L'Arbre aux papillons d'or
Note moyenne
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63 critiques spectateurs

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JUJUBE20
JUJUBE20

36 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2023
L'arbre aux papillons d'or est une splendeur, au sens d'une Église romane, d'une cathédrale gothique, d'une basilique baroque. C'est comme si le pape à Rome avait passé commande, pas à Michel Ange, mais à un réalisateur pour un film chrétien - au Vietnam. Après la mort de sa belle sœur (la première scène est un choc cinématographique - une discussion philosophique en terrasse à Saigon finit en accident de scooters), le héros doute de sa foi et part en quête - logiquement il trouvera ce qu'il ne cherche pas. Le road movie se déploie - la pente n'est ni raide ni droite mais sinueuse et lente - avec son lot de rencontres inévitables. Quand un vieux soldat lui raconte ses guerres, il veut toucher ses plaies pour les vérifier (noli me tangere), c'est un Saint-Thomas... ou bien un Christ magicien qui multiplie les poissons en bocal pour son neveu. Et les montagnes vietnamiennes surgissent dans les fenêtres carrées, comme la campagne toscane en arrière-plan des tableaux de la Renaissance ... C'est Bresson à Saigon, Pasolini dans les rizières, et l'arbre aux papillons d'or, c'est l'épiphanie. Laissez-vous bercer par les mystères - et le mal de vivre. Et si la fiancée du héros a finalement choisi de prendre le voile pour épouser le Christ, cela nous vaut un flashback sur une scène de séduction et de badinage dans un bâtiment désaffecté qui vaut leçon de mise en scène.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2023
Un film sur la foi, ou plutôt, sur la recherche de la foi dans un monde où le sacré à été remplacé par le kitsch, le père par l'oncle et la vie par le vide. Comme les coqs emprisonnés par leur cage et les poissons enfermés dans leur seau, Thien s'isole de la beauté du monde, se concentrant sur une quête extérieure au lieu de tenter de comprendre son âme. La foi est avant tout une quête de soi. L'alternance de plans séquences et de plans fixes s'intégre parfaitement dans la thématique de ce film.
gilles dauvergne
gilles dauvergne

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2023
Commençons par du positif : le son est vraiment admirable. Sinon, un navet absolu ! Trois heures de souffrance assurées. Le scénario tient en trois lignes, le film dure trois heures, ça fait grosso-modo une heure par ligne... Alors oui, OK, si les images (des plans-séquence) étaient "à couper le souffle"...mais non. Juste le minimum requis : des images agréables à regarder. Le souci, c'est qu'au bout de -disons deux minutes- on se lasse un peu. Ensuite nait l'angoisse du spectateur à l'idée que chaque nouveau plan va durer une dizaine de minutes. On se triture l'esprit à essayer de comprendre quel est le message derrière la scène de nettoyage du scooter par exemple... Il faut peu de temps au spectateur moyen pour comprendre ce qui se passe : un gars passe un jet d'eau sur son véhicule sali par le trajet (qu'on vient de subir)...Pourquoi y passer dix minutes ?
Et puis, cerise sur le gâteau, ces relents de christianisme suranné, ces histoires d'âmes gênées par cette terre qui pue...
Au secours !
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2023
Ce premier film d’un réalisateur vietnamien est sidérant de maitrise visuelle cinématographique. De grands mots pour tenter d’exprimer l’impression laissée par ce film. Il s’agit bien de cela d’une impression d’images visuelles dans le cerveau par l’alternance de plans fixes et de plans séquences, qui créait l’histoire et permet au film de prendre forme. Le talent du jeune trentenaire nous percute en pleine figure. La caméra sans jamais être esthétisante fait parler l’image plus qu’un dialogue écrit et verbalisé par des acteurs. L’étrange création du jeune cinéaste est qu’il parvient à rendre signifiant le hors champs qui vient continuellement impacter la réalité que nous regardons en tant que spectateur pour en modifier son cours. L’exercice et la singularité du film sont fascinantes, d’autant plus qu’il s’agit d’un premier film. La puissance visuelle est exceptionnelle, comme si le jeune cinéaste en herbe tentait d’étendre et d’étirer dans leurs limites les différentes manières de filmer, sans qu’une prouesse n’apparaisse visible à l’écran. Bien au contraire, le choix est souvent proche du documentaire qui dépouille le film de tout artifice. Il a été récompensé de la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes, c’est un prix amplement mérité.
Un jeune trentenaire Thiên, rapporte la dépouille de sa belle-sœur dans son village, avec l’enfant de cette dernière Dao, 5 ans, qui lui a survécu à l’accident. Il va tenter de retrouver son frère aîné, disparu depuis plusieurs années. Il quitte la ville de Saïgon où il mène une vie banale pour un voyage dans le Vietnam rural et reculé, véritable mise en abîme de son propre cheminement intérieur. Ce retour dans son village natal va le transformer, telle une quête de sens d’une vie matérielle assez morne faite de frustration et de vide existentielle à l’expérience de sa propre spiritualité.
Le personnage principal alter-ego du réalisateur porte le même nom et pratique le même métier que lui, le montage de films de mariage. Il puise dans sa matière autobiographique sa première œuvre au cinéma. Un film qui nous embarque dans le Vietnam rural bien loin d’un road-trip touristique, mais au plus près d’une dérivation intérieure véritable quête mystique pour permettre de se retrouver intimement.
Dans ce road movie s’entremêlent avec tout autant de force la mort, l’enfance, l’altérité, l’amour, qui donnent son sens à la vie. L’avancée dans la campagne profonde vietnamienne se nimbe de brouillard, réel épaississement à la compréhension du monde pour le jeune homme qui se réapproprie sa vie personnelle au-devant de cette étendue de nature à explorer. La suspension de l’histoire créait des espaces à combler pour le spectateur, bien davantage qu’une fiction ne pourrait le faire où le chemin est déjà balisé. L’expérience immersive qu’offre ce film n’en est que plus belle.
Erwann Loste
Erwann Loste

