Miroirs No. 3
Note moyenne
3,4
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71 critiques spectateurs

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Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 août 2025
C'était un film où il de passe rien pratiquement les 3/4 du film.
À la fin on a une révélation. Qui explique le pourquoi de cette histoire. Sinon c'était ennuyeux.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2025
Un film plutôt contemplatif dans lequel les regards parlent plus que les mots eux-mêmes.

On est sur la rencontre de deux êtres meurtris qui tentent de se reconstruire et d'avancer ensemble.
Une rencontre fortuite mais qui va sonner comme une évidence : la première a perdu son conjoint et la seconde c'est sa fille, qui reconnaît un peu d'elle en cette étrangère.

Le début m'a fortement décontenancé, et, même si l'intrigue se devine assez facilement, je voulais en savoir davantage.

Mais j'ai regretté que les émotions soient suspendues à un fil invisible : cela permet de ne pas plonger la tête la première dans le gouffre.
Tout est traité avec délicatesse et sous-entendu : je pense que c'est cela qui m'a perturbé. J'aurai aimé un peu plus de profondeur dans le traitement des personnages et en savoir un peu plus sur leur vécu et leurs pensées.

Cela reste un beau film mais je suis restée sur le bord de la route....
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Vu en avant-première à Hérouville-Saint-Clair au Café Des Images le 15/06/25 dans le cadre du Festival de Cannes 2025 (Quinzaine des cinéastes).
Bon film allemand en VO avec un jeu subtil des acteurs qui montre bien la psychologie des personnages et le soin délicat à porter aux relations humaines pour les faire avancer dans la bonne direction.
Corinne M.
Corinne M.

15 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2025
Vu en avant première au Louxor , je ne connaissais pas ce réalisateur et j ai beaucoup aimé ce joli film sur la réparation psychologique
Doinel
Doinel

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Magistral. Du grand cinéma porté par des actrices exceptionnelles Paula Beer et Barbara Auer. Peu de dialogues. Tout passe par les regards. Montage virtuose .
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2026
Après un accident de la route, Laura est accueillie chez Betty, une femme témoin du drame. Pour les deux femmes, c'est comme une évidence. Un signe du destin peut-être pour ces personnes qui ont un manque à combler. Christian Petzold nous laisse faire notre propre opinion et donne juste assez de détails pour comprendre les deux situations. Un contexte familial de toute manière très lisible dans lequel se complaît désormais Laura. Une sécurité retrouvée sur laquelle tout le monde se repose un peu trop, y compris le réalisateur qui ne prend pas beaucoup de risques avec son récit sur le traumatisme, le deuil et la guérison. C'est agréable à suivre, mais ça manque un peu de profondeur et surtout d'émotions. Au final, un drame familial atypique, simpliste et pas mal.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
Le film s’attache à une jeune femme en état de suspension, incarnée par Paula Beer, dont le jeu minimaliste épouse parfaitement cette histoire de reconstruction impossible. Après un drame à peine formulé, son personnage trouve refuge auprès d’une femme plus âgée interprétée par Barbara Auer. Entre elles s’installe une relation troublante, faite de gestes attentionnés, de silences lourds et de projections mutuelles. Petzold filme le deuil comme un espace mental, une zone grise où le réel et l’imaginaire se confondent. "Miroirs No. 3" peut parfois frustrer par son refus d’expliquer, mais cette opacité fait aussi sa force.
moket

