Chroniques de Téhéran
Note moyenne
3,9
952 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

106 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
51 critiques
3
41 critiques
2
6 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2024
Le jour se lève sur Téhéran..et les ennuis commencent pour neuf de ses habitant(e)s ordinaires.
Les réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami mettent en place un dispositif très simple: une caméra fixe sur chacun de leurs personnages et, pour chaque scène, un interlocuteur qu'on ne voit pas. Ce sont neuf courtes histoires de durée égale, sûrement anecdotiques, quotidiennes, pour l'iranien commun mais éloquentes pour le spectateur occidental.
Sans virulence ni pathos (on sourit même parfois aux arguties administratives), les cinéastes filment des femmes, des hommes (et une gamine, dans le sujet, imagé, qui m'a le plus touché) confrontés aux blocages de la société iranienne. C'est à peine s'ils perdent leur calme -mais on devine bien qu'il n'ont pas la liberté de se rebeller- face à un despotisme qui élève à peine la voix mais qui les contraint et les humilient: fonctionnaires procéduriers ou zélés, patron harceleur, gardiens de l'orthodoxie et des principes religieux...Chaque sujet évoque une tare de la société iranienne, parfois son hypocrisie et, in fine, invoque les libertés sous contrôle.
C'est un film qui fait méditer sur nos propres libertés...enfin peut-être pas ceux qui voient dans notre pays une dictature...
Fletcher Christian
Fletcher Christian

5 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2024
Tragiquement drôle, férocement critique, fort bien joué, mise en scène originale = du fameux cinéma !
HGLyon
HGLyon

5 abonnés 61 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2024
vu le 17/03/2024 à Bron
Film iranien qui présente neuf visages, neuf sketchs de la vie quotidienne à Téhéran au pays des mollahs !!
Ce film est à voir ne serait-ce que pour découvrir la manière dont les acteurs ont été filmés. C’est surprenant, c’est intelligent. Les situations décrites sont cocasses, parfois touchantes, souvent dramatiques, souvent terrifiantes, indispensables pour dénoncer un régime qui écrase toute velléité d’émancipation. Finement écrit et admirablement interprété.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2024
Ce film commence et se termine par deux plans séquence qui pourraient s’apparenter à de la vidéo-art. Entre les deux neufs saynètes en plan fixe sans contre-champs impliquant neufs habitants de Téhéran en proie à l’administration ou au régime. Totalitaire et absurde. Des mollahs visiblement encore plus stupides qu’ils ne sont rigoristes puisque ce film ultra-politique a réussi à passer sous les radars de la censure. Du punk iranien.
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2024
Terrible témoignage de l'impact d'une dictature sur la vie courante du peuple iranien. Subtil et intelligent.
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2024
Délicieusement subversif, ce film est une excellente surprise. Critique ouverte de la politique Iranienne et des contraintes religieuses imposées mais qui ne relèvent d’aucune religion, on se demande comment ce film est arrivé jusqu’à nous.
Il est toujours très intéressant de découvrir d’autres cinémas, celui ci est excellent.
Sami
Sami

7 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2024
J'ai trouvé ce film époustouflant. Il ne se limite pas à une critique sociale et possède un niveau de profondeur universel.

D'après moi, dans le panthéon du cinéma, il va rejoindre "Les ailes du désir" de Wim Wenders.

Ce sont dix scénettes de théâtre, indépendantes, avec dix comédiens géniaux (5 femmes, 5 hommes) chaque fois solo (le dernier est muet mais son visage à la Michel Simon est parlant en soi !). C'est du théâtre filmé, du cinéma théâtre digne de Bertold Brecht et de Samuel Beckett avec des passages d'un grand humour décoiffant !

La première séquence du film et la dernière sont comme deux parenthèses qui donnent une unité magique au film et une portée existentielle réelle.