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2023
L'exposition interactive des tableaux du Grand Palais Interactif où de l'Atelier des Lumières étaient beaucoup plus vivantes. Je me suis vraiment embêté. J'y suis allé car ma mère avait lu tout un tas de critiques fantastiques. Nous sommes sortis hagards et stupéfait d'avoir été à ce point insensible à ces tableaux du quotidien décousus et d'une lenteur. C'est un éloge des choses du quotidien inintéressantes, sans but... je n'ai pas su l'aimer.
Monique Dimler
Monique Dimler

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 octobre 2023
très décevant, très long film , beaucoup de longueurs, même les paysages et les prises de vue sont décevantes , je me suis ennuyée au point où j'ai failli partir avant la fin , ce qui est très rare. à éviter .
Anne D
Anne D

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2023
Un film très long : 3 heures, c'est trop long, il mériterait des coupures. Les photos sont belles, l'histoire très creuse spoiler: , dont on ne saura jamais la fin
. La description d'un mode de vie au début du film est intéressante pour l'Occidental moyen. Mais je n'ai pas bien compris l'intérêt des scènes entre copains spoiler: , à part la discussion autour de la table
.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2023
C’est un film hors normes. 3 heures de plongée au cœur du Vietnam. A la mort de son frère et sa belle-sœur, Thien s’occupe de rapatrier le corps de cette dernière dans son village d’enfance, accompagné de leur fils, Dao. L’histoire bouleversante aux images hypnotiques. C’est inégal, et beaucoup trop long mais le film regorge de séquences somptueuses.
Nicole ROUMY
Nicole ROUMY

5 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2023
Jamais je ne me suis autant ennuyée sur un film, d'une longueur injustifiée. Des plans fixes nterminables où il ne se passe rien, toujours les mêmes prises de vue laides ( portes entrouvertes, murs lépreux), un fond sonore inepte pour souligner le silence pesant...Et surtout peu de cohérence dans l'histoire: ce qui se voudrait une quête mystique profonde se traduit par des dialogues moralisateurs vides, une incompréhension de ce que vit le personnage, et des résultats de sa recherche. Bref, aucun intérêt, si ce n'est quelques vues de la campagne vietnamienne, et au final une totale perte de temps. A fuir !
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2023
Le premier film de ce réalisateur vietnamien qui s est vu décerné le prix de la caméra d or au festival de cannes justifie pour ma part est de la même veine que les films de veerasethakul, c est à dire un cinéma contemplatif.
C est un film très exigeant dont la difficulté de s accrocher est réelle, dans ma séance 4 ou 5 personnes ont quitté la salle au bout d une heure car il n y a pas de vrai scénario, ça raconte l errance d un jeune homme a qui on annonce que sa belle-soeur est décédé et il doit recueillir son neveu dont il a la charge. Pour les funérailles de sa belle-sœur il doit retourner dans son village natale et petit à petit lors de son parcours il va traverse le temps et se confronte à son passé
C est un film mélancolique, métaphysique, la place de l humain dans cet espace, la fonctionnalité de l ame traduit par un coup de vent subit, la caméra qui virevolte dans le ciel.
Des scènes absolument époustouflantes comme celle de la rencontre de cette vieille dame très émouvante, ou bien la rencontre de son ancien amour peut-être le seul
Mais aussi la confrontation réelle de la ville qui est dépeinte au début film comme un lieu de dépravation jouant sur l obscurité comme une nuit sans fin et la campagne vietnamienne tel un paradis avec des éclats de luminosité incroyable
Bref un bon film qui se merite
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2023
Le jeune réalisateur Pham Thien An nous fait parcourir son pays, le Vietnam, où il existe une grande communauté catholique, grande comme un arbre géant où des papillons d'or, on comprendra qu’il s’agit des protagonistes de cette histoire, semblent ne plus très bien savoir où ils en sont. Il y a ici plusieurs réflexions d’abord sur leur but dans la vie, puis sur leurs amours, sur leur foi chrétienne et plusieurs autres sujets. Une petite phrase m'a bien plu « Ça ne sert à rien d’avoir le monde à ses pieds, si c’est pour perdre son âme… » dite lors d’une très belle scène par ‘le vieux sage’ incarné ici par une curieuse vielle femme échangeant avec Thien le personnage principal du récit.
Le film recueille quelques autres excellentes séquences…entremêlées à de (trop) nombreuses reprises de plans fixes longs, très longs voire interminables qui en exaspéreront plus d’un. Mais bon pour un premier film le jeune réalisateur vietnamien nous offre quelques très bons moments, et c’est déjà pas mal.
Sissilecl76
Sissilecl76