660 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2026
Je comprends l'idée : la mise en scène minimaliste, les non-dits, la rencontre, la poésie, le travail sur le deuil... Objectivement, le film a beaucoup de qualités mais le fait est que j'ai rarement trouvé un film d'1h20 aussi long...
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
L'Allemand Christian Petzold réalise là un intéressant film , profond et mystérieux, sur l’absence , le deuil ! Véritable film sur les fantômes dans lequel n’apparait aucun fantôme, mais il n’empêche qu’y règne en permanence une grande tension et le spectateur, pris par ce qu’il devine petit à petit, ne cesse de se demander ce qui va arriver à Laura !
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2025
Le cinéaste allemand nous propose un huis clos psychologique familial ou presque... Son film est indéniablement d'une grande délicatesse et d'une grande subtilité, aidé pour cela par deux actrices lumineuses. Le film manque par contre cruellement de scènes majeures et émouvantes pour emporter notre totale adhésion à la différence du "Valeurs sentimentales " de Joachim Trier par exemple.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Christian Petzold a toujours filmé des sujets difficiles et parfois tragiques. Miroirs N°3 ne se laisse pas oublier par son scénario mais surtout par une mise en scène éblouissante autant épurée, minimaliste, impressionniste qu'époustouflante. Le cinéaste parvient à instiller au récit une dose de mystère, d'étrange inquiétude qui ne se tarit jamais durant le durée assez courte du film. Il règne ainsi une permanente impression de malaise qui sourd de l'image et du jeu impeccable de tous les acteurs et actrices du film. La qualité du cadre, des images, des décors bucoliques mais mystérieux, du son des éléments naturels, de la musique seulement diégétique discrète mais émouvante font de ce film un exercice brillant d'une mise en scène sobre qui ose affronter la nature et les personnages qui s'y meuvent. Ceux ci d'ailleurs restent mystérieux, voire inquiétants. Le film est à la fois un drame, un conte naturaliste humain et aussi fantastique. Il évoque parfois Jean Renoir, Murnau avec une dose chabrolienne (Que la bête meure). Créatif, le cinéaste le prouve en choisissant comme lieu de l'histoire un garage, ce qui est peu usité au cinéma (sauf pour Que la bête meure). Et puis, Il y a tous ces incidents dans la maison de la femme en noir... ce qui est très troublant, à l'image de ces autres personnages qui apparaissent dans le cadre. Un grand film qui aurait eu toute sa place en sélection officielle du festival de Cannes de cette année et ce n'est pas la divulgation du secret, déjà vue par ailleurs, qui gâche la favorable impression du film prenant du début à la fin.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
Après Ciel rouge, Miroirs No. 3 semble poursuivre les interrogations levées par Christian Petzold à la toute fin de son film précédent en s'intéressant ici à la question du deuil, de l'absence. Au coeur de cette histoire, il y a donc Laura qui, en échouant chez Betty après un accident, vient combler un vide pour cette femme qui vit sans son mari ni son fils. Elle permet à son hôte de retrouver la gaieté et une vie de famille apparemment normale.
Le film amène la question de ce vide comme une énigme à résoudre, convoquant même un temps quelques fantômes lynchiens ou hitchcockiens. Tout cela est cependant souligné par un symbolisme un peu balourd, qui ne laisse finalement aucun véritable suspense. Ainsi, quand la révélation arrive enfin, elle ne surprend que le personnage de Laura. Malgré cette maladresse dans l'écriture, le film est sauvé par ses acteurs, et par cette atmosphère lumineuse et mélancolique que Petzold maîtrise à merveille, comme il l'avait déjà prouvé dans Ciel rouge.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2025
Christian Petzold est devenu en un peu plus d’une dizaine d’années, l’un des cinéastes allemands contemporains les plus côtés au sein des festivals internationaux. Il alterne œuvres dans la présent et films d’époque avec ses deux muses : Nina Hoss pour les personnages plus murs et Paula Beer pour ceux plus jeunes. Celui qui nous intéresse sera avec cette dernière. Après son intéressant dernier opus en date, « Ciel Rouge » qui parlait d’éco-anxiété d’une manière singulière, le voilà déjà de retour avec ce « Miroirs » qui, lui, aborde des thèmes tels que le deuil et la dépression. Et on peut dire qu’on est moins emballé tant ce nouveau film nous apparaît atone et sans grand intérêt narratif. Le titre peu commun du film vient d’une pièce de piano impressionniste de Maurice Ravel (le compositeur du fameux « Bolero ») qu’on entendra d’ailleurs forcément ici. Seuls les connaisseurs comprendront ce qui se cache derrière ce titre ou alors il faudra en chercher la signification en amont ou en aval du visionnage du film. Ce que l’on a dû faire...

On fait donc référence ici aux miroitements des vagues, l’autre appellation du morceau étant « Une barque sur l’océan », allégorie sur la mort au sein d’une famille. Voilà bien tout un sous-texte qu’il faudra clairement décortiquer avec peine dans ce film minimaliste en tous points. Quatre acteurs, un lieu quasi unique pour le déroulé de l’action, très peu de dialogues et une durée vraiment courte (moins d’une heure et demie) font de ce « Miroirs » une œuvre étrange, pas spécialement mémorable mais pas dénuée d’intérêt non plus. Le film étant plutôt lent, il faut saluer qu’il ait le mérite de ne pas s’éterniser, ce qui empêche le spectateur de s’ennuyer lors de ce qui frôle l’exercice de style parfois poseur.

