tous les sujets féministes dans l’air du temps : la masculinité toxique, la sororité libératrice, la nudité décomplexée, les violences domestiques, conjugales et gynécologiques, l’avortement, l’aérophagie (sic)…
"Les Femmes au balcon" commence par un meurtre : celui, par la voisine du dessus, de son mari violent et abusif. On pense alors, au vu de l’affiche notamment, que le film tournera autour de ce meurtre, de la dissimulation du cadavre, de l’enquête policière qui essaiera d’élucider cette disparition. Mais c’est une fausse piste. Les trois femmes à leur balcon regardent droit devant elle, de l’autre côté de la rue, une superbe Adonis qui se pavane torse nu au sien. Les numéros de portable sitôt échangés, elles se retrouvent quelques textos plus tard chez le séduisant Dom Juan, photographe de son métier qui propose à Ruby de prendre la pose. On n’en dira pas plus…
Depuis sa sortie la semaine dernière, je lis sur ce film des critiques assassines. Il ne les mérite pas. Si je les partageais, je craindrais qu’on en rende responsable mes préjugés de vieux mâles anti-woke cisgenre, pas assez déconstruit. Fort heureusement, sans avoir à justifier d’où je parle, j’ai trouvé plusieurs qualités à ce film. Une intrigue au parfum hitchcockien (le long travelling qui ouvre le film nous fait penser à Fenêtre sur cour), des décors almodovariens (même si on préfèrera toujours l’orginal – "La Chambre d’à côté" qui sort le 8 janvier et que j’ai eu la chance de voir en avant-première en présence du réalisateur – à la copie) et trois actrices réjouissantes (mention spéciale à Souheila Yacoub dont je ne comprends pas pourquoi elle ne perce pas).
Voilà un film pour le moins clivant. Tout d'abord, on sent à travers ce trio une sororité malgré la folie qui va les gagner. Noémie Merlant, pour sa deuxième réalisation, signe une comédie qui vire clairement au gore voire au fantastique parfois. Clairement féministe (co-écrit avec Céline Sciamma), les hommes en prennent pour leur grade, si je puis dire. Malheureusement, la finesse n'est pas au menu du fil conducteur du film avec des scènes malaisantes qui n'apportent rien. Heureusement que Noémie Merlant est accompagnée de Sanda Codreanu, et surtout, Douheila Yacoub, bluffante dans un rôle hypersexualisé. Le message passe, la forme un peu moins pour résumer l'ensemble.
Un film plein de défauts mais qui déborde d'une telle générosité, d'une telle énergie, d'une telle liberté, qu'on y prend beaucoup de plaisir.
C'est too-much, foutraque et ça part dans tous les sens dans une espèce de série B trash, jouissive et hilarante, sous forte influence du cinéma d'Almodovar.
C'est davantage un cri du cœur, un appel à la sororité et à la liberté que la quête d'une forme de justesse artistique :
C'est mis en scène n'importe comment et pourtant plusieurs scènes sont vraiment impactantes.
Ces femmes totalement allumées sont jouées n'importe comment et pourtant ce trio d'actrices remarquables semble prendre plus de plaisir que jamais devant la caméra. Mention spéciale à la géniale Souheila Yacoub !
Noémie Merlant est sûrement une de nos artistes qui ose le plus aujourd'hui. C'est encore le cas ici où elle ne se refuse rien et propose un film complètement déjanté et courageux, libre et radical à tous les niveaux. C'est rare dans le cinéma français et c'est un vrai plaisir.
A Marseille le temps d’un été caniculaire trois copines envoient valdinguer le patriarcat. Une comédie punk aux couleurs pop qui s’affranchit des genres pour dénoncer un rapport de force qui doit changer mais qui s’étouffe en route par ses outrances. Les récents The Substance ou Animale racontent un peu la même chose mais de manière plus subtile et moins énervante. Une satire misandre mi-raisin.
Un film profondément féministe, qui porte sans doute un message puissant et pourrait aider de nombreuses femmes à se libérer de leurs propres entraves. Personnellement, je n’ai pas été convaincue par la réalisation ; j’y ai trouvé un manque de finesse, mais cela correspond peut-être à l’intention de la réalisatrice.
Un film de Merlant complètement loupé , franchement un supplice , très mal joué , les femmes sont mal filmées, je ne crois pas que merlant serve la cause des femmes dans ce film Fuyez
un film très joyeux et drôle malgré les problématiques abordées : violences sexistes et sexuelles, domination masculine. les actrices sont formidables. la scène de violence conjugale est une merveille en terme de mise en scène.
Enfin un film qui passe le test d'Alison Bechdel ! On respire !
Le test repose sur trois critères : 1. Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre ; 2. qui parlent ensemble ; 3. et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.
À voir absolument ! Ce film est la preuve vivante que le cinéma français ne s'encroute pas. Que des réalisatrices sont capables de le faire se dépasser et bouleverser nos petites habitudes visuelles & scénaristiques. C'est triste, c'est drôle, ça pince le coeur, c'est hilarant, c'est répugnant. Bref, MERCI Noémie Merlant MERCI aux actrices et MERCI à toute l'équipe technique d'avoir pondu un si beau bébé de cinéma trash féministe, enfin surtout humaniste.
Wow alors ça c'est pas une comédie, c'est plus drame voir un peu épouvante, beaucoup de nudité néanmoins une histoire qui en reste intéressante, pas mal
Bonjour tout le monde, Noémie Merland signe une œuvre cinématographique particulière, singulière et fort pertinente ! Ce long métrage époustouflant semble nous signifier cela : Ni patriarcat, ni matriarcat ! Inventons une nouvelle manière de vivre entre les hommes et les femmes ! Tout est possible ! Cordialement. Gérard Michel
Oui ce film peut paraître un peu “fourre-tout” et partir dans tous les sens comme un boule de flipper, mais l’audace de Noemie Merlant de tenter de faire bouger les lignes doit être saluée. J’attends d’un film et d’une œuvre en général de venir me déstabiliser, me faire réfléchir, et c’est le cas ici. La réalisatrice explique et justifie clairement ses choix et ses prises de risques, ce film est pour elle un exutoire, ça se ressent, et je ne vois pas en quoi ce point là serait critiquable. N’est-ce pas là l’intérêt de l’expression artistique ?