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Clntra
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2,0
Publiée le 29 novembre 2025
Les personnages me semblent un peux abstraits et difficiles à cerner. Visiblement le réalisateur utilise les décors sans vie pour donner au film sa tonalité désespérée. Très peu de dialogues.
Dans ce premier long-métrage du bout du monde, d'un bout du monde inhospitalier et sans charme, Ilya Povolotsky fait jaillir une étincelle unique en fouillant le visage de ses interprètes, tous remarquables, tous habités par ce soupçon d'humanité que l'on nomme ici "la grâce". La relation entre un père taiseux et sa fille, dont on perçoit la toxicité dès le début du récit, évolue au fil des rencontres vers un point de non-retour, à qui la magie du cinéma vient donner une deuxième chance et nous faire croire que tout est encore possible. Un contre-road movie âpre et radical, étouffé par ses paysages désolés, illuminé par la présence de sa formidable jeune actrice.
Raement vu un film aussi ennuyeux. Il ne se passe rien, il n'y a pas de dialogues, c'est filmé avec la technique d'un ado qui tourne un film en super 8 pour son école. Les paysages sont horribles. Nul doute que les snobs vont trouver cela absolument génial. Le cinéma russe mérite mieux. Je viens de perdre deux heures de ma vie.
Film tellement émouvant entre un père et sa fille adolescente qui découvre l’amour dans l’immensité et la tristesse infinie de la péninsule de Mourmansk. En effet, la grâce de la jeunesse est décrite avec une grande sensibilité… et contraste avec la tristesse du père… une parabole de la vie. Très beau film qui marque.
Le road-movie dépaysant et désenchanté d’un projectionniste itinérant et sa fille aux confins d’une Russie aride magnifiquement filmée, mais au service d’un récit assez ennuyant tant il ne se passe rien
Le cinéma Russe est décidément en grande forme. Ce film, ce road movie, est d'une intensité rare. Des images sombres et d'une grande beauté, peu de dialogue (inutile, on comprend ce qu'il y a a comprendre). Des personnages dans leur lassitude, dans leur désir. Du très bon cinéma.
Ce film est prenant malgré très peu de dialogues, des questions souvent sans réponse, des gens inexpressifs ou bien tristes. Cette Russie sans beuverie sans agressivité particulière est froide et immédiatement triste au point qu'on se demande pourquoi les gens y vivent encore. Les deux interprètes principaux sont juste parfaits et que cette fille est belle. Un lien extrêmement fort lie ce père et sa fille.
On ne peut pas vraiment dire que j'ai été parcouru par la grâce devant ce road trip ennuyeux du Caucase à la mer de Barents. Un père et sa fille adolescente vivotent de petites combines pour financer leur voyage, jamais loin de l'urne funéraire de la mère de famille. Ces deux-là sont des taiseux, donc cela limite les interactions entre eux. La sobriété de la mise en scène vire donc à la contemplation des paysages. spoiler: Cela devient intéressant vers la fin quand la jeune et jolie jeune fille s'émancipe enfin de son père avant de revenir à la raison . L'ensemble reste à l'image de la météo qui accompagne nos deux protagonistes, froid et austère.
Un père et sa fille vivent dans un van en organisant des protections de films dans des territoires reculés. Ensemble, ils affrontent aussi le deuil avec la perte de la mère. Leur voyage, au cœur d’une Russie hostile et violente est captivant par moment et soporifique le plus souvent. Les images sont plutôt belles, mais le manque de dialogues dessert complètement une histoire qui pourrait toucher en plein cœur.
trop long, trop froid, trop misérabilisme, la grâce ne nous touche pas. on comprend la démarche de dénoncer ce qu est devenu la Russie mais au prix de quel ennui pour le spectateur lambda
sans intérêt, la photographie est blafarde tout au long du film, les paysages donnent envie de fuir , l'histoire blafarde aussi, personnages déprimés , sans avenir Déprimant par les temps qui courent.
La Grâce est porté par une douce poésie. Chaque plan est à couper le souffle, et nous transporte dans ce road trip familial. Son rythme lent et sa durée (2h) en font un film très contemplatif qui en rebutera beaucoup.
Vu ce soir, mais pas en avant-première comme je le croyais initialement, au cinéma Jacques Tati de Saint-Nazaire le film La grâce, en présence de son réalisateur Ilya Povolotsky, qui a répondu, avec grâce, à quelques questions à la fin de la projection. Un film que je recommande très chaudement mettant en scène des personnages reliés charnellement à la nature, mais dont le drame est cet arraisonnement de la nature par la Technique qui les laisse désemparés, exilés, et privés de chez-soi, dans des paysages saccagés, ruinés, vidés de toute substance, comme après le passage d'un ouragan ou comme à l'issue d'une apocalypse provoquée par on ne sait quoi. Les personnages donc ne vivent pas réellement, mais sont comme les survivants d'un cataclysme qui les aurait laissés complètement mutiques, privés des mots qu'ils pourraient mettre sur leurs maux ainsi que nous avons l'habitude de le faire en France, et nous plongent dans leur ennui abyssal qui agit par contagion sur le spectateur. Mais qu'Ilya, cinéaste très sympathique au demeurant, ultrasensible, ne se fasse pas trop d'illusions sur notre pays et ses habitants chez qui, si j'ai bien compris et bien qu'il ne parle pas un mot de français mais très bien l'anglais, il est venu se réfugier. Dans ce pays de l'individualisme cartésien, il ne sait peut-être pas encore que la plupart des hommes sont aveuglés par des idées, progressistes le plus souvent, qui les empêchent d'appréhender le réel avec une perception intuitive typiquement russe, empreinte de fatalisme et de résilience. Autrement dit les paysages sont aussi ruinés par la Technique, ici qu'en Russie, la seule différence est que la plupart des Français n'ont plus un contact assez charnel avec la nature pour s'en rendre compte ; effectivement je ne connais aucun cinéaste en France qui se soit réellement penché sur cette question, peut-être parce qu'à la différence des Russes nous n'avons jamais eu l'expérience de ces grandes étendues isolées et désolées.
S’il n’était que contemplatif, « La grâce » ne nous dirait pas grand-chose…Mais par la maitrise des cadrages, le rythme du récit qui souvent se suspend sur l’immensité des paysages traversés ou un visage en gros plan, Ilya Povolotsky sait si bien rendre les contrastes de l’univers mental de sa jeune héroïne. Le film s’éclaire à mesure qu’il avance, et transcende ce road-movie en un envoutant portrait initiatique et périple de deuil. Âpre mais captivant…
Exceptionnel, ce film. Une initiation couplée à un travail de deuil, avec, en arrière plan, la Russie du côté de Mourmansk, où tout est déglingué, les humains comme leurs œuvres, tout grandiose, désolé, rude comme la brutalité inhospitalière des paysages. Étonnant qu'un tel film n'ait eu aucun prix, aucune reconnaissance. Cruelle injustice qui ressemble fort à la cruauté représentée sans emphase, qui est celle de la vie même.