Les acteurs font le travail dans ce petit théâtre une nouvelle fois loin des villes après « Ciel rouge ». D’ailleurs, Petzold semble apprécier travailler à la campagne puisqu’il remet le couvert ici avec un nouveau contexte rural et champêtre autour d’une petite maison. On apprécie autant cet aspect bucolique qui donne du charme à ce « Miroirs » qu’on a du mal à saisir le formalisme de l’ensemble. On a vite fait de comprendre les tenants et les aboutissants de cette partition à quatre nous parlant de l’absence, du suicide et d’identité ce qui enlève le peu de suspense qui aurait pu rendre cette œuvre plus mystérieuse. À moins qu’il y ait des significations cachées qu’on n’a pas vu ou des métaphores plus ténues à décrypter, voilà une œuvre qui se regarde agréablement par sa simplicité mais qui nous apparaît parfois aussi vaine qu’inutile.

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2025
Qui est le film ?
Miroirs No. 3 s’ouvre sur une absence puis un choc. Laura, jeune femme en retrait de sa propre existence, survit à un accident de voiture qui emporte son compagnon et est recueillie ensuite, par Betty, une femme plus âgée, dans une maison isolée. Le point de départ pourrait laisser attendre un drame psychologique balisé, un récit de deuil et de reconstruction. Mais ce qui intéresse Christian Petzold n’est ni la douleur ni la guérison, mais l'état intermédiaire où l’on ne souffre pas encore tout à fait et où l’on ne vit déjà plus vraiment. En filmant le trauma comme un système de contournement du réel, Petzold signe un récit en points de suspension.

Par quels moyens ?
Dès l’ouverture, Petzold nous montre Laura, immobile sur un pont, au dessus du fleuve. Son corps n’agit pas. Pourtant, elle ne cherche pas la mort. Elle cherche à sortir du récit. À ne plus être assignée à une trajectoire. La relation avec Jakob prolonge ce déséquilibre. Le couple est filmé comme une dissymétrie de présence. Jakob parle, projette, occupe l’espace. Laura se retire, ment sans conviction, flotte. Le couple devient une structure d’effacement. Elle n’existe qu’en creux, par ce qu’elle entrave chez l’autre. La scène de la voiture condense cette violence. La vitesse, le vent, le mouvement suggèrent un monde en marche. Laura y est physiquement présente mais psychiquement absente. Chez Petzold, aller vite devient une forme de négation intérieure.

S'en suit la mort de Jakob qui survient sans pathos, sans débordement émotionnel. La mort ne crée pas une douleur spectaculaire. Elle ouvre un espace. Et Laura va s’y glisser. Elle décroche et choisit de rester chez Betty plutôt que d’entrer dans l’institution du soin. Laura ne veut pas la guérison immédiate. Elle veut suspendre, ne pas nier la nécessité du flottement.

Mais dans ce foyer, les objets racontent une absence et Laura y entre comme une potentielle remplaçante. Les gestes quotidiens peindre, jardiner, cuisiner organisent une illusion de normalité. Petzold montre que le soin peut devenir une forme de déni partagé. Betty et Laura se stabilisent mutuellement dans une fiction domestique où rien ne se résout réellement. La scène du dîner cristallise la dimension. Le couvert supplémentaire est un acte de réanimation symbolique. Lorsque Laura apparaît, elle n’est plus perçue comme une personne, mais comme une apparition. Elle devient un double.

Dans cette demeure, la musique ravive et Betty s’en réjouit. Quant aux hommes, ils sont mal à l’aise car la musique rend le manque audible. Elle intensifie la perte. Max, le fils, est le seul personnage ancré dans le présent. Il travaille, répare. Son malaise vient de ce qu’il perçoit l’illusion avant de la comprendre. Il sent que Laura n’est pas une personne mais une fonction psychique. Une pièce déplacée dans l’économie du deuil de sa mère.

Quelle lecture en tirer ?
Miroirs No. 3 fait se répondre deux manières stériles d’habiter la perte. L’une consiste à s’effacer, à glisser hors de sa propre vie jusqu’à devenir transparent. L’autre à se figer, à maintenir artificiellement en vie ce qui a déjà disparu. La rencontre entre Laura et Betty n’a rien d’une guérison et Petzold cherche l’exigence douloureuse d’un arrachement, celle qui oblige à quitter les récits protecteurs pour réapprendre à se tenir dans le réel.
Pascal l.
Pascal l.

45 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2026
Où je retrouve, avec plaisir, le minimalisme nord-européen. On comprends assez vite le nœud du problème. C'est avant tout comment tout se déroule, évolue et atteint le point de rupture qui importe.
La fin est un bijou; il tient en un plan : un sourire.
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