Un film aux allures de documentaire très intéressant et à la fois horrifiant sur une panoplie de citoyens iraniens face à des scènes du quotidien. Que ce soit pour un entretien d'embauche, des documents administratifs ou lié au milieu scolaire, chaque situation va nous sembler complètement absurde face au système iranien que le film dénonce par la même occasion. Une critique sociale nécessaire.
La premiere scene donne le ton. Deux minutes sur une vue de teheran , cela va être long , et toutes ces petites histoires filmés en plan sequence rend le film inintéressant. Pourtant la dénonciation de travers de la société iranienne est présente mais cette forme de cinema ne la sert pas.
Certes les réalisateurs doivent se saisir de problèmes mineurs pour dénoncer cette obscène dictature, mais grâce à l'humour et la dérision ils y parviennent avec beaucoup d'efficacité. La scène finale est très réussie pour donner au film toute sa dimension.
À Téhéran, ils affrontent des situations insensées. Ils se confrontent à des lois, des traditions. C’est affligeant de ridicule par moment, drôle ou désolant. Ces scènes sont vécues en Iran et les réalisateurs les dénoncent brillamment.
Un film à voir avec des saynètes de la vie quotidiennes de Téhéranais qui tentent de raconter leur vie de tous les jours dans des moments de leur vies . Juste incroyable tellement on a envie de rentrer dans une colère folle et de comprendre j’imagine le désarrois et les frustrations engendrées par un tel régime … c’est abominable affreux cette répression, persécution, surveillance étc comment avoir envie de continuer à vivre cet enfer au quotidien sous couvert de religion etc c’est dingue mais à voir les acteurs qui interprètent les scènes sont merveilleux .
Comment suggérer toute la violence d’une dictature au pouvoir par le prisme d’entretiens du quotidien entre des citoyens et des employeurs ou des personnels administratifs. Ces derniers ne sont jamais montrés et n’est donné à voir que le désarroi et l’extrême patiences des victimes de ce harcèlement généralisé et apparemment tranquille. J’en suis ressorti épuisé et laminé tant les échanges dans ces chroniques sous leur apparente courtoisie, soulèvent l’indignation et la colère. Comment un régime peut-il tant maltraiter ses citoyens derrière une soi-disant bienveillance ? La réalisation en plans fixes est implacable, on ne peut échapper à ce cadre étouffant. Le plan de début et celui de la fin sont magistraux. Les acteurs sont exceptionnels. L’humour noir qui est utilisé dans certaines chroniques donne également ce double sentiment : en apparence rien n’est grave mais au fond c’est une tragédie du quotidien. D’autres chroniques sont au premier degré et sont carrément glaçantes. Un pur chef-d’œuvre de ce cinéma iranien décidément passionnant et qui ne rend pas les armes.
Un choc. Ce film n'est pas un spectacle, c'est la mise en scène brutale et froide de la société iranienne. Pas une mais neuf histoires. Neuf histoires très simples, celles de femmes, d'hommes et même d'enfants dont on voit, à l'occasion d'une courte scène, comment la vie privée est surveillée et contrôlée par le régime théocratique des mollahs. Ce sont neuf plans-séquences, caméra fixe, un(e) acteur/actrice face caméra répondant à une voix. On ne peut faire plus austère en terme de mise-en-scène mais le procédé est diablement efficace. La voix d'en face, cet homme ou cette femme qu'on ne voit pas, est pareil(le) a un mur, avec lequel le protagoniste cherche en vain à négocier sa liberté. Telle est la réalité de l'oppression religieuse et politique : ici, pas d'histoire de prison ou de pendaison mais le récit de la violence quotidienne : interdiction de choisir le prénom de son enfant, d'écrire un scénario ou de se tatouer le bras. Ce sujet dépasse le cadre de l'Iran chiite. Cela montre le danger d'abandonner le pouvoir à des illuminés (qu'ils soient religieux ou politiques) à l'instar de la première scène qui rappelle étrangement la suggestion d'un ancien candidat à l'élection présidentielle française qui voulait établir une liste de prénoms autorisés. Un film fort.
L’auscultation des absurdités du régime iranien en quelques subtiles interviews.
Et la question se pose de comprendre comment le régime a autorisé un film directement contestataire ? Car tout y passe : le harcèlement, les accoutrements féminins, les procédures et même… la censure !
Même si dans les rues de Téhéran aujourd’hui une jeune fille sur deux arbore une chevelure débridée, et même si ce film a déjoué la censure, il serait interessant de savoir s’il a été projeté en Iran.