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2023
A la recherche de son Âme perdue....
Certes, excellemment Filmé. Mais que c'est lent, lent, long trop long.
Dommage. Film que vous pouvez ne pas voir...ou alors à vos risques et périls.
David Chollet
David Chollet

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 septembre 2023
Après vingt minutes de virtuosité cinématographique qui promettent le meilleur, le film se perd, faute de scénario consistant, en une melasse de quête existentielle et d'apologétique catholique. Une œuvre qui veut se poser en chef-d’œuvre à coté d'ORDET et de STALKER mais qui, vide et boursouflée, ne rivalise même pas avec une Apparition de Xavier Beauvois. Un grand talent totalement fourvoyé et un peine pour le spectateur. Un échec. Un film à éviter.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2023
Pour un premier film, Pham Thiên Ân signe une évocation poétique de son pays, le Vietnam. L'arbre aux papillons d'or est un film qui peut sembler déroutant : Les dialogues sont peu nombreux, souvent abscons et énigmatiques. Mais ils servent un propos fin, magnifiquement servi par une photo de toute beauté. Ce qui m'a frappé d'entrée, et c'est l'une des grandes qualité du film, c'est la vie qui se dégage de chaque plan. Dans la première moitié de son métrage, le réalisateur prend véritablement plaisir à charger l'arrière plan. A quelques exceptions près, en effet, il s'y passe toujours quelque chose qui capte notre regard. C'est la vie de la grande ville, par opposition à la campagne qui apparait ensuite dans le voyage du personnage principal. Les plans sont alors moins emplis de mouvement. La caméra se pose, s'arrête de longues secondes voir minutes, sur le paysage. Le réalisateur n'en a d'ailleurs pas fait le secret : S'arrêter de la sorte, c'est pour lui un moyen de permettre à l'image de pénétrer au plus profond du spectateur. La couleur semble plus naturelle, moins artificielle qu'au milieu de la grande ville. La différence entre ces deux environnements est donc très marquée, au point de presque faire penser à une "opposition". Qu'elle soit consciente, ou non. Je crois qu'elle l'est.
Dans cette campagne de la seconde moitié du métrage, tout est plus lent qu'au début. Et vers la fin, les 3h de film se font sentir. Pourtant, cette fin, avec pour la troisième et dernière fois (et en entier !) cet air de guitare merveilleux, apparu déjà brièvement, vaut bien tout le reste. Car c'est un voyage aussi énigmatique que le personnage principal. Aussi, j'en ressort un peu perplexe. L'intrigue spoiler: , une personne en pleine crise existentielle tente de retrouver son frère, père de son neveu, dont la mère est morte dans un accident
ne semble être qu'un prétexte au voyage. spoiler: Il ne mène nulle part, d'où le caractère merveilleux de la fin.
La prétention du réalisateur n'est pas de vous faire passer un moment "agréable", quoi que pour les yeux ce le soit, mais bien plutôt de voyager, avec lenteur, celle du réel. Sommes nous dans de la fiction ? Oui, et non. Et c'est ce qui fait tout le charme de l'arbre aux papillons d'or. Se laisser embarquer dans un voyage sans en connaître la destination, s'interroger à propos du personnage principal et de l'intrigue, pour finir par se questionner, soi-même. On en ressort troublé, mentalement dans le même état que la dernière image du film, un air de guitare dans les tête...
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2023
Ai vu "L'arbre aux papillons d'or" premier film du réalisateur vietnamien Pham Thien An, qui a obtenu La Caméra d'Or (meilleur premier film) lors du dernier Festival de Cannes. Dès les premières minutes des 3 heures de projection nous sommes sous l'emprise d'images de toute beauté, de cadres magnifiquement composés. Le réalisateur privilégie les longs plans séquences, caméra fixe où la vie suit son cours. Suite au décès de sa jeune belle soeur, Thien doit ramener le corps dans son village pour être enterré. Il est accompagné par son petit neveu Dao. Pham Thien An mélange le réel, les souvenirs, et les rêves, sans aucune émotion. Thien est catholique et le film peut aussi se lire comme un long périple biblique : le chant du coq, l'immersion dans le fleuve, l'arbre aux papillons (buisson ardent)... La lenteur si magique au début devient insupportable, les plans séquences très (trop) longs deviennent horripilants et gratuits... le réalisateur se regarde de plus en plus filmer (même très bien) et perd ses spectateurs dont la pensée vagabonde de plus en plus tout en se tortillant sur son fauteuil. Un excellent metteur en scène est aussi celui qui sait dire "Coupez" au bon moment. La magie se transforme hélas en supplice de Tantale.
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