Dire encore ceci : dans ce film est évoqué un poème du grand sage soufi perse : Rumi (1207-1273) et cela contribue à donner à ce film une dimension d'une grande beauté.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2024
Le cinéma iranien est de celui qui attire toujours le cinéphile. Parce qu’il est rare, encore que pas tant que ça sur nos écrans. Surtout parce que le pays intrigue, interroge, révolte certainement. On sait tous ce qu’il est de ce régime (ou de ce qu’on nous en dit si on veut rester un tant soit peu neutre et non engagé), à mi-chemin entre la théocratie et la mafia titrait récemment à peu-près un titre de la presse française. Donc ça intrigue qu’un film devant passer la censure puisse arriver jusqu’à nous. Les secrets de tournage - ben non, il n’y en a pas ! - c’est plutôt les critiques autorisées, nous révèlent l’astuce. Pour obtenir les autorisations en passant au travers d'un filet aux mailles plus larges ou davantage distendues, le scénario a été présenté comme un court métrage (plusieurs en fait, au nombre de neuf au total). Stratagème qui, ces neuf saynètes mises bout à bout, nous livre donc, brut de décoffrage (et de censure), quelques scènes ordinaires de la vie quotidienne non pas sous l’angle vraiment de la dictature implacable mais dans les relations avec l’administration et tous les embryons de pouvoir d’une société (chez nous aussi !). Rien de très extraordinaire dans ces situations, filmées en huis-clos sous forme de face à face entre le sujet (comment ils disent là-bas ? le Frère, la Sœur) et celui (ou celle) qui a le pouvoir de dire ce qui est bien ou mal et donc autorisé ou pas. Au gré de ces chroniques, on sera bien entendu plongé dans l’exploration d’interdits sociétaux. Avec un contenu subliminal à savoir décoder.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2024
Très beau film à "sketches" noir qui d"'une manière subtile et en raison de la censure démontre toute l'absurdité de la dictature religieuse qui régit ce pays et la créativité et l'envie de liberté des habitants.
Je suspecte qu'il n a pas été tourné en Iran vu l'absence de scènes d'extérieur sauf l'intro qui montre la ville en accéléré sur 24H.

J'ai particulièrement aimé le premier sketch ( David ) et celui du chien perdu.

A voir absolument si vous êtes déjà fans du cinéma iranien
Miami_Chorize
Miami_Chorize

23 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2024
C'est un film à voir... ou plutôt un ensemble de courts-métrages, autour du même thème, la difficulté, pour de simples habitants de Téhéran, de mener une petite vie tranquille au pays des mollahs.

Neuf histoires nous sont proposées, sous la forme de neuf personnages face caméra, leur interlocuteur étant à chaque fois invisible... mais pas inaudible.

Que reproche-t-on à ces Iraniens ? De choisir un "mauvais" prénom pour leur fils, d'aimer les vêtements et la musique occidentale, d'avoir un petit ami secret, de ne pas porter le foulard (ou de mal le porter), de se faire tatouer, de ne pas accepter la domination masculine, de détenir un chien, de ne pas connaître sur le bout des doigts les préceptes de l'islam.

Les acteurs sont tous très convaincants et, pour peu qu'on soit attentif, on comprend qu'il se passe beaucoup de choses hors-champ.

C'est pour moi un grand film contre un régime totalitaire.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
9 courts-métrages, comme subterfuge pour échapper à la censure iranienne.

9 scènes dialoguées sur des situations de vie assez ordinaires (entretien d'embauche, enregistrement à l'état civil, visite au commissariat, shopping et essayage dans un magasin d vêtements, convocation chez la Directrice d'un lycée...).

9 plans fixes sur le citoyen qui subit l'ordre établi, face à l'autorité qui reste toujours hors champ. Une forme assez radicale mais en parfaite adéquation avec le propos : le plan fixe pour souligner la difficulté à faire bouger les choses et l'absence de contrechamp pour illustrer l'impossibilité du dialogue. Un dispositif qui de par son côté répétitif peut petit à petit faire perdre de la force au film.