Alors c’est sûr, le titre est très explicite de ce qui se passe dans le film, ce sont des histoires complètement indépendantes qui sont misent et diffusés l’une à l’autre à la file sans aucun lien avec une petite transition, cela est super intéressant pour comprendre certaines facette de ce pays fascinant qu’est l’Iran. Mais cependant cela m’a gêné, le fait que cela soit disposé comme 9 petits courts métrages sans aucun lien, en fait l’on en retire rien et au cours de la séance rien n’évolue et on ne revient sur rien. Puis l’on sent un certain manque de budget avec des plans fixes et un acteur sur chaque scène seulement, l’on sent aussi une inspiration à la Wes anderson avec des plan fixes, la construction des scénarios et l’écran en 4:3. Bref ce film n’en est pas un, vous allez plutôt voir 9 courts métrages plus ou moins intéressants, mais qui montre les différents aspects de l’Iran sans en donner une conclusion très formelle et plutôt très abstraite.En conclusion, j’ai quand même bien aimé car il y avait un côté théâtral qui donne un charme à ce « film » par sa réalisation et sa mise en scène (4:3 plan fixe et un seul acteur à l’image), mais ce qui me fait baisser la note est le non développement du message et de l’intrigue, on recommence à zéro à chaque fois et il n’y a aucun lien entre tous, ce qui nuit a une « évolution » durant ce long métrage, ce qui contrarie la définition même d’un film long. C’est à voir si vous avez un très petit moment de libre ( la durée de film est de 1:17) sinon à éviter pour une séance entre amis ou famille, plutôt à voir seul. 13/20.
Courrez y mais attention on n'en sort pas indemne... On commence tranquille, vue sur Teheran. Puis s'enchaînent les 9 chroniques et la pression monte Tout simplement mis en scène, sans fioriture, des dialogues très bien ecrits. Très belle image en plan fixe. Des acteurs très vrais. La societe est sous surveillance et le pouvoir s'immisce partout dans la vie privée des gens.
Apoteose de la musique finale du generique car on a besoin d'exploser après toutes ces situations
Pendant la projection de ce film, une bande dessinée m'est revenue en mémoire : SOS bonheur de Griffo et Van Ham. Où quand le système devient absurde, bureaucratique et liberticide, la population finit par se révolter. Si dans la BD c'était un choix volontaire des gouvernants pour mieux contrôler le peuple via la révolution. Ici, c'est malheureusement la réalité d'un peuple iranien, soumis aux diktats d'un régime islamiste. Et les fonctionnaires et autres affidés font du zèle jusqu'à la caricature. En 9 séquences, on voit toute l'absurdité d'une telle dictature. Le tout a pour point commun, des personnes qui sont en dehors de ce système ou du moins qui n'y adhérent pas. La dernière scène nous montre que tout cela est bien fragile. Et qui sait, pourrait s'écrouler. En tout cas, on ne mesure pas suffisamment la chance que nous avons de vivre dans un pays comme la France. Malgré un système qui est parfois defaillant, nous conservons notre liberté. De parole, vestimentaire, de choix du prénom de nos enfants, de nous faire tatouer, etc. Un cinéma engagé qui nous fait réfléchir et qui pourrait éventuellement changer les choses. Les Iraniens et surtout Iraniennes méritent au moins cela. 16/20
Si l'on excepte une dernière scène pas nécessairement compréhensible c'est là un très bon film qui utilise l'humour comme arme de dénonciation massive et terrassante ! C'est une vision éclairante de la société Iranienne à travers neuf saynètes qui pointent le totalitarisme ambiant et comme à aucun moment un "inquisiteur" n'est montré , il me semble que c'est bien l'Etat qui est dans le viseur ! Percutant et radical !
L’écriture est aussi ciselée que la réalisation est pauvre. Certes le message passe avec un humour cynique et dénonciateur mais un peu de liant entre les chroniques aurait donné plus d’homogénéité à ce qui reste finalement une succession de sketchs qui pourrait se contenter du petit écran.
Format original, j’ai eu comme le sentiment de regarder des court métrages autour d’un même sujet, la mise en avant des abus que peuvent avoir une dictature. On voit des situations particulières dans lesquels des arguments absurdes défilent. À la fois drôle et parfois énervant. Des chroniques tout en absurdité et en subtilité.
Film-concept autour de neuf personnages, hommes et femmes, d'âges et de situations sociales différentes, habitantes et habitants de Téhéran. Toutes et tous sont confrontés à un pouvoir invisible, tout-puissant, dont les règles absurdes et/ou injustes s’immiscent dans les moindres détails de leur vie. Encore une fois, le cinéma iranien se révèle inventif, orignal, passionnant.