Dans The Sweet East, la jeune Lilian traverse un miroir mais ce n'est pas l'Amérique des merveilles qu'elle va découvrir, l'ingénue, mais un pays désuni et souvent extrême, dans ses différents modes de pensée. Le premier long-métrage de Sean Price Williams, estampillé comme "le directeur de la photographie d'un grand nombre des plus importants films américains indépendants de la dernière décennie" vaut pour la qualité de ses images et son rythme rapide, moins pour sa narration, classiquement développée en chapitres successifs et plus ou moins bien raccordés. C'est le cinéma américain indépendant que l'on connaît, avec notamment des dialogues pompeux, censés sans doute ridiculiser ceux qui les prononcent, devant une Lilian dont l'innocence ne l'expose bizarrement pas à des dangers majeurs. Si satire il y a des différents groupes que l'héroïne rencontre, de manière un peu trop systématique, elle ne prête guère à sourire et s'avère d'une efficacité toute relative. L'on retient heureusement la bonne prestation de Talia Ryder dont le minois rappelle d'ailleurs celui d'une homonyme, à savoir Winona Ryder (ce n'est pas sa fille, semble t-il). The Sweet East n'est pas inodore ni incolore, peut-être juste indolore.
OK, pourquoi pas. Une première oeuvre, une curiosité d'auteur plutôt bien maîtrisée. Bonne prestation de Tayla Ryder. En termes de sensations : quelques sourires jaunes dus à un décalage complet entre l'histoire et la capacité à nous la faire passer ça en détente d'atmosphère. Un peu malsain. Dans l'absolu, on peut se passer de ce film.
Un conte sublime, qui montre une Amérique amer et divisée. Avec un humour noir et grinçant, ce premier film est indéniablement politique et nécessaire. La photographie est somptueuse, il s’agit d’un road movie féerique qui malgré la gravité de son propos n’est pas des plus pessimiste et vous laissera une pulsion de vie. Everything Will happens!
Un film Américain indé, libre, super original et tellement non prévisible ça nous change. Comme par hasard il y a Simon REX dedans. J'ai beaucoup aimé ainsi que la révélation du film Talia RYDER qui crève l'écran. C'est la fille de Winona ?!! Pour les filles il y a aussi leur nouvelle coqueluche dedans Jacob ELORDI. Du coup j'irai voir le prochain film de SPW fosho !
Étonnant, fou, absurde et pourtant plein de fond. La virée d'une Candide en son pays et ce qu'elle y voit prête à rire, sourire et fait peur! L'Amérique mise à nue par cette Alice contemporaine au pays des merveilles ?
Délirant, un spectateur a dit en sortant que c’était le film le plus cinglé qu’il avait vu depuis longtemps, et je suis d’accord. L’actrice principale est géniale, parfaite, l’histoire incroyablement délirante, il n’y a pas d’autre mot.
En quête de liberté, une lycéenne en voyage scolaire se fait embrigader dans une fête avec des punks. S'en suit alors un road trip sous substances illicites où chaque séquence prend une tournure inattendue. Cette comédie hors catégorie évoque dans un premier temps le conte "Alice au pays des merveilles", néanmoins, ce désordre nonchalant vire rapidement à l'incohérence.
Le road-trip initiatique réjouissant d’une lycéenne ingénue et désinvolte à travers l’Amérique trumpiste communautariste et violente, interprétée par l’excellente et charismatique Talia Ryder. 3,75
Balade d'un ennui profond où l'on suit une jeune femme au coeur de l'Amérique au gré de ses rencontres, entre cas sociaux, gens détraqués, jeunes délurés... On ne sait pas trop où cela nous mène, en tous cas c'est long et soporifique pour pas grand chose au final. Un film qui ne restera pas dans ma mémoire.
Mouais ... des idées intéressantes, des passages rigolos et bien trouvés mais j'ai trouvé l'ensemble un peu brouillon, pas très "clair" ... J'ai pas bien capté ce que le réalisateur souhaitait faire passer à travers l'histoire de cette jeune fille un peu paumée non sans être assez "opportuniste") qui se retrouve dans des situations bien barrées ! Ce n'est pas un mauvais film bien au contraire, mais je n'ai pas su rentrer dedans, je suis resté à côté ...
The Sweet East est une relecture d'Alice au Pays des Merveilles dans l'est étasunien. On y suit Lilien, jeune fille las de sa vie et de son environnement social, qui se voit embarquée dans un périple, voguant de rencontres en rencontres. L'esthétique du film est particulièrement soignée, dans la lignée du cinéma indépendant étasunien (rien d'étonnant de la part d'un réalisateur qui était directeur de la photo chez les frères Safdi). Très conceptuel, le film donne lieu à des situations hilarantes mais se trouve alourdi par son aspect parfois très théorique. On retrouve ainsi des personnages archétypaux plongés dans des monologues analysant la société étasunienne. Mais quel est le point de vue de l'auteur dans tout cela?
Forme très indie US. Un road trip d'une adolescente (belle et charismatique) au travers des diverses tribus plus ou moins à la dérive qui peuplent la Nouvelle Angleterre. Envoûtant.
Très original, souvent drôle et souhaite, parfois un peu bordélique, mais souvent créatif, imprévu, avec un sound design qui fait décoller le film. Un film de festivals, certes mais pas seulement.
Peut-être assommée par les imbécillités estudiantines, Lillian fugue lors d'un voyage scolaire. Lorsqu'elle ouvre une porte dérobée aux allures de passage secret, on est obligé de penser à Alice s'apprêtant à la découverte d'un pays merveilleux. Sauf que les démbulations en forme de conte initiatique de l'héroine l'amènent à se confronter à toutes sortes de perversions et turpitudes de l'Amérique contemporaine: jeunesse désocialisée, suprémacisme, terrorisme, etc, etc... Le film de Sean Price Williams navigue entre deux tons: on ne sait pas toujours s'il faut s'amuser ou s'affliger de ce qu'il montre. Une chose est certaine, son état des lieux du pays, tel que le découvre Lillian, n'est pas avenant. Dans un esprit satirique parfois déroutant et imagé, un peu complexe, le cinéaste construit sa démonstration au moyen de séquences que j'ai trouvées trop étirées, occasionnant des longueurs; d'autant plus que les seconds rôles ne sont pas très intéressants, et pas drôles en dépit que le film soit présenté comme une quasi comédie. Il va de soi que regard porté sur les Etats-Unis peut s'appliquer à l'Occident en généraL. Ce qui est sûr, c'est que la comédienne Talia Ryder, dans le rôle de la jeune Lillian, promise à des lendemains sombres suivant le constat de l'auteur, est talentueuse et diablement séduisante.
Un film où l'on se laisse guider par Lillian, Talia Ryder, dans ses errances plus ou moins choisies. La jeune fille est audacieuse dans une candeur déconcertante. A chacune des situations, on a peur pour elle car ses rencontres sont autant de possibilités de drames. Sans être accompagnée d'un lapin géant, Lillian, alias notre Alice du 21ème siècle, goute aux expériences qui lui sont offertes dans une Amérique dépeinte sans glamour et où les les gens apparaissent plus que déjantés. L'héroïne Lillian est de tous les plans dans un jeu naturel et dont la beauté, encore adolescente, transcende ce film décalé. A voir !