9 situations venant illustrer la difficulté à vivre au quotidien sous la censure Iranienne.

9 personnages confrontés à la pression administrative, religieuse, policière ou patriarcale en Iran.

9 occasions de se sentir révolté face à l'oppression vécue par ces citoyens et face aux atteintes à leurs libertés.

9 saynètes à l'intérêt at aux qualités variables. On retiendra surtout cet entretien d'embauche qui fait froid dans le dos et plus généralement les forces et l'énergie déployées par l'ensemble des personnages pour lutter contre cette mécanique froide. Des citoyens éclairés, qui frappent par leur lucidité, et leur humour parfois, lorsqu'ils qui mettent en lumière l'absence de sens des lois qui les régissent.

9 occasions qui nous rappellent à quel point le cinéma est nécessaire pour témoigner et alerter.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Marianne Bacque
Marianne Bacque

18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2024
Un uppercut , une ouverture sur la diversité de la société iranienne, une absurdité terrifiante et glaçante dont on arrive parfois à rire .
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
Des portraits de citoyens en but à l’administration iranienne inquisitoriale, tatillonne, ou de cette jeune et jolie femme à la recherche d’un emploi et qui ne cède pas à ce patron aux intentions plus que contestables. Ces hommes et ces femmes ont une dignité et un courage admirables. Ils nous touchent aussi par leur humour. J’ai aimé ce film où transparaît l’horreur de cette société répressive et injuste tout en laissant invisibles mais pas inaudibles ces petits tyrans omniprésents du quotidien.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
Le film démarre par un long plan fixe sur la ville de Téhéran qui se réveille pour une nouvelle journée comme les autres. Une ville au sein de laquelle la liberté est réduite à peau de chagrin, où tout est soumis à contrôle, à la censure, au jugement des hommes, des autorités, de l’administration.

C’est cette ville, et le contrôle qu'exerce le régime des Mollahs sur ses habitants, que nous racontent les réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami à travers neuf plans-séquence de moins de 10 minutes. Neuf fragments de vie, mettant en scène des citoyens lambda face à un représentant de l’administration ou une personne qui leur est "moralement" supérieurz dans la hiérarchie iranienne. Tout est filmé en plan fixe, selon le point de vue du représentant pointilleux, Questionnaire pour ne pas dire inquisiteur.

Des instantanés de la vie quotidienne, pour montrer de manière très réaliste, les tracas auxquels sont confrontés, hommes et femmes de tout genre et de tout âge, enfants, comme adulte, devant se justifier de tout face à des représentant pointilleux, pour ne pas dire inquisiteur, toujours prêts à s’infiltre dans l'espace privé des gens.

Une société iranienne coincée dans un mode de fonctionnement Kafkaïen avec un état paranoïaque, à l’image cette avant dernières séquence mettant en scène un réalisateur, venu soumettre son scénario à la censure, et qui se voit contraint d’arracher la moitié des pages de son script pour qu’il soit accepté... une séquence qui m'a rappelé par certains aspects le « Journal d’un scénario » de Fabrice Caro.

un film à la forme radicale qui dresse le portrait d’un pays radical, et qui vient s’ajouter à la liste déjà conséquentes des œuvres dénonçant le pouvoir totalitaire qui s'exerce en Iran depuis trop longtemps.

https://www.hop-blog.fr/chroniques-de-teheran-9-instantane-de-la-vie-quotidienne-a-teheran/
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
"Chroniques de Téhéran" bien noté par la critique, en compétition l'an dernier au festival de Cannes (Sélection un Certain Regard) est un drame social iranien assez pertinent. En effet les réalisateurs Ali Asgari et Alireza Khatami livre aux spectateurs à travers les portraits de 9 personnes une peinture de la société iranienne réaliste qui est décrite comme autoritaire, profondément radicalisé, patricialiste, sexiste, tyrannique et "malade" dans un film certes classique mais intéressant à visionné.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse