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Natasha Fhima
1 critique
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5,0
Publiée le 16 avril 2024
Frais, magique et drôle ce film est une pépite pour celle ou celui qui n'a jamais perdu son âme d'enfant. On embarque pour des aventures qui mettent à l'honneur la liberté, l'innocence et l'importance des petites choses.
Un ovni... J'ai adoré :) Je recommande... L'univers féérique dans lequel nous sommes plongé est dingue. C'est un film qui nous replonge dans notre enfance, période durant laquelle nous étions libre
Les acteurs sont vrais . Une quête distendue dans un coin du Wyoming à la poursuite d un modeste graal . Simplicité, incompréhension, marginalité, emprise psychologiques adulte se frôlent. A la recherche de la justice , une ténacité résiliante , la lumière de la vérité et du bien et la générosité de l amitié de quatre enfants ! Avec esthétique, fraîcheur , des pointes de résilience et des images plasticiennes , léger comme une limonade à l heure où l on sent battre son cœur à tout rompre .
Riddle of Fire suit une bande d’enfants lancée dans une quête absurde, où une simple mission domestique se transforme en aventure étrange et pleine de détours. J’ai plutôt passé un bon moment devant ce film imparfait mais attachant, porté par une véritable identité visuelle et une fantaisie assez rare.
Premier long métrage de Weston Razooli, présenté à la Quinzaine des cinéastes en 2023, le film a été tourné en 16 mm autour de Park City, dans l’Utah. Razooli puise dans ses propres souvenirs pour construire un conte indépendant, rétro et fantasque, plus proche du jeu d’enfants et du merveilleux bricolé que d’un récit d’aventures classique.
Le film explore l’enfance comme un monde autonome, avec ses règles, ses codes et sa manière de transformer le réel. Une contrariété devient une quête, un ingrédient banal prend des airs d’objet magique et une journée ordinaire bascule peu à peu dans le conte. L’imagination enfantine ne sert pas ici à fuir le réel : elle le réorganise, le déforme et lui donne une dimension presque mythologique.
Le récit repose également sur l’opposition entre les enfants et un monde adulte étrange, absent ou menaçant. Les adultes compliquent, contrôlent ou détournent l’aventure, tandis que les enfants avancent par débrouille, loyauté et invention de leurs propres règles. Leur amitié devient alors une petite famille choisie, et la quête importe finalement moins pour son objectif que pour les liens qu’elle renforce entre eux.
J’ai surtout apprécié la singularité du film, son énergie enfantine et sa manière de prendre le jeu très au sérieux. Son esthétique en 16 mm, son charme artisanal et son goût du merveilleux lui donnent une personnalité immédiatement reconnaissable. C’est le genre de proposition que l’on ne voit pas souvent et qui, malgré sa simplicité, parvient à laisser une impression assez marquante.
Le film n’est toutefois pas sans limites. Sa narration reste assez lâche, parfois décousue, ce qui participe à son charme autant qu’à ses faiblesses. Le rythme peut sembler relâché et un peu brouillon par moments, avec l’impression que l’histoire ne sait pas toujours exactement où elle veut nous emmener. L’ensemble repose ainsi davantage sur son ambiance, ses détours et son imaginaire que sur une progression narrative vraiment solide.
Au final, Riddle of Fire reste une aventure imparfaite mais attachante, plus convaincante par son univers, sa liberté et son imaginaire d’enfance que par sa construction narrative. Un film parfois flottant, mais suffisamment sincère, surprenant et personnel pour laisser une impression